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Contraception FAQs


Contraceptifs oraux combinés

Y a-t-il un lien entre l’infarctus du myocarde et la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Il se peut que les COC de la seconde génération augmentent légèrement le risque d’infarctus du myocarde ; par contre, ceux de la troisième génération sont liés à une réduction du risque. Il faut savoir, cependant, que l’infarctus du myocarde (IM) est une affection rare chez les femmes jeunes. Au Canada, l’incidence d’IM chez les femmes jeunes est de :

1: 100 000 par an à l’âge de 20 ans
2: 100 000 par an à l’âge de 30 ans
9: 100 000 par an à l’âge de 40 ans

Pour les femmes qui n’ont pas un risque particulier d’IM, le risque d’IM ne devrait pas fournir une raison de ne pas utiliser les COC, ni de changer de produit, en l’absence d’autres raisons. La cigarette, à elle seule, fait augmenter le risque d’infarctus du myocarde aigu de cinq à 10 fois.

Y a-t-il un lien entre l’accident vasculaire cérébral (AVC) et la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

De résultats de recherche publiés récemment indiquent que le COC ne fait pas augmenter sensiblement le risque d’AVC hémorragique et que son effet sur la cardiopathie ischémique est faible. Pour les femmes qui n’ont pas un risque particulier d’AVC, la possibilité de cardiopathie ischémique ne devrait pas fournir une raison contre l’utilisation des COC ni faire changer de produit, en l’absence d’autres raisons. De plus, on assiste à une baisse de l’incidence des AVC depuis 20 ans. Au Canada, l’incidence de cardiopathies ischémiques chez les femmes jeunes est de :

2: 100 000 par an à l’âge de 20 ans
3: 100 000 par an à l’âge de 30 ans
10: 100 000 par an à l’âge de 40 ans

Il est aussi important d’insister sur le fait que la cigarette, à elle seule, fait augmenter le risque de thromboembolie cérébrale jusqu’à quatre fois. L’incidence d’AVC ischémique chez les femmes jeunes qui fument est de :

3 : 100 000 par an à l’âge de 20 ans
30 : 100 000 par an à l’âge de 40 ans

Y a-t-il des tests de laboratoire qui doivent être faits avant de prescrire la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Non. Il n’a pas de tests de dépistage systématiques requis. L’évaluation du bilan cholestérol-lipoprotéines et du métabolisme glucidique devrait suivre les mêmes consignes que celles s’appliquant à toutes les femmes. Il n’est pas pratique de faire un dépistage systématique des anomalies du facteur de coagulation avant de prescrire des contraceptifs oraux aux femmes et cela coûte trop cher. Il est indiqué d’envisager de faire un dépistage de la thrombophilie (anticoagulant lupique, anti-thrombine III, protéine S, protéine C, facteur V Leiden, gène prothrombique et taux d’homocystéine) aux femmes ayant des antécédents d’accident thromboembolique ou des antécédents familiaux évidents de thromboembolie. En cas d’antécédents de ménorragie, il peut être justifié de vérifier les taux d’hémoglobine et de plaquettes. Il peut être utile de vérifier le taux du facteur von Willebrand chez une adolescente ayant une ménorragie sérieuse.

Y a-t-il des tests précis qui doivent être pratiqués avant qu’une adolescente ne commence à prendre la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Non, Les jeunes filles doivent recevoir un counseling approfondi et avoir des visites de suivi plus fréquentes pour s’assurer qu’elles utilisent la pilule correctement. Il faut aussi encourager particulièrement une double protection, à la fois pour la prévention de la grossesse et des maladies transmissibles sexuellement (MTS), et il est essentiel de réévaluer l’utilisation du COC et le risque de MTS. Si des effets secondaires se manifestent, l’accès facile à un fournisseur de soins contribuera à une meilleure observance. Il est recommandé d’établir un seuil très bas pour le test de grossesse, avant de commencer la prise du COC (surtout si aucun examen du pelvis n’est pratiqué) parce que les adolescentes s’informent souvent sur la possibilité d’avoir recours à la contraception lorsqu’elles se font du souci sur la possibilité d’être enceintes ou qu’elles viennent d’avoir eu peur.

Une adolescente peut-elle être trop jeune pour commencer à prendre la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Il n’y a pas de limite d’âge inférieure pour commencer à prendre un contraceptif oral. Les risques que représente une grossesse non voulue, aux plans social et médical, dépassent les risques liés à la prise des CO, même si les menstruations n’ont pas encore commencé ou si les cycles sont irréguliers. Il n’existe pas de preuves que les stéroïdes anticonceptionnels, actuellement présents dans la pilule à faible dose, aient un effet quelconque sur la croissance ou le développement neuroendocrinien ultérieur. Toutefois, il vaut probablement mieux ne pas commencer à prendre un COC avant le début de la puberté. Si une jeune fille prépubertaire demande qu’on lui prescrive un COC, il faut mener une discussion très judicieuse et approfondie sur ses motifs et la diriger vers des services de counseling. En présence de preuves d’un retard pubertaire, il faut mener les examens qui s’imposent avant de prescrire un COC.

Qui a un risque particulier d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez les femmes qui prennent la pilule (COC) ?

En présence de facteurs de risque d’AVC, les femmes ne devraient probablement pas utiliser le COC comme méthode anticonceptionnelle. Les facteurs de risque sont : une hypertension grave ou non contrôlée, des migraines atypiques accompagnées de symptômes neurologiques et le fait de fumer après l’âge de 35 ans. Le COC à faible dose semble offrir un choix sécuritaire pour les fumeuses de moins de 35 ans

Quels types de progestatifs y a-t-il dans la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Plusieurs progestatifs différents sont utilisés dans les COC. Ce sont tous des dérivés du 19-nortestostérone, même les progestatifs de la nouvelle troisième génération, le désogestrel, le gestodène et le norgestimate. Les différences cliniques entre ces différentes formules sont petites et il continue d’être difficile de choisir le meilleur COC pour réduire certains effets secondaires. À l’heure actuelle, les cliniciens doivent utiliser leur meilleur jugement clinique pour évaluer la réponse individuelle à ce qui pourrait sembler être des effets des COC dus à l’ostrogène, à la progestérone ou à l’androgène.

Quels sont les types de contraceptifs oraux combinés (COC) ?

Il y a plusieurs types de COC vendus au Canada. Certains sont monophasiques (chaque comprimé contient une quantité fixe d’ostrogène et de progestatif), d’autres sont biphasiques (chaque comprimé contient une quantité fixe d’ostrogène, mais la quantité de progestatif augmente dans la deuxième moitié du cycle menstruel), et d’autres sont triphasiques (la quantité d’ostrogène peut être fixe ou variable alors que la quantité de progestatif change en trois phases). Les formules biphasiques et triphasiques éliminent le cycle menstruel naturel, mais elles tentent de le remplacer par des variations de la dose de stéroïdes. Au départ, ces préparations visaient à abaisser le contenu total de stéroïdes des COC, tout en réduisant les effets secondaires tels que les saignements intermenstruels, mais les nouvelles formules monophasiques ont aussi de faibles doses de stéroïde total et une excellente tolérance.

Quels sont les avantages non contraceptifs de la pilule contraceptive orale combinée (COC)?

Les avantages non contraceptifs de la contraception orale sont :

1. Un meilleur contrôle du cycle entraînant des menstruations plus prévisibles, des pertes sanguines diminuant progressivement (moins d’anémie due à une carence en fer) et une dysménorrhée réduite
2. Une amélioration de l’acné
3. Un risque moindre d’infection pelvienne et d’infécondité tubaire après plus de douze mois d’utilisation
4. Une ménorragie réduite, des périodes de saignement plus prévisibles, une amélioration du sommeil et de la qualité de vie grâce à une réduction des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes durant la périménopause.
5. Un risque de cancer ovarien 50 % plus bas, après huit ans d’utilisation de COC.
6. Un risque de cancer de l’endomètre de 50 à 60 % plus bas, après huit ans d’utilisation de COC.
7. Moins de kystes ovariens bénins.

Quels médicaments peuvent causer un échec contraceptif chez les femmes qui prennent la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Les médicaments pouvant causer un échec contraceptif chez les femmes qui prennent un COC sont :

1. La griséofulvine
2. La rifampine
3. La carbamazépine
4. L’éthosuximide
5. Le phénobarbital
6. La phénytoïne
7. Le primidone

Tous ces médicaments peuvent entraîner un échec contraceptif parce qu’ils stimulent les enzymes. La hausse du système hépatique du cytochrome P-450 dans le foie altère le métabolisme des stéroïdes contraceptifs oraux, ce qui entraîne des taux d’ostrogène et de progestérone insuffisants pour bloquer l’ovulation.

Quels médicaments peuvent avoir un effet diminué chez les femmes prenant la pilule contraceptive orale combinée (COC) et pourquoi ?

Les médicaments susceptibles d’avoir un effet diminué chez les femmes prenant un COC sont :
1. L’acétaminophène
2. L’aspirine

Des doses plus fortes de ces analgésiques pourraient être requises chez les femmes prenant des CO, en raison d’une clairance ou d’un métabolisme accru causé par le COC.

Quels médicaments peuvent avoir un effet accru chez les femmes qui prennent la pilule (COC) et pourquoi?

Les médicaments pouvant avoir un effet accru chez les femmes qui prennent un COC sont :

1. Les corticostéroïdes
2. La théophylline
3. L’alprazolam
4. Le chlordiazépoxide
5. Le diazépam
6. Le nitrazépam
7. Le triazolam
8. La cyclosporine
9. Le propanolol / métoprolol
10. L’imipramine

Les COC renforcent l’effet des dix médicaments mentionnés ci-dessus par plusieurs mécanismes allant du blocage de l’oxydation hépatique à une clairance métabolique altérée. Des doses plus faibles peuvent donc être efficaces chez les utilisatrices de CO.

Quelles utilisatrices de la pilule (COC) ont un risque élevé d’infarctus du myocarde ?

Les femmes qui ont des facteurs de risque d’infarctus du myocarde ne devraient pas utiliser les COC à des fins anticonceptionnelles. Ces facteurs de risque comprennent : l’hypertension grave ou incontrôlée, des antécédents familiaux d’accidents athérosclérotiques prématurés et le fait de fumer après l’âge de 35 ans.

Quelles sont les contre-indications absolues à la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Les contre-indications absolues à la COC sont :

1. Une thrombophlébite active ou des troubles thromboemboliques
2. Une maladie du foie obstructive aiguë ou chronique accompagnée de taux d’enzymes hépatiques élevés ou d’une fonction hépatique compromise
3. Un cancer du sein connu ou soupçonné
4. Des saignements génitaux non diagnostiqués
5. La cigarette chez les femmes de 35 ans et plus
6. Une grossesse connue ou soupçonnée

Quelles instructions précises doit-on donner à toute femme qui commence à prendre un (COC) de 28 jours ?

Les femmes qui utilisent un CO de 28 jours doivent savoir que chaque cycle comprend sept jours de placebo. Elles doivent commencer un nouveau distributeur immédiatement après avoir terminé le précédent. Il est prudent de s’assurer de tenir cette discussion très fidèlement parce que les femmes, surtout les adolescentes, parlent de ces choses avec leurs compagnes qui pourraient leur dire qu’elles doivent sauter une semaine (parce que ces compagnes prennent la pilule de 21 jours).

Quelles instructions précises doit-on donner à toute femme qui commence à prendre un contraceptif oral combiné (COC) de 21 jours ?

Les femmes qui utilisent un COC de 21 jours doivent être averties de l’importance de ne jamais dépasser sept jours sans pilule entre chaque cycle de pilule parce que cela réduirait son efficacité.

Quelle évaluation doit-on faire avant de prescrire la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Il est conseillé de faire systématiquement un examen physique et des antécédents. Les aspects suivants sont aussi recommandés :
1. Les questions précises reliées aux contre-indications, à la cigarette et à l’usage concomitant d’autres médicaments, ainsi que les antécédents de contraception
2. La mesure de la tension artérielle
3. Le poids de la patiente : il faut l’inscrire au dossier de manière à pouvoir s’y référer par la suite afin de savoir si la pilule entraîne un changement de poids
4. Une enquête permettant d’éliminer les facteurs de risque liés a) à la violence sexuelle, b) à une grossesse non voulue et c) aux maladies transmissibles sexuellement (MTS). Cette enquête devrait être appuyée par les interventions qui s’imposent (conseils sur la contraception, tests de MTS, traitement et conseils sur la prévention, et, le cas échéant, référence à un conseiller sur la violence familiale)
5. Des conseils et de l’aide visant à faire abandonner l’habitude de fumer
6. Des conseils sur l’importance d’un passage annuel du test de Papanicolaou

Quel type d’ostrogène y a-t-il dans la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Il y a deux types d’ostrogène dans les COC : l’éthinylostradiol et le mestranol. Le mestranol est un promédicament qui se change in vivo en éthinylostradiol. De nos jours, on utilise l’éthinylostradiol dans la majorité des pilules anticonceptionnelles orales.

Quelle est l’influence de la cigarette sur l’infarctus du myocarde aigu et l’accident cardiovasculaire hémorragique chez les femmes qui utilisent la pilule contraceptive orale combinée (COC) comparées à celles qui n’emploient pas les COC ?

Comparée à celle des non-fumeuses qui n’utilisent pas les COC, la mortalité supplémentaire attribuable à la cigarette est de trois à quatre fois plus grande (5,4/100 000 utilisatrices par année) que celle attribuable à l’usage des COC (1,4/100 000 utilisatrices par année). Le fait d’ajouter le facteur cigarette à celui de l’utilisation des COC produit un risque supplémentaire de 14 décès par 100 000 femmes par année.

Quel rapport y a-t-il entre la pilule (COC) et l’adénome hépatocellulaire ?

L’adénome hépatocellulaire est une tumeur hépatique non maligne et rare. Bien qu’il soit plus fréquent chez les utilisatrices de COC, son taux d’incidence est extrêmement bas puisqu’on ne rapporte qu’un ou deux cas par 100 000 utilisatrices par année.

Quel lien y a-t-il entre la pilule contraceptive orale combinée (COC) et le cancer de l’ovaire ?

Le COC réduit le risque de cancer de l’ovaire. Le cancer de l’ovaire épithélial est lié à la nulliparité et à un plus grand nombre de cycles menstruels ovulatoires. L’utilisation de produits anticonceptionnels oraux combinés réduit le nombre de cycles menstruels ovulatoires. Une méta-analyse de 17 études épidémiologiques a conclu que le risque de cancer de l’ovaire diminuait, plus la durée de l’utilisation des COC augmentait. Le risque était réduit de 54 % chez les femmes qui avaient utilisé des COC pendant huit ans, et que le risque réduit se maintenait longtemps après l’arrêt de l’utilisation.

Quel lien y a-t-il entre la pilule contraceptive orale combinée (COC) et le cancer du col ?

Bien que les utilisatrices de CO aient des chances légèrement plus élevées d’être atteintes du cancer du col, on ne croit pas que le CO soit le facteur causatif. Il semble plutôt que le fait de ne pas avoir recours à une méthode anticonceptionnelle de barrière parallèlement à l’utilisation d’un COC entraîne un risque légèrement plus élevé d’infection par le papillomavirus (PVH), dont certains sous-types ont été mis en corrélation directe avec le risque de cancer du col. Il se peut aussi que d’autres facteurs de risque liés à l’utilisation d’un COC, notamment le fait de fumer, d’avoir des relations sexuelles plus précoces et d’avoir un plus grand nombre de partenaires sexuels contribuent à cette situation. Les femmes qui sont sexuellement actives et utilisent des COC doivent suivre les lignes directrices sur le dépistage du cancer du col.

Quel lien y a-t-il entre la pilule contraceptive orale combinée (COC) et le cancer de l’endomètre ?

Le COC fait diminuer le risque de cancer de l’endomètre. Ce cancer est lié à l’exposition à un ostrogène non compensé, d’origine endogène ou exogène. L’utilisation de produits anticonceptionnels oraux combinés réduit la prolifération des glandes endométriales. Une méta-analyse de quinze études épidémiologiques a conclu que l’incidence de cancer de l’endomètre était réduite jusqu’à 50 % ou plus pendant une période allant jusqu’à vingt ans, après une utilisation de COC de seulement douze mois.

Quel est le lien entre la pilule contraceptive orale combinée (COC) et l’adénocarcinome hépatocellulaire ?

Le carcinome hépatocellulaire est extrêmement rare. On a signalé des cas supplémentaires chez des utilisatrices à long terme de COC. Toutefois, le risque de base de carcinome hépatocellulaire est si petit qu’il ne constitue pas un facteur important dans la décision d’avoir recours à la contraception orale.

Quel contraceptif oral combiné (COC) recommande-t-on pour les nouvelles utilisatrices ?

Le choix d’un CO pour les nouvelles utilisatrices devrait tenir compte du jugement clinique du médecin prescripteur et des préférences personnelles de l’utilisatrice. En général, une dose plus faible d’ostrogène et de progestatif produira moins d’effets indésirables. Plusieurs COC sont accompagnés de produits visant à encourager la bonne observance dans les emballages pour débutantes : des autocollants, des cartes de rappel avec signal avertisseur ou comportant des numéros où vous pouvez demander de l’aide.

Quel effet la pilule contraceptive orale combinée (COC) a-t-elle sur les infections vaginales ?

Il a été démontré que la prise de CO réduit la fréquence de l’infection aux trichomonas, augmente légèrement celle des infections aux levures et n’affecte pas la vaginose bactérienne. Certaines femmes constatent un changement dans la nature de leurs pertes vaginales quand elles commencent à prendre un nouveau CO ou qu’elles changent de CO. Il suffit généralement de les rassurer si aucune caractéristique de ces pertes ne fait soupçonner la possibilité d’un problème.

Que faut-il conseiller à une femme si elle omet deux pilules contraceptives orales combinées (COC) de suite ?

PREMIER CHOIX

Si la femme omet deux pilules de suite pendant les deux premières semaines du cycle, elle doit prendre deux pilules le jour où elle se rappelle ainsi que deux pilules le jour suivant. Elle doit aussi recourir à une méthode anticonceptionnelle d’appoint (condoms) pendant les sept jours qui suivent cette omission.

DEUXIÈME CHOIX

Si deux pilules de suite sont omises durant la troisième semaine du cycle, l’utilisatrice doit jeter le reste de l’emballage et commencer un nouveau cycle immédiatement. Il se peut qu’elle n’ait pas de menstruations ce mois-là. Elle doit aussi utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint (condoms) pendant sept jours après l’omission des pilules.

Tous les cliniciens devraient offrir aux femmes des instructions écrites sur ce qu’elles doivent faire si elles omettent leurs pilules, dans un style aussi simple que possible. Certains fabricants fournissent une page d’instructions expliquant clairement et brièvement ce qu’il faut faire. Cette information doit être remise à chaque femme lors de la première ordonnance. Il est recommandé de conseiller chaque patiente en matière de contraception d’urgence (la pilule du lendemain) et de lui donner une ordonnance à cette fin lorsqu’elle commence à suivre une méthode anticonceptionnelle.

Que faut-il conseiller à une femme qui omet trois pilules orales combinées (COC) de suite ?

Si une femme omet trois pilules de suite, elle doit jeter le reste de l’emballage et commencer un nouveau cycle immédiatement. Elle doit aussi utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint (condoms) pendant sept jours après l’omission des pilules. Tous les cliniciens devraient offrir aux femmes des instructions écrites sur ce qu’elles doivent faire si elles omettent leurs pilules, dans un style aussi simple que possible. Certains fabricants fournissent une page d’instructions expliquant clairement et brièvement ce qu’il faut faire. Cette information doit être remise à chaque femme lors de la première ordonnance. Il est recommandé de conseiller chaque patiente en matière de contraception d’urgence (la pilule du lendemain) et de lui donner une ordonnance à cette fin lorsqu’elle commence à suivre une méthode anticonceptionnelle.

Que doit faire une femme qui devient enceinte pendant qu’elle prend la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Si une femme qui prend un COC devient enceinte, elle doit cesser de prendre la pilule immédiatement. Le risque d’anomalies fotales n’est pas accru (par rapport au risque de base de 3 %) si la pilule est prise par inadvertance au début de la grossesse.

Que faut-il conseiller à une femme qui omet de prendre une pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Si une seule pilule est omise, il faut lui dire de prendre son COC aussitôt qu’elle se rappelle, même si cela veut dire qu’elle devra prendre deux pilules le même jour. Tous les cliniciens devraient remettre à chaque patiente des instructions écrites sur ce qu’elles doivent faire si elles omettent leurs pilules, dans un style aussi simple que possible. Certains fabricants fournissent une page d’instructions expliquant clairement et brièvement ce qu’il faut faire. Cette information doit être remise à chaque femme lors de la première ordonnance. Il est recommandé de conseiller chaque patiente en matière de contraception d’urgence (la pilule du lendemain) et de lui donner une ordonnance à cette fin lorsqu’elle commence à suivre une méthode anticonceptionnelle.

Que doit faire une femme qui connaît des douleurs mammaires pendant qu’elle prend la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Une légère mastalgie est fréquente au cours des premiers mois de la prise d’un COC, mais elle disparaît normalement d’elle-même. Ce symptôme peut inquiéter les femmes atteintes d’une mastose sclérokystique et celles qui ont choisi de prendre un COC continu afin de prévenir les effets secondaires liés aux menstruations (comme les maux de tête). Pour les femmes prenant un COC continu, une brève interruption (3 jours à la fin d’un cycle de pilules) tous les deux mois, permet généralement d’apaiser les symptômes de mastalgie. La présence d’une mastalgie grave ou persistante exige un examen approfondi des seins pour éliminer la possibilité de lésions et de galactorrhée. Si la mastalgie est légère, une réduction de la consommation de caféine peut aider. Lorsque les symptômes sont inquiétants, les femmes ayant une mastose sclérokystique pourraient trouver qu’une méthode de contraception non hormonale est préférable. Si la mastalgie persiste en dépit de l’abandon du COC, la prise de faibles doses de Danazol (50-100 mg par jour) produit généralement un soulagement remarquable de la mastalgie.

Que doit faire la femme qui voit apparaître une galactorrhée (sécrétions de lait) pendant qu’elle prend la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

La présence d’une galactorrhée est une indication pour une bioanalyse de la prolactine sérique. Si la prolactine est élevée, il est alors essentiel d’évaluer les causes possibles (hypothyroïdie, grossesse, prolactinome, certains médicaments, lésions mammaires ou de la paroi de la poitrine). Si les taux de prolactine sont normaux alors qu’elle prend le COC, on peut être rassuré et aucune autre intervention n’est nécessaire. Si l’écoulement spontané pose un problème, la prise de la pilule doit alors être interrompue pendant quelques mois (en utilisant une autre de méthode de contraception) et on peut essayer d’administrer un médicament tel que la bromocriptine ou Dostinex.

Que doit faire la femme qui souffre de nausées pendant qu’elle prend la pilule (COC) ?

La nausée est un effet secondaire fréquent au cours des premiers mois de la prise d’un COC. On peut souvent minimiser le problème en prenant la pilule en mangeant ou avant de se coucher. Certaines femmes trouvent qu’elles ont moins ce problème si elles écrasent la pilule et la mêlent à leurs aliments. Si la nausée se présente après un usage prolongé de la pilule, il faut examiner la possibilité de grossesse ou d’autres causes. Il est rare que le COC entraîne des vomissements. Si cela se produit, il se pourrait qu’un COC ayant une plus faible teneur en ostrogène soit mieux toléré.

Que doit faire la femme qui voit apparaître un chloasma (des changements de pigmentation de la peau du visage) alors qu’elle prend la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Si un chloasma apparaît, changer pour un autre CO ne règlera pas le problème. Certaines femmes font preuve d’une hypersensibilité à l’ostrogène lorsqu’elles utilisent un COC, tout comme lorsqu’elles sont enceintes. L’hyperpigmentation pourrait ne jamais disparaître complètement. Il peut être indiqué de consulter un dermatologue puisque certains produits de soins de la peau peuvent offrir une amélioration cosmétique.

Quand les femmes qui n’allaitent pas leur bébé doivent-elles recommencer à prendre la pilule (COC) ?

Les femmes qui ne donnent pas le sein et qui n’ont pas d’autres contre-indications peuvent recommencer à prendre un CO trois ou quatre semaines après leur accouchement. Cela permet un temps suffisant pour la normalisation des facteurs de coagulation, qui étaient élevés pendant la grossesse, tout en assurant une protection anticonceptionnelle avant que l’ovulation ne reprenne. Les femmes ne devraient pas attendre que leurs règles reprennent pour recommencer à prendre un COC puisque la première ovulation précède souvent les premières menstruations.

Quand faut-il commencer à prendre la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Idéalement, on devrait commencer à prendre le COC pendant les sept premiers jours du cycle menstruel. Quand la prise du CO débute pendant cette période, il n’est pas nécessaire d’utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint, pourvu qu’aucune pilule ne soit omise. On peut commencer à prendre le COC à n’importe quel moment lorsque la femme est certaine de ne pas être enceinte ou lorsqu’elle ne vient pas d’accoucher. Les femmes qui commencent à prendre un COC après les sept premiers jours de leur cycle menstruel devraient utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint pendant le premier cycle.

Pour qui la pilule (COC) comporte-t-elle un risque de thromboembolie veineuse (TEV) ?

Les femmes qui ont des facteurs de risque de TEV ne devraient pas utiliser les COC. Ces facteurs de risque sont : des antécédents de TEV, des carences en protéine S ou C ; le facteur V Leiden ou l’antithrombine 3 ; l’hyperhomocysténémie, la mutation génique de la prothrombine et les anticorps antiphospholipidiques. En présence d’antécédents familiaux de thrombose veineuse profonde (TVP) ou d’embole pulmonaire (EP), il faut envisager la possibilité d’un test de thrombophilie, de façon à éliminer la présence d’un risque particulier d’accident thrombotique. Cette règle a cependant quelques exceptions : si une femme est traitée aux anticoagulants en raison d’un accident thrombotique antérieur, on peut envisager la possibilité d’un COC, surtout si elle a des saignements menstruels excessifs chaque mois ou si elle a eu plusieurs épisodes de saignements intrapéritonéaux liés à l’ovulation. Si la patiente a une thrombophilie connue, mais n’a jamais connu de TVP, on peut utiliser un COC dans certaines circonstances. Il est recommandé de consulter un hématologue pour examiner des situations plus compliquées et analyser le dernier incident de thrombophilie.

Lorsqu’une femme prend la pilule (COC), quel est le meilleur traitement contre les saignements intermenstruels ?

La meilleure réponse à ce problème fréquent est souvent de rassurer la patiente, dans la mesure où les saignements intermenstruels disparaissent le plus souvent vers le troisième cycle de prise de la pilule. S’ils continuent après le troisième mois, le clinicien devrait vérifier la possibilité d’une infection ou d’une affection cervicale et s’assurer que la pilule est prise correctement. Si, toutefois, les saignements intermenstruels persistent, il peut valoir la peine d’essayer un COC utilisant une autre catégorie de progestatif ou de changer pour un COC avec 50 µg d’ostrogène. Malheureusement, il n’y a pas de bonnes preuves pour appuyer une quelconque recommandation parmi toutes celles qui ont été publiées sur le traitement du saignement intermenstruel. On peut administrer brièvement de l’ostrogène exogène, comme un ostrogène conjugué, 1,25 mg d’ostrogène conjugué ou 1 ou 2 mg d’ostradiol, quand le saignement a lieu, sans tenir compte du moment du cycle. La femme doit continuer de respecter l’heure de la prise de la pilule. Si on double ou triple la dose de la pilule, on ne fait qu’augmenter le risque d’effets secondaires attribuables à l’ostrogène, sans pour autant changer le rapport ostrogène-progestatif pouvant être la cause de l’instabilité endométriale, et il n’a pas été démontré que cela soit efficace. Étant donné le déclin progressif des saignements pendant les six premiers mois, il n’est pas normalement justifié de changer la formule du CO avant six mois.

Les maux de tête sont-ils une contre-indication pour la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Non. Certaines femmes souffrant de maux de tête préexistants signalent une amélioration lorsqu’elles prennent un CO. D’autres femmes éprouvent des migraines de « sevrage de l’ostrogène » pendant la semaine sans pilule et un COC continu (qui saute la semaine sans pilule) ou un ostrogène supplétif (p. ex. un timbre d’ostrogène de 100 µg), pendant la semaine sans pilule, peuvent s’avérer utiles. Toutefois, les migraines liées à une aura ou à des symptômes neurologiques (migraines complexes), se produisant pendant la prise d’un COC, peuvent signaler l’approche d’un accident ischémique cérébral. Lorsque des céphalées graves viennent d’apparaître ou que des maux de tête préexistants empirent rapidement, il faut discontinuer l’usage du COC et examiner la possibilité de consulter un neurologue.

Les femmes qui prennent la pilule contraceptive orale combinée (COC) doivent-elles faire des pauses périodiques ?

Non. Il n’y a aucune preuve appuyant la pratique des pauses périodiques. La croyance qu’il est bon de ” prendre des vacances de la pilule ” continue d’être l’une des principales causes de grossesse imprévue. Toutes les utilisatrices de COC doivent savoir qu’une utilisation prolongée du COC est liée à des effets indésirables ou à des retards de fécondité lorsque la pilule est abandonnée.

Les fibromes préexistants croissent-ils chez la femme qui prend la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Bien que la croissance de fibromes préexistants soit possible chez les utilisatrices de COC, les preuves accumulées jusqu’ici indiquent que les chances d’observer la formation de nouveaux fibromes diminuent après deux ou trois ans d’utilisation. Les COC sont l’un des rares médicaments pour lesquels il a été démontré qu’une réduction des pertes menstruelles se produit chez les femmes ayant des fibromes.

Le risque de cancer du sein lié à l’usage de la pilule contraceptive orale combinée (COC) est-il suffisamment important pour justifier une modification de la nature de l’ordonnance ?

Non. Au Canada, la possibilité cumulative du risque de cancer avant l’âge de 35 ans est très basse : environ 2 femmes sur 1000. Si le risque lié aux COC était 1,5 plus élevé, il y aurait trois cas de cancers du sein par 1000 femmes, vers l’âge de 35 ans, plutôt que les deux cas sur 1000 qui affectent l’ensemble de la population.

Le contraceptif oral combiné (COC) est-il efficace ?

La pilule a un taux d’efficacité (efficacité théorique) de 99,9 % et un taux d’échec typique lié à l’utilisatrice de trois pour cent par année. La différence entre le taux d’efficacité et le taux d’échec typique est attribuable à l’observance (utilisation correcte), aux interactions médicamenteuses et à des variables individuelles. L’indice de Pearl est de 0,1 à 0,2 par 100 femmes-année (le taux d’échec chez 100 femmes utilisant cette méthode pendant un an).

Le gain pondéral est-il un effet secondaire de la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Non. Certaines femmes signalent une prise de poids. Mais, les études ont démontré que le gain pondéral chez les utilisatrices de COC n’est pas plus important que chez les femmes de la même catégorie d’âge utilisant des méthodes anticonceptionnelles de barrière. Quelques femmes peuvent connaître des gonflements prémenstruels cycliques ou une rétention de fluides qu’elles perçoivent comme un gain pondéral. Il se peut aussi que les nouvelles utilisatrices de COC connaissent un appétit accru et il faut les en avertir.

La pilule (COC) est-elle toujours contre-indiquée chez les femmes de plus de 35 ans qui fument, si aucune autre option anticonceptionnelle n’est acceptable ?

Non. L’usage d’un COC peut être acceptable seulement si les avantages attendus dépassent les risques. La personne qui prescrit un COC doit informer la femme que la combinaison de la cigarette et d’un CO, surtout à un âge plus avancé, représente un risque sensiblement accru du risque d’infarctus du myocarde aigu et d’accident cardiovasculaire hémorragique. La mortalité supplémentaire associée à l’utilisation des COC est de 1,4/100 000 utilisatrices par année, moins que celui qui est lié au fait de fumer (5,4/100 000 utilisatrices par année) ou à une combinaison des deux (14/100 000 utilisatrices de COC qui fument). Les principaux effets dommageables sont dus à la cigarette et non pas aux stéroïdes contraceptifs. Les fumeuses font mieux de cesser de fumer.

La pilule (COC) est-elle contre-indiquée pour une femme qui a des antécédents d’infections intestinales inflammatoires (IBD) ?

Non, mais il se peut que les CO ne soient pas absorbés correctement par l’intestin atteint d’inflammation et il faut employer une méthode anticonceptionnelle d’appoint au moment des poussées d’IBD.

La pilule (COC) est-elle contre-indiquée pour hypertriglycéridémie ?

Oui. On considère l’hypertriglycéridémie une contre-indication relative aux COC parce que les femmes qui en sont atteintes pourraient connaître une hausse marquée des triglycérides qu’on a liée à l’apparition de la pancréatite. En raison du coût, il n’y a pas lieu de faire un dépistage systématique des anomalies lipidiques avant de prescrire un COC. Cependant, il peut être prudent de faire un dépistage chez les femmes qui ont des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire précoce.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) est-elle contre-indiquée pour une femme atteinte d’hyperlipidémie ?

Non, si une femme a un risque élevé de grossesse et souffre aussi d’hyperlipidémie (à l’exception de l’hypertriglycéridémie connue), on peut envisager la possibilité d’utiliser un COC de la troisième génération parce que ceux-ci peuvent, en fait, améliorer le bilan lipoprotéinique (taux de cholestérol HDL et LDL), et réduire le risque d’infarctus du myocarde, par comparaison aux progestatifs de la seconde génération.

La pilule (COC) est-elle contre-indiquée pour les femmes ayant des antécédents familiaux de maladie cardiaque ?

Non, mais des antécédents familiaux d’accidents athérosclérotiques prématurés (infarctus du myocarde ou accident ischémique cérébral chez un parent de moins de 55 ans ou chez une parente de moins de 65 ans) pourraient justifier une évaluation lipidique avant de prescrire un contraceptif oral et trois mois plus tard pour s’assurer que la pilule n’a pas d’effets indésirables.

La pilule (COC) est-elle contre-indiquée pour les femmes ayant des antécédents de maladie du foie ?

Ni la cirrhose ni une hépatite antérieure ne sont des contre-indications pour l’utilisation des CO, aussi longtemps que les tests de la fonction hépatique sont normaux. Toutefois, la maladie du foie active et la tumeur hépatique connue, bénigne ou maligne, sont des contre-indications aux COC.

La pilule (COC) est-elle contre-indiquée pour les femmes atteintes de diabète sucré ?

Non. Chez les diabétiques, la grossesse comporte des risques importants pour la mère aussi bien que pour le fotus. Pour cette raison, il est essentiel de prévenir les grossesses non voulues ou non prévues en utilisant une forme de contraception très fiable. Il n’y a pas de preuves que les COC fassent empirer le diabète sucré du Type 1 ou 2. Les COC peuvent être utilisés de manière sécuritaire chez les patientes diabétiques, particulièrement celles qui, autrement, sont en santé et ne fument pas. Par contre, on devrait conseiller aux femmes à un stade avancé de certaines maladies, comme les complications vasculaires, d’utiliser d’autres méthodes anticonceptionnelles.

La pilule (COC) est-elle contre-indiquée pour les femmes atteintes du lupus érythémateux systémique (LÉS) ?

Non. Le LÉS est une contre-indication relative. Le COC à faible dose (<35 µg) peut être envisagé si la maladie est inactive, stable ou modérée et si la femme n’a pas d’antécédents de thrombose veineuse ou artérielle, ne fume pas et est normotensive. Les préparations à la progestérone seule offrent aussi une bonne solution de rechange. Les femmes atteintes de LÉS doivent pouvoir utiliser une méthode anticonceptionnelle fiable.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) est-elle contre-indiquée pour la femme qui allaite ?

Non. Toutefois, en règle générale, on ne devrait pas commencer à prendre un CO avant que la lactation ne soit bien en train (généralement, 6 semaines après l’accouchement). La raison en est que les CO pourraient diminuer la qualité et la quantité de lait produit pendant le post-partum. On n’a pas encore identifié d’effets indésirables pour le bébé dus aux stéroïdes anticonceptionnels secrétés dans le lait maternel.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) est-elle contre-indiquée chez les femmes souffrant d’épilepsie ?

Non. Les femmes épileptiques peuvent utiliser les CO de façon sécuritaire, mais certains médicaments (phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine, primidone, éthosuximide et topiramate) utilisés pour le traitement de l’épilepsie peuvent réduire l’efficacité contraceptive des COC. L’usage de préparations de COC contenant plus de 35 µg d’éthinylostradiol est recommandé en combinaison avec ces médicaments, mais il faut d’abord envisager la possibilité d’autres méthodes anticonceptionnelles. Certains médicaments antiépileptiques peuvent avoir des effets tératogènes et il est important que les femmes épileptiques aient recours à une méthode anticonceptionnelle fiable.

La pilule (COC) est-elle contre-indiquée chez les femmes atteintes de drépanocytose ?

Non. La dépranocytose est une contre-indication relative. La possibilité non confirmée de thrombose chez la femme atteinte de dépranocytose, qui utilise un COC, doit être évaluée par rapport au risque que comporte la grossesse pour cette femme. Si d’autres choix de méthode anticonceptionnelle ne sont pas acceptables, le COC peut être utilisé. Quant aux femmes ayant un trait dépranocytaire, elles peuvent utiliser les COC.

La pilule (COC) est-elle contre-indiquée chez les femmes ayant des antécédents d’affection de la vésicule biliaire ?

Non. Le COC fait augmenter la sécrétion d’acide cholique dans la bile, ce qui peut faire augmenter le risque de formation de calculs. Cependant, le risque en est faible et n’augmente que d’une fois et demie après cinq ans d’usage de COC. Cela veut dire que le risque d’affection clinique de la vésicule biliaire chez les utilisatrices de COC à long terme pourrait passer de deux à trois cas par 1000 femmes par année d’utilisation. La décision d’utiliser un COC devrait se baser sur une évaluation individuelle des risques et avantages.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) est-elle contre-indiquée chez les adolescentes qui n’ont pas encore eu de rapports sexuels ?

Non. La pilule anticonceptionnelle orale est très efficace pour le contrôle des cycles irréguliers et la dysménorrhée. Il n’y a pas de preuves que l’ostrogène présent dans les contraceptifs oraux à faible dose actuels ait un effet indésirable sur la croissance ou le développement. Selon l’âge et la maturité de l’adolescente, il peut être indiqué de pratiquer un examen du pelvis à des fins éducatives. Cependant, l’examen du pelvis et le test de Papanicolaou n’est pas requis chez une femme en santé qui n’a jamais eu de rapports sexuels et qui choisit de prendre le COC pour des raisons non contraceptives.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) est-elle contre-indiquée chez la femme obèse ?

Non. Il n’y a aucune preuve que l’obésité comporte un risque lié à l’usage d’un COC à faible dose ou que le COC contribue à faire augmenter le poids davantage.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) est-elle contre-indiquée chez la femme qui a des antécédents familiaux de thromboembolie ?

Non. Mais, avant de prescrire un COC, il faut pratiquer des tests de dépistage d’insuffisance de l’antithrombine III, de la protéine C ou S, de la résistance à la protéine C activée (Facteur V Leiden), de l’anticoagulant lupique, de l’hyperhomocystéinémie et du gène prothrombique. Si la femme a une thrombophilie, il n’est pas recommandé de prendre un COC dans la majorité des cas. Si la femme a une thrombophilie connue, mais n’a jamais eu de thrombose veineuse profonde (TVP), on peut utiliser un COC dans certaines circonstances. Il est recommandé de consulter un hématologue pour examiner de telles possibilités plus compliquées et pour vérifier les résultats des derniers examens.

La pilule contraceptive orale combinée est-elle contre-indiquée chez la femme dont la production de lait est réduite?

La femme dont la production de lait est réduite pourrait faire mieux d’utiliser un contraceptif à base de progestatifs seulement parce que ceux-ci n’ont pas d’effet apparent sur la production du lait. La pilule à base de progestatif seulement (Micronor ou Depo-provera) peut être prise immédiatement durant le post-partum.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) est-elle contre-indiquée chez la femme dont l’hypertension est sous contrôle ?

Non. Si une femme atteinte d’une hypertension prouvée, mais, autrement, en santé, prend un médicament qui réussit à contrôler sa tension artérielle, elle peut choisir de prendre un CO.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) cause-t-elle le cancer du sein ?

Le cancer du sein est relativement peu fréquent chez les femmes jeunes. Des facteurs liés à la reproduction, comme la nulliparité et le retard d’une première grossesse menée à terme, font augmenter le risque, ce qui suggère un lien entre les hormones et le cancer du sein. Une analyse combinée de données individuelles tirées de 54 études épidémiologiques, publiée en 1996, a indiqué que les utilisatrices des COC actuels ont un risque 1,5 fois plus élevé de cancer du sein et que ce risque dure jusqu’à 10 ans après l’arrêt de la prise d’un COC. Ainsi donc, le risque est le plus élevé lorsque la femme est jeune et que le cancer du sein est rare. (Le risque de voir apparaître un cancer du sein vers l’âge de 25 ans est de 1 / 27 000). Il n’est pas encore clair si la légère augmentation du risque de cancer du sein lié à l’utilisation du COC est attribuable à la présence du COC lui-même ou plutôt au fait de retarder le moment de la première grossesse menée à terme, la conséquence normale de la prise des contraceptifs oraux.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) de la troisième génération cause-t-elle la thromboembolie veineuse (TEV) plus souvent que les pilules anticonceptionnelles des autres générations ?

En raison de rapports signalant un risque accru de TEV lié aux préparations contenant un progestatif de la troisième génération, il semble qu’on a tendance à encourager les femmes considérées comme ayant un risque de TEV à commencer par prendre ces préparations (puisqu’elles ont été présentées comme entraînant un risque plus faible de TEV). Les femmes chez qui on n’a pas encore diagnostiqué la maladie, mais qui ont une disposition héréditaire pour la TEV, sont considérées comme devant commencer avec ce CO. Par contre, celles qui utilisent déjà un COC depuis plusieurs années, sans problème de thrombose, ont tendance à ne pas être atteintes de TEV par la suite. Ainsi donc, les complications de TEV sont plus fréquentes chez les nouvelles utilisatrices (qui débutent souvent par un COC de la troisième génération) que chez les utilisatrices de longue date parce que les femmes ayant une prédisposition génétique pour la TEV se révèlent rapidement. Ce risque accru précoce se produit, quelle que soit la préparation de COC utilisée. Les femmes qui n’ont pas un risque particulier de TEV ne devraient pas se laisser détourner de l’utilisation de la pilule en raison du faible risque de TEV qu’elle entraîne si elles ont d’autres bonnes raisons, de nature anticonceptionnelle ou non, de vouloir la prendre.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) cause-t-elle la thromboembolie veineuse (TEV) ?

Le COC est rarement lié à la TEV. L’emploi d’un contraceptif fait baisser l’activation de la protéine C, ce qui entraîne la possibilité d’une augmentation du risque de thrombose. Toutefois, il faut savoir que la thrombose veineuse et l’embolie pulmonaire (TEV) sont des accidents rares chez les femmes normales qui ne sont pas enceintes. Au Canada, l’incidence de TEV (chez les femmes non enceintes n’utilisant pas de COC) est de :

2: 100 000 par an à l’âge de 20 ans
4: 100 000 par an à l’âge de 30 ans
8: 100 000 par an à l’âge de 40 ans

Les taux de TEV sont de trois à quatre fois plus élevés chez les utilisatrices de COC à faible dose.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) altère-t-elle le métabolisme du glucose ?

Non. Les produits distribués à l’heure actuelle n’ont pas d’effets marqués sur le métabolisme des glucides.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) cause-t-elle la dépression ?

La dépression et les changements d’humeur prémenstruels sont fréquents chez les femmes en âge de procréer et beaucoup d’entre elles prennent des COC. Il ne faut pas en conclure prématurément que les deux sont liés. Lorsque la dépression coïncide avec le début de la prise d’un CO, si la patiente a des antécédents de dépression liée à la pilule, si une thérapie antidépressive habituelle ne réussit pas à soulager la dépression, et si des changements d’humeur prémenstruels troublants se produisent, il peut alors être raisonnable de discontinuer le COC pour vérification thérapeutique (tout en s’assurant que d’autres mesures anticonceptionnelles adéquates sont prises). La composante progestative de la pilule semble affecter l’humeur négativement chez certaines femmes et il se pourrait qu’une autre méthode anticonceptionnelle leur convienne mieux.

La pilule contraceptive orale combinée (COC) a-t-elle un effet quelconque sur l’acné ?

Oui. En général, tous les COC ont un effet favorable sur l’acné. L’ostrogène contenu dans la pilule fait augmenter la globuline se liant aux hormones sexuelles (qui lient plus d’androgènes dans la circulation, réduisant ainsi les androgènes libres) alors que la composante progestative supprime la production ovarienne d’androgène stimulée par l’hormone luténéisante (LH). De plus, le COC bloque la 5-alpha réductase dans la peau, ce qui entraîne de plus faibles taux d’androgène actif, la dihydrotestostérone. Si l’acné apparaît chez une femme qui utilise un COC, il peut être utile de changer de CO pour une formule contenant un progestatif différent ou d’utiliser une thérapie dermatologique. Contrairement aux autres préparations de CO vendues sur le marché canadien, Diane 35 combine un antiandrogène, l’acétate de cyprotérone, à l’éthinylostradiol, ce qui pourrait avoir des effets supplémentaires sur l’acné.

La pilule contraceptive combinée orale (COC) est-elle contre-indiquée pour les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein ?

Non. Les antécédents familiaux sont SEULEMENT pertinents si une parente du premier degré a eu un cancer du sein avant la ménopause. Dans ce cas, le risque de départ pourrait être deux ou trois fois plus grand. Bien que le taux de départ soit plus élevé, l’effet d’un COC combiné n’est pas différent pour les femmes qui ont ou n’ont pas d’antécédents familiaux. En d’autres termes, en raison de leurs antécédents familiaux, les utilisatrices de COC ayant des antécédents familiaux de cancer du sein ont un risque légèrement plus élevé (on estime qu’il pourrait y avoir de 6 à 9 cas de cancer du sein par 1000 femmes jusqu’à l’âge de 35 ans, plutôt que les 3 cas par 1000 femmes qui caractérisent l’ensemble de la population pour cette catégorie d’âge).

La femme qui est sur le point de subir une intervention chirurgicale élective devrait-elle cesser de prendre la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Oui. Il est prudent de recommander aux utilisatrices de COC de cesser de prendre la pilule au moins quatre semaines avant toute chirurgie qui risque d’être suivie par une période prolongée d’activité réduite ou d’immobilisation ou avant une intervention liée à une tumeur maligne. Les utilisatrices de COC qui subissent une intervention chirurgicale d’urgence majeure doivent cesser de prendre leur COC et recevoir une thérapie prophylactique anticoagulante périopératoire à l’héparine sous-cutanée. En même temps, il est important de remplacer le COC par une autre forme fiable de contraception (p. ex. un progestatif seul). Lorsqu’on a des doutes sur une méthode de contraception fiable dans une situation particulière, il se pourrait que le risque représenté par une grossesse non voulue soit plus grand que celui d’une thromboembolie veineuse. Dans de tels cas, il pourrait être préférable de continuer l’utilisation du COC, en y ajoutant l’administration d’un anticoagulant périopératoire. Pour faire une exception dans un cas particulier, il faut utiliser son jugement clinique et bien noter les raisons justifiant les décisions prises.

 

Faut-il utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint lorsque la prise de la pilule contraceptive orale combinée (COC) est commencée pendant les sept premiers jours du cycle menstruel ?

Non. Mais, s’il s’agit d’une nouvelle utilisatrice et que l’observance risque de poser problème, il peut être prudent d’avoir recours à une méthode anticonceptionnelle d’appoint au départ. Une méthode d’appoint est particulièrement importante au cours du premier mois d’usage parce qu’il se peut que les nouvelles utilisatrices ne prennent pas leur pilule correctement. Beaucoup de nouvelles utilisatrices ont aussi besoin d’une protection contre les maladies transmises sexuellement (MTS). Chez les femmes « à risque :», l’utilisation du condom doit être recommandée en plus du COC, de façon à prévenir les MTS.

Est-il normal qu’une femme n’ait pas de règles pendant qu’elle prend la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Oui. Il arrive souvent que les pertes menstruelles soient réduites chez les utilisatrices de COC parce que le progestatif domine dans toutes les pilules. Souvenez-vous que l’ostrogène stimule la croissance endométriale alors que les progestatifs la supprime. Pour cette raison, une exposition prolongée à une pilule à prédominance progestative entraîne un amincissement progressif de l’endomètre jusqu’au point où il se pourrait qu’il n’y ait plus de tissu à rejeter à la fin du cycle lorsque le support hormonal de l’endomètre n’est plus présent. Environ cinq à dix pour cent des utilisatrices de COC ne connaissent pas de saignements de retrait (aménorrhée). Beaucoup de femmes (particulièrement celles qui n’ont pas une observance parfaite) se sentent rassurées quand elles ont leurs pertes menstruelles pour leur indiquer, à quelques exceptions près, qu’elles ne sont pas enceintes. L’addition d’ostrogènes conjugués (1,25 mg pendant les dix premiers jours d’un ou deux cycles consécutifs) peut stimuler la croissance endométriale suffisamment pour provoquer un saignement de sevrage.

Est-il nécessaire de faire un examen du pelvis avant de prescrire la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Il n’est pas obligatoire de faire un examen du pelvis avant de prescrire un CO pour la première fois et cet examen peut être remis à une visite de suivi ultérieure. Il est indiqué de parler de l’examen du pelvis et du test de Papanicolaou dès la première visite en préparation pour les futures visites de suivi.

Est-ce que le saignement intermenstruel est un effet secondaire fréquent des pilules contraceptives orales combinées (COC) ?

Oui. Le saignement intermenstruel ou le « spotting » commence et se termine durant la période de prise de la pilule. En moyenne, le spotting représente les deux tiers des incidents de saignement. Les chances de saignement intermenstruel sont plus grandes durant les trois premiers cycles de la prise d’un COC. L’incidence la plus basse semble correspondre à la prise de pilules à base de lévonorgestrel, de norgestimate et de désogestrel. Pour évaluer les causes des saignements intermenstruels, il est aussi important de tenir compte de la cervicite (de nature chlamydiale ou autre), des habitudes de prise de la pilule (devrait être prise à la même heure chaque jour) et de raisons pouvant expliquer une malabsorption de la pilule. On a aussi constaté que la cigarette était liée à des saignements intermenstruels plus nombreux. Les observations cliniques confirment qu’une prise de la pilule, retardée seulement de quelques heures, peut déclencher un saignement intermenstruel. Cependant, la présence de saignements intermenstruels ne veut pas nécessairement dire que l’efficacité contraceptive est réduite.

Comment prescrit-on la pilule contraceptive orale combinée (COC), généralement ?

Le plus souvent, on prescrit les COC pour une période d’un an à la fois. Une visite de suivi, peu de temps après le début du traitement, permet d’élucider les premières questions apparues (surtout sur les effets indésirables) et d’encourager une meilleure observance. Il est particulièrement important d’assurer une bonne orientation avant le commencement du traitement chez celles qui prennent un CO pour la première fois et chez les adolescentes. Les résultats d’études indiquent que jusqu’à 20 % des nouvelles utilisatrices de COC cessent de prendre la pilule avant la visite de suivi trois mois plus tard, en raison d’effets secondaires inattendus. Pour améliorer l’observance chez les adolescentes, il peut être nécessaire de prévoir plus d’une visite de suivi pendant la première année.

Comment la pilule contraceptive orale combinée (COC) fonctionne-t-elle ?

Le mode d’action de base des COC est le blocage de l’ovulation. Des mécanismes additionnels expliquent les nombreux effets contraceptifs de différentes formules comme, par exemple, l’interférence avec 1) le transport de l’ouf, 2) le développement endométrial et 3) la production de la glaire cervicale.

La femme qui ne peut tolérer de médicaments oraux peut-elle envisager une solution de rechange à la pilule contraceptive orale combinée (COC) ?

Oui. Quand des vomissements passagers empêchent de prendre la pilule par voie orale, il faut envisager la possibilité de la prendre par voie vaginale. Une administration vaginale du COC habituel pourrait ne pas donner le même degré de stéroïdes anticonceptionnels dans la circulation que par voie orale. Pour cette raison, il faut utiliser, soit une pilule de 50 µg ou deux pilules de 30 à 35 µg d’éthinylostradiol dans le vagin. Un nouveau timbre anticonceptionnel (EVRA) sera bientôt en vente au Canada. Il pourrait être utilisé à la place du COC, soit en cas de besoin urgent, soit de façon continue, chez les femmes qui ne tolèrent pas la prise par voie orale.

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Condom

Quels sont les avantages et les inconvénients de l’utilisation du condom pour homme?

Les avantages des condoms sont:

1. La protection contre une grossesse accidentelle
2. La protection contre plusieurs infections transmises sexuellement
3. La possibilité qu’ils retardent l’orgasme de l’homme lorsque les partenaires ont de la difficulté à synchroniser leurs orgasmes, ce qui est susceptible d’améliorer leurs rapports sexuels
4. La protection contre la stérilité tubaire et le cancer du col
5. La facilité de se les procurer et de les transporter ainsi que leur coût relativement bas
6. L’amélioration des conditions hygiéniques (en évitant un épanchement de semence après le coït)
7. La prévention des allergies au sperme

Les inconvénients du condom sont:

1. Ils exigent une forte motivation
2. Il se peut qu’ils réduisent les sensations durant les rapports sexuels
3. Ils peuvent rendre plus difficile le maintien de l’érection
4. Ils peuvent gêner ou interrompre les préliminaires à l’acte sexuel
5. Ils peuvent réduire le plaisir de l’un ou de l’autre partenaire pendant les rapports sexuels
6. Ils peuvent se déchirer ou glisser
7. Leur goût peut être désagréable en cas de fellation
8. Le latex, le spermicide et le lubrifiant peuvent provoquer des irritations ou des réactions allergiques
9. Les deux partenaires doivent avoir la détermination nécessaire pour s’assurer que le condom est placé correctement sur le pénis et qu’il est retiré comme il le faut.

Peut-on utiliser les condoms pour homme avec un lubrifiant ?

Oui, mais seulement s’il s’agit d’un lubrifiant à base d’eau. Il a été démontré que les lubrifiants à base d’huile affectent l’intégrité des condoms en réduisant leur résistance à la rupture et à l’éclatement, leur allongement et le volume d’éclatement.

Les lubrifiants suivants devraient être évités :

1. L’huile pour bébé
2. Le pétrolatum (Vaseline)
3. L’huile de coco
4. Les huiles comestibles
5. La margarine et le beurre
6. Les onguents hémorroïdaux
7. Les huiles minérales
8. L’huile de palmier
9. La lotion solaire
10. L’huile de poisson
11. Les crèmes vaginales (p. ex. Monistat)

Les lubrifiants suivants peuvent être utilisés de façon sécuritaire :

1. Aqua-lube
2. Astroglide
3. Aloès-9
4. KY Gel
5. Transi-lube
6. Duragel
7. Condom-mate
8. Le blanc d’oufs
9. La gelée lubrifiante H-R
10. Les mousses, crèmes ou gelées contraceptives vendues sur le marché

Y a-t-il des remèdes pour les hommes qui se plaignent d’une diminution des sensations lorsqu’ils utilisent le condom?

Pour améliorer les sensations, l’homme peut utiliser un condom texturé ou ultra-mince ou placer un peu de lubrifiant soluble à l’eau dans le réservoir du condom. Toutefois, il faut savoir que trop de lubrifiant dans le réservoir peut faire augmenter le risque de glissement.

Quels types de condoms de latex pour les hommes existe-t-il ?

Les condoms sont distribués sous forme sèche ou lubrifiée, avec ou sans réservoir, droite ou profilée, lisse ou texturée, naturelle ou à couleurs vives, avec une saveur particulière et de différentes tailles. Certains condoms s’ajustent mieux que d’autres. Pour trouver celui qui fait le mieux, il peut être nécessaire d’essayer quelques marques différentes.

Un nouveau condom doit-il être appliqué après chaque éjaculation, ou peut-il être utilisé pour plus d’une éjaculation?

Un nouveau condom devrait être utilisé après chaque relation sexuelle et après chaque éjaculation. Il ne devrait pas être utilisé plus d’une fois.

Quelles sont les chances de grossesse ou d’infection si, comme il se produit très rarement, le condom se déchire ?

Si le condom se déchire une fois, il y a peu de chances qu’une grossesse en résulte. Un sondage n’a révélé qu’une grossesse pour 23 ruptures de condom. Bien que le risque de grossesse après une rupture de condom soit petit, il faut offrir aux femmes la possibilité d’une contraception d’urgence. La méthode Yuzpe et le Plan B peuvent réduire le risque moyen de grossesse de huit à moins de quatre pour cent, selon le temps écoulé entre le moment de rapports sexuels sans protection et le traitement. Les femmes devraient toutes être renseignées sur la contraception d’urgence au moment du counseling sur la contraception. On estime que la probabilité d’une infection au VIH après une seule exposition (rupture du condom au moment de l’éjaculation) va de 10 à moins de 0,1 %, selon le type de transmission (homme à homme, homme à femme et femme à homme) et la présence d’ulcères génitaux.

Quelle est l’efficacité des condoms pour la prévention de la grossesse ?

On estime que le pourcentage de femmes qui connaissent une grossesse accidentelle au cours de la première année d’une utilisation parfaite du condom est d’environ trois pour cent, alors que le taux d’échec pour une utilisation typique est d’environ 12 % par année. Le taux d’échec le plus élevé est chez les femmes de 20 à 24 ans et le deuxième taux d’échec le plus élevé est chez celles de moins de 20 ans. L’absence d’utilisation et une utilisation irrégulière sont probablement responsables de la principale différence entre les taux d’échec chez les utilisateurs « typiques » et chez les utilisateurs « parfaits ». L’index de Pearl pour les utilisateurs soigneux est de 3,1 à 4,8/100 femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant cette méthode pendant un an).

Que doit faire le couple si le condom de l’homme se rompt ou glisse pendant le coït ?

Si le condom se rompt durant le coït, la femme devrait administrer davantage de mousse spermicide ou de gel dans le vagin si elle en a. Des produits facilement accessibles sont la mousse contraceptive Delfen, le gel contraceptif vaginal Avantage 24, la gelée contraceptive Gynol II, le lubrifiant spermicide KY PLUS et le film contraceptif vaginal. Si un produit spermicide n’est pas à portée de la main, il faut se laver le pénis immédiatement avec de l’eau et du savon et le vagin au moyen d’une douche vaginale à l’eau savonneuse diluée. Il faut se procurer un contraceptif d’urgence aussitôt que possible. La méthode Yuzpe et le Plan B peuvent réduire le risque moyen de grossesse de huit à moins de quatre pour cent, selon le temps écoulé entre le coït sans protection et le traitement. Toutes les femmes devraient être renseignées sur la contraception d’urgence quand elles reçoivent le counseling sur la contraception.

Les condoms aromatisés utilisés pendant les relations sexuelles peuvent-ils entraîner des infections?

Non. Si vous éprouvez de l’irritation, vous devriez vérifier si le même problème se produit après avoir utilisé des condoms non aromatisés. Il est possible que vous soyez sensible au latex, le matériau avec lequel la plupart des condoms sont fabriqués. Si cela est possible, essayez d’utiliser un condom sans latex. Demandez au pharmacien de vous aider à en choisir une sorte.

L’utilisation d’un condom par l’homme en combinaison avec un spermicide vaginal améliore-t-elle l’efficacité contraceptive de manière importante ?

Les estimations à partir de modèles mathématiques indiquent que le taux d’échec contraceptif chez les couples, faisant simultanément une utilisation « parfaite » du condom et une administration d’un spermicide vaginal, est réduit à 0,1 %, le même taux que celui d’une utilisation parfaite d’un contraceptif oral combiné. L’utilisation d’un spermicide administré dans le vagin, par opposition à un spermicide faisant partie du condom, assure sa présence dans la région vaginale en cas de rupture du condom ou de fuite du sperme. Certains spermicides comprennent des substances chimiques dotées de propriétés virocides supplémentaires pouvant offrir une protection additionnelle contre les maladies virales transmissibles sexuellement (MTS), en cas de rupture du condom.

Le condom pour homme se détériore-t-il avec le temps ?

Les condoms qui sont remisés dans leur emballage original dans un endroit sec et à l’abri de la lumière et de la chaleur peuvent se conserver pendant cinq ans. Ils se détériorent plus rapidement s’ils sont exposés à des températures de plus de 37°C ou à une forte humidité. Exposés aux rayons ultraviolets pendant huit à dix heures, les condoms sortis de leur emballage original perdent 80 à 90 % de leur force. Les condoms vendus au Canada sont marqués d’une date de péremption. La période d’utilisation autorisée pour les condoms contenant un spermicide est de deux ans ; celle des condoms ordinaires est de cinq ans.

J’ai une allergie au latex. Quelle sorte de condoms devrais-je utiliser?

Il existe des solutions de rechange aux condoms en latex sur le marché canadien. Les condoms pour homme sont faits en polyuréthane et, malheureusement, sont moins résistants aux bris que les condoms en latex. Les utilisateurs sont donc plus vulnérables à une grossesse et aux infections. Cependant, pour les hommes (ou les femmes) qui ne peuvent tolérer le latex en raison d’une allergie ou d’une sensibilité quelconque, les condoms autres qu’en latex demeurent une bonne option. Reality fabrique un condom pour femme en polyuréthane. La femme insère le condom dans son vagin avant une relation sexuelle, lequel comporte deux anneaux (un à chaque extrémité) pour le tenir en place.

Les condoms en polyuréthane Durex se vendent environ 3,00 $ chacun, les condoms Trojan, environ 2,00 $ chacun et les condoms pour femme Reality en polyuréthane se vendent environ 4,00 $ chacun. Les condoms réguliers en latex coûtent environ 0,70 $ chacun.

Trojan fabrique également un condom en peau de mouton. Ce condom NE fournit AUCUNE protection contre les infections, mais il prévient les grossesses presque aussi efficacement que les autres condoms. Si vous avez une relation sexuelle avec un nouveau partenaire et êtes incertaine des risques d’infection, vous devriez utiliser un condom en latex ou en polyuréthane.

Heureusement, les hommes et les femmes qui ont une allergie au latex disposent d’options en matière de méthodes barrières de contraception. À l’heure actuelle, quatre genres de condoms sans latex sont disponibles.

Le condom Naturalamb, manufacturé par Trojan, est fait d’une poche naturelle provenant des intestins des agneaux. Plusieurs hommes préfèrent les condoms de membrane naturelle à cause de la sensibilité accrue, et certains d’entre eux préfèrent la largeur des condoms de membrane naturelle. Ces condoms sont lubrifiés et disponibles avec ou sans spermicide. Quoiqu’ils s’avèrent une méthode contraceptive convenable, ils ne sont malheureusement pas recommandés pour prévenir les infections sexuellement transmissibles et le VIH.

À présent, deux condoms pour hommes faits de polyuréthane sont disponibles.
Le condom Avanti Polyurethane, manufacturé par Durex, est, en fait, plus mince et plus résistant que les condoms en latex. Il est conducteur de chaleur (se réchauffe à la température du corps). Contrairement au condom Naturalamb, le condom en polyuréthane protège contre la plupart des infections sexuellement transmissibles et contre le VIH. Il peut être utilisé avec les lubrifiants à base d’huile en toute sécurité.
Le Trojan Supra, également fait de polyuréthane, est ultra-mince, sans odeur ni goût, et presqu’invisible une fois enfilé! Comme l’Avanti, il est conducteur de chaleur et peut être utilisé avec les lubrifiants à base d’huile. À l’heure actuelle, il n’est disponible qu’avec un spermicide.


Le condom pour femme, dénommé condom Reality, est une gaine ample en polyuréthane qui comporte deux anneaux de polyuréthane. L’anneau situé à l’extrémité fermée de la gaine sert de mécanisme d’insertion et d’ancrage interne. L’autre anneau forme le rebord externe et ouvert du dispositif et il reste à l’extérieur du vagin suite à l’insertion. L’intérieur de la gaine est recouvert d’un lubrifiant à base de silicone. Un lubrifiant additionnel pour l’extérieur est fourni avec le dispositif. Il est conçu pour l’emploi unique. Il peut être inséré jusqu’à 8 heures avant le rapport sexuel. Son taux d’échec avec une utilisation parfaite s’établit à 5 %, mais avec l’utilisation typique, il se situe autour de 20 %. À noter que les condoms pour hommes et pour femmes ne doivent pas être utilisés simultanément.

Tous les condoms ci-haut mentionnés sont disponibles au Canada en pharmacie ou par correspondance sur Internet.

Est-ce vrai que deux condoms utilisés en même temps fournissent une meilleure protection qu’un seul condom?

NON! Deux condoms ne valent pas mieux qu’un. C’est un mythe que plus d’un condom utilisés en même temps confèrent une meilleure protection. C’est faux. En fait, la friction accrue entre les deux condoms augmente les chances de rupture du condom pendant les rapports sexuels.

C’est ainsi avec le condom pour femme : on ne doit pas l’utiliser en même temps que le condom pour homme.

 

Deux condoms sont-ils plus sécuritaires qu’un seul?

En bref, non. Les condoms demeurent la meilleure protection qui soit contre les infections transmissibles sexuellement, donc un est mieux qu’aucun du tout. Toutefois, c’est un des seuls cas où deux NE valent PAS mieux qu’un. En raison de la friction du latex contre le latex, l’utilisation de deux condoms engendrera probablement le bris de l’un d’eux. Par ailleurs, le condom masculin ne devrait pas être utilisé en même temps qu’un condom féminin. Consultez masexualite.ca pour en savoir davantage sur les condoms, leurs avantages et la façon de les utiliser adéquatement.

Comment le condom pour homme est-il utilisé ?

On peut placer une ou deux gouttes de lubrifiant à base d’eau ou un peu de salive à l’intérieur du condom pour faciliter le déroulement du condom depuis le bout du pénis en érection. Il ne faut pas que le condom soit étiré au bout de la verge, mais il faut plutôt laisser un espace pour créer un réservoir pour le sperme. Si l’homme n’est pas circoncis, le prépuce doit être retiré pour améliorer les sensations avant de dérouler le condom le long du pénis. D’une main, on pince le bout du condom pour éviter la formation d’une bulle d’air (qu’on croit responsable de la plupart des ruptures de condoms). L’autre main déroule le condom jusqu’à la base du pénis. Toutes les bulles d’air devraient être éliminées avant que le pénis ne pénètre dans le vagin. Après le coït, il faut retenir le condom à la base de la verge pendant le retrait pour éviter que le sperme ne s’écoule dans le vagin.

Comment fonctionne le condom pour homme ?

Le condom fournit une barrière mécanique quand il recouvre le pénis, prévenant ainsi le transfert du sperme de l’homme à la femme et de liquides infectés provenant soit de l’homme, soit du vagin ou du col de l’utérus de la femme. Il prévient aussi le contact avec des lésions génitales sur le pénis ou dans le vagin. Les condoms ne protègent pas contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS) qui sont transmises par le contact direct de la peau dans d’autres régions (p. ex. l’herpès et les condylomes acuminés). La plupart des condoms vendus à l’heure actuelle sont faits de latex. En raison de son élasticité, le latex permet la fabrication de condoms extrêmement minces, ce qui assure de meilleures sensations. Des condoms faits d’autres matériaux sont distribués pour les personnes allergiques au latex, mais ils coûtent cher et n’offrent pas beaucoup de choix. Ils sont fabriqués avec le cæcum des intestins d’agneaux (« peau d’agneau ») et ne fournissent pas une protection adéquate contre la transmission virale.

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Anneau contraceptif

Si j’ai recours à l’anneau  Nuvaring et que je prends des antibiotiques, ceux-ci influent-ils sur l’efficacité de Nuvaring et quelles sont mes probabilités de devenir enceinte?

Il n’y a aucun changement; les antibiotiques n’ont aucune influence sur l’anneau Nuvaring.

Que se passe-t-il si je saute un cycle menstruel pendant que j’utilise NuvaRing?

Il est possible que vous soyez enceinte. Bien que NuvaRing ne soit pas nocif pendant une grossesse, vous devez écarter la possibilité d’une grossesse avant l’insertion d’un nouvel anneau. Si vous avez passé plus de trois heures sans anneau, avez pris une pause de plus de sept jours entre les anneaux, avez porté l’anneau pendant plus de quatre semaines ou avez sauté deux cycles menstruels de suite ou plus, vous devez subir un test de grossesse.

Quelles sont les contre-indications à l’utilisation de l’anneau?

Vous devriez éviter de fumer lorsque vous portez NuvaRing. Cette combinaison peut accroître les risques d’incidents cardio-vasculaires, surtout si vous êtes âgées de plus de 35 ans.

Si vous allaitez, vous devriez repousser à plus tard l’utilisation de NuvaRing, puisqu’il peut nuire à la production de lait maternel. Parlez-en à votre fournisseur de soins de santé.

Si vous prenez d’autres médicaments, parlez-en à votre médecin avant d’utiliser NuvaRing. Certains médicaments peuvent nuire à l’efficacité de l’anneau et vice-versa.

Lorsque NuvaRing est inséré, il n’est pas recommandé d’utiliser un diaphragme. Celui-ci n’adhérera pas en place.

Que dois-je faire si je porte l’anneau vaginal trop longtemps?

Si vous le portez depuis plus de trois semaines, mais depuis moins de quatre semaines, retirez-le et prenez une pause de sept jours sans anneau. Insérez un nouvel anneau après la pause de sept jours. Si l’anneau est inséré depuis plus de quatre semaines, il est possible qu’il ne confère plus de protection contre une grossesse. Si vous portez l’anneau depuis plus de quatre semaines et avez eu des relations sexuelles, envisagez la contraception d’urgence (maintenant disponible auprès de votre pharmacien sans ordonnance). Vous devez éliminer toute possibilité de grossesse avant d’insérer un nouvel anneau. Si vous n’êtes pas enceinte, insérez un nouvel anneau immédiatement, et utilisez une méthode contraceptive d’appoint pendant sept jours.

Que ressentirai-je lorsqu’il sera inséré?

S’il est inséré au bon endroit, vous ne vous rendrez pas compte de sa présence. Si vous pouvez sentir sa présence, il est probablement trop près de l’extérieur du vagin. Vous n’avez qu’à le pousser délicatement avec votre index pour ne plus le sentir.

Que dois-je faire si j’oublie d’insérer un nouvel anneau vaginal?

Si la période sans anneau ne dépasse pas sept jours depuis le retrait du dernier anneau précédent, vous pouvez en insérer un nouveau immédiatement. Si la période sans anneau dépasse sept jours, insérez un nouvel anneau immédiatement et ayez recours à un autre moyen de contraception d’appoint (comme des condoms ou le recours à l’abstinence) pendant sept jours. Si vous pensez être enceinte, subissez un test de grossesse et consultez votre fournisseur de soins de santé sur le champ.

Que devrais-je faire si l’anneau glisse vers l’extérieur?

S’il est à l’extérieur du vagin depuis moins de trois heures, le rincer à l’eau tiède et le remettre en place.

S’il est à l’extérieur depuis plus de trois heures :

Au cours des semaines 1 et 2 : Réinsérez l’anneau aussitôt que possible. Comme l’efficacité de l’anneau vaginal peut être réduite, utilisez une méthode contraceptive d’appoint, comme le condom masculin, ou faites preuve d’abstinence, jusqu’à ce que l’anneau soit en place pendant sept jours consécutifs.

Au cours de la semaine 3 : Jetez l’anneau et choisissez l’une des deux options suivantes :

1. Insérez un nouvel anneau immédiatement. L’insertion d’un nouvel anneau marquera le début d’une nouvelle période de trois semaines. Vous pourriez connaître une aménorrhée (absence de règles) à la suite du cycle précédent. Cependant, de légers saignements peuvent se produire. Utilisez une méthode contraceptive d’appoint pour les sept jours suivants.

2. Attendez jusqu’à sept jours, puis insérez un nouvel anneau. Les règles se manifesteront probablement pendant la période sans anneau. Ne passez pas plus de sept jours sans anneau. Si vous dépassez cette période, vous devriez avoir recours à une méthode de contraception d’appoint pour les sept prochains jours à la suite de l’insertion de l’anneau.

Peut-il causer une infection?

Non. Les études ne démontrent aucune augmentation d’infections bactériennes ou transmissibles sexuellement lors de l’utilisation de NuvaRing. Il ne confère aucune protection contre les infections transmissibles sexuellement, ainsi il vaut mieux envisager d’utiliser un condom si vous êtes à risque.

Peut-il glisser vers l’extérieur?

Il ne peut pas glisser vers l’extérieur pendant les activités régulières, comme la marche, la course ou même la natation. Cependant, chez certaines femmes, il peut glisser vers l’extérieur pendant les relations sexuelles. Les premières fois que vous portez NuvaRing pendant les relations sexuelles, assurez-vous qu’il ne sort pas. S’il glisse et se retrouve à l’extérieur du vagin pendant moins de trois heures, le rincer à l’eau tiède et le remettre en place.

L’anneau contraceptif vaginal cause-t-il des problèmes pendant les rapports sexuels?

Bien que bon nombre de femmes hésitent à essayer l’anneau contraceptif vaginal (NuvaRing®) parce qu’elles n’aiment pas l’idée qu’un objet étranger se retrouve dans leur vagin, il est rare que cette méthode contraceptive cause des problèmes aux femmes relativement aux rapports sexuels. Le partenaire masculin ne sent généralement pas la présence de l’anneau et, en règle générale, il n’est pas dérangé lorsqu’il en sent la présence. Seulement 1 à 2 % des femmes qui utilisent le NuvaRing® cessent de l’utiliser en raison de problèmes relatifs aux rapports sexuels (p. ex. l’anneau ne reste pas dans le vagin).

L’anneau vaginal NuvaRing peut-il se perdre à l’intérieur de moi?

Non. Le vagin est un tube dont l’une des extrémités est fermée, un peu comme une chaussette. L’anneau ne peut se perdre, ni se déplacer. Au pire, il glissera à l’extérieur du vagin, mais il ne peut pas se retrouver dans l’abdomen.

Est-il sécuritaire d’utiliser un tampon avec NuvaRing?

Il est sécuritaire d’utiliser des tampons avec l’anneau vaginal, toutefois la prudence est de mise pour ne pas retirer l’anneau en même temps que le tampon. Si l’anneau glisse avec le tampon, il suffit de le rincer sous l’eau tiède et de le réinsérer.

Est-ce sécuritaire de porter un tampon en même temps que NuvaRing?

Les tampons peuvent être utilisés sécuritairement avec l’anneau, mais le tampon doit être retiré minutieusement pour éviter d’entraîner l’anneau à sa suite. Si l’anneau est expulsé en même temps que le tampon, il suffit de le rincer sous le robinet et de le réinsérer.

Est-il possible que l’organisme en absorbe une surdose?

Non. L’anneau est conçu pour libérer une petite dose d’hormones tous les jours. Par contre, il n’est pas recommandé d’utiliser plus d’un anneau à la fois.

Comment puis-je cesser l’utilisation de NuvaRing si je veux devenir enceinte?

Il suffit de retirer l’anneau. Vos règles devraient se manifester au cours des deux semaines suivantes. L’hormone contraceptive devrait s’éliminer de l’organisme en un ou deux jours. L’anneau NuvaRing n’a aucun effet sur la fertilité future après que vous en cessiez l’utilisation.

Est-ce que mon partenaire et moi sentirons sa présence?

Pendant les relations sexuelles, les femmes ne notent habituellement pas sa présence. Lorsqu’on a posé la question aux hommes, huit hommes sur 10 n’ont pas remarqué la présence de l’anneau pendant le rapport sexuel. Ceux qui l’ont remarqué, toutefois, n’ont pas trouvé sa présence gênante ou inconfortable.

Avant de commencer à utiliser le NuvaRing®, j’ai eu à utiliser un traitement contre la levurose à quelques reprises. Puis-je encore utiliser ces traitements avec le NuvaRing®?

Oui, vous pouvez utiliser en toute sécurité un traitement vaginal contre la levurose ou des spermicides même lorsque l’anneau est en place. Cela n’affectera en rien l’efficacité du traitement ou du NuvaRing®.

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Diaphragme et Cape cervicale

Une femme qui porte une cape cervicale peut-elle employer un lubrifiant ?

Oui, mais les lubrifiants à base d’huile doivent être évités parce qu’ils peuvent endommager le diaphragme.

Les lubrifiants devant être évités sont:

1. L’huile de bébé
2. La vaseline
3. L’huile ou le beurre de noix de coco
4. Les huiles comestibles
5. La margarine ou le beurre
6. Les onguents hémorroïdaux
7. L’huile minérale
8. L’huile de palmier
9. L’huile de bronzage
10. L’huile de poisson
11. Les crèmes vaginales (p. ex. Monistat)

Les lubrifiants pouvant être utilisés de manière sécuritaire sont :

1. Aqua-lube
2. Astroglide
3. Aloe-9
4. KY Gel
5. Transi-lube
6. Duragel
7. Gelée lubrifiante H-R
8. Condom-mate
9. Le blanc d’ouf
10. Les mousses, crèmes ou gelées anticonceptionnelles vendues sur le marché

Une femme qui porte un diaphragme peut-elle employer un lubrifiant ?

Oui, mais les lubrifiants à base d’huile doivent être évités parce qu’ils peuvent endommager le diaphragme.

Les lubrifiants devant être évités sont:

1. L’huile de bébé
2. La vaseline
3. L’huile ou le beurre de noix de coco
4. Les huiles comestibles
5. La margarine ou le beurre
6. Les onguents hémorroïdaux
7. L’huile minérale
8. L’huile de palmier
9. L’huile de bronzage
10. L’huile de poisson
11. Les crèmes vaginales (p. ex. Monistat)

Les lubrifiants pouvant être utilisés de manière sécuritaire sont :

1. Aqua-lube
2. Astroglide
3. Aloe-9
4. KY Gel
5. Transi-lube
6. Duragel
7. Gelée lubrifiante H-R
8. Condom-mate
9. Le blanc d’ouf
10. Les mousses, crèmes ou gelées anticonceptionnelles vendues sur le marché

Y a-t-il des circonstances précises où la femme ne devrait pas utiliser une cape cervicale ?

La cape cervicale ne peut pas être utilisée dans les six semaines suivant un accouchement à terme, après un avortement ou une fausse couche récents ou pendant des saignements vaginaux, notamment les menstruations.

Une femme qui connaît des infections récurrentes des voies urinaires (IVU) pendant qu’elle utilise un diaphragme devrait-elle changer pour une autre forme de contraception ?

À l’occasion, le diaphragme peut causer une infection récurrente des voies urinaires parce que la pression exercée par l’anneau sur l’urètre peut empêcher la vessie de se vider complètement. Lorsqu’une femme connaît des IVU récurrentes, un changement de taille ou de type d’anneau du diaphragme pourrait aider. Il y a trois types de diaphragmes. Le plus utilisé est le diaphragme à ressort parce qu’il est facile à mettre en place. D’autres options sont le ressort en arceau et le ressort à lame. Pour certaines femmes, les IVU peuvent être une bonne raison pour changer de méthode ou éviter cette méthode de planification familiale.

Quels types de diaphragmes existe-t-il ?

Trois types de diaphragmes sont vendus au Canada : le ressort à boudin (le plus utilisé), le ressort à lame et le ressort en arceau. Il y a un choix de tailles différentes. Le diaphragme à ressort à boudin est muni d’un anneau plus solide qui se plie facilement au moment de l’insertion. En définitive, le choix du diaphragme relève des préférences personnelles relativement au confort et à la facilité avec laquelle l’utilisatrice peut en vérifier la position correcte. Les diaphragmes de 60 à 85 mm de diamètre conviennent à la plupart des femmes.

Une femme qui allaite au sein peut-elle utiliser le diaphragme?

Oui. L’emploi du diaphragme est indiqué durant la lactation, quoiqu’il doit être tout à fait à la taille de la femme en post-partum. Le diaphragme devrait être rajusté à six semaines du post-partum, et non avant.

Quelles femmes sont de bonnes candidates pour l’utilisation du diaphragme ?

Le diaphragme ne convient pas très bien aux femmes (ou à leur partenaire) qui ont des allergies ou sont sensibles au latex, au caoutchouc ou aux spermicides. Il en va de même pour les femmes qui ont des malformations anatomiques en raison de gros cystocèles ou rectocèles ou d’un prolapsus utérin. Le diaphragme peut aussi ne pas convenir aux femmes souffrant d’incapacités physiques ou d’insuffisances neurologiques pouvant limiter leur flexibilité ou leur coordination motrice, dans la mesure où cette méthode exige de la dextérité pour la mise en place correcte du diaphragme. Les femmes qui ne se sentent pas à l’aise d’en faire l’insertion, ou qui ne savent pas s’affirmer lorsqu’il s’agit de l’installer ou de le retirer au bon moment, devraient envisager la possibilité d’utiliser une autre méthode.

Quels types de capes cervicales existe-t-il ?

Les capes cervicales se vendent à des tailles de 22, 25 et 31 mm correspondant au diamètre de l’anneau interne. Le petit nombre de tailles constitue un obstacle à l’utilisation de la cape cervicale dans l’ensemble de la population.

Quelles femmes ne devraient pas envisager l’utilisation d’une cape cervicale ?

La cape cervicale causera probablement des problèmes aux femmes (ou à leur partenaire) qui ont des allergies ou sont sensibles au latex, au caoutchouc ou aux spermicides. Celles qui ont des difformités ou asymétries structurales cervicales, une cytologie cervicale anormale, une cervicite chronique ou une salpingite récurrente sont aussi de mauvaises candidates pour l’utilisation de la cape cervicale. Il en est de même pour les femmes souffrant d’incapacités physiques ou d’insuffisances neurologiques pouvant limiter leur flexibilité ou leur coordination motrice, dans la mesure où cette méthode exige de la dextérité pour la mise en place correcte de la cape cervicale. Les femmes qui ne se sentent pas à l’aise d’en faire l’insertion, ou qui ne savent pas s’affirmer lorsqu’il s’agit de l’installer ou de la retirer au bon moment, devraient envisager la possibilité d’utiliser une autre méthode.

Quel suivi faut-il offrir à la femme après l’installation d’un diaphragme ?

L’utilisatrice d’un diaphragme n’a besoin d’aucun autre suivi qu’un nouvel ajustement après une grossesse menée à terme, une intervention chirurgicale au bassin ou un avortement ou si son poids change de façon importante. L’examen physique annuel devrait comprendre un examen gynécologique systématique. Le test de Papanicolaou pourrait révéler une inflammation du col produite par l’utilisation de la cape cervicale. Pour cette raison, il devrait être pratiqué chaque année. L’utilisatrice du diaphragme doit aussi comprendre l’importance d’un entretien adéquat de son diaphragme, notamment la vérification régulière de sa condition.

Quel suivi faut-il offrir à la femme après l’installation d’un diaphragme ?

L’utilisatrice d’un diaphragme n’a besoin d’aucun autre suivi qu’un nouvel ajustement après une grossesse menée à terme, une intervention chirurgicale au niveau du bassin ou un avortement ou si son poids change de façon importante. L’examen physique annuel devrait comprendre un examen gynécologique systématique. L’utilisatrice du diaphragme doit aussi comprendre l’importance d’un entretien adéquat de son diaphragme, notamment la vérification régulière de sa condition.

Qu’est-ce qu’une cape cervicale ?

Une cape cervicale est un petit dispositif contraceptif de barrière fait de caoutchouc. Il est retenu sur le col par succion et doit être ajusté pour être serré. On place du spermicide dans la cape cervicale avant son insertion initiale.

Qu’est-ce qu’un diaphragme ?

Un diaphragme est un dispositif anticonceptionnel de barrière fait de latex et muni d’un anneau d’acier flexible en bordure. Le diaphragme doit bien s’ajuster à la moitié supérieure du vagin, directement derrière l’os pubien, et son anneau doit être en contact avec les parois latérales et la partie postérieure supérieure du vagin (le cul-de-sac postérieur). Un spermicide est étendu le long de l’anneau et à l’intérieur du diaphragme avant sa mise en place. Il faut ajouter du spermicide avant les rapports sexuels subséquents. Si plus de spermicide est requis, il doit être placé dans le vagin, sans retirer le diaphragme.

Trois types de diaphragmes se vendent au Canada : le ressort à boudin (le plus utilisé), le ressort à lame et le ressort en arceau. Ils offrent un choix de tailles. Le diaphragme à ressort à boudin est muni d’un anneau plus solide qui se plie facilement pour l’insertion.

Puis-je utiliser un diaphragme si j’ai une allergie au latex?

Le diaphragme est une cape plate munie d’un anneau qui s’ancre contre le col. Il fonctionne en empêchant les spermatozoïdes de pénétrer dans l’utérus. Il doit être utilisé conjointement avec une crème ou une gelée spermicide. Le spermicide détruit les spermatozoïdes.

Avec une utilisation parfaite, son taux d’échec est de 4-8 %.

Bien que la plupart des diaphragmes soient faits de latex, Milex fabrique un diaphragme sans latex qui ne contient que de la silicone. Il convient donc aux femmes qui ont une allergie au latex ou dont le partenaire a une allergie au latex.

Les capes cervicales font-elles augmenter les pertes vaginales ?

Les capes cervicales pourraient produire plus d’odeurs et de pertes vaginales que les diaphragmes. L’utilisatrice devrait retirer la cape cervicale moins de 24 heures après son insertion et devrait la nettoyer et l’assécher entre les utilisations. Lorsqu’une femme connaît des pertes vaginales persistantes, en dépit de ces mesures préventives, elle devrait envisager la possibilité d’utiliser un autre dispositif anticonceptionnel.

Où puis-je trouver une liste des capes cervicales qui sont approuvées au Canada?

La cape cervicale est une méthode barrière de contraception. Quoiqu’elle n’est pas utilisée fréquemment de nos jours, elle peut s’avérer un bon choix contraceptif pour certaines femmes.

Une seule cape cervicale, la cape Oves en silicone, est approuvée par Santé Canada. La cape cervicale Prentif en latex est utilisée plus fréquemment, mais elle n’est pas officiellement approuvée par Santé Canada. Par contre, elle est approuvée par la American Food and Drug Administration (FDA). Les femmes peuvent donc obtenir une ordonnance de leur médecin canadien et la commander en ligne.

Les capes cervicales sont conçues de façon à couvrir le col utérin seulement (comparativement au diaphragme qui couvre aussi une partie du vagin) et à constituer une barrière physique empêchant les spermatozoïdes de pénétrer le col. Il est conseillé d’utiliser une gelée spermicide au moment d’insérer la cape. Contrairement au diaphragme, il n’est pas nécessaire de réappliquer le spermicide avant un nouveau rapport sexuel. La cape cervicale peut rester en place pendant 48 à 72 heures (selon les directives du fabriquant) et elle confère une protection pour des rapports sexuels illimités pendant cette période. Elle doit être ajustée par un professionnel de la santé.

La cape a un taux d’échec plus élevé que certaines autres méthodes, notamment chez les femmes qui ont déjà eu un enfant. Pour celles qui n’ont pas eu d’enfant, le taux d’échec avec une utilisation parfaite (c’est-à-dire l’utilisation correcte à chaque rapport sexuel) est de 9 % par année, alors que le taux d’échec avec une utilisation typique est de 16 % par année. Chez les femmes qui ont eu un enfant, les taux d’échec sont de 26 % avec une utilisation parfaite et de 32 % avec une utilisation typique.

Le diaphragme protège-t-il contre les infections transmissibles sexuellement (ITS) ?

Oui, la combinaison du diaphragme avec le spermicide offre une protection possible contre quelques ITS, comme la gonorrhée, la chlamydia et le trichomonas, en fournissant une barrière mécanique et un effet bactéricide et virocide. La protection contre la transmission du VIH, de l’hépatite B, etc. est moins certaine. Cette méthode ne protège pas contre des ITS telles que l’herpès ou les verrues génitales (condylomes). Il a été démontré que le diaphragme réduisait aussi l’incidence de néoplasie cervicale.

Le diaphragme peut-il causer le syndrome de choc toxique ?

Le syndrome de choc toxique est une complication très rare liée au diaphragme et il est généralement causé par un diaphragme qui n’a pas été retiré en moins de 24 heures. Si un symptôme quelconque du syndrome de choc toxique se manifeste (forte fièvre soudaine, diarrhée, vomissements, étourdissements, faiblesses, douleurs musculaires ou irritation de la peau semblable à un coup de soleil), l’utilisatrice devrait consulter un professionnel de la santé.

La femme qui est allergique au latex peut-elle utiliser un diaphragme ?

Oui. Bien que la plupart des diaphragmes soient faits de latex, Milex fabrique un diaphragme sans latex qui ne contient que du silicone.

La femme qui utilise la cape cervicale peut-elle donner le sein ?

Oui. La cape cervicale est indiquée pendant la lactation bien qu’il faille s’assurer qu’elle est bien ajustée et qu’elle est bien en place chaque fois. La cape cervicale ne devrait pas être utilisée durant les six premières semaines du postpartum ou immédiatement après un avortement ou une fausse-couche parce que la dimension du col peut changer rapidement à ce moment-là. La cape cervicale a un taux d’échec contraceptif plus élevé chez les femmes qui ont déjà eu un enfant parce qu’il est plus difficile de trouver la taille exacte nécessaire.

La cape protège-t-elle contre les infections transmissibles sexuellement (ITS) ?

Oui, la combinaison du diaphragme avec le spermicide offre une protection possible contre quelques ITS, comme la gonorrhée, la chlamydia et le trichomonas en fournissant une barrière mécanique et un effet bactéricide et virocide. La protection contre la transmission du VIH et de l’hépatite B est moins probable. Cette méthode ne protège pas contre des ITS comme l’herpès ou les verrues génitales (condylomes).

Comment peut-on améliorer l’efficacité de la méthode du diaphragme ?

Comme c’est le cas pour les autres méthodes de barrière féminines, l’utilisation du diaphragme, en combinaison avec un condom pour homme et un spermicide, peut offrir une protection anticonceptionnelle supplémentaire et elle peut représenter un avantage pour les femmes qui sont exposées à un risque de maladies transmissibles sexuellement.

La cape cervicale peut-elle causer le syndrome de choc toxique ?

Le syndrome de choc toxique est une complication très rare liée à la cape cervicale et il est généralement causé par une cape cervicale qui n’a pas été retirée en moins de 48 heures. Si un symptôme quelconque du syndrome de choc toxique se manifeste (forte fièvre soudaine, diarrhée, vomissements, étourdissements, faiblesses, douleurs musculaires ou irritation de la peau semblable à un coup de soleil), l’utilisatrice devrait consulter un professionnel de la santé.

Comment peut-on améliorer l’efficacité de la méthode de la cape cervicale ?

Comme c’est le cas pour les autres méthodes de barrière féminines, l’utilisation de la cape cervicale, en combinaison avec un condom pour homme et un spermicide, peut offrir une protection anticonceptionnelle supplémentaire et elle peut représenter un avantage pour les femmes qui sont exposées à un risque de maladies transmissibles sexuellement.

Comment le fournisseur de soins peut-il juger de la taille du diaphragme dont a besoin une utilisatrice donnée ?

On peut établir approximativement la taille du diaphragme nécessaire :

1. en insérant l’index et le majeur dans le vagin jusqu’à ce qu’on touche la paroi postérieure (avec le majeur)
2. en marquant l’endroit où l’index touche l’os pubien, avec le bout du pouce, de manière à mesurer approximativement la longueur du vagin
3. en utilisant cette longueur approximative du vagin pour calculer la taille du diaphragme, en plaçant un bord du diaphragme sur l’extrémité du majeur
4. le côté opposé de la bordure du diaphragme devrait alors se trouver devant le pouce quand la taille correcte est choisie.

Comment le diaphragme fonctionne-t-il ?

Le diaphragme offre une méthode anticonceptionnelle de barrière et il est utilisé par la femme en même temps qu’un spermicide. Ces deux composantes forment une barrière physique entre le sperme et le col de l’utérus puisque le dispositif s’ancre étroitement derrière l’os pubien lorsqu’il est placé dans le vagin. On met le spermicide dans le diaphragme avant sa mise en place et il est recommandé d’ajouter du spermicide avant d’autres relations sexuelles successives. S’il faut ajouter du spermicide, il faut le faire directement dans le vagin et laisser le diaphragme en place.

 

Comment la taille du diaphragme qui convient à une femme donnée est-elle déterminée ?

Le choix de la taille convenable du diaphragme nécessite un examen du pelvis, soit par un médecin, soit par un fournisseur de soins qualifié. Les fabricants de diaphragmes distribuent des anneaux d’ajustement de différentes tailles et de divers types. Les tailles vont de 50 à 105 mm. Les diaphragmes sont le plus souvent à ressort à lame ou à ressort à boudin. Ceux de 60 à 85 mm de diamètre conviennent à la plupart des femmes. Au départ, la taille de l’anneau est estimée au moyen d’une mesure clinique de la longueur du vagin. On essaie ensuite des tailles plus petites ou plus larges jusqu’à ce qu’on trouve la taille qui s’ajuste le mieux. Il est important que chaque femme ait un type d’anneau bien ajusté qu’elle utilisera par la suite puisque le type d’anneau affecte l’ajustement et la facilité avec laquelle le dispositif est mis en place. Il doit être bien ancré dans la moitié supérieure des parois du vagin et du cul-de-sac postérieur. L’anneau antérieur (derrière l’os pubien) ne doit pas exercer une trop grande pression, mais il doit pourtant ne pas permettre l’insertion facile du doigt entre le diaphragme et l’os pubien. L’utilisatrice devrait en pratiquer l’insertion sous surveillance et la mise en place devrait être vérifiée pour s’assurer que l’anneau d’ajustement est bien en place dans le vagin. L’ajustement se fait mieux si la vessie n’est pas vide pour que l’utilisatrice puisse s’assurer qu’elle peut uriner facilement une fois l’anneau d’ajustement en place. Il pourrait être nécessaire de réajuster le diaphragme à la suite d’une grossesse menée à terme, d’une chirurgie pelvienne, d’un avortement ou de tout changement important de poids.

Comment établit-on la taille correcte de la cape cervicale ?

Il faut pratiquer un examen bimanuel du pelvis pour juger de la position et de la taille de l’utérus et du col. Un examen au moyen d’un spéculum permet de voir le col, ce qui aide à estimer le diamètre de la cape interne. Il faut essayer deux tailles de cape cervicale ou plus pour trouver la meilleure. Une cape trop serrée peut causer un traumatisme au col alors qu’une cape trop lâche risque davantage de se déplacer ou de ne pas offrir une barrière complète. Lorsqu’elle est ajustée correctement, un vide se crée et la cape cervicale ne peut pas tourner. On estime que six à 30 % des femmes peuvent avoir de la difficulté à trouver la bonne taille, étant donné le choix limité de tailles existant pour les capes cervicales.

Comment fonctionne la cape cervicale ?

Les capes cervicales appartiennent aux méthodes anticonceptionnelles de barrière. Ces dispositifs forment une barrière physique entre le sperme et le col de l’utérus en s’ancrant au col de manière bien ajustée. Il faut utiliser un spermicide au moment de l’installation initiale de la cape. Il n’est toutefois pas nécessaire d’ajouter du spermicide par la suite.

Comment doit-on s’occuper de l’entretien du diaphragme ?

Il faut laver le diaphragme à l’eau tiède et au savon doux après chaque usage, l’éponger avec une serviette et le remiser dans son étui, protégé contre la chaleur et la lumière. Il faut le saupoudrer de poudre ou de fécule de maïs avant de le remiser. Les désinfectants, les savons phéniqués et les détergents doivent être évités. Avant chaque utilisation, il faut s’assurer qu’il n’y a pas de petits trous ou de déchirures en le tenant contre la lumière. Le diaphragme doit être remplacé chaque un à deux ans ou lorsqu’il semble endommagé ou plié.

 

Combien de temps avant les rapports sexuels le diaphragme doit-il être installé et quand peut-il être retiré après les rapports sexuels ?

Le diaphragme peut être installé immédiatement avant les rapports sexuels ou jusqu’à six heures avant. Il faut attendre six heures après le coït avant de le retirer. On peut le laisser en place jusqu’à 24 heures après. Il faut ajouter du spermicide avant chacun des rapports sexuels ultérieurs. Si plus de spermicide est requis, il doit être placé dans le vagin sans déplacer le diaphragme

Comment doit-on s’occuper de l’entretien de la cape cervicale ?

Il faut laver la cape cervicale à l’eau tiède et au savon doux après chaque usage, l’assécher à l’air et le remiser dans son étui, protégé contre la chaleur et la lumière. Il faut le saupoudrer de poudre ou de fécule de maïs avant de le remiser. Les désinfectants, les savons phéniqués et les détergents doivent être évités. Avant chaque utilisation, il faut s’assurer qu’il n’y a pas de petits trous ou de déchirures en la tenant contre la lumière. La cape cervicale doit être remplacée chaque un à deux ans ou lorsqu’elle semble endommagée.

Combien de temps avant les rapports sexuels la cape doit-elle être installée et combien de temps après doit-elle être retirée ?

La cape cervicale peut être installée immédiatement et jusqu’à six heures avant les rapports sexuels. Elle ne doit pas être retirée moins de huit heures après le coït. Elle peut être laissée en place jusqu’à 48 heures après. Il N’EST PAS nécessaire d’ajouter du spermicide avant des rapports sexuels ultérieurs.

À quel point le diaphragme est-il efficace comme méthode anticonceptionnelle ?

S’il est utilisé parfaitement, la probabilité d’échec contraceptif pendant la première année d’usage du diaphragme est de quatre à huit pour cent. Certes, un usage régulier et correct de ces produits est essentiel pour qu’ils soient efficaces. Cependant, environ la moitié des échecs connus par les utilisatrices du diaphragme se produit malgré une utilisation soignée. L’index de Pearl est de 4 à 20/100 femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant cette méthode pendant un an). Les taux d’échec plus bas sont chez les femmes moins jeunes, probablement parce qu’elles ont naturellement une fécondité moins grande avec le vieillissement.

À quel point la cape cervicale est-elle efficace comme méthode anticonceptionnelle ?

Si la femme en fait une utilisation parfaite, la probabilité d’échec contraceptif durant la première année d’Utilisation est de 10 à 13 %. Son taux d’échec contraceptif au cours de la première année est plus haut, de façon notoire, chez les femmes qui ont déjà eu une grossesse, en raison de la difficulté de bien ajuster la cape (de 26 à 27 % d’échec au cours de la première année). Certes, un Utilisation régulier et correct de ces produits est essentiel pour qu’ils soient efficaces. Cependant, environ la moitié des échecs connus avec ces méthodes se produisent malgré une utilisation soignée. L’index de Pearl est de 11 à 19/100 femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant cette méthode pendant un an).

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Contraceptif d'urgence

Y a-t-il une solution de rechange à la pilule contraceptive orale combinée d’urgence?

Oui, si la femme a peur des nausées et des vomissements que la PCU (Ovral) provoque chez beaucoup de femmes, soit parce qu’elle a lu des choses à ce sujet ou que ses amies le lui ont dit, soit parce qu’elle a déjà eu une mauvaise expérience avec la PCU. Une nouvelle formule de PCU à base de lévonorgestrel (progestatif pur) est maintenant sur le marché (Plan B). Le Plan B provoque des nausées et des vomissements beaucoup moins fréquemment. Cela peut suffire à rassurer la patiente.

La seule solution de rechange fiable à la PCU orale est l’insertion d’un dispositif contraceptif intra-utérin de cuivre (DIUC) qui est efficace jusqu’à sept jours après des relations sexuelles non protégées et qui pourrait être la seule méthode efficace si la PCU est nécessaire au cours d’un cycle pendant lequel il y a eu plusieurs ovulations (parce que le taux élevé d’ostrogène dans ce cycle stimulé pourrait empêcher les composantes de la PCU de bloquer suffisamment le processus normal d’implantation).

 

J’ai eu un rapport sexuel non protégé avec mon copain et j’ai obtenu une ordonnance pour la contraception d’urgence auprès de mon médecin. J’ai pris le premier comprimé à 17 h 00 mais je me suis réveillée tard et je n’ai pris le deuxième comprimé qu’à 9 h 00 le lendemain. Sera-t-elle efficace quand même?

Oui, la contraception d’urgence sera efficace quand même. La contraception d’urgence, qu’on appelait jadis la « pilule du lendemain », est vendue au Canada sous le nom de marque Plan B MC. Elle consiste en deux doses du progestatif « lévonorgestrel », lequel est également utilisé dans certaines pilules anticonceptionnelles. Normalement, la femme prend le premier comprimé immédiatement (le plus tôt après le rapport sexuel non protégé, le mieux), puis elle prend le deuxième 12 heures plus tard. Lorsqu’elle est prise dans les trois jours (72 heures) suivant un rapport sexuel non protégé, elle réduit de 85 % le risque d’une grossesse non désirée. Après ce délai, son efficacité est réduite mais elle peut être prise jusqu’à cinq jours suivant un rapport sexuel non protégé.

Les études ont révélé que la contraception d’urgence a la même efficacité à condition que la deuxième dose soit prise dans les 24 heures suivant la première. Les chercheurs ont également constaté qu’elle est tout aussi efficace si les deux doses sont prises en même temps et immédiatement, plutôt que d’attendre 12 heures avant de prendre la deuxième dose. Cela peut s’avérer une bonne idée pour une personne dans votre situation, soit lorsque la deuxième dose doit être prise au milieu de la nuit. Il n’est pas nécessaire de régler votre réveil à 3 h 00 du matin… vous n’avez qu’à prendre les deux comprimés en même temps!

 

Comment administre-t-on un contraceptif hormonal d’urgence ?

1. La méthode Yuzpe peut être employée dans les 72 heures suivant un incident de rapports sexuels sans protection. Selon cette méthode, on administre à la fois, deux comprimés d’Ovral de 50 µg chacun d’éthinylostradiol et de 25 mg de lévonorgestrel suivis de deux comprimés 12 heures plus tard. Idéalement, la première dose devrait être prise avant midi ou après 20 heures pour que la deuxième dose puisse facilement être prise 12 heures plus tard. Si des vomissements se produisent dans l’heure qui suit la prise des comprimés, il faut prendre une nouvelle dose. Le risque de vomissements peut être réduit par l’administration orale d’un antinauséeux, comme, par exemple, 50 mg de dimenhydrinate (Gravol). Si on ne peut se procurer Ovral, la femme peut prendre quatre pilules anticonceptionnelles à faible dose (35 µg d’éthinylostradiol) au lieu des deux comprimés d’Ovral.

2. La femme peut avoir recours au Plan B dans les 72 heures suivant un incident de rapports sexuels sans protection. Selon cette méthode, on administre d’abord un comprimé de 75 mg de lévonorgestrel, suivi d’un deuxième comprimé 12 heures plus tard. Comme cette méthode ne comporte pas d’ostrogène, les cas de nausée sont plus rares. Les taux de succès de cette approche sont légèrement meilleurs que ceux qui ont été rapportés pour la méthode Yuzpe, mais le coût est légèrement supérieur.

Comment et quand puis-je reprendre une forme régulière de contraception?Je viens tout juste de prendre un moyen de contraception d’urgence à la suite d’une relation sexuelle non protégée .

Il s’agit d’une question très importante. Deux groupes de femmes peuvent en venir à avoir recours à un moyen de contraception d’urgence. Les femmes du premier groupe n’utilisaient jusque-là aucune forme de contraception systématique et souhaitent dorénavant en utiliser une. Les femmes du deuxième groupe ont connu l’échec de leur mode de contraception habituel (c.-à-d. qu’elles avaient oublié de prendre une pilule ou que le condom utilisé a présenté une fuite) et souhaitent poursuivre l’utilisation de ce mode ou passer à un autre mode de contraception.

Si vous commencez à utiliser un mode de contraception pour la première fois ou si vous passez à un nouveau mode de contraception, vous disposez de deux options :

Méthode rapide - Commencez à utiliser le mode de contraception que vous avez choisi dès le jour suivant la prise de la contraception d’urgence. Cela fonctionne bien tant pour la pilule anticonceptionnelle, le timbre que l’anneau. Il est possible que vous connaissiez des saignements intermenstruels temporaires au cours de cette période. Ne cessez pas de prendre vos pilules ; la situation s’améliorera au cours de cycle suivant.

Voici certains conseils propres à cette méthode :

Assurez-vous de prendre toutes les 21 ou 28 pilules de l’emballage, peu importe les saignements qui se présentent.

Utilisez des condoms pendant les sept premiers jours.

Si vous n’avez pas vos règles à la fin du mois (après avoir fini l’emballage de pilules ou retiré l’anneau ou le troisième timbre), faites appel à un test de grossesse.


Méthode du début à la suite des règles suivantes - Utilisez un mode de contraception non hormonal, tels que les condoms, jusqu’à ce que vous ayez vos règles; par la suite, vous pouvez commencer à utiliser le mode de contraception hormonal choisi. Cette méthode fonctionne bien tant pour la pilule anticonceptionnelle, le timbre, l’anneau, le Depo-Provera que le DIU.

Si vous souhaitez reprendre l’utilisation du mode de contraception que vous utilisiez auparavant (comme la pilule, le timbre ou l’anneau), vous pouvez le faire dès le jour suivant la prise du moyen de contraception d’urgence. Il peut s’agir là d’une bonne occasion d’analyser vos options en matière de contraception avec votre fournisseur de soins de santé. Par exemple, si vous avez eu besoin d’avoir recours à la contraception d’urgence puisque vous aviez de la difficulté à vous rappeler de prendre votre pilule chaque jour, le timbre ou l’anneau pourraient s’avérer de meilleurs choix pour vous.

Enfin, n’oubliez pas qu’un DIU de cuivre peut être utilisé tant à titre de moyen de contraception d’urgence que de moyen de contraception à long terme. Si vous et votre fournisseur de soins de santé décidez que le DIU constitue une bonne méthode pour vous, celui-ci peut être inséré jusqu’à cinq jours à la suite de vos relations sexuelles non protégées et ainsi servir aux deux fins susmentionnées. Si vous le souhaitez, le DIU peut également être inséré à la suite de la prise de pilules de contraception d’urgence, une fois que vous avez eu vos règles.

Source : International Consortium for Emergency Contraception , 2004 éd. (Document en anglais)

Quelles formes de contraception d’urgence existent à l’heure actuelle ?

Dans une situation où une protection anticonceptionnelle est nécessaire immédiatement, le condom est la meilleure protection durant les rapports sexuels. Toutefois, s’il existe un risque de grossesse accidentelle en raison d’une déchirure ou d’un glissement du condom ou du diaphragme ou, si les partenaires n’ont pas utilisé une méthode anticonceptionnelle efficace, il y a deux approches de contraception d’urgence postcoïtale :

1) Les méthodes hormonales qui exigent que la femme prenne immédiatement (moins de 72 heures après) de fortes doses de stéroïdes anticonceptionnels, et

2) les méthodes non hormonales qui consistent à installer un dispositif intra-utérin de cuivre (stérilet de cuivre) dans les sept jours suivant des rapports sexuels sans protection.

Une amie a récemment eu à utiliser un contraceptif d’urgence, qui n’a pas fonctionné; elle est donc encore enceinte. Son bébé connaîtra-t-il des problèmes en raison des effets du médicament?

La contraception d’urgence est efficace pour prévenir la grossesse dans la majorité des cas (75 à 97 % selon la méthode utilisée). Aucun cas d’anomalie congénitale n’a été constaté à la suite de l’utilisation d’un contraceptif d’urgence. De même, il n’a pas été démontré que les pilules anticonceptionnelles qui contiennent certains des mêmes composés que les contraceptifs d’urgence causent des anomalies congénitales. Les dispositifs intra-utérins (DIU) sont encore plus efficaces que les pilules comme contraceptifs d’urgence. Ils ne sont pas eux non plus associés à la présence d’anomalies congénitales.

Si le DIU est laissé en place après le diagnostic de grossesse, il existe un risque accru de fausse couche, laquelle peut aussi être associée à une infection. Lorsqu’une grossesse survient malgré la présence d’un DIU, une échographie permet de s’assurer que l’implantation ne s’est pas faite dans la trompe de Fallope (grossesse ectopique). Si le DIU est dans l’utérus, on recommande généralement de le retirer s’il est possible de le faire en tirant doucement sur les fils du dispositif.

Y a-t-il des contre-indications au recours à la contraception d’urgence ?

Bien qu’il n’y ait pas de contre-indications absolues à l’utilisation de la contraception d’urgence, il vaut mieux éviter d’utiliser la méthode Yuzpe chez les femmes pour qui il y a une contre-indication absolue à l’ostrogène. La méthode Yuzpe et le Plan B devraient aussi être évités pour les femmes atteintes d’une porphyrie aiguë ou d’une maladie grave du foie accompagnée de résultats de test indiquant une fonction hépatique anormale. Le stérilet (DIU) devrait n’être employé, de préférence, que chez les femmes pour qui le stérilet est une bonne option. Si cette option n’est pas possible, il faut faire un dépistage des maladies transmissibles sexuellement (MTS) et donner un traitement antibiotique adéquat.

 

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents à la suite du recours à la contraception d’urgence ?

Les effets secondaires les plus fréquents à la suite du recours à la contraception d’urgence hormonale sont les nausées et les vomissements. La prise d’un antinauséeux avant chaque dose de contraceptif pourrait réduire ces effets. Si les vomissements se produisent dans l’heure qui suit l’administration du médicament, il faut prendre une autre dose. Il est raisonnable de fournir à la femme une dose supplémentaire au moment où elle reçoit le médicament, en prévision de vomissements possibles. Les données indiquent que le Plan B est lié à moins de nausées et de vomissements que la méthode Yuzpe.

Quelle évaluation est nécessaire avant de prescrire la contraception d’urgence ?

Il n’est pas nécessaire de faire un examen physique complet ou un examen du pelvis avant d’administrer une méthode hormonale de contraception d’urgence. Lorsque la femme se présente pour recevoir une forme de contraception d’urgence, il faut envisager la possibilité de faire les tests de dépistage des maladies transmissibles sexuellement (MTS) et des autres contre-indications aux méthodes (hormonales ou stérilet).

Quels facteurs devraient permettre de décider quel type de contraception postcoïtale d’urgence utiliser ?

Si moins de 120 heures se sont écoulées depuis les rapports sexuels, on peut employer l’une ou l’autre des méthodes hormonales. Après 120 heures, le risque d’échec est plus grand pour les deux méthodes (Yuzpe ou Plan B). Cela ne veut pas dire que les approches hormonales soient contre-indiquées de façon absolue après 120 heures. Si une femme se présente plus de 120 heures, mais moins de 7 jours après des rapports sexuels sans protection, et si elle n’accepte pas l’installation d’un stérilet de cuivre, on peut administrer l’une des méthodes contraceptives hormonales pourvu que la femme soit au courant du risque plus élevé d’échec. Après 5 jours, le stérilet de cuivre comporte moins de chances d’échec que la méthode Yuzpe ou le Plan B. Si on choisit d’utiliser le stérilet, il serait préférable que la femme soit une personne pour qui le stérilet est une bonne option (voir la question sur la sélection des patientes pour le stérilet).

Quand la femme peut-elle s’attendre à avoir ses menstruations après avoir pris un contraceptif d’urgence ?

Chez la majorité des femmes, les prochaines règles ont lieu normalement ou plus tôt. Si les menstruations sont retardées de plus d’une semaine, il faut faire un test de grossesse.

Quand devrait-on utiliser un dispositif anticonceptionnel intra-utérin (stérilet de cuivre, DIU) pour la contraception d’urgence postcoïtale ?

On peut offrir d’installer un stérilet de cuivre aux femmes qui ne peuvent pas prendre d’hormones et n’ont pas de contre-indication à l’utilisation d’un stérilet de cuivre et chez qui un risque de conception a eu lieu dans les sept jours précédents. C’est là la seule option possible pour une femme qui se présente de trois à sept jours après des rapports sexuels sans protection.

Quand la femme devrait-elle avoir une visite de suivi après avoir pris un contraceptif d’urgence ?

Idéalement, il faut prévoir une visite de suivi trois ou quatre semaines après le traitement. Lors de cette visite, on évalue les résultats de la contraception d’urgence et la femme peut recevoir des conseils sur l’utilisation d’une méthode régulière de contraception. C’est aussi un moment opportun pour parler du dépistage des infections transmissibles sexuellement (ITS) et pour donner des conseils sur leur prévention et l’emploi du condom.

Un examen médical, quoique recommandé, n’est pas nécessaire avant d’obtenir la pilule du lendemain.

La contraception d’urgence n’est pas aussi efficace que les méthodes contraceptives qui sont utilisées régulièrement. Elle ne remplace pas l’utilisation fidèle d’une méthode contraceptive. La contraception d’urgence devrait être utilisée seulement en situation d’urgence (rapport sexuel non protégé, échec du condom, échec du diaphragme, pilule anticonceptionnelle oubliée, agression sexuelle). Le recours fréquent à la contraception d’urgence n’est pas recommandé, quoique l’utilisation répétée dans le temps ne pose aucun risque à la santé.

Où puis-je me procurer la contraception d’urgence (la « pilule du lendemain »)? Dois-je subir un examen médical avant d’obtenir la contraception d’urgence? Puis-je utiliser la contraception d’urgence au lieu d’une méthode régulière de contraception?

La contraception d’urgence est disponible auprès d’une gamme de services médicaux : le médecin, le service d’urgence de l’hôpital, les cliniques sans rendez-vous, les cliniques de santé sexuelle et les cliniques de planification familiale. Dans certains états et certaines provinces, la contraception d’urgence est disponible en pharmacie sans ordonnance.

La contraception d’urgence est disponible sans ordonnance dans toutes les pharmacies du Canada. Il est possible d’obtenir ce type de contraceptif auprès d’un vaste éventail de services de santé - cabinet de médecin, salle d’urgence d’un hôpital, cliniques sans rendez-vous, cliniques de santé sexuelle et cliniques anticonceptionnelles - mais il est plus facile de l’obtenir auprès d’une pharmacie.

L’examen médical, bien que suggéré, n’est pas requis pour obtenir la pilule du lendemain.

La contraception d’urgence n’est pas aussi efficace que d’autres méthodes de contraception utilisées sur une base régulière. Elle ne remplace pas l’utilisation constante d’une méthode contraceptive. La contraception d’urgence ne devrait être utilisée qu’en cas d’urgence (relation non protégée, bris de condom, bris de diaphragme, pilule anticonceptionnelle oubliée, agression sexuelle). Le recours fréquent à la contraception d’urgence n’est pas recommandé, même si l’utilisation répétée sur une période prolongée ne pose aucun risque pour la santé.

Comment la contraception d’urgence fonctionne-t-elle ?

On a proposé plusieurs mécanismes pour l’expliquer : le déclenchement d’une asynchronie endométriale, des modifications des récepteurs endométriaux, la suppression ou le retard de la poussée de LH et des changements des stéroïdes ovariens dus à une suppression pituitaire suivie d’une perturbation du corps jaune. La majorité de ces mécanismes, croit-on, suppriment l’ovulation ou empêchent la fécondation. Il se peut aussi qu’il s’agisse d’un blocage de l’implantation. Les femmes doivent être au courant de ces mécanismes possibles parce que, pour certaines d’entre elles, il peut s’agir de décider si cette option est acceptable sur le plan moral.

À quel point la contraception d’urgence hormonale est-elle efficace ?

Cela dépend de la rapidité avec laquelle la femme reçoit la contraception d’urgence après des rapports sexuels. Si le Plan B est administré dans les premières 24 heures, 95 % des grossesses possibles sont prévenues ; de 48 à 72 heures après, ce taux est de 58 %. La méthode Yuzpe, elle, prévient 77 % des conceptions possibles dans les premières 24 heures, mais seulement 31 % dans les 48 à 72 heures suivantes. Le risque moyen de grossesse après un coït unique est d’environ 8 % (allant de 0 à 30 %). Le Plan B et la méthode Yuzpe réduisent tous deux le risque moyen de grossesse de huit à moins de quatre pour cent, selon le temps écoulé entre le moment du coït sans protection et le traitement.

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Condom pour femme

Comment le condom pour femme fonctionne-t-il ?

Il permet une barrière physique entre le pénis, le vagin et la vulve, empêchant un contact du vagin, à la fois avec le pénis et avec le sperme. Un anneau l’ancre à l’intérieur (comme un diaphragme) et un autre anneau externe le maintient en place contre le périnée.

Qu’est-ce qu’un condom pour femme ?

Le condom pour femme est une gaine souple et jetable de polyuréthane, munie de deux anneaux flexibles (un à chaque extrémité). Comme il n’est pas fait de latex, une allergie au latex n’en est pas une contre-indication. Son principal inconvénient est d’ordre esthétique et certaines utilisatrices disent qu’il fait du bruit pendant les rapports sexuels.

 

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Générale

Si je n’ai pas mes règles pendant la pause de sept jours entre mes emballages de pilules, ai-je besoin d’utiliser une autre forme de contraception?

Non. La prise de la pilule entraîne bon nombre de profils menstruels différents. Certaines femmes pourraient n’avoir leurs règles que pendant deux ou trois jours, tandis que d’autres les auront pendant sept à huit jours. En autant que la pilule est prise quotidiennement et que l’emballage suivant est entamé à temps, aucune forme de contraception supplémentaire n’est nécessaire.

Qu’est-ce que Diane 35 au juste? J’ai entendu dire que ce n’est pas vraiment une pilule contraceptive .

Diane 35 est un médicament qui a été commercialisé sur le marché canadien en 1998 pour traiter l’acné léger à modéré, l’hirsutisme (pousse anormale de poils sur le visage et le corps), et la peau grasse. Il contient deux hormones : l’éthinylostradiol (un ostrogène) et l’acétate de cyprotérone (un progestatif). L’ostrogène et le progestatif sont présents dans tous les contraceptifs oraux combinés, mais l’acétate de cyprotérone que renferme Diane 35 agit mieux contre l’acné que tout autre progestatif. Bien que Diane-35 ne soit approuvé que pour le traitement de l’acné et de l’hirsutisme au Canada, il constitue une forme de contraception très fiable. Son taux d’échec est semblable à celui des autres pilules contraceptives sur le marché canadien.

Si Diane 35 n’est utilisé qu’aux fins de traitement de l’acné, son effet devrait être réévalué après trois à quatre mois de traitement. Si la femme y a recours aux fins de contraception, il peut servir de méthode de contraception aussi longtemps que nécessaire.

Dernièrement, un débat a été soulevé quant au risque de thromboembolie veineuse (TEV-caillot sanguin) qu’entraînerait la prise de Diane 35. Le risque de TEV est plus élevé en prenant Diane 35, ou tout autre contraceptif oral combiné, par comparaison à la non-utilisation d’un tel agent. Le risque absolu de TEV chez les utilisatrices de contraceptifs oraux combinés est de 1 à 1,5 cas par 10 000 femmes-années, et est légèrement plus élevé au cours de la première année d’utilisation (Consensus canadien sur la contraception 2004 de la SOGC). Selon les données, le risque d’une TEV associée à l’acétate de cyprotérone ne serait pas plus élevé que celui associé à tout autre progestatif, mais on estime en général que le taux de risque est semblable à celui d’autres pilules contraceptives (Spitzer, Lidegaard, JOGC 2003).

Au Canada, le médicament Diane 35 est approuvé pour le traitement de l’acné et de l’hirsutisme, mais pas précisément pour la contraception. Si vous présentez des antécédents de thromboembolie veineuse et envisagez de prendre Diane 35 ou tout autre contraceptif oral, vous devriez en discuter avec votre fournisseur de soins de santé.

Est-ce que le changement d’un contraceptif oral à un autre réduit leur efficacité?

L’efficacité au niveau de la prévention de la grossesse est semblable pour tous les contraceptifs oraux combinés.

Afin de réduire la perturbation du cycle, commencez le nouvel emballage de pilules après l’intervalle « sans pilule » de sept jours. Si pas plus de sept jours se sont écoulés entre la dernière pilule « active » (hormonale) et le début du nouvel emballage, et si aucune pilule n’a été oubliée, le contraceptif oral sera efficace pour prévenir la grossesse.

 

Dois-je subir un test de Pap avant de commencer à prendre la pilule contraceptive orale (PCO) ou d’avoir l’injection (Depo-Provera®)?

La réponse brève est non, vous ne devez pas subir un test de Pap avant de commencer à prendre la PCO ou le Depo-Provera®.

Le test de Pap est un test de dépistage du cancer du col. On y a recours pour déceler les changements au niveau du col qui pourraient mener au cancer du col.

Durant le test de Pap, votre prestateur de soins de santé se servira d’une spatule de bois, d’un coton-tige ou d’un autre instrument semblable à long manche pour obtenir un échantillon des cellules du col. Les cellules récupérées sont placées sur une lame et acheminées au laboratoire, où elles seront étudiées par un technicien.

Le test de Pap ne décèle pas la grossesse, ni les infections sexuellement transmissibles, les infections vaginales ou autres genres de problèmes gynécologiques.

Alors qu’il n’est pas absolument nécessaire de subir un test de Pap avant de commencer à prendre la PCO ou le Depo-Provera®, toutes les femmes actives sur le plan sexuel sont fortement encouragées à subir régulièrement des tests de Pap. Il s’agit de la meilleure façon de déceler les conditions qui peuvent mener au cancer du col. En traitant le précancer, le cancer du col peut habituellement être évité. Le test de Pap peut déceler des problèmes avant même que vous n’en soyez au courant.

Votre prestateur de soins de santé peut également passer des tests de dépistage d’infections sexuellement transmissibles au même moment de pratiquer le test de Pap.

Y a-t-il des contraceptifs qui, en plus de fournir une protection anticonceptionnelle, peuvent réduire la ménorragie liée à des saignements irréguliers ?

Oui. La pilule contraceptive orale combinée (COC) constitue un choix anticonceptionnel excellent pour la plupart des femmes atteintes de ménorragie attribuable à des saignements irréguliers (bien qu’il soit possible que des traitements conçus pour traiter le problème directement soient plus efficaces, comme p. ex. l’acétate de desmopressine nasal contre la maladie de von Willebrand-Jürgens). Les COC soulagent tous efficacement les saignements ovulatoires intrapéritonéaux récurrents affectant certaines femmes qui souffrent de diathèse hémorragique. Si on ne réussit pas à faire réduire les pertes de manière satisfaisante au moyen de l’administration cyclique des COC, une utilisation continue des COC peut prévenir l’ovulation et éviter les saignements de sevrage. Avec soin (pour éviter les hématomes après l’injection intramusculaire), on peut administrer Depo-Provera aux femmes qui désirent une aménorrhée ou qui veulent réduire leurs saignements, mais pour qui les COC ne sont pas acceptables ou tolérés.

Je souffre de graves migraines. Y a-t-il une autre méthode contraceptive que je puis utiliser outre les condoms?

Les femmes qui souffrent de migraines avec une aura (changements visuels, nausées, vomissements ou engourdissement/picotement des bras ou des jambes) ne devraient pas prendre la pilule contraceptive orale combinée. De plus, les femmes qui souffrent de migraines et qui ont plus de 35 ans, qui fument ou qui souffrent d’hypertension artérielle devraient s’abstenir d’utiliser la pilule combinée.

Par contre, les femmes qui souffrent de migraines simples lors de leurs menstruations ou pendant l’intervalle sans pilule de leur emballage de pilules anticonceptionnelles peuvent bénéficier de l’utilisation en continu du contraceptif oral (vous référer au Cybercommuniqué d’octobre 2003).

Si vous ne pouvez prendre les contraceptifs oraux combinés, vous pouvez songer aux options suivantes :

1. La contraception hormonale à progestatif seulement, par exemple Depo-Provera® ou la « mini-pilule » (Micronor®). C’est l’estrogène dans la pilule anticonceptionnelle qu’il faut éviter en cas de migraines avec une aura. Toutefois, les progestatifs peuvent, à l’occasion, empirer les maux de tête. La mini-pilule peut s’avérer un choix à considérer avant d’opter pour une méthode à action prolongée.
2. Les dispositifs intra-utérins (DIU). Deux types sont disponibles : le Nova-T® et Mirena® (avec progestatif).
3. Autres méthodes barrières tel le diaphragme et les condoms.

Est-ce qu’il y aura un jour une « pilule » pour les hommes?

On a fait plusieurs études pour évaluer des méthodes hormonales pour les hommes. Certaines ont fait preuve d’une grande efficacité. Elles ont, cependant, deux gros inconvénients : il leur faut beaucoup de temps pour devenir efficaces et elles nécessitent une injection hebdomadaire. Des implants hormonaux sont actuellement à l’étude. La « pilule anticonceptionnelle » pour homme n’est donc pas pour demain.

La croyance qu’on a moins besoin de contraception une fois qu’on a passé l’âge d’avoir des enfants est-elle un mythe?

Les années de procréation commencent quand la femme a ses premières règles et se termine quand elle a ses dernières menstruations (ménopause). Théoriquement, la femme devient stérile une année après sa ménopause. Cela veut dire que, si une femme ne veut pas devenir enceinte, elle doit continuer d’utiliser une méthode anticonceptionnelle pendant un an après ses dernières règles.

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Implant

Quelle est l’histoire naturelle du saignement chez les utilisatrices de Norplant ?

Parmi les utilisatrices de Norplant, 86 % connaissent une altération de leur cycle menstruel : saignements prolongés (40 %), saignements irréguliers (38 %), spotting intermenstruel (37 %), saignements plus fréquents (16 %) et aménorrhée (12 %). Ces changements ne sont généralement pas liés à des pertes sanguines importantes. Quand une femme a des changements menstruels importants, il faut s’assurer qu’elle n’est pas enceinte.

Quel effet Norplant a-t-il sur les kystes ovariens ?

Chez certaines utilisatrices de Norplant, on a constaté des kystes ovariens fonctionnels, mais, le plus souvent, ceux-ci régressent spontanément. Cela se produit plus fréquemment chez les femmes qui n’ovulent pas régulièrement.

Quand faut-il installer Norplant ?

Norplant devrait être inséré pendant les sept premiers jours d’un cycle menstruel normal pour éviter une installation en cours de grossesse. L’effet contraceptif maximum est atteint dans les 24 heures suivant l’insertion.

Quel effet Norplant a-t-il sur le cholestérol?

On a constaté une légère baisse des taux de cholestérol HDL par rapport aux niveaux de départ. On ne connaît pas encore le sens clinique de ce changement.

Pour quelles femmes Norplant est-il le plus indiqué ?

Les bonnes candidates pour un implant de Norplant sont :

1. Toutes les femmes qui ont de la difficulté à observer fidèlement un traitement contraceptif normal
2. Les femmes qui ont des effets indésirables lorsqu’elles utilisent des CO combinés ou de l’ostrogène ou qui ont des contre-indications connues
3. Les fumeuses de plus de 35 ans
4. Les femmes souffrant de migraines, notamment du type focal
5. Les femmes atteintes de dépranocytose
6. Les femmes qui ont connu des échecs avec d’autres méthodes contraceptives et qui ont besoin de recourir à une autre méthode

Y a-t-il des tests de laboratoire qui doivent être faits avant d’insérer Norplant ?

Il faut faire un test de grossesse avant d’insérer Norplant. Aucun autre test systématique de laboratoire n’est requis. L’évaluation du bilan du cholestérol et des lipoprotéines ainsi que du métabolisme glucidique doit suivre les directives habituelles. En présence d’antécédents de ménorragie, il peut être justifié de vérifier le taux d’hémoglobine et de plaquettes. Chez les adolescentes ayant une ménorragie grave, on peut aussi vérifier le facteur de von Willebrand.

Une femme qui a des antécédents de thromboembolie veineuse peut-elle utiliser Norplant ?

Oui. Norplant peut être utilisé même si une femme a des antécédents de thromboembolie veineuse. Les progestatifs ne semblent pas faire augmenter le risque de thrombose ou the thrombophlébite. Les femmes qui ont des antécédents d’incidents thrombotiques peuvent utiliser la contraception à base de progestatif seul, notamment les implants, alors que beaucoup de ces personnes font mieux de ne pas envisager la possibilité de prendre des contraceptifs oraux combinés (ostrogène-progestatif). S’il se produit un incident de thromboembolie veineuse pendant que l’implant est en place, il faut rassurer la femme parce que l’implant n’en affectera pas le traitement.

Une femme qui utilise Norplant peut-elle donner le sein ?

Oui. Norplant n’a pas d’effets indésirables sur la lactation ou la coagulation et il peut donc être utilisé par les femmes qui allaitent. Toutefois, il est prudent d’attendre jusqu’à ce que la lactation soit bien établie avant d’installer Norplant.

Un examen du pelvis est-il requis avant d’insérer Norplant ?

L’examen du pelvis n’est pas obligatoire avant d’insérer Norplant. On peut remettre cet examen à une visite de suivi ultérieure. Dès la première visite, on devrait parler du fait qu’il faudra s’attendre à subir un examen du pelvis et un test de Papanicolaou lors d’une visite ultérieure.

Quels types d’implants anticonceptionnels à base de progestatif seulement se vendent au Canada?

Veuillez prendre note: La vente du système d’implants contraceptifs Norplant n’est plus autorisée en Amérique du Nord. Au Canada, ce système a été retiré du marché le 24 Septembre 2002. Norplant consiste en six capsules flexibles de Silastic contenant 36 mg de lévonorgestrel et ayant une efficacité pendant cinq ans.

Quelles sont les contre-indications de Norplant?

Il n’y a pas de contre-indications absolues pour Norplant, si ce n’est une grossesse connue ou soupçonnée et la présence de saignements vaginaux non diagnostiqués. On considère que les situations suivantes sont aussi des contre-indications de Norplant : une maladie artérielle grave antérieure, une maladie du fois grave accompagnée d’une anomalie importante de la fonction hépatique, une porphyrie aiguë, une maladie trophoblastique récente (jusqu’à ce que l’hCG soit indétectable) et une rare hypersensibilité aux composantes de Norplant.

Quels médicaments peuvent entraîner un échec contraceptif de Norplant?

Les médicaments affectant le système des enzymes hépatiques doivent être évités chez les utilisatrices de Norplant à cause des taux sanguins plus bas de lévonorgestrel, notamment, la rifampine, la griséofulvine et plusieurs antiépileptiques (carbamazépine, éthosuximide, phénobarbital, phénytoïne et primidone). Il faut aussi éviter Norplant chez les épileptiques parce que les médicaments antiépileptiques abaissent les taux de progestatif sérique résultant de la liaison protéinique accrue, ce qui affecte l’efficacité de Norplant.

Quelle évaluation faut-il faire avant d’insérer Norplant ?

Il est recommandé de faire un examen physique et de relever les antécédents de la manière habituelle. La première visite offre une bonne occasion de parler du dépistage des maladies transmissibles sexuellement (MTS), de la façon de les prévenir et de l’utilisation du condom. L’importance d’un test annuel de Papanicolaou et les avantages de ne pas fumer devraient aussi être abordés. Il faut noter le poids corporel lors de cette première visite ainsi que lors des visites de suivi ultérieures. Les tests sanguins ne sont pas requis.

Quelle est l’histoire naturelle du saignement chez les utilisatrices de Norplant ?

Parmi les utilisatrices de Norplant, 86 % connaissent une altération de leur cycle menstruel : saignements prolongés (40 %), saignements irréguliers (38 %), spotting intermenstruel (37 %), saignements plus fréquents (16 %) et aménorrhée (12 %). Ces changements ne sont généralement pas liés à des pertes sanguines importantes. Quand une femme a des changements menstruels importants, il faut s’assurer qu’elle n’est pas enceinte.

Quel effet Norplant a-t-il sur les kystes ovariens?

Chez certaines utilisatrices de Norplant, on a constaté des kystes ovariens fonctionnels, mais, le plus souvent, ceux-ci régressent spontanément. Cela se produit plus fréquemment chez les femmes qui n’ovulent pas régulièrement.

Quel est le bon moment pour insérer Norplant chez la femme qui n’allaite pas son bébé au sein ?

Si une femme n’allaite pas son bébé, on peut installer Norplant immédiatement après l’accouchement.

Quel effet Norplant a-t-il sur le cholestérol?

On a constaté une légère baisse des taux de cholestérol HDL par rapport aux niveaux de départ. On ne connaît pas encore le sens clinique de ce changement.

Quand faut-il installer Norplant?

Norplant devrait être inséré pendant les sept premiers jours d’un cycle menstruel normal pour éviter une installation en cours de grossesse. L’effet contraceptif maximum est atteint dans les 24 heures suivant l’insertion.

Où les capsules de Norplant sont-elles implantées?

Les capsules flexibles sont implantées sous la peau, dans la partie supérieure et intérieure du bras.

Norplant cause-t-il la dépression?

La contraception à base de progestatif seulement pourrait être liée à des changements d’humeur, peut-être en raison des changements du métabolisme de la sérotonine. La dépression clinique est cependant beaucoup moins fréquente. Quand on soupçonne la possibilité d’une dépression, il est obligatoire d’exercer une surveillance étroite, on devrait donner à la femme un antidépresseur et il se pourrait que le retrait de Norplant soit nécessaire si la réponse aux antidépresseurs n’est pas satisfaisante.

Norplant est-il vraiment efficace?

Norplant est un contraceptif très efficace. Son taux global d’échec contraceptif est de 0,2 grossesse par 100 femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant la méthode pendant un an). La plupart des grossesses se produisant pendant que les femmes utilisent Norplant sont déjà présentes (mais non décelées) au moment de l’installation de l’implant. Pour cette raison, il faut s’assurer, par tous les moyens possibles, que la femme n’est pas enceinte avant d’installer Norplant.

Norplant cause-t-il l’acné?

Norplant pourrait avoir des effets androgéniques entraînant l’acné. On peut généralement corriger ce problème par des médicaments topiques.

Norplant affecte-t-il la fécondité à long terme?

Non. Les implants de progestatif doivent cependant être retirés par une intervention chirurgicale avant que les cycles ne recommencent (et donc, que la fécondité ne reprenne). Normalement, l’ovulation reprend sans délai.

Les maux de tête sont-ils un effet secondaire fréquent chez les utilisatrices de Norplant?

Les maux de tête qu’ont les utilisatrices de Norplant peuvent ne pas être liés à la présence de l’implant. Si, après l’insertion de Norplant, des maux de tête graves accompagnés de troubles de vision apparaissent, il est recommandé de retirer les implants. On a rapporté quelques rares cas de méningite séreuse (hypertension intracrânienne bénigne) chez des utilisatrices de Norplant et, bien qu’on ne soit pas certain que Norplant en était la cause, il faut retirer l’implant.

Le gain pondéral est-il l’un des effets secondaires de Norplant ?

C’est possible. Après cinq ans d’usage, les utilisatrices de Norplant connaissent une prise de poids moyenne de 2,5 kg. Il y a eu des cas où des femmes ont connu un gain pondéral excessif en peu de temps et où il a fallu retirer l’implant. Cette prise de poids est surtout due à une augmentation de l’appétit. Pour cette raison, il faut avertir toutes les utilisatrices, et surtout les adolescentes, de l’importance de surveiller l’apport en calories et de faire de l’exercice régulièrement.

Est-ce que l’irrégularité du cycle menstruel s’avère un effet secondaire fréquent de Norplant ?

Oui. La perturbation du cycle menstruel est, de loin, la principale raison pour laquelle on retire ces implants. Ce fait doit être expliqué clairement aux patientes, lors de la consultation précédant la thérapie. Environ 60 % des utilisatrices connaissent des changements de leur cycle menstruel au cours de la première année d’usage. Il se peut que les saignements utérins anormaux soient une conséquence de Norplant, mais il se peut aussi qu’ils soient dus à des causes pathologiques, telles qu’une infection ou une pathologie cervicale. Si les symptômes durent plus de trois mois, il faut examiner la possibilité d’autres causes expliquant ces saignements.

Comment traite-t-on l’irrégularité du cycle menstruel chez les femmes qui utilisent Norplant?

Les possibilités de traitement contre l’irrégularité du cycle menstruel chez les utilisatrices de Norplant sont :

1. Une brève administration d’un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien est souvent utile comme mesure de temporisation. Cependant, cela fournit rarement une solution à long terme.

2. L’addition d’un ostrogène cyclique pendant 21 jours (en l’absence de contre-indication) avec 2 mg d’éthinylostradiol, 1,25 mg d’ostrogène conjugué ou la pilule contraceptive orale combinée (COC), pendant deux ou trois mois, peuvent aider à faire un mince (atrophique) endomètre. Ni l’un ni l’autre de ces traitements n’affectent l’efficacité contraceptive de Norplant.

Comment Norplant fonctionne-t-il ?

L’effet contraceptif est attribuable à une libération de lévonorgestrel par les implants produisant une suppression endométriale et un épaississement de la muqueuse cervicale [rendant ainsi la muqueuse impénétrable pour les spermatozoïdes]. L’ovulation n’est bloquée que chez 66 % des femmes qui utilisent Norplant, ce qui fait que ce blocage ne constitue que l’un des modes d’action pour la prévention de la grossesse.

Combien de temps l’effet de Norplant dure-t-il ?

Son effet contraceptif dure pendant cinq ans. Lorsqu’une femme fait de l’embonpoint (> 70 kg) l’efficacité contraceptive est réduite au cours des quatrième et cinquième années et, pour cette raison, il faut changer les implants plus tôt.

Combien coûte Norplant ?

Le coût moyen du système Norplant, au Canada, est de près de 500 $. Dans certaines provinces, l’utilisatrice doit aussi payer le coût de l’installation et du retrait.

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Contraceptif injectable

Depo-Provera® entraîne-t-elle un gain de poids?

Avec Depo-Provera®, un gain de poids de 4-5 livres par année peut se produire. L’augmentation du poids est probablement liée à la stimulation de l’appétit créée par l’hormone progestative. Ainsi, les choix santé en matière de nourriture, un régime équilibré et un programme d’exercice régulier permettront de réduire le gain de poids potentiel.

Opinion de comité de la SOGC. Acétate de médroxyprogestérone injectable aux fins de contraception, vol 22, août 2000

Quelles sont les candidates idéales pour l’utilisation de Depo-Provera ?

Les candidates idéales pour l’utilisation de Depo-Provera sont :

1. Les femmes qui connaissent des effets indésirables de la pilule contraceptive orale combinée (COC) ou de l’ostrogène ou pour qui le COC est contre-indiqué
2. Les femmes qui ont de la difficulté à se souvenir d’utiliser une méthode contraceptive exigeant une prise quotidienne
3. Les fumeuses de plus de 35 ans
4. Les femmes qui interrompent la prise de leur COC parce qu’elles doivent subir une intervention chirurgicale majeure
5. Les femmes qui souffrent de migraines, notamment celles du type focal
6. Les femmes atteintes de dépranocytose
7. Les femmes ayant connu un échec avec d’autres méthodes contraceptives et pour qui des mesures supplémentaires sont nécessaires
8. Les femmes qui prennent des antiépileptiques pouvant contrarier les effets des COC
9. Les femmes qui ont des problèmes de développement et pour qui il est difficile de se souvenir de suivre une méthode anticonceptionnelle exigeant une utilisation quotidienne.

Quelles sont les contre-indications pour Depo-Provera?

Il n’y a pas de contre-indication absolue pour Depo-Provera, autre que la possibilité d’une grossesse soupçonnée et la présence d’un saignement vaginal non diagnostiqué. Il faut faire attention si une femme reçoit des anticoagulants, en raison de la possibilité d’hématome à la suite des injections intramusculaires. On considère qu’une maladie artérielle grave, une maladie du foie grave accompagnée d’une anomalie importante de la fonction hépatique, une porphyrie aiguë, une maladie trophoblastique récente (jusqu’à ce que l’hCG ne soit plus détectable) et de rares hypersensibilités aux composantes de Depo-Provera sont aussi des contre-indications à l’utilisation de Depo-Provera.

Quels sont les avantages et les inconvénients de Depo-Provera?

Les avantages de Depo-Provera sont :

1. Depo-Provera offre une méthode très fiable de contraception. Après l’injection, l’utilisatrice n’a rien à faire, si ce n’est de s’assurer qu’elle reçoit de nouvelles injections tous les trois mois.
2. Des menstruations rares ou l’aménorrhée (50 % des femmes ont une aménorrhée dès la première année d’utilisation), et donc, une réduction de la fréquence de l’anémie, de la dysménorrhée et des douleurs ovulatoires au milieu du cycle.
3. Un risque réduit de cancer endométrial : une réduction détectable de 70 %, huit ans après l’interruption de Depo-Provera.
4. Un risque réduit de cancer ovarien : une réduction allant jusqu’à 30 %.
5. Un risque réduit d’inflammation pelvienne et de grossesse ectopique.
6. Une réduction des symptômes associés à l’endométriose, au syndrome prémenstruel et aux douleurs pelviennes chroniques.
7. Une fréquence réduite de crises chez les épileptiques.


Les inconvénients de Depo-Provera sont :

1. des perturbations du cycle menstruel
2. le gain pondéral
3. une densité osseuse réduite
4. des maux de tête
5. des perturbations de l’humeur

Si une femme n’allaite pas son enfant, quand peut-on administrer Depo-provera ?

Que la femme allaite ou non, Depo-Provera peut être administré immédiatement après l’accouchement. Toutefois, une administration précoce, dans les six semaines suivant l’accouchement, pourrait augmenter les chances de saignements de postpartum plus abondants et prolongés.

Y a-t-il des médicaments qui réduisent l’efficacité de l’injection de Depo-Provera?

Depo-Provera, ou médroxyprogestérone, est une méthode contraceptive à action prolongée administrée par injection. Il s’agit d’une méthode contraceptive sécuritaire et efficace lorsqu’elle est utilisée selon la prescription du médecin. Vous devez recevoir une injection de votre prestateur de soins de santé tous les trois mois. Toute déviation de cet horaire peut réduire l’efficacité des injections, ce qui pourrait entraîner une grossesse imprévue.
Il n’y a que quelques médicaments qui interagissent avec Depo-Provera. Il a été démontré que l’aminoglutéthimide (utilisée pour traiter le cancer) et la névirapine (aussi appelée Viramune; utilisée pour traiter le VIH) réduisent l’efficacité de la médroxyprogestérone. Les femmes qui prennent l’un ou l’autre de ces médicaments devraient opter pour des méthodes contraceptives additionnelles ou alternatives.

Quels sont les risques à long terme de Depo-Provera au niveau de la densité minérale osseuse (DMO) ?

Les données, quant au lien entre la déperdition osseuse et Depo-Provera, sont contradictoires. Quatre études transversales ont constaté une baisse importante de la DMO chez les utilisatrices de Depo-Provera. Toutefois, d’autres études n’ont pu démontrer de différence entre les utilisatrices et les autres femmes. Il est évident qu’il faut attendre les résultats d’un essai contrôlé pour évaluer les effets à long terme de Depo-Provera sur la DMO. Jusqu’à ce que de tels résultats soient fournis, il faut faire preuve de prudence lorsqu’on prescrit Depo-Provera à des femmes ayant d’autres facteurs de risque d’ostéoporose. On peut aussi rassurer les femmes puisque la déperdition osseuse observée dans les études ayant obtenu des résultats négatifs n’atteignait pas les niveaux définissant l’ostéoporose, et la perte de la masse osseuse constatée a été récupérée quand on a cessé le traitement au Depo-Provera.

Quels médicaments peuvent causer un échec contraceptif chez les utilisatrices de Depo-Provera ?

L’effet de Depo-Provera peut être sérieusement réduit lorsqu’il y a administration concomitante d’aminoglutéthimide, mais il est rare qu’une femme ait besoin de ces deux médicaments en même temps.

Quelle évaluation doit-on faire avant de prescrire Depo-Provera ?

Il est recommandé de faire un examen physique et de s’informer des antécédents de la façon habituelle. La première visite offre aussi une bonne occasion de parler des tests de dépistage des maladies transmissibles sexuellement (MTS) et de donner des conseils sur la prévention des MTS par l’utilisation du condom. L’importance d’un test de Papanicolaou annuel ainsi que les avantages de cesser de fumer devraient être mis en lumière. Il n’est pas nécessaire de faire des examens hématologiques systématiques.

Quels contraceptifs injectables à base de progestatif seulement trouve-t-on au Canada ?

L’acétate de médroxyprogestérone à retard (Depo-Provera) est le seul contraceptif injectable vendu au Canada à l’heure actuelle. Au Canada, il a été approuvé comme contraceptif en avril 1997.

Quelle est la meilleure façon de traiter l’aménorrhée chez les femmes qui reçoivent Depo-Provera ?

Il est essentiel de conseiller et de rassurer les patientes avant l’administration de la première dose. Au cours de la première année d’utilisation de Depo-Provera, 30 à 50 % des femmes atteignent l’aménorrhée. Ce taux est de 70 % au cours de la seconde année. Si la femme s’inquiète, on peut lui donner de l’ostrogène oral pendant 14 à 21 jours, ce qui déclenchera souvent des saignements réguliers de sevrage.

Quand le Depo-Provera devient-il efficace ?

L’efficacité contraceptive est atteinte dans les 24 heures suite à l’injection de Depo-Provera. Celui-ci devrait être administré au cours des cinq premiers jours du cycle menstruel (afin d’éviter l’administration par mégarde en cours de grossesse) et (ou) immédiatement suite à une interuption de grossesse. Depo-Provera peut également être administré en tout temps et sans précautions supplémentaires si la femme prend présentement la pilule contraceptive orale combinée ou la pilule à base de progestatif seulement et elle sait avec certitude qu’elle n’est pas enceinte.

Que se passe-t-il si une femme est en retard pour recevoir son injection de Depo-Provera ?

Chaque injection de 150 mg fournit une contraception fiable pendant 13 semaines (90 jours). Si l’injection est en retard d’une semaine, il est recommandé d’abord de vérifier si la femme a eu des relations sexuelles dans la dernière semaine. Si elle n’en a pas eu, le test de grossesse devrait être négatif et on peut administrer une nouvelle dose de Depo-Provera. Si oui, il faut lui demander d’utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint pendant deux semaines. Après cette période de temps, il faut prendre un autre test de grossesse et, s’il est négatif, Depo-Provera peut être administré tel que prescrit. Il n’est pas nécessaire d’attendre le début du cycle menstruel suivant pour donner une nouvelle injection.

Quand le Depo-Provera cesse-t-il d’être décelé dans le sang ?

Les concentrations sériques du Depo-Provera diminuent exponentiellement avec le temps. Après 133 jours (19 semaines), les taux d’acétate de médroxyprogestérone se rapprochent de zéro.

Quand faut-il administrer Depo-Provera ?

Il faut administrer Depo-Provera pendant les cinq premiers jours d’un cycle menstruel normal (de manière à éviter une administration accidentelle en cours de grossesse) ou immédiatement après une interruption de grossesse. Son efficacité contraceptive est atteinte en 24 heures. Les utilisatrices doivent recevoir une nouvelle injection tous les trois mois.

Le gain pondéral est-il un effet secondaire possible lié à Depo-Provera ?

Quelques études, mais pas toutes, ont constaté des augmentations du poids liées à l’utilisation de Depo-Provera. On croit que ce gain pondéral peut, en fait, être attribuable à une plus grande consommation de nourriture due à une stimulation de l’appétit plutôt qu’à Depo-Provera lui-même. Il faut parler de la question du gain pondéral avec la patiente avant de prescrire Depo-Provera et il faut mettre l’accent sur l’importance d’avoir de bonnes habitudes alimentaires. Certaines femmes peuvent connaître un gain pondéral de 2,5 kg au cours de la première année d’utilisation et jusqu’à 6,3 kg après quatre ans.

Le traitement au Depo-Provera affecte-il les chances de fécondité futures de la femme ?

Depo-Provera n’a pas d’effet permanent sur la fécondité. Cependant, lorsqu’une utilisatrice décide d’en cesser l’usage, un certain retard du retour de la fécondité normale se produit, par rapport aux autres méthodes anticonceptionnelles. Les résultats d’études indiquent que ce retard est de neuf mois après la dernière injection de Depo-Provera. Pour cette raison, il est conseillé de ne pas utiliser Depo-Provera lorsqu’une femme souhaite concevoir dans l’année ou les deux ans qui suivent.

J’ai recours au Depo-Provera depuis les cinq derniers mois. J’aime vraiment ce contraceptif, sauf que j’ai des saignements légers à l’occasion. Pendant combien de temps puis-je m’attendre à avoir ces saignements?

Une proportion de 50 % des femmes seront aménorrhéiques (aucune règle) après un an d’utilisation du Depo-Provera®. Les saignements irréguliers se résorberont probablement après six à sept mois d’utilisation. Si ce n’est pas le cas, certaines mesures pourront permettre de les enrayer, comme la diminution ou l’augmentation de la dose ou la réduction de l’intervalle entre les injections pendant une certaine période. L’abandon du tabagisme est une autre solution.

Consultez votre médecin pour subir un frottis (test) de Pap et un test de dépistage des infections transmissibles sexuellement, si ce n’a pas été fait récemment. Votre médecin peut vous fournir les conseils appropriés et l’ordonnance nécessaire.

Je pars en vacances pour trois semaines au moment où je devrais recevoir mon injection de Depo-Provera®. Que devrais-je faire?

Depo-Provera® est normalement injecté pour une période de 12 semaines. Mais si vous pouvez vous faire administrer votre injection moins de 14 semaines à la suite de votre dernière injection, vous devriez être protégée contre une grossesse. Si cet intervalle est de 14 semaines ou plus avant votre prochaine injection, vous ne serez pas protégée tout à fait. Si vous avez eu des relations sexuelles au cours des 10 jours précédents, vous devriez subir un test de grossesse avant votre injection suivante, puis utiliser un moyen de contraception d’appoint pour les deux premières semaines suivant l’injection. Cependant, vous devrez subir un autre test de grossesse deux semaines plus tard. Si vous n’avez pas eu de relations sexuelles au cours des 10 jours précédents, vous n’aurez pas à passer un autre test de grossesse deux semaines plus tard. L’autre option serait de vous faire administrer votre injection plus tôt, puisqu’elle peut être donnée aussi régulièrement qu’aux 10 semaines. Vous serez donc ainsi assurée d’être protégée contre une grossesse sans marge de fertilité.

Faut-il utiliser une forme de contraception d’appoint après avoir reçu une injection de Depo-Provera ?

Non. Si l’injection est donnée pendant les cinq premiers jours d’un cycle menstruel normal ou à la suite d’une interruption de grossesse, il n’est pas nécessaire d’utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint, le cas échéant, pendant deux semaines. Le plus souvent, Depo-Provera est utilisé par des femmes dont le mode de vie et les habitudes de prise de risques représentent un risque particulier par rapport aux infections transmissibles sexuellement et, pour cette raison, il faut recommander l’usage du condom.

Est-il nécessaire de faire un examen du pelvis avant de prescrire Depo-Provera ?

L’examen du pelvis n’est pas obligatoire avant de prescrire Depo-Provera et il peut être remis à la visite de suivi. Il faudrait cependant parler de l’examen du pelvis et du test de Papanicolaou lors de la première visite ainsi que du fait qu’ils seront nécessaires lors des visites de suivi à venir.

Est-ce normal d’avoir des saignements pendant ou après les rapports sexuels? Je n’ai pas de menstruations puisque je prends l’injection contraceptive Depo-Provera. Le saignement après les rapports sexuels est-il normal avec cette méthode contraceptive?

Le saignement après les rapports sexuels, ou saignement post-coïtal, n’est pas normal peu importe la méthode contraceptive que vous utilisez. En présence de saignement anormal, la première étape à l’identification de sa cause est de comprendre d’où vient le sang.

Le saignement post-coïtal porte à croire que le sang se situe dans le tractus génital inférieur, le plus souvent à l’endroit des parois vaginales ou du col. Il peut résulter de petites déchirures ou d’écorchures, ou de tissus enflammés ou irrités. Il est important de déterminer s’il y a une cause sous-jacente de l’inflammation des tissus. Deux causes importantes à identifier et traiter sont l’infection à la chlamydia et les lésions précancéreuses à l’endroit du col. Pour cette raison, votre prestateur de soins de santé devrait procéder à un examen au spéculum pour voir le col et le vagin. Il fera probablement un test de Pap (pour vérifier la présence de changements précancéreux à l’endroit du col) et un écouvillonnage cervical (pour vérifier la présence d’une infection) en même temps.

Le saignement peut également résulter tout simplement d’une petite déchirure entraînée par la sécheresse vaginale. La sécheresse peut être associée à l’emploi du Depo-Provera et elle est traitée à l’aide de lubrifiants vaginaux. Toutefois, tout saignement post-coïtal devrait être évalué par un prestateur de soins de santé avant de présumer ses causes.

Depo-Provera est-il contre-indiqué pour une femme qui allaite ?

Non. Depo-Provera n’a pas d’effets indésirables sur la lactation et il peut être utilisé par des femmes qui allaitent leur bébé. Toutefois, il pourrait être préférable d’attendre que la lactation soit bien établie avant d’administrer l’injection de Depo-Provera. Si l’observance pose un problème, on peut administrer l’injection deux ou trois jours après l’accouchement avant que la mère ne quitte l’hôpital. Cette administration précoce, avant six semaines postpartum, pourrait augmenter les chances de saignements de postpartum plus abondants et prolongés.

Doit-on faire certains tests de laboratoire avant de prescrire Depo-Provera ?

Aucun test de laboratoire systématique n’est requis. L’évaluation du bilan cholestérol-lipoprotéines et du métabolisme des glucides doit se faire selon les normes établies. En présence d’antécédents de ménorragie, il peut être indiqué d’évaluer les taux d’hémoglobine et de plaquettes. On peut évaluer le facteur von Willebrand chez l’adolescente qui a une ménorragie sérieuse.

Depo-Provera est-il contre-indiqué chez les femmes ayant des antécédents de thromboembolie veineuse ?

Non. Depo-Provera peut être utilisé même si une femme a des antécédents de thromboembolie veineuse. Les progestatifs ne semblent pas faire augmenter le risque de thrombose ou de thrombophlébite. Toute femme ayant des antécédents d’accident thrombotique peut utiliser Depo-Provera, alors que beaucoup de ces personnes feraient mieux de ne pas envisager la possibilité d’un contraceptif oral combiné (ostrogène/progestatif).

 Depo-Provera agit-il d’une façon vraiment efficace ?

Depo-Provera fournit une technique anticonceptionnelle hautement efficace. Son taux d’échec ne dépasse pas 0,3 % par femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant cette méthode pendant un an).

Comment traite-t-on les saignements irréguliers chez les utilisatrices de Depo-Provera ?

Durant les six premiers mois, le meilleur traitement consiste à enseigner la patience et à rassurer la patiente. Après six mois, on peut envisager la possibilité d’un traitement. Cependant, il n’existe pas de bonnes preuves pour appuyer les nombreuses recommandations faites pour le traitement des saignements irréguliers. Si la femme est incapable de supporter ce problème, on peut essayer l’un des traitements suivants :

Une courte période de traitement aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (p. ex. ibuprofène, 400 mg, deux fois par jour pendant dix jours) peut offrir une mesure de temporisation. Mais, cela s’avère rarement une solution durable.

Une réduction de douze à huit, puis à dix semaines, de l’intervalle entre les injections de Depo-Provera, jusqu’à ce que les saignements soient maîtrisés.

L’addition d’ostrogène cyclique pendant 25 jours par mois (en l’absence de contre-indication) accompagné, soit de 3 mg d’éthinylostradiol, soit de 0,65 à 1,25 mg d’ostrogène conjugué ou des timbres d’ostrogène (17-B ostradiol), de 50 à 100 mg.

Une augmentation de la dose de Depo-Provera à 225-300 mg pour deux ou trois injections à des intervalles normaux, suivie d’une réduction de la dose au niveau normal (150 mg).

Comment Depo-Provera fonctionne-t-il ?

Un taux soutenu d’acétate de médroxyprogestérone supprime l’ovulation chez la majorité des femmes. Il rend aussi la muqueuse cervicale impénétrable aux spermatozoïdes et provoque un endomètre mince (atrophie) qui n’est pas propice à l’implantation.

Comment administre-t-on Depo-Provera ?

On administre 150 mg de Depo-Provera par injection intramusculaire toutes les 13 semaines. Il faut bien agiter le contenu et l’injecter i.m. dans le muscle deltoïde ou le muscle grand fessier avec une aiguille de 2,5 à 4,0 cm de longueur et de calibre 21 à 23. Depo-Provera est offert soit en solution de 50 mg/ml ou de 150 mg/ml. L’avantage de la dose de 150 mg/ml est qu’elle est administrée en plus petit volume que si on utilise trois flacons de 50 mg, ce qui en fait une injection moins douloureuse dans le muscle deltoïde.

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DIU

Y a-t-il des activités que je ne devrais pas pratiquer à la suite de l’insertion d’un DIU/SIU, comme la natation, prendre un bain ou aller dans un spa?

Non, vous pouvez faire ce que vous voulez. Vous pourriez ressentir des crampes pendant une journée ou deux, lesquelles peuvent être prises en charge au moyen de l’ibuprophène. Les saignements légers sont normaux.

L’ibuprofène est-il utile pour réduire la douleur causée par l’insertion du DIU?

Une étude récente s’est penchée sur la douleur liée à l’insertion du dispositif intra-utérin de cuivre en forme de T (DIU) et l’atténuation de la douleur au moyen d’une dose de 400 mg d’ibuprofène.

Un total de 2 019 femmes ont participé à l’étude, 1 011 ont eu recours à l’ibuprofène 45 minutes avant l’insertion du DIU et 1 008 femmes ont eu recours à un placebo (pilule de sucre).

Au moyen d’une échelle analogue visuelle (une ligne numérotée de 0 à 10, 0 correspondant à l’absence de douleur et 10 représentant la pire douleur imaginable), les participantes ont inscrit un X sur la ligne pour évaluer le degré de douleur ressenti à l’insertion du DIU. Les deux groupes ne se sont pas distingués par une grande différence. Une proportion de 48 % des femmes ont indiqué un degré de douleur équivalant à un ou moins, tandis que seulement 4,4 % ont indiqué un degré de douleur équivalant à sept ou plus. Les femmes plus âgées, qui ont déjà eu un enfant ou dont la dernière grossesse a pris fin il y a plus de six mois présentaient un degré de douleur plus élevé. La dose de 400 mg d’ibuprofène n’a pas atténué la douleur pour aucun des deux groupes.

Ce qui est rassurant c’est que le degré de douleur dans l’ensemble est assez faible. Les femmes qui craignent la douleur causée par l’insertion du DIU peuvent se rassurer par le fait que, en général, cette douleur est très faible.

Quelles sont les contre-indications relatives à l’usage du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Les contre-indications relatives reconnues à l’usage du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre (stérilet) sont :

1. La valvulopathie
2. Des antécédents de salpingite aiguë
3. La présence d’une prothèse, vulnérable à toute bactériémie véhiculée par le sang (ou contamination bactérienne)
4. Des anomalies de l’utérus, résultant en une cavité déformée ou en une cavité de moins de 6,0 cm à l’échographie
5. Des antécédents de grossesse ectopique
6. Une dysménorrhée primaire grave
7. La ménorragie
8. La sténose cervicale
9. Les fibromes utérins ou une anomalie utérine congénitale

Quelles sont les complications associées à l’insertion du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?


1. La perforation utérine
La perforation, partielle ou complète, a rarement lieu lorsque le stérilet est inséré. Le taux de perforation, pour les dispositifs vendus au Canada, est d’environ 0,6 incident par 1 000 insertions. Le risque de perforation est plus élevé lorsque le dispositif est inséré postpartum. Ce genre d’insertion du stérilet doit être exécuté avec prudence et de préférence par un professionnel de la santé d’expérience. Les DIU de cuivre sont trop gros pour s’échapper de l’utérus par les trompes de Fallope. Toutes les perforations de la cavité abdominale se produisent à travers la paroi musculaire de l’utérus.

2. La salpingite aiguë
La salpingite aiguë reliée au DIU de cuivre (stérilet) n’est limitée qu’aux trois premiers mois d’usage et elle se produit rarement au-delà de 20 jours après l’insertion. Dans l’étude WHS (Women’s Health Study), le risque relatif de salpingite aiguë était de 3,8 au cours du premier mois après l’insertion, atteignant le niveau du point de départ après quatre mois, et demeurant constant ensuite. Des études bactériologiques ont démontré que la cavité endométriale devient temporairement contaminée par des bactéries au moment de l’insertion du DIU de cuivre, mais qu’elle redevient stérile peu après, chez des utilisatrices normales.

3. Expulsion
Il existe un risque d’expulsion suivant l’insertion du DIU de cuivre. Il est le plus élevé durant la première année, surtout si le DIU est inséré immédiatement postpartum. Il est expulsé chez jusqu’à 10 % des utilisatrices. Les femmes devraient être encouragées à vérifier la présence des fils du stérilet après chaque cycle menstruel puisque c’est la période durant laquelle l’expulsion risque le plus de survenir.

Quelles sont les contre-indications absolues à l’usage du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Les contre-indications absolues reconnues à l’usage du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre (stérilet) sont :

1. La grossesse ou la possibilité de grossesse
2. La présence d’une salpingite aiguë, la cervicite ou l’infection génitale à chlamydia ou à gonocoque
3. Un mode de vie à risque de MTS élevé
4. Une allergie à une composante quelconque du dispositif
5. La maladie de Wilson (pour les dispositifs de cuivre seulement)
6. Des conditions menant à une susceptibilité élevée aux infections, spécialement le SIDA, la leucémie et la toxicomanie intraveineuse
7. Un saignement irrégulier, non diagnostiqué, du tractus génital
8. Les personnes immunodéprimées

Quelle est la candidate idéale pour le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Le DIU de cuivre (stérilet) est particulièrement indiqué pour :

1. La femme cherchant une méthode anticonceptionnelle réversible, efficace, et non directement liée aux rapports sexuels
2. La femme cherchant une méthode anticonceptionnelle discrète
3. La femme ayant de la difficulté à se souvenir d’utiliser une méthode quotidienne
4. La femme envisageant la possibilité de stérilisation
5. La femme désirant se protéger contre la conception, immédiatement après un accouchement ou un avortement
6. La femme allaitant au sein
7. La femme ne pouvant pas utiliser une méthode anticonceptionnelle hormonale

La femme ayant des menstruations régulières, et des dysménorrhées peu gênantes. Ceci est particulièrement idéal pour l’espacement des naissances ou pour les femmes qui envisagent une contraception à long terme.

Y a-t-il une augmentation de l’infécondité après la cessation de l’usage du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Non. La plupart des femmes qui cessent d’utiliser le DIU de cuivre, dans le but de concevoir, deviennent enceintes à un même taux que les femmes n’ayant jamais utilisé de stérilet.

Y a-t-il une augmentation de l’infécondité après la cessation de l’usage du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Non. La plupart des femmes qui cessent d’utiliser le DIU de cuivre, dans le but de concevoir, deviennent enceintes à un même taux que les femmes n’ayant jamais utilisé de stérilet.

Y a-t-il des tests ou des examens qui doivent être pratiqués avant l’insertion du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Idéalement, toutes les candidates à une insertion de DIU de cuivre (stérilet) devraient passer un examen de dépistage des MTS, lors d’une visite antérieure, afin de pouvoir, le cas échéant, leur fournir les traitements nécessaires avant l’insertion. Si cela n’est pas possible, le col utérin devrait être soigneusement inspecté, et l’utérus, les trompes et les ovaires palpés, avant l’insertion du DIU. S’il y a écoulement purulent ou endolorissement pelvien, l’insertion doit être remise à plus tard et des échantillons vaginaux et cervicaux prélevés et testés, pour dépister les MTS. L’examen pelvien bimanuel sert aussi à déterminer la taille, la position, et la forme de l’utérus. Il est important de faire une échographie de l’utérus, pour déterminer l’orientation et la profondeur de la cavité de l’endomètre et exclure toutes distorsions de la cavité, avant d’insérer le stérilet.

Une femme qui n’a jamais eu d’enfants peut-elle utiliser un dispositif intra-utérin (DIU)?

Les dispositifs intra-utérins (DIU) sont une méthode contraceptive très efficace et sécuritaire pour l’utilisation à long terme chez les femmes à faible risque d’infections sexuellement transmissibles (ITS).

Par le passé, bon nombre de professionnels de la santé hésitaient à offrir le DIU aux femmes en raison de leur préoccupation du risque potentiel d’infection et de salpingite aiguë (SA). La SA est particulièrement inquiétante puisqu’elle peut être associée à l’infertilité, ce qui est de toute importance pour la femme qui n’a jamais eu d’enfants.

Heureusement, l’augmentation du risque d’infection associée au DIU semble être liée uniquement au processus d’insertion. Suite au premier mois d’utilisation, le risque d’infection n’augmente pas de façon importante comparativement aux femmes sans DIU.

Les résultats d’une étude d’envergure ont confirmé que les femmes nullipares (celles qui n’ont jamais eu d’enfants) peuvent utiliser le DIU en toute sécurité sans perturber leur fertilité future, à condition d’être à faible risque d’infections sexuellement transmissibles.

En résumé, la nulliparité n’est pas une contre-indication à l’emploi du DIU. Le DIU peut être utilisé avec succès chez les femmes nullipares qui ont fait l’objet d’une sélection minutieuse.

Quels sont les symptômes ressentis durant l’insertion du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Une bonne partie des malaises (semblables à la dysménorrhée) associés à l’insertion d’un DIU de cuivre peut être évitée en utilisant une anesthésie locale, avant toute manipulation utérine, et en prenant un agent anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), une heure avant l’intervention. Il est rare que la patiente connaisse une réaction vagale, freendrant un ralentissement soudain du pouls, attribuable à la douleur ou à l’anxiété associée à l’insertion. Dans une telle circonstance, le dispositif devrait être immédiatement retiré et des soins symptomatiques devraient être entrepris (notamment la possibilité d’une injection intraveineuse d’atropine).

Quels types de dispositifs intra-utérins (DIU) de cuivre sont distribués au Canada ?

Le DIU Nova-T est le seul DIU de cuivre vendu au Canada. Mirena est le seul système intra-utérin (SIU) libérant un progestatif.

Quels sont les suivis nécessaires après l’insertion du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Il faut conseiller à la femme de vérifier les fils du DIU de cuivre après ses prochaines menstruations, afin de s’assurer qu’il n’y a pas eu expulsion. On peut aussi prévoir une visite de suivi après les menstruations suivantes. Il faut encourager la patiente à utiliser une méthode de barrière, jusqu’à ce qu’il soit possible de confirmer que le stérilet est bien en place. Un suivi permettra aussi d’exclure la possibilité d’infection, d’évaluer les symptômes menstruels et la tolérance du dispositif par la patiente. Ensuite, il faut conseiller à la femme de consulter son médecin si ses menstruations sont retardées (pour exclure la grossesse), si elle ressent des douleurs pelviennes ou des saignements inhabituels (pour exclure l’infection, la grossesse ectopique ou une complication de grossesse), si son partenaire se plaint d’une douleur durant l’acte sexuel ou si le dispositif est expulsé. L’expulsion pourrait être confirmée, soit par la femme, si elle a vu le dispositif, soit par une échographie de l’utérus ou par rayons X de l’abdomen (si elle n’est pas enceinte). Généralement, il n’est pas nécessaire qu’elle vérifie les fils du dispositif après chaque cycle menstruel ou avant d’avoir des rapports sexuels. Comme toute autre femme ayant une vie sexuelle active, l’utilisatrice du stérilet devrait passer un examen du pelvis et un test de Papanicolaou chaque année.

Quelle est l’importance des actinomycoses constatées lors d’un test de Papanicolaou chez une utilisatrice du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre in situ ?

La colonisation d’un DIU de cuivre par des champignons (actinomycoses) est normalement détectée par une cytologie cervicale (test de Papanicolaou). Après cinq ans d’usage continuel d’un DIU de cuivre, plus de 20 % des frottis cervicaux peuvent indiquer la présence de cet organisme. La vraie infection aux actinomycoses peut être mortelle. La manifestation de l’organisme dans le frottis cervical d’une femme portant un DIU de cuivre soulève la possibilité d’une infection pelvienne grave. Si la femme est complètement asymptomatique, elle devrait être avertie d’une augmentation légère du risque de salpingite aiguë et surveillée de près. Sinon, elle pourrait suivre un traitement de dix à quatorze jours de pénicilline, de tétracycline ou d’érythromycine. Le traitement le plus conservateur est cependant le retrait du dispositif et un suivi approprié.

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre (Nova-T) ?

Des douleurs et des menstruations plus abondantes représentent les effets secondaires les plus communs associés au dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre (stérilet). Un an après l’insertion, cinq à 15 % des utilisatrices du stérilet de cuivre sont obligées de le retirer, en raison de douleurs ou de saignements menstruels excessifs. La plupart du temps, on peut réduire l’importance de ces problèmes en utilisant des agents anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Que faut-il faire si une femme a une aménorrhée ou un retard menstruel alors qu’elle porte un dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

La possibilité de grossesse doit être exclue. Si la patiente n’est pas enceinte, l’aménorrhée devrait être traitée comme chez toute femme ne portant pas de stérilet. Le système intra-utérin Mirena entraîne une aménorrhée chez environ 25 % des utilisatrices. Le dispositif doit être retiré après la ménopause.

Quelle est l’efficacité du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre pour la prévention de la grossesse ?

Le DIU de cuivre est une méthode de contraception fort efficace, avec un indice de Pearl de 0,2 - 2 / 100 femmes-année (le taux d’échec pour 100 femmes utilisant cette méthode pendant une année). Environ un tiers de ces grossesses sont attribuables aux expulsions non remarquées du stérilet de cuivre pendant la première année.

Que faut-il faire si le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ne peut être retiré, soit parce que les fils ne sont pas visibles, soit parce que la traction sur les fils entraîne des douleurs insupportables pour la patiente ?

Si la femme désire concevoir, le dispositif doit être retiré. Pour ce, il faut habituellement pratiquer une hystéroscopie en vue directe, sous anesthésie locale ou générale. Si elle ne désire pas concevoir et si le dispositif se trouve dans l’utérus, il peut y demeurer. Si le DIU de cuivre a perforé la paroi utérine, il doit être retiré par voie chirurgicale puisqu’il risquerait d’endommager les autres organes intrapéritonéaux (la vessie ou les intestins).

Que faut-il faire si l’utilisatrice d’un dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre connaît des douleurs persistantes et des saignements anormaux ?

Si la douleur ou les saignements anormaux persistent après l’insertion d’un dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre, il serait préférable de le retirer. Si la femme insiste pour le garder, il est important d’exclure la possibilité d’infection ou de complications de grossesse. Lorsque ces dernières sont exclues, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), pris avant et durant les cycles menstruels, réduisent l’abondance des menstrues jusqu’à 40 % ainsi que la dysménorrhée provoquée par la prostaglandine.

Que faire si une femme est atteinte de cervicite à chlamydia ou à gonocoques pendant qu’elle porte un dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Des traitements aux antibiotiques doivent être administrés immédiatement à la patiente et à toute personne avec qui elle a eu des contacts de nature sexuelle. En présence d’une possibilité quelconque de salpingite aiguë, le dispositif doit être retiré, après le commencement du traitement aux antibiotiques. Si la femme ne veut plus avoir d’enfants et s’il n’y a pas de signe de salpingite aiguë, le retrait du dispositif est affaire de jugement personnel. La patiente devrait recevoir une orientation sur l’usage d’une méthode anticonceptionnelle de barrière, pour éviter d’autres infections.

Que faut-il faire si l’utilisatrice d’un dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre connaît des douleurs persistantes et des saignements anormaux ?

Si la douleur ou les saignements anormaux persistent après l’insertion d’un dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre, il serait préférable de le retirer. Si la femme insiste pour le garder, il est important d’exclure la possibilité d’infection ou de complications de grossesse. Lorsque ces dernières sont exclues, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), pris avant et durant les cycles menstruels, réduisent l’abondance des menstrues jusqu’à 40 % ainsi que la dysménorrhée provoquée par la prostaglandine.

Que doit faire le médecin si le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre a perforé la paroi utérine ?

Un DIU de cuivre, ayant partiellement ou complètement perforé la paroi utérine, doit être retiré à tout prix. Toute perforation, même partielle, réduira l’efficacité contraceptive du dispositif. Un DIU de cuivre s’échappant vers la cavité abdominale, peut adhérer à d’autres structures ou pénétrer dans la vessie ou les intestins.

Que faire si les fils du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ne sont pas visibles lors de l’examen de suivi ?

Si les fils ne sont pas visibles dans l’orifice cervical, le dispositif peut avoir été expulsé ou peut avoir perforé la paroi utérine. Sinon, les fils peuvent avoir été tirés dans le col. Cela peut se produire spontanément ou à la suite d’une grossesse intra-utérine. La première démarche serait d’exclure toute possibilité de grossesse. Si celle-ci est confirmée, il faut faire la prise en charge de la patiente en conséquence. Une fois la possibilité de grossesse exclue, le col de l’utérus doit être exploré (à l’aide d’un coton-tige, d’une brosse cellulaire, des forceps utérins ou d’un dispositif de repérage des stérilets) pour trouver les fils. S’ils ne sont toujours pas repérés, une échographie pelvienne doit être effectuée, pour déterminer si le DIU de cuivre est à l’intérieur ou à l’extérieur de l’utérus. Si le dispositif est repéré à l’intérieur de l’utérus, il peut y demeurer in situ. Par contre, s’il ne se trouve pas dans l’utérus ou dans le bassin et s’il n’existe aucune preuve d’expulsion, des rayons X de l’abdomen permettront de savoir si le dispositif a perforé la paroi utérine et s’est déplacé dans l’abdomen. Les dispositifs sont radio-opaques et peuvent être repérés par les rayons X. Si le stérilet n’est toujours pas retrouvé, on peut en conclure qu’il a été expulsé et un autre dispositif doit être inséré ou la femme doit choisir une autre méthode anticonceptionnelle.

Que devrait faire le médecin dans les rares cas de grossesse chez une utilisatrice du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

En premier lieu, toute possibilité de grossesse ectopique doit être exclue. Après la confirmation d’une grossesse intra-utérine, la plupart des médecins recommandent le retrait du DIU de cuivre, si possible, à cause du risque élevé d’un avortement spontané. L’étude de 1989, menée par le Family Planning Research Network de la Grande-Bretagne, indique que 75 % des femmes chez qui on avait laissé le stérilet ont avorté. Ce taux a été considérablement réduit lorsque le stérilet a été enlevé, puisque 89 % de ces femmes ont pu enfanter. Une femme enceinte, porteuse d’un stérilet de cuivre, court de deux à quatre fois plus de risques d’accouchement prématuré ou de voir apparaître une infection grave. Si la femme désire interrompre la grossesse, le DIU de cuivre peut être gardé in situ, jusqu’à ce que l’interruption volontaire de la grossesse soit pratiquée.

Quand on utilise un DIU, il y a un risque de salpingite. Pourriez-vous me donner plus de renseignements sur cette question?

Quand on utilise un DIU, le risque de salpingite existe dans deux situations précises :

Quand le DIU est mis en place : le risque de salpingite existe pendant les trois semaines suivant l’insertion. Pour faire diminuer ce risque, il faut avoir un test de dépistage contre les IST au cours du mois précédant la mise en place, ce qui se fait normalement pendant les menstruations suivantes.

Quand vous ou votre partenaire avez un(e) autre partenaire sexuel pouvant vous transmettre une ITS.


Une salpingite est une infection des hautes voies génitales (utérus, trompes, tissus périovariens, péritoine) pouvant être causée par diverses combinaisons d’organismes comme le N. gonorrheæ, la Chlamydia trachomatis et autres. Certaines femmes atteintes de salpingite présentent des symptômes atypiques ou n’ont aucun symptôme. Toutefois, plusieurs femmes peuvent éprouver des douleurs au bas abdomen combinées à de la fièvre, des frissons et des changements des paramètres sanguins. Le diagnostic de la salpingite se base sur les observations cliniques ou la laparoscopie. Son traitement peut exiger une hospitalisation et une thérapie intraveineuse aux antibiotiques. Dans les cas moins graves, une thérapie aux antibiotiques par voie orale peut suffire. Les complications possibles de la salpingite sont : la grossesse ectopique, un abcès pelvien, l’infécondité, la salpingite récurrente, des douleurs abdominales chroniques, des adhérences pelviennes, une hystérectomie prématurée et la dépression.

Quand un dispositif intra-utérin de cuivre perforé devrait-il être retiré lorsque la femme est enceinte ?

En général, le DIU de cuivre peut être gardé en place jusqu’à la fin de la grossesse. Un retrait laparoscopique peut souvent être exécuté avec succès, mais il est prudent de préparer l’intestin, au cas où le dispositif l’aurait partiellement perforé.

Quand le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre devrait-il être inséré ?

La période optimale d’insertion du stérilet est pendant les menstruations, puisque l’ouverture partielle du col utérin durant cette période facilite le procédé. L’insertion d’un DIU de cuivre peut aussi être effectuée à toute étape du cycle menstruel et le dispositif peut être mis en place jusqu’à une semaine après un acte sexuel sans protection, comme contraception d’urgence (DIU de cuivre Nova-T seulement). Un stérilet peut facilement être implanté dans l’utérus après un avortement thérapeutique. Par contre, l’installation postpartum d’un DIU de cuivre a été associée à des taux d’expulsion et de perforation utérine élevés. Pour cette raison, les stérilets sont le plus souvent insérés lors du suivi de postpartum de la quatrième à la sixième semaine.

Pourquoi les femmes subissent-elles des saignements anormaux et des douleurs après l’insertion du dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Il se peut que cette combinaison de symptômes résulte d’une réaction physiologique utérine à la présence du dispositif. Un usage du contraceptif oral combiné (COC), précédant celui du DIU, peut aussi avoir masqué des cycles menstruels irréguliers. Par contre, le système intra-utérin de libération d’un progestatif (Mirena) modifie fréquemment les saignements menstruels, à cause de l’action directe du lévonorgestrel sur l’endomètre. Lorsque ces symptômes n’apparaissent qu’une seule fois, il faut envisager la possibilité de complications de grossesse (grossesse ectopique, avortement spontané), d’infections pelviennes ou de position incorrecte du dispositif (y compris la perforation).

Le risque de grossesse ectopique augmente-t-il si la patiente porte un dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

Non. Chez les femmes utilisant un stérilet de cuivre, le risque de grossesse ectopique se situe entre la moitié et un cinquième du risque couru par celles qui n’emploient aucune méthode anticonceptionnelle. Cela se traduit par une incidence de moins de 1,5 de grossesses ectopiques par 1 000 femmes-année utilisant un DIU de cuivre. Néanmoins, en raison de la gravité éventuelle du diagnostic, une femme enceinte, porteuse d’un stérilet de cuivre, devrait être subir un examen pour exclure la possibilité d’une grossesse ectopique. Pourtant, lorsqu’une grossesse résulte d’un échec contraceptif, la grossesse ectopique a plus de chances de se produire chez des femmes utilisant le stérilet de cuivre que chez celles qui utilisent d’autres méthodes anticonceptionnelles.

Les femmes perdent-elles plus de sang, lors de leurs règles mensuelles, avec le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre in situ ?

Les utilisatrices des DIU de cuivre (stérilets) connaissent des pertes de sang plus abondantes, mensuellement, que les autres femmes. L’augmentation des pertes sanguines résulte typiquement de la longue durée ou de l’abondance des menstrues, et parfois même des saignements intermenstruels et du spotting. Contrairement au DIU de cuivre, les femmes qui utilisent un système intra-utérin libérant un progestatif (Mirena) bénéficient d’une réduction des saignements et de la durée menstruels, après trois à six mois d’usage.

Je viens juste de me faire installer un DIU. Après combien de temps est-il efficace pour la contraception?

Un DIU (comme Nova T, Flexi T 300, ou le SIU Mirena®) est en fait efficace immédiatement à la suite de son insertion, toutefois la plupart des professionnels de la santé recommandent d’attendre une semaine avant d’avoir des relations sexuelles (aie recours au condom ou fais preuve d’abstinence) afin de prévenir une grossesse.

Existe-t-il des risques d’anomalies congénitales chez le nouveau-né d’une femme qui mène une grossesse à terme en portant un dispositif intra-utérin (DIU) ?

Non, il ne semble pas y avoir une hausse du taux d’anomalies congénitales chez le nouveau-né d’une femme qui mène une grossesse à terme en portant un DIU de cuivre. Souvenez-vous que le stérilet se trouve toujours situé hors du sac gestationnel.

Mon médecin veut me voir prendre la pilule parce qu’il ne croit pas que les condoms sont assez efficaces. J’ai essayé plusieurs pilules dans le passé et j’y ai mal réagi (fluctuations d’humeur). J’ai également essayé la cape cervicale, le diaphragme et des spermicides avec des condoms mais j’ai eu des infections à levures à répétition durant ces périodes. Je n’ai aucun problème avec les condoms spermicides, mais j’ai entendu dire qu’ils ne sont pas plus efficaces que les condoms réguliers. Je suis peu disposée à essayer un DIU parce que ma mère en a déjà utilisé un et a connu beaucoup de problèmes. Les condoms sont un moyen de contraception satisfaisants pour moi et mon partenaire. Y a-t-il d’autres options?

Votre médecin peut vous fournir des renseignements sur les moyens de contraception, mais la décision repose entre vos mains. Le moyen que vous choisissez dépend également de votre situation personnelle, c’est-à-dire votre santé et l’ampleur que prendrait une grossesse non planifiée pour vous.

Utilisés parfaitement, au cours de toute relation sexuelle, les condoms ont un taux d’échec d’environ 2 % par année. Dans le cas d’une « utilisation typique » (utilisés incorrectement et inconséquemment), le taux d’échec atteint de 10 % à 15 %. Si vous utilisez le condom de façon fiable et avec expérience (et vous semblez en avoir) et s’il s’agit de votre méthode privilégiée, ce moyen de contraception peut s’avérer très efficace. Les condoms réduisent également la propagation de la plupart des infections transmissibles sexuellement.

Vous pourriez vouloir envisager la contraception d’urgence dans l’éventualité où le condom se briserait ou glisserait. Vous pouvez l’obtenir au moyen d’une prescription de votre médecin ou de votre pharmacien sans ordonnance bientôt (Voir « Le saviez-vous? » dans l’encadré.)

Vous avez raison de dire que les condoms lubrifiés avec du spermicide ne sont pas plus efficaces que les condoms réguliers. Toutefois, l’utilisation d’un spermicide vaginal (onguent, mousse ou gel) permet d’améliorer l’efficacité du condom parce que, s’il se déchire ou glisse, le spermicide peut prendre la relève. Malheureusement, les spermicides peuvent causer des irritations vaginales chez certaines femmes et peuvent modifier la flore vaginale normale (que vous avez identifié en parlant d’« infection à levures »). Ils peuvent, par conséquent, ne pas constituer la meilleure option pour les femmes ayant plusieurs relations sexuelles quotidiennes au cours d’une période prolongée.
La pilule contraceptive orale peut donner lieu à des effets indésirables chez certaines femmes. Puisque vous avez eu la même réaction à plusieurs pilules, l’essai d’une autre pilule ne fera pas avancer votre cause. Généralement, une pilule différente peut aider, parce qu’elle pourrait ne pas avoir les mêmes effets indésirables.

Finalement, vous ne devriez pas juger trop vite les dispositifs intra-utérins (DIU) d’après l’expérience de votre mère seulement. Sa situation peut être unique. Le dispositif a beaucoup changé depuis le temps. Les DIU modernes sont sécuritaires et très efficaces lorsque utilisés par une candidate prédisposée. Le dispositif en cuivre peut rendre les menstruations plus abondantes et provoquer des crampes, mais bon nombre d’utilisatrices en sont satisfaites. Il est relativement peu coûteux et ne contient aucunes hormones. Le nouveau dispositif intra-utérin émettant du levonorgestrel (Mirena MD) est une méthode de contraception encore plus efficace et comporte l’avantage de règles moins abondantes et moins douloureuses

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre expose la femme à un risque élevé de salpingite aiguë ?

Oui. Il y a une hausse transitoire du risque d’infection pelvienne. La salpingite aiguë résultant du port d’un DIU de cuivre est généralement limitée aux 20 premiers jours suivant l’insertion. Toute autre salpingite aiguë est causée par l’exposition à une maladie transmise sexuellement et non pas particulièrement par l’usage du DIU de cuivre. L’usage du stérilet de cuivre chez les femmes à faible risque (particulièrement celles qui ont des relations stables et mutuellement monogames) n’entraîne aucun risque de salpingite aiguë.

Comment le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre Nova-T est-il inséré ?

On insère un spéculum vaginal, mettant en vue le col utérin. Celui-ci est nettoyé à l’aide d’une solution antiseptique aqueuse. Une anesthésie locale (par ex. lidocaïne à 1 %) peut être injectée dans la lèvre antérieure du col utérin, avant l’application d’un tenaculum, et elle peut aussi servir à établir un blocage para-cervical, particulièrement chez les femmes nullipares. Sans être obligatoire, le tenaculum placé sur la lèvre antérieure du col utérin est souvent extrêmement utile pour redresser et aligner le canal cervical avec la cavité utérine (réduisant ainsi le risque de perforation). On pratique le plus souvent une échographie. Le DIU de cuivre est ensuite chargé dans le tube d’insertion, en utilisant la technique stérile et en suivant la méthode recommandée par le fabricant. Le dispositif n’est chargé qu’aussi loin qu’il le faut pour permettre l’insertion. Le rebord extérieur du tube est ajusté à la profondeur de la cavité utérine (telle que mesurée par l’échographie). L’axe long du rebord doit être aligné avec les manches du dispositif, pour une mise en place correcte dans la cavité utérine. Le bout du tube d’insertion est dirigé vers le canal cervical et ensuite, doucement, vers le fond de la cavité. Le rebord doit butter contre le col utérin. Le dispositif est ensuite expulsé du tube, en tirant sur le tube, tout en tenant la tige de plastique intérieure contre le dispositif. Il est important de suivre les directives sur l’emballage de l’insertion à ce point-ci. Le rebord doit butter contre le col utérin encore une fois, après quoi le tube est retiré, laissant le DIU de cuivre dans la cavité utérine et permettant aux fils de sortir du col de l’utérus. Les fils sont coupés à environ 2,5 cm de l’orifice externe, afin de faciliter le retrait du dispositif.

Comment le stérilet (DIU) est-il retiré?

La plupart des stérilets couramment disponibles consistent en un dispositif en forme de T auquel deux fils sont rattachés. Au moment de l’insertion, les fils sont coupés de sorte qu’ils soient visibles à partir du col lors de l’examen au spéculum que le médecin entreprend à votre visite annuelle.

Afin de retirer le stérilet, votre prestataire de soins de santé procédera généralement à un examen au spéculum. S’il (Si elle) peut voir les fils, il(elle) les attrapera à l’aide d’un instrument et retirera doucement le stérilet. Cela prend habituellement deux secondes au plus!

Si votre prestataire de soins de santé ne peut voir les fils, il(elle) ouvrira doucement le col et aura recours à une sonde pour trouver le stérilet dans votre utérus, puis, le retirera. Une anesthésie locale peut être requise.

Dans de très rares cas, le prestataire de soins de santé peut être incapable de retirer le stérilet à même son cabinet; le stérilet devra alors être retiré en salle d’opération à l’aide d’un hystéroscope (un télescope inséré dans l’utérus afin de lui permettre de localiser le stérilet).

Comment fonctionne le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre ?

L’action principale de tous les DIU de cuivre (stérilets) consiste à provoquer une réaction de rejet d’un corps étranger dans l’endomètre. Ce processus d’inflammation stérile s’avère toxique pour les gamètes, surtout pour les spermatozoïdes, et empêche un spermatozoïde viable de passer dans les trompes de Fallope. Le dispositif de cuivre a des effets toxiques indépendants sur les spermatozoïdes. Les dispositifs à libération de progestatifs produisent des changements aux structures et aux fonctions de l’endomètre qui réduisent la possibilité d’implantation d’un ovule fécondé. L’effet du progestatif sur la muqueuse cervicale réduit également la force de pénétration du spermatozoïde. Deux DIU de cuivre sont distribués au Canada à l’heure actuelle. Le DIU Nova-T est un DIU de cuivre, et le Mirena est un système intra-utérin (SIU) de libération d’un progestatif.

Comment faut-il retirer le dispositif intra-utérin (DIU) de cuivre si, chose rare, une grossesse survient pendant le port du stérilet ?

Si les fils sont visibles, le dispositif peut être retiré par une traction modérée. Si les fils ne sont pas visibles, on fait une exploration prudente du canal cervical, afin de trouver les fils. Si le DIU est inaccessible, la patiente doit être informée du risque élevé d’avortement spontané et d’accouchement prématuré, associés à la présence d’un DIU pendant la grossesse. Parfois, on pratique une hystérectomie durant la grossesse en gardant le stérilet à vue.

Combien de temps dois-je attendre avant d’avoir des rapports sexuels après l’insertion d’un DIU?

Vous pouvez avoir des rapports sexuels dès qu’un DIU en cuivre (Nova-T®) ou un DIU traité aux hormones (Mirena®) est en place. Le dispositif est efficace dès son insertion.

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IUS

Y a-t-il des activités que je ne devrais pas pratiquer à la suite de l’insertion d’un DIU/SIU, comme la natation, prendre un bain ou aller dans un spa?

Non, vous pouvez faire ce que vous voulez. Vous pourriez ressentir des crampes pendant une journée ou deux, lesquelles peuvent être prises en charge au moyen de l’ibuprophène. Les saignements légers sont normaux.

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents du système intra-utérin (SIU) libérant un progestatif (Mirena) ?

Une altération du saignement menstruel se produit souvent après l’insertion de Mirena. Ce changement du saignement menstruel est causé par l’action directe du lévonorgestrel sur l’endomètre. La durée et l’abondance du saignement menstruel diminuent graduellement, après les trois à six premiers mois. Avec l’usage continuel de Mirena, le saignement peut varier entre une menstruation légère chez certaines femmes et l’oligoménorrhée ou l’aménorrhée chez d’autres. Les effets secondaires hormonaux sont aussi communs, particulièrement durant les trois à six premiers mois. Les effets secondaires les plus communs signalés comprennent les maux de tête, la sensibilité mammaire, l’acné, le changement de poids et la dépression. Ces effets secondaires s’atténuent avec le temps.

S’il y a perforation de mon utérus pendant l’insertion d’un DIU, puis-je quand même avoir des enfants après qu’il soit guéri? Si je deviens enceinte pendant que le DIU est en place, le retrait de celui-ci peut-il être néfaste pour le fotus?

Heureusement, la perforation de l’utérus pendant l’insertion d’un DIU est peu courante. Le muscle guérit essentiellement sans problème et la fertilité n’en est pas affectée. Si vous devenez enceinte avec le DIU en place, il est très important de le laisser savoir à votre médecin. Dans certaines circonstances, comme au début de la grossesse, et que les fils du DIU sont visibles, il est approprié de le retirer. Dans d’autres cas, laisser le DIU en place est la meilleure solution.

Je viens juste de me faire installer un DIU. Après combien de temps est-il efficace pour la contraception?

Un DIU (comme Nova T, Flexi T 300, ou le SIU Mirena®) est en fait efficace immédiatement à la suite de son insertion, toutefois la plupart des professionnels de la santé recommandent d’attendre une semaine avant d’avoir des relations sexuelles (aie recours au condom ou fais preuve d’abstinence) afin de prévenir une grossesse.

J’ai fait insérer un DIU Mirena il y a quelques mois. Depuis ce temps, j’ai de petits saignements presque tous les jours. Est-ce normal?

Oui. Ce DIU est composé de plastique et de lévonorgestrel (un progestatif hormonal). Le DIU libère le lévonorgestrel lentement, entraînant l’amincissement du revêtement de l’utérus. Lorsque le dispositif Mirena vient d’être inséré, donc avant que le revêtement utérin ne se soit complètement aminci, il se peut qu’il y ait de petits saignements imprévus. Éventuellement, le revêtement s’amincit tellement que bon nombre de femmes n’ont plus du tout de règles. La situation devrait s’améliorer au cours des prochains mois. Si ce n’est pas le cas, consultez votre fournisseur de soins de santé pour vous assurer que le saignement n’est pas attribuable à une autre cause.

Je porte Mirena® depuis plus de deux mois. J’en suis très satisfaite et je n’éprouve aucun effet indésirable important, à l’exception d’un peu d’irritabilité et de règles imprévisibles. Le problème est depuis que je porte mon DIU, je n’ai presque plus d’appétit sexuel! Je n’ai jamais entendu parler de cet effet indésirable. Est-ce courant?

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un effet indésirable courant, moins de 1 % des femmes qui ont recours à Mirena® en ont fait mention. Une partie des progestatifs contenus dans le dispositif s’infiltre dans votre système et peut entraîner une production réduite de testostérone par les ovaires. Cet effet s’atténuera probablement dès que le dispositif sera en place depuis plusieurs mois et que moins de progestatifs seront absorbés par l’organisme.

J’ai fait insérer un DIU Mirena il y a quelques mois. Depuis ce temps, j’ai de petits saignements presque tous les jours. Est-ce normal?

Oui. Ce DIU est composé de plastique et de lévonorgestrel (un progestatif hormonal). Le DIU libère le lévonorgestrel lentement, entraînant l’amincissement du revêtement de l’utérus. Lorsque le dispositif Mirena vient d’être inséré, donc avant que le revêtement utérin ne se soit complètement aminci, il se peut qu’il y ait de petits saignements imprévus. Éventuellement, le revêtement s’amincit tellement que bon nombre de femmes n’ont plus du tout de règles. La situation devrait s’améliorer au cours des prochains mois. Si ce n’est pas le cas, consultez votre fournisseur de soins de santé pour vous assurer que le saignement n’est pas attribuable à une autre cause.

Comment le système intra-utérin (SIU) libérant un progestatif (Mirena) est-il inséré ?

On insère un spéculum vaginal, mettant en vue le col utérin. Celui-ci est nettoyé à l’aide d’une solution antiseptique aqueuse. Une anesthésie locale (par ex. lidocaïne à 1 %) peut être injectée dans la lèvre antérieure du col utérin, avant l’application d’un tenaculum, et elle peut aussi servir à établir un blocage para-cervical, particulièrement chez les femmes nullipares. Sans être obligatoire, le tenaculum placé sur la lèvre antérieure du col utérin est souvent extrêmement utile pour redresser et aligner le canal cervical avec la cavité utérine (réduisant ainsi le risque de perforation). On pratique le plus souvent une échographie. Le DIU de cuivre est ensuite chargé dans le tube d’insertion, en utilisant la technique stérile et en suivant la méthode recommandée par le fabricant. Le dispositif n’est chargé qu’aussi loin qu’il le faut pour permettre l’insertion. Le rebord extérieur du tube est ajusté à la profondeur de la cavité utérine (telle que mesurée par l’échographie). Le bout du tube d’insertion est dirigé vers le canal cervical et ensuite, doucement dans la cavité utérine. Le tube devrait être inséré jusqu’à ce que le rebord se trouve à environ 1,5 cm du col utérin. Le dispositif est ensuite expulsé du tube, en tirant le bouton vert vers la ligne marquée. Tout en tenant le bouton vert en place, le rebord est avancé jusqu’à ce qu’il butte contre le col utérin. Le bouton vert est ensuite glissé vers l’extrémité du tube, laissant le SIU dans la cavité utérine, et relâchant les fils. Ceux-ci sont coupés à environ 2,5 cm de l’orifice externe, afin de faciliter le retrait du dispositif. Il est important que toutes les utilisatrices reçoivent des instructions adéquates sur l’insertion de Mirena.

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Bouclier Lea

Comment puis-je trouver le contraceptif Lea®?

Le contraceptif Lea est un dispositif de silicone doux et réutilisable qui est inséré dans le vagin pour couvrir le col. Il sert de barrière pour empêcher le sperme de pénétrer dans le col. Il est muni d’une soupape à sens unique qui permet à l’air de s’échapper pendant l’insertion, ce qui crée la succion qui maintient le dispositif en place contre le col. La soupape permet également aux liquides utérins et cervicaux de s’échapper. Il est sans latex.

Il faut utiliser un spermicide avec le contraceptif Lea. De petites études ont établi son taux d’échec à 8,7 grossesses par 100 femmes avec une utilisation parfaite. Le dispositif doit être inséré avant le rapport sexuel et demeurer en place au moins 8 heures après le celui-ci. Il peut rester dans le vagin pendant jusqu’à 48 heures.

Le contraceptif Lea est disponible au Canada et dans quelques pays européens. Il n’est pas encore disponible aux Etats-Unis (la FDA a demandé des essais cliniques additionnels). Le contraceptif Lea n’est disponible qu’en une seule taille (« une taille pour toutes ») et ne requiert donc pas d’ajustement par un prestataire de soins de santé. Le contraceptif Lea est disponible sans ordonnance.

Il est possible que vous puissiez l’acheter directement de votre médecin, ou encore, vous pouvez l’acheter auprès de votre pharmacien. La pharmacie devrait être en mesure de l’obtenir de son fournisseur, ou des fabricants, Thermamed Corporation, en 1-3 jours.

Le contraceptif Lea est-il disponible au Canada?

Le contraceptif Lea est un dispositif de silicone souple réutilisable qui est inséré dans le vagin et qui recouvre le col de l’utérus. Il agit à titre de barrière pour empêcher les spermatozoïdes de pénétrer dans le col de l’utérus. Il est muni d’une soupape à sens unique qui permet à l’air de s’échapper pendant l’insertion, ce qui crée la succion qui maintient le dispositif en place contre le col. La soupape permet également aux liquides utérins et cervicaux de s’échapper. Il est sans latex.

Le contraceptif Lea est disponible en taille unique. Il n’est donc pas nécessaire de le faire ajuster par un professionnel de la santé. Une ordonnance n’est pas requise pour l’obtenir.

Il faut utiliser un spermicide avec le contraceptif Lea. De petites études ont établi son taux d’échec à 8,7 grossesses par 100 femmes avec une utilisation parfaite. Le dispositif doit être inséré avant les rapports sexuels et demeurer en place au moins 8 heures après ceux-ci. Il peut rester dans le vagin pendant jusqu’à 48 heures.

Jusqu’en janvier 2003, le dispositif était disponible auprès de son distributeur, Thermamed Corporation. Toutefois, Thermamed a décidé de cesser de distribuer le contraceptif Lea en janvier 2003. Par contre, il est toujours disponible auprès de fournisseurs en ligne canadiens. Le contraceptif Lea est disponible aux États-Unis (ayant tout récemment reçu l’approbation de la FDA) et dans quelques pays européens.

Comment la femme doit-elle nettoyer son Lea’s shield (Lea-contraceptivum) et s’occuper de son entretien ?

Une fois le Lea’s shield (Lea-contraceptivum) utilisé, le dispositif doit être lavé à l’eau chaude et au savon. Il doit ensuite être rincé et asséché. Tous les agents de nettoyage à base d’eau sont adéquats pour l’entretien du Lea’s shield (Lea-contraceptivum).

Comment utilise-t-on le Lea’s shield (Lea-contraceptivum) ?

Le Lea’s shield (Lea-contraceptivum) comprend une partie en forme de cape et un « anneau de contrôle » : ensemble, ils forment un dispositif elliptique. Il faut le placer derrière l’os pubien, aussi loin qu’il est possible de l’installer confortablement. L’anneau sert à insérer et à retirer le dispositif et à la stabiliser. Une fois en place, l’extrémité inférieure de la cape est placée sous le col (et le col est à l’intérieur de la cape) alors que l’anneau de contrôle est dirigé vers la partie postérieure de la symphyse pubienne. Il faut étendre un spermicide en bordure du dispositif et dans la partie creuse (1/3 pleine) avant de le mettre en place. Il ne faut ajouter de spermicide que si les rapports sexuels se produisent plus de huit heures après la mise en place. S’il faut ajouter du spermicide, il faut le placer dans le vagin sans retirer le Lea’s shield (Lea-contraceptivum).

Combien de temps avant les rapports sexuels le Lea’s shield (Lea-contraceptivum) doit-il être installé et quand peut-il être retiré après les rapports sexuels ?

Ce contraceptif peut être mis en place dans le vagin à n’importe quel moment avant les rapports sexuels et il ne faut le retirer que huit heures après le coït. Il doit cependant être retiré moins de 24 heures après son insertion. Il faut dire à la femme que le Lea’s shield (Lea-contraceptivum) doit être installé derrière l’os pubien, aussi loin que possible, de manière confortable. Il faut étendre un spermicide sur sa bordure avant de le mettre en place. Il ne faut ajouter du spermicide que si les rapports sexuels n’ont lieu que plus de huit heures après l’insertion. Il faut alors mettre le spermicide dans le vagin et laisser le Lea’s shield en place.

À quel point le Lea’s shield (Lea-contraceptivum) est-il efficace pour la prévention de la grossesse ?À quel point le Lea’s shield (Lea-contraceptivum) est-il efficace pour la prévention de la grossesse ?

Les quelques essais menés jusqu’ici ont constaté que l’efficacité du Lea’s shield (Lea-contraceptivum) se compare très favorablement aux autres méthodes de barrière offertes aux femmes et que son taux d’échec est de 6,4 par 100 femmes lorsqu’il est employé avec un spermicide et de 12,2 par 100 femmes après six mois, s’il est utilisé sans spermicide. L’indice de Pearl est de 13 à 24 pour 100 femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant la méthode pendant un an).

Qu’est-ce que le Lea’s shield (Lea-contraceptivum)?

Le Lea’s Shield (ou Lea-contraceptivum) est un dispositif vaginal de barrière fabriqué au moyen de silicone de qualité médicale. Il faut l’employer en combinaison avec un spermicide. Il comprend une valve anti-reflux permettant à l’air de circuler du col à travers le dispositif et il s’ancre bien et discrètement en position sur le col. Il est conçu pour remplir le cul-de-sac postérieur du vagin, réduisant ainsi les chances de déplacement. Il est muni d’un anneau d’insertion et de retrait.

Comment le Lea’s shield (Lea-contraceptivum) fonctionne-t-il ?

Ce dispositif forme une véritable barrière au sperme, combinée à un spermicide qui en rehausse l’efficacité contraceptive. Il n’a pas besoin d’être ajusté à chaque femme, mais il est recommandé de donner une démonstration sur l’insertion et le retrait à toute femme choisissant d’utiliser cette méthode anticonceptionnelle.

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Planification familiale naturelle

Quels sont les inconvénients du coït interrompu ?

Cette méthode exige beaucoup de maîtrise de soi de la part de l’homme qui doit prévoir l’orgasme et résister à la tentation de continuer les mouvements. Il doit retirer son pénis à temps pour prévenir que le sperme n’entre en contact avec le vagin ou la vulve. Le couple n’est pas protégé contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS), notamment le VIH. Des analyses du liquide précédant l’éjaculation, chez des hommes infectés par le VIH, ont révélé la présence de cellules infectées par le VIH dans quelques cas. Il existe aussi un risque théorique que le liquide précédant l’éjaculation contienne des spermatozoïdes, rendant ainsi la conception possible, même si le retrait a lieu avant l’éjaculation.

Quels sont les inconvénients de l’abstinence comme méthode anticonceptionnelle ?

Il n’y a pas d’inconvénients à l’abstinence si le couple est capable de conserver des relations satisfaisantes sans avoir de rapports sexuels par pénétration. Quand un couple choisit cette approche, il est bien avisé de se renseigner sur les autres possibilités anticonceptionnelles et d’avoir une méthode de barrière à sa disposition au cas où il déciderait d’avoir des rapports sexuels avec pénétration.

Quels sont les inconvénients de la méthode de planification familiale naturelle ?

Le couple doit être prêt à accepter le risque d’échec. Les deux partenaires doivent collaborer et avoir une bonne compréhension du fonctionnement du cycle de fécondité. Cette méthode n’offre aucune protection contre les maladies transmissibles sexuellement et le VIH. Si le cycle de la femme est imprévisible, ces méthodes ne sont pas fiables. De plus, il y a des femmes chez qui les changements cycliques de la glaire cervicale ne sont pas décelables.

Quels sont les avantages de la méthode de planification familiale naturelle ?

Elle est sans effets secondaires attribuables à des médicaments ou à un dispositif. Elle est idéale pour le couple motivé lorsque la femme a des cycles menstruels réguliers et prévisibles.

Quels sont les avantages du coït interrompu ?

Il n’entraîne aucune dépense et peut être utilisé universellement.

Quels sont les avantages de l’abstinence (sexe sans pénétration) comme méthode anticonceptionnelle ?

Les avantages de l’abstinence sont :

1. Un risque minime d’une mauvaise utilisation
2. L’absence de risque d’infection aux MTS ou au VIH si aucun liquide corporel n’est échangé
3. L’absence d’effets secondaires physiques
4. Aucune consultation d’un fournisseur de soins de santé n’est nécessaire
5. Il n’y a aucun coût, à moins qu’on n’utilise des condoms et des digues dentaires pour le sexe oral et génital

Quelles instructions devrait recevoir toute femme qui a choisi l’abstinence (sexe sans pénétration) comme sa méthode préférée de contraception ?

Tout couple pratiquant l’abstinence devrait être mis au courant des autres méthodes anticonceptionnelles et des pratiques sexuelles sans danger, pour le préparer s’il décide de faire des changements en cette matière. Il est important de lui indiquer que les condoms sont faciles d’accès s’il change d’idée. Il doit aussi être mis au courant de la possibilité de contraception d’urgence.

Quelles instructions doit-on donner à toute femme voulant commencer à suivre une méthode de planification familiale naturelle ?

Quand ils décident d’employer l’une de ces méthodes, tous les couples devraient pratiquer l’abstinence ou une autre méthode anticonceptionnelle non hormonale jusqu’à ce qu’un modèle du cycle ait été reconnu. Le couple devrait aussi être soigneusement informé sur le cycle de la reproduction, sur les symptômes à surveiller et sur la façon de noter les températures (sans oublier la nécessité d’utiliser un thermomètre spécial). Après quelques cycles de préparation, le couple tirera probablement parti d’une visite de suivi, afin de revoir la méthode et de définir le concept de période de fécondité en rapport direct avec la femme.

Quand l’abstinence (l’absence de pénétration vaginale) est-elle une forme acceptable de contraception ?

L’absence de rapports sexuels vaginaux est une méthode très efficace de prévenir une grossesse non voulue et le couple a quand même la possibilité de s’exprimer sexuellement par d’autres moyens. Cependant, s’il y a aussi lieu de se préoccuper d’éviter la possibilité d’infection transmise sexuellement, il faut aussi éviter le sexe oral aux parties génitales et toute autre activité pouvant exposer le partenaire au contact avec le liquide précédant l’éjaculation, avec le sperme, avec les sécrétions cervicales ou vaginales et avec le sang, à moins qu’il ait été établi que chacun des partenaires est libre de tout agent infectieux.

Quelles instructions devrait recevoir toute femme choisissant le coït interrompu comme sa méthode préférée de planification familiale ?

Tout couple qui choisit la méthode du retrait doit être conscient des risques élevés d’échec de la méthode et doit être renseigné sur la contraception d’urgence (si nécessaire) et recevoir une ordonnance à cette fin au cas où il y aurait un contact accidentel entre le sperme et le vagin ou les parties génitales externes. On peut aussi utiliser des spermicides, mais leur efficacité, lorsqu’ils sont utilisés après l’éjaculation, n’a pas encore été déterminée.

Pourquoi y a-t-il des échecs des méthodes de planification familiale naturelle ?

L’échec de ces méthodes peut être attribuable à une préparation ou à une compréhension insuffisante, à la prise de risques durant la période de fécondité et à un certain degré de variation dans l’arrivée de l’ovulation, ce qui explique une conception se produisant pendant la période du cycle considérée comme sûre.

Qu’est-ce que le coït interrompu?

La méthode du coït interrompu, ou du retrait, est fréquemment utilisée comme méthode de planification familiale. Pendant les rapports sexuels, l’homme retire son pénis du vagin avant l’éjaculation. Ce type de contraception comporte des risques importants de grossesse et il est surtout employé par les couples qui ne disposent pas d’une autre méthode (et, moins fréquemment, par ceux qui préfèrent ne pas utiliser les méthodes hormonales ou de barrière).

Mon partenaire dit que nous n’avons pas besoin d’utiliser un contraceptif, étant donné qu’il va se retirer à la dernière minute. Est-ce que cette méthode est efficace?

Le retrait (aussi appelé coït interrompu) est mieux que rien. Toutefois, le taux d’échec de cette méthode est élevé (typiquement autour de 27 %). Le principe consiste à retirer le pénis du vagin avant l’éjaculation. Il est très difficile de le faire de façon systématique, car cela exige un contrôle de soi considérable. Par ailleurs, cette méthode n’offre aucune protection contre les infections transmissibles sexuellement.

Laquelle des méthodes de planification familiale naturelle est la plus fiable ? Laquelle est la moins fiable ?

De toutes les méthodes naturelles utilisées, la méthode sympto-thermique est la plus fiable et la méthode du calendrier est la moins fiable.

Comment les trousses de prédiction de l’ovulation aident-elles à prévenir la grossesse ?

Il existe des trousses de prédiction de l’ovulation permettant de confirmer la présence de l’hormone lutéinisante (LH) urinaire qui précède l’ovulation d’un ou deux jours. Ces trousses coûtent cher et elles sont le plus souvent utilisées par les femmes qui souhaitent concevoir plutôt que comme méthode anticonceptionnelle d’appoint. En sachant quand la LH a une poussée, on peut s’abstenir d’avoir des rapports sexuels pendant les cinq jours suivants (à des fins anticonceptionnelles) ou, au contraire, multiplier les rapports sexuels si on désire concevoir. Le couple n’est pas protégé contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS), notamment le VIH.

Dans quelle mesure les méthodes de planification familiale naturelle sont-elles efficaces ?

Chez les utilisatrices typiques, environ 20 % des femmes conçoivent pendant la première année. Toutefois, chez la femme qui en fait une utilisation parfaite, elles peuvent entraîner un taux de grossesse de moins de cinq pour cent par année. L’index de Pearl est de 15 / 100 femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant la méthode pendant un an).

Comment fonctionne la méthode sympto-thermique pour la planification familiale naturelle?

Cette méthode utilise une combinaison des changements de température (BBT) et de la glaire cervicale ou d’autres symptômes cycliques. Un tableau des symptômes et des températures aide à connaître la période de fécondité. Certaines femmes sont conscientes des malaises causés par leur ovulation (Mittelschmerz) et peuvent inclure ce facteur à leur tableau. Des douleurs peuvent être ressenties juste avant, pendant, ou juste après l’ovulation. Le couple n’est pas protégé contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS), notamment le VIH.

Comment fonctionne la méthode du calendrier pour la planification familiale naturelle ?

La méthode du calendrier est la méthode la plus répandue de régulation de la fécondité. La femme calcule le jour du commencement et la durée de sa période de fertilité, à partir de plusieurs présuppositions :

1. L’ovulation se produit 12 à 16 jours avant le début des menstruations suivantes
2. Les spermatozoïdes demeurent viables de deux à trois jours
3. L’ouf survit pendant 24 heures.


Selon cette méthode, le couple s’abstient d’avoir des rapports sexuels ou utilise un contraceptif pendant huit à dix jours de chaque cycle. La femme doit commencer par garder un calendrier de ses menstruations pendant plusieurs mois. Elle définit sa période de fécondité en soustrayant 20 jours de son cycle le plus court (pour indiquer le début de sa période de fécondité) et en soustrayant 10 jours de son cycle le plus long (pour indiquer la fin de sa période de fécondité). Des études récentes ont démontré que la « période de fécondité » pourrait varier plus que ce qu’on a l’habitude de calculer par cette méthode. Une grossesse non prévue pourrait donc se produire quand on utilise cette technique pour éviter la conception. De plus, le couple n’est pas protégé contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS), notamment le VIH.

Comment fonctionne la méthode des températures pour la planification familiale naturelle ?

La femme prend sa température orale après un minimum de six heures de sommeil et avant de se lever (une façon simple de le faire consiste à placer le thermomètre spécial dans une tasse contenant un échantillon de la première urine du matin). L’élévation de la progestérone suivant l’ovulation devrait faire monter la température d’au moins 0,5°C. Bien que cette montée soit la conséquence de l’ovulation, et non pas un prédicteur, elle peut indiquer un modèle pour les cycles à venir. Cela confirme aussi que l’ovulation a eu lieu et, donc, que la période de fécondité se terminera sous peu (48 heures après). Comme d’autres facteurs peuvent faire monter la température, il se pourrait que des rapports sexuels sans protection ayant lieu prématurément, après la « montée de la température ovulatoire » supposée, entraînent une grossesse imprévue. Il vaut mieux attendre d’avoir noté une température élevée pendant trois jours consécutifs avant d’avoir des rapports sexuels sans protection. Jusqu’à 20 % des femmes ayant une ovulation prouvée ne connaissent pas de températures biphasiques (BBT). Ces femmes ne peuvent donc pas utiliser cette méthode. Le couple n’est pas protégé contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS), notamment le VIH.

Comment fonctionne la méthode Billings, ou de la glaire cervicale, pour la planification familiale naturelle ?

Cette méthode se fonde sur l’observation des changements de la consistance du mucus vaginal entourant l’ovulation. Un jour avant, pendant, et un jour après l’ovulation, le mucus vaginal (provenant du col de l’utérus) peut changer de consistance et devenir opaque et collant. Il est recommandé de vérifier les sécrétions vaginales, avant d’uriner, pour en examiner l’élasticité, la consistance et l’hydratation. On peut reprendre les rapports sexuels le quatrième jour après la production du mucus la plus abondante. Cette méthode est moins fiable pour les femmes qui produisent une quantité insuffisante de mucus ou dont l’état vaginal n’est pas favorable, par exemple, en présence d’infections vaginales pouvant masquer les changements de la glaire cervicale. Le couple n’est pas protégé contre les maladies transmissibles sexuellement (MTS), notamment le VIH.

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Timbre contraceptif

La prise de poids est-elle fréquente avec Evra (le timbre contraceptif) et de quoi dépend-elle?

Le timbre contraceptif est très semblable à la pilule contraceptive orale en ce qui concerne les effets secondaires telle la prise de poids. Les recherches visant à comparer le timbre et la pilule à un placebo (une pilule neutre qui est identique, de sorte que les gens ne savent pas s’ils prennent ou non la pilule véritable) ont révélé que la prise de poids moyenne était de moins d’une livre (454 g) par année. En autres mots, la prise de poids n’avait rien à voir avec le timbre ni la pilule. Certaines femmes ont perdu du poids et d’autres ont pris davantage de poids. Le tout dépend de la quantité de calories que vous ingestez comparativement à la quantité d’énergie que vous dépensez grâce à l’activité. Ni la pilule ni le timbre n’entraînent une prise de poids.

Si je fais de l’embonpoint, le timbre contraceptif fonctionnera-t-il quand même?

La réponse est affirmative. On est préoccupé par le fait que le timbre en tant que moyen de contraception soit moins efficace chez les femmes dont le poids est supérieur à 90 kg (198 lb). Le taux d’efficacité typique pour le timbre est d’environ 99 %, lequel est semblable à celui de la pilule. Les études sur l’efficacité initiale se sont penchées sur 3 300 femmes qui ont eu recours au timbre pendant plus de 22 000 mois en tout. Les échecs liés au timbre étaient plus fréquents chez les femmes dont le poids excédait 198 lb, bien que seulement 15 femmes soient devenues enceintes au total. Ainsi, si vous faites de l’embonpoint, le timbre constituera tout de même une protection contre une grossesse non désirée et sera plus utile qu’aucun moyen de contraception du tout.

J’étais en retard d’une journée pour changer mon timbre à la deuxième semaine du cycle. J’ai commencé à saigner. Est-ce normal et pourquoi?

L’oestrogène que renferment le timbre et la pilule stabilise la paroi de l’utérus, qui est éliminée pendant les menstruations. Lorsque les niveaux d’ostrogène diminuent, un saignement se manifeste. Cela peut se produire lorsque le timbre est retiré en retard. Le timbre offrira quand même une protection efficace contre une grossesse jusqu’à deux jours, les soi-disant deux journées de grâce, mais vous devriez utiliser une méthode d’appoint pendant une semaine si le retard est de plus de deux jours. Les deux jours de grâce ne s’appliquent pas si le timbre se décolle ou est retiré.

J’ai certains problèmes avec mon timbre contraceptif. Puis-je le porter seulement quand j’ai une relation sexuelle plutôt que de le porter en tout temps?

NON! Ne faites surtout pas ça! Le timbre n’est efficace sur le plan contraceptif que s’il est porté de façon continue. Habituellement, il faut porter le timbre pendant trois semaines (un nouveau timbre est appliqué tous les sept jours), puis interrompre l’application pendant une semaine. Vous devriez avoir vos règles pendant cette semaine. Si le timbre se détache accidentellement, il devient inefficace sur le plan contraceptif après 24 heures. Remplacez le timbre dès que possible, puis utilisez une méthode contraceptive d’appoint pendant une semaine.

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Pilule

Y a-t-il une pilule particulière qui est plus indiquée pour une adolescente ?


Non. Le choix du CO peut être fortement influencé par celui que ses compagnes ou les membres de sa famille utilisent, aussi bien que par la taille et la couleur de l’emballage du COC. Il se peut que les COC à faible dose (20 µg d’éthinylostradiol) soient mieux tolérés dans la mesure où ils sont liés à moins de douleurs mammaires, de nausées, de maux de tête, tous des effets indésirables liés à l’ostrogène, qui semblent avoir un effet néfaste sur l’observance des adolescentes.

Si une femme est atteinte d’aménorrhée pendant qu’elle prend la pilule contraceptive orale, doit-elle être traitée ?

Aucun traitement précis n’est nécessaire (pourvu qu’il soit établi, au départ, qu’elle n’est pas enceinte) puisque l’aménorrhée est généralement due à une carence relative en ostrogène (stimulateur de l’endomètre) par rapport au progestatif (suppresseur de l’endomètre) contenu dans le COC. Il n’en résulte pas une atrophie permanente et le retour d’une fonction ovarienne normale, après l’arrêt de la pilule, aura pour effet de rétablir rapidement la croissance endométriale et son développement. Si la patiente ne peut accepter cette absence de saignement, ou si elle a peur d’être enceinte chaque mois, une brève supplémentation à l’ostrogène aura pour effet de provoquer une nouvelle croissance endométriale suffisante pour entraîner un saignement de sevrage pendant quelques cycles. Généralement, on peut administrer quotidiennement 1,25 mg d’ostrogène combiné ou 2 mg d’ostradiol, en plus du CO habituel, pendant les 10 premiers jours du cycle de traitement au COC suivant. On peut répéter cette approche aussi souvent que désiré.

Si je tombe enceinte pendant que je prends « la pilule », y a-t-il un danger quelconque pour mon bébé?

Bien que cela n’arrive pas souvent, une grossesse peut survenir même quand on a pris ses pilules de façon irréprochable. Dans ce cas, le médecin demande à la femme de cesser de prendre la pilule et il s’informe de ce qu’elle désire faire : mener sa grossesse à terme ou subir un avortement. Si elle veut mener sa grossesse à terme, le médecin lui dira que le risque d’anomalies de naissance dues à la prise d’un CO pendant la grossesse est très minime, sinon inexistant. Il la dirigera vers les soins prénatals et lui demandera de commencer à prendre des vitamines prénatales immédiatement, notamment, de l’acide folique, pour réduire le risque d’anomalies neurales chez le bébé. Le médecin lui parlera aussi des effets de l’alcool et du tabac sur le fotus et évaluera le risque d’infection par le VIH.

Si je veux commencer à prendre la pilule anticonceptionnelle, ai-je besoin du consentement de mes parents?

La décision de commencer à prendre un contraceptif oral est très importante et tu as avantage à impliquer tes parents à cette décision si c’est possible. Toutefois, ton prestataire de soins n’a pas besoin de la permission de tes parents pour te prescrire un contraceptif, à condition que tu comprennes les risques et les avantages potentiels qui découlent de ta décision. Tes soins de santé sont confidentiels. À moins qu’il ne soit question d’abus ou de situations qui relèvent du code criminel, ton interaction avec ton prestataire de soins demeure confidentielle et elle ne sera pas divulguée aux autres membres de ta famille.

Si je prends la pilule et que j’ai des relations sexuelles sans condom pendant les sept jours de pilules de sucre, ou pendant mes règles, la pilule est-elle moins efficace et augmente-elle les possibilités de grossesse et pourquoi?

L’efficacité de la pilule dépend de la fréquence à laquelle vous la prenez, et non pas où vous en êtes au cours de votre cycle. Vous êtes protégée d’une grossesse pendant tout votre cycle et le taux d’échec est de moins de 1 % dans le cas d’une utilisation parfaite et de 6 % dans le cas d’une utilisation typique. Si vous oubliez deux pilules ou plus, surtout au cours de la première ou de la dernière semaine du cycle de trois semaines de pilules actives, votre risque de grossesse accidentelle est plus élevé et vous devriez envisager le recours à la contraception d’urgence (Plan B).

i je prends la pilule et que j’ai des relations sexuelles sans condom pendant les sept jours de pilules de sucre, ou pendant les règles, la pilule devient-elle moins efficace et accroît-elle les possibilités de grossesse et pourquoi?

Absolument pas. La pilule, dans le cas d’une utilisation appropriée, est extrêmement efficace comme moyen de contraception. L’activité sexuelle pendant la semaine sans hormone, n’accroît pas les possibilités d’une grossesse. Les possibilités d’une grossesse sont plus élevées si plus de deux pilules ont été oubliées pendant la première ou la dernière semaine du cycle actif de 21 jours.

Si je prends la pilule chaque matin mais à des heures différentes, me conférera-t-elle tout de même une protection contre une grossesse?

Oui, mais plus vous en faites une utilisation régulière, plus vous pourrez compter sur la pilule pour vous protéger contre une grossesse. Les jours suivant votre semaine sans hormones ou la prise des placebos constituent le moment le plus crucial pour prendre vos pilules à temps. Si l’intervalle de sept jours sans pilules est prolongé, le risque d’échec sera plus élevé. Les taux d’échec dans le cas d’une utilisation parfaite, laissant entendre que vous avez pris la pilule à la même heure tous les jours et que vous n’en avez oubliez aucune, est d’environ 0,1 %. Par contre, dans le cas d’une utilisation typique, tenant compte d’une utilisation moins régulière et de l’oubli de la prise de pilules, les taux d’échec sont d’environ 3 à 8 %. Il est nécessaire de prendre sa pilule aussitôt que possible si on l’a oublié et qu’on la prend plus tard, même si cela signifie d’en prendre deux simultanément. Si cette situation se produit au cours de la première semaine de la prise des pilules actives, vous devriez envisager d’avoir recours à une méthode de contraception d’appoint, comme les condoms, pour les sept journées suivantes. Il se pourrait même que vous deviez prendre la contraception d’urgence.

Si je prends la pilule contraceptive et que je deviens enceinte, la pilule peut-elle influencer le test de grossesse?

Non, la pilule ne peut pas nuire au test de grossesse. Le test de grossesse vise à détecter une hormone appelée beta-hCG, qui n’est produite que par le fotus. La pilule ne renferme pas cette hormone, donc ne modifiera en rien le test de grossesse. Si vous n’avez pas vos règles pendant la prise de la pilule, ou présentez un saignement inhabituel (très léger ou très abondant) ou une microrragie durant la semaine où vous auriez normalement vos règles, envisagez de subir un test de grossesse, car vous pourriez être devenue enceinte en oubliant accidentellement de prendre des pilules. La pilule contraceptive ne cause aucun tort à la grossesse si vous la prenez sans savoir que vous êtes enceinte.

Quels sont les effets de la cigarette sur les femmes qui prennent « la pilule »?

La cigarette est généralement mauvaise pour votre santé. On recommande à tous les fumeurs de cesser de fumer, particulièrement aux femmes qui prennent la pilule.

Bien que les taux demeurent faibles, les femmes qui utilisent des contraceptifs oraux font face à un risque accru de présenter un accident vasculaire cérébral, des maladies du cour et(ou) des caillots de sang aux jambes et aux poumons. En raison de la hausse inhérente de ces risques avec l’âge, on recommande aux fumeuses de 35 ans et plus de ne pas prendre de contraceptifs oraux. Les utilisatrices de contraceptifs oraux qui fument ont également davantage de risques de présenter une métrorragie et(ou) une microrragie.

Quelles sont les probabilités de devenir enceinte pour une femme qui n’utilise que la pilule, en tenant compte du fait qu’elle n’en oublie aucune?

L’efficacité de la pilule contraceptive est mesurée par l’indice de Pearl. Foncièrement, cet indice évalue le nombre de grossesses qui se produiront en un an, par 100 femmes qui utilisent cette méthode de contraception. Dans le cas d’une utilisation parfaite, une ou deux femmes deviendront enceintes par 100 femmes qui ont recours à la pilule contraceptive. Toutefois, puisque la plupart des femmes n’utilisent pas la pilule de façon parfaite, le taux d’échec d’utilisation est d’environ deux à quatre femmes devenant enceinte tous les ans.

Quelles sont les probabilités de devenir enceinte pour une femme qui n’utilise que la pilule, en tenant compte du fait qu’elle n’en oublie aucune?

L’efficacité de la pilule contraceptive est mesurée par l’indice de Pearl. Foncièrement, cet indice évalue le nombre de grossesses qui se produiront en un an, par 100 femmes qui utilisent cette méthode de contraception. Dans le cas d’une utilisation parfaite, une ou deux femmes deviendront enceintes par 100 femmes qui ont recours à la pilule contraceptive. Toutefois, puisque la plupart des femmes n’utilisent pas la pilule de façon parfaite, le taux d’échec d’utilisation est d’environ deux à quatre femmes devenant enceinte tous les ans.

Quelle est la bonne façon de cesser d’utiliser la pilule anticonceptionnelle? Comment longtemps devrais-je attendre avant de tenter de tomber enceinte?

Vous pouvez cesser de prendre le contraceptif oral en tout temps. Afin de diminuer la perturbation possible du cycle menstruel, il est préférable de cesser de prendre la pilule anticonceptionnelle après la dernière pilule d’hormones (c.-à-d. le jour 21).

La fertilité n’est pas perturbée par l’emploi préalable d’un contraceptif oral. Une femme peut tomber enceinte en tout temps après avoir cessé de prendre la pilule anticonceptionnelle, sans effets secondaires pour le fotus. Le fait de permettre au moins une menstruation spontanée après avoir cessé de prendre la pilule, avant de tenter de concevoir, peut faciliter l’identification plus précise de la période d’ovulation.

Que signifient les différentes couleurs d’une pilule contraceptive?

Les couleurs aident à différencier les pilules qui contiennent des hormones (les pilules actives) de celles qui n’en contiennent pas (pilules de sucre).

Si vous avez recours à une pilule dont la quantité d’hormones varie d’une semaine à l’autre (par exemple, Triphasil®, Triquilar®, Tri-Cyclen®, Tri-Cyclen Lo®), les pilules de différentes couleurs correspondent à différentes quantités d’hormones.

Si vous avez recours à une pilule qui contient la même quantité d’hormones d’une semaine à l’autre (par exemple MinEstrin®, Alesse®, Marvelon®, Cyclen®, Yasmin®), les pilules de couleur représentent celles qui contiennent les hormones actives, tandis que l’autre couleur représente les pilules qui ne contiennent aucune hormone (les pilules placebo ou les pilules de sucre).

Les pilules contraceptives se présentent sous forme d’emballages de 21 ou de 28 jours. Les emballages de 28 pilules comprennent 21 pilules contenant des hormones (pilules actives) et sept pilules qui ne contiennent aucun médicament (placebo ou pilule de sucre). Les emballages de 21 pilules ne renferment que 21 pilules actives. Lorsqu’elles ont recours à l’emballage de 21 pilules, les femmes doivent se rappeler de recommencer à prendre leurs pilules après l’intervalle sans pilule de sept jours et, pour certaines, ce peut être difficile. L’emballage de 28 pilules permet également à la femme de prendre ses pilules sans interruption tout au cours du cycle. En effet, l’emballage de 28 pilules comprend 21 pilules actives, suivies de sept pilules de sucre. Dès qu’un emballage est terminé, un autre est entamé.

Que dois-je faire si j’oublie une pilule de mon paquet de pilules anticonceptionnelles?

Si vous oubliez une pilule, prenez-la aussitôt que vous vous en souvenez, puis, prenez la prochaine pilule au moment prévu. Cela peut vouloir dire prendre deux pilules le même jour. Vous voudrez peut-être utiliser une méthode d’appoint, p. ex. un condom pendant les sept prochains jours.

Si vous oubliez deux pilules, prenez deux pilules la journée où vous vous rendez compte de votre oubli, puis deux autres pilules le lendemain. Puis, retournez à l’horaire de prise régulier. Utilisez une méthode d’appoint pendant les sept prochains jours.

Si vous oubliez plus de deux pilules, utilisez une méthode d’appoint pendant les sept prochains jours. Jetez le paquet aux poubelles et commencez un nouveau paquet la journée où vous vous rendez compte de votre oubli.

Qu’est-ce que l’aménorrhée post-pilule ? Est-ce un phénomène réel ?

Certaines femmes qui cessent de prendre la pilule contraceptive orale combinée (COC) ne voient pas immédiatement le retour des menstruations normales. Au début, on croyait que cela était dû à la persistance de l’effet de la pilule. De là l’expression « aménorrhée post-pilule ». On a maintenant abandonné ce concept parce que la vraie raison pour l’absence de règles est maintenant connue. Chez certaines femmes qui ont des règles régulières au départ, toute méthode contraceptive adoptée pendant une période de temps prolongée est liée à une certaine prise ou perte de poids (la raison la plus courante expliquant des perturbations menstruelles), à l’apparition d’une dysfonction thyroïdienne ou à un prolactinome pituitaire. Les utilisatrices de la pilule qui ont ces conditions ne connaissent pas d’absence de règles menstruelles parce que les stéroïdes contraceptifs maintiennent les menstrues jusqu’à l’arrêt du COC. Ensuite, une fois la prise du COC interrompue, l’absence de menstruations devient évidente. Ainsi donc, l’absence de menstruations après l’interruption du COC ne doit pas être attribuée à un simple effet de la pilule, mais doit être examiné comme n’importe quelle autre situation où les règles sont absentes. Un examen de dépistage d’une aménorrhée secondaire devrait être mené si les cycles ne reprennent pas dans les six mois suivant l’interruption du COC.

Pendant combien de temps dois-je prendre la pilule avant qu’elle ne soit efficace?

Si vous commencez à prendre le contraceptif oral dans les cinq premiers jours de votre cycle (le jour 1 étant le premier jour de vos menstruations), il conférera une contraception efficace. Par contre, si vous avez oublié une pilule, si vous avez un cycle menstruel irrégulier ou si vous avez commencé à prendre la pilule à un autre moment de votre cycle, il est recommandé d’utiliser une méthode d’appoint, tels les condoms, pendant les sept premiers jours de votre premier emballage de pilules.  Il importe de se souvenir que la pilule anticonceptionnelle ne vous protège pas contre les IST, donc l’utilisation de condoms est toujours recommandée.

Mon médecin m’a dit de prendre la pilule contraceptive tous les jours sans interruption, mais j’ai des saignements. Qu’est-ce qui ne va pas?

Il est de plus en plus fréquent que les médecins recommandent l’utilisation semi continue ou continue de la pilule contraceptive. Ainsi, plutôt que de prendre des pilules actives pendant trois semaines et de prendre une pause pendant une semaine (soit en prenant les pilules inactives ou en ne prenant aucune pilule durant cette semaine), vous prenez la pilule contraceptive tous les jours sans interruption.

Cette façon de prendre la pilule contraceptive comporte bon nombre d’avantages. La minimisation des règles peut être bénéfique pour les femmes qui ont des règles douloureuses ou abondantes, des migraines menstruelles ou qui font du sport. Il n’est pas anormal ou nocif de procéder de la sorte. La posologie de la pilule empêche la paroi de l’utérus de s’accumuler aussi rapidement, de façon à ce qu’une quantité moindre de tissu se détache. Dès que vous arrêtez de prendre la pilule, les niveaux d’hormone diminuent, action qui signale à votre organisme que c’est le moment des règles.

La plupart des femmes qui commencent à prendre la pilule de façon continue connaîtront des saignements anormaux au cours des premiers mois de cette pratique, puisque le médicament commence à amincir la paroi utérine. Si vous connaissez des saignements anormaux ou de légères pertes lors de l’utilisation continue de la pilule contraceptive et que vous prenez la pilule depuis au moins trois semaines, vous pouvez prendre un intervalle de cinq à sept jours sans pilule pour avoir des règles régulières, puis recommencer le même processus continu à nouveau. Éventuellement, les femmes qui ont recours à la pilule de façon continue ne connaîtront plus de saignement du tout.

Parfois, les saignements anormaux accompagnant la prise de pilules contraceptives (appelés hémorragies utérines) n’est pas seulement un effet indésirable du médicament. Les femmes atteintes d’une infection transmissible sexuellement, comme la chlamydiose ou la gonorrhée, peuvent avoir des saignements irréguliers et des anomalies du col de l’utérus (qui sont détectables par un frottis de PAP) qui peuvent parfois être la cause du saignement. Si les saignements ou d’autres symptômes lors de la prise de la pilule vous préoccupent, consultez votre médecin.

Mes pilules se présentent en emballage de 21. J’ai oublié la dernière pilule de mon emballage et je ne m’en suis rendue compte qu’aujourd’hui, journée où je devais entamer un nouvel emballage. J’ai eu des relations sexuelles non protégées au cours de ma semaine sans pilule. Que dois-je faire? Devrais-je prendre la contraception d’urgence (CU)? Si je prends la CU, est-ce que je commence quand même mon nouvel emballage de pilule?

Si vous avez oublié une pilule (et que votre intervalle sans pilules a été de huit jours plutôt que de sept), vous devriez envisager de prendre la CU si vous avez eu des relations sexuelles non protégées au cours des cinq jours précédents. Bien que la pilule soit plus efficace lorsqu’elle est prise dans les trois jours suivant la relation sexuelle non protégée (mieux vaut tard que jamais), elle peut tout de même être efficace pendant cinq jours suivant une relation sexuelle non protégée. Vous pouvez commencer votre nouvel emballage de pilule contraceptive le jour suivant. Vous devriez également utiliser des condoms au cours de la première semaine du nouvel emballage.

Les menstruations de ma fille, qui vient tout juste d’avoir 13 ans, ont commencé il y a six mois et depuis elle saigne continuellement. Un gynécologue lui a prescrit la pilule anticonceptionnelle mais j’ai entendu dire que cela pourrait mettre fin à son cycle de croissance (elle ne mesure que 1 m 52 maintenant).

Les premiers signes de la puberté chez une fille sont la formation de sa poitrine, bien que parfois ce soit la pilosité pubienne ou aux aisselles qui apparaît d’abord. Le début du cycle de croissance se produit aux environs de la même période. Le taux de croissance le plus rapide a lieu plus tard, mais tout de même avant la première menstruation. La première menstruation d’une adolescente se produit généralement environ deux ans, en moyenne, après le début de la puberté. Dès le moment où les menstruations débutent chez une adolescente, le rythme de croissance a déj à commencé à ralentir et elle ne grandit généralement que de cinq à huit cm de plus par la suite.

La croissance des enfants et des adolescents est complexe et fortement influencée par la santé générale, la nutrition et le potentiel génétique. Une adolescente qui s’alimente mal, dont les parents sont de petite taille, dont l’origine ethnique prédispose à l’obtention d’une petite taille, ou qui présente une pathologie chronique ne sera pas aussi grande qu’une adolescente en santé qui s’alimente bien et dont les parents sont de grande taille. Des hormones comme celles de la croissance, entre autres, influent également sur la taille. Les ostrogènes ont une influence sur le cycle normal de croissance à la puberté. Au début de la puberté, le faible niveau d’ostrogènes dans le sang d’une jeune femme est en partie responsable de l’accroissement rapide de la taille. Vers la fin de la puberté, le haut niveau d’ostrogènes fait en sorte que les cartilages de conjugaison des os se joignent, ce qui, au fil des mois et des années, met fin à la croissance et permet à l’adolescente d’atteindre sa taille adulte.

Parce que votre fille a déjà commencé à être menstruée, elle a presque atteint sa taille adulte peu importe si elle prend ou non des contraceptifs oraux. Aucune preuve ne démontre qu’une jeune femme prenant la pilule anticonceptionnelle à faible dose (de conception récente) serait plus petite que sa taille prévue. En fait, une étude ayant suivi des jeunes filles âgées d’environ douze ans n’a trouvé aucune différence quant à la taille à l’âge de 21 ans entre celles qui ont choisi de prendre la pilule et celles qui ne l’ont jamais utilisée 1.

Une des raisons possibles expliquant la perception erronée courante selon laquelle la pilule pourrait réduire la taille d’une jeune femme provient probablement d’une ancienne pratique des années 60 et 70 ayant recours à de fortes doses d’ostrogènes pour ralentir la croissance de filles qui semblaient destinées à devenir très grandes. Cela ne se fait plus fréquemment de nos jours. Les doses d’ostrogènes utilisées dans ces cas étaient très élevées, soit environ cinq fois supérieure à celle de la pilule anticonceptionnelle moyenne d’aujourd’hui.

Lorsqu’une jeune femme a des saignements abondants, les risques potentiels de la prise de contraceptifs oraux devraient être évalués par rapport aux problèmes physiques (allant de la carence en fer à des hémorragies mettant la vie en danger) et aux inconvénients sociaux qui découlent des menstruations entraînant des difficultés considérables. Le fait de savoir si une jeune femme nécessite des contraceptifs oraux doit aussi être envisagé.
1 Référence : Lloyd T, Lin HM, et al. « Oral contraceptive use by teenage women does not affect body composition ». Obstetrics and Gynecology , vol. 100(2), 2002, p. 235-9.

La pilule contraceptive orale entraîne-t-elle un gain de poids?

La perception que le contraceptif hormonal entraîne un gain de poids est l’une des raisons les plus fréquentes citées par les femmes pour expliquer leur désir de changer de méthode. Cette perception est particulièrement fréquente chez les adolescentes, dont plusieurs connaissent une croissance rapide, peu importe leur choix contraceptif.

La pilule contraceptive orale n’affecte pas le poids de façon importante. Des études ont comparé le changement de poids chez les femmes prenant un contraceptif oral versus celles qui utilisent des méthodes barrières tels les condoms et le diaphragme. Quoiqu’une petite proportion de femmes dans les deux groupes ait remarqué soit un gain, soit une perte de poids, le poids de la majorité des femmes est demeuré le même. Les changements cycliques, tel le ballonnement, peuvent être éprouvés en raison de la rétention d’eau, mais cela devrait s’améliorer pendant l’intervalle « sans pilule ».

Cochrane Database Syst Rev. 2003;(2)

La pilule contraceptive orale (PCO) cause-t-elle des anomalies congénitales si elle est prise par erreur pendant la grossesse?

Bon nombre de femmes s’inquiètent de la possibilité d’anomalies congénitales avec l’emploi de contraceptifs oraux.

Heureusement, les études n’ont révélé aucune association entre la PCO et les anomalies congénitales.

Une revue de la littérature (méta-analyse) menée en 1990 n’a révélé aucune augmentation globale des anomalies congénitales (RR 1,0; IC de 95 %, 0,8-1,2). Puisque l’hormone progestative dans la PCO est faible, il n’y a aucun risque de masculinisation du fotus femelle.

En conclusion :
1. La PCO ne cause pas d’anomalies congénitales.
2. Si la PCO est prise par erreur au moment de la conception ou en début de grossesse, elle ne blessera pas le fotus.

 

La pilule contraceptive affecte-t-elle la libido?

Bien qu’on rapporte parfois que la pilule puisse améliorer l’excitation sexuelle pour certaines femmes parce qu’elle atténue les symptômes liés aux règles et qu’elle peut prévenir une grossesse non désirée, les hormones contraceptives peuvent contribuer à la réduction de la libido chez certaines autres.

Toutes les femmes présentent une certaine quantité de testostérone. La pilule contraceptive (le timbre ou l’anneau) est reconnue pour accroître les niveaux d’une protéine (SHBG), qui se lie à la testostérone et réduit l’activité de cette dernière dans l’organisme. C’est pourquoi les femmes qui ont recours à la pilule contraceptive ont moins d’acné ou moins de poils au visage, soit de bons effets secondaires!

Cependant, les chercheurs se sont attardés aux effets des niveaux de testostérone et de la protéine SHBG sur la fonction et le plaisir sexuels des femmes. Quelques études ont laissé entendre un lien entre la prise de la pilule contraceptive et une diminution de la stimulation et du plaisir sexuels chez les femmes. Une étude en particulier s’est penchée sur les niveaux de SHBG chez les femmes ayant recours à la pilule, chez les femmes qui ont récemment interrompu la prise de la pilule et chez les femmes qui n’ont jamais pris la pilule contraceptive.

Cette étude précise portait sur 124 femmes qui consultaient un fournisseur de soins en clinique pour une dysfonction sexuelle. Elles ont toutes reçu un diagnostic de carence androgénique grâce à une échelle d’évaluation des symptômes et présentaient des niveaux androgéniques dans la fourchette inférieure à la normale pour des femmes en âge de procréer. Parmi ces femmes participant à l’étude, 62 d’entre elles prenaient la pilule, 39 avaient interrompu le recours à la pilule et 23 n’avaient jamais utilisé la pilule. Les niveaux de SHBG étaient quatre fois supérieurs chez les femmes ayant recours à la pilule ou qui en avaient récemment interrompu l’usage. Les niveaux de SHBG étaient encore élevés chez bien des femmes après un an, mais revenaient graduellement à ceux observés chez les femmes qui n’avaient jamais pris la pilule.

Ces découvertes sont intéressantes parce que les avantages (réduction de l’acné et des poils faciaux) et les inconvénients (réduction de la libido) de l’action moindre de la testostérone pourraient persister pendant une période plus longue qu’on ne le croyait après l’interruption de la prise de la pilule. Cette étude incite à effectuer davantage de recherches sur les effets à long terme de la pilule sur la fonction hormonale.

Panzer C, Wise S, Fantini G, Kang D, Munarriz R, Guay A et Goldstein I. « Impact of oral contraceptives on sex hormone-binding globulin and androgen levels: a retrospective study in women with sexual dysfunction », J Sex Med, vol. 3, no 1, janv. 2006, p. 104-13.

Je viens juste de commencer à prendre la pilule contraceptive. Je prends la pilule tous les jours à la même heure depuis deux semaines, mais mes règles sont apparues quand même. Est-ce normal? Aurai-je mes règles à nouveau si je prends les pilules de sucre dans une semaine? Est-ce que ça veut dire que les pilules ne fonctionnent pas pour moi?

Il est courant d’avoir des saignements inattendus au cours des deux à trois premiers mois d’utilisation de la pilule contraceptive. Tant que tu prends la pilule tous les jours à la même heure, tu t’assures une protection contre une grossesse. Ne t’en fais pas et poursuis avec les pilules. Tu pourrais connaître davantage de saignements durant la semaine des pilules de sucre. Après deux à trois mois d’utilisation de la pilule, ce saignement irrégulier devrait se résorber. Si ce n’est pas le cas, consulte ton fournisseur de soins de santé pour t’assurer que le saignement n’est pas attribuable à une autre cause, comme une infection transmissible sexuellement. Aussi, si tu fumes, il est fort possible que tu connaisses de légers saignements.

Je souffre d’épilepsie et je veux prendre la pilule contraceptive. Puis-je prendre n’importe quelle marque avec mes médicaments (Tegretol et Frizium)?

Non, ce ne sont pas toutes les marques qui vous conviendront. Certains médicaments anti-épileptiques touchent le métabolisme de la pilule contraceptive. Tegretol (carbamazépine) et Dilantin (phénytoïne) accroissent tous deux la décomposition de l’ostrogène contenu dans la pilule. Si vous prenez ces médicaments, vous devez avoir recours à une pilule contraceptive renfermant une dose plus forte d’ostrogène, soit 50 microgrammes d’éthinylostradiol, plutôt qu’une pilule normale de faible dose ou de très faible dose. Les niveaux de Dilantin doivent également être suivis. Les contraceptifs qui ne renferment pas d’ostrogène, comme le Depo-Provera ou un dispositif intra-utérin (DIU), sont également des solutions raisonnables si vous ne prenez pas la pilule.

Je prends mes pilules contraceptives sans interruption (pendant trois mois consécutifs sans pause) depuis six mois maintenant. Ce mois-ci, j’ai mis fin à cette pratique et je tente d’avoir mes règles à un intervalle régulier, lesquelles ne se sont pas encore manifestées. Mes règles accusent un retard de trois jours maintenant. Serait-ce parce que j’ai arrêté de prendre les pilules sans interruption?


En prenant la pilule contraceptive sans interruption, pratique également connue comme utilisation semi-continue, une femme aura tout de même ses règles durant la semaine où elle prend les placebos (pilules de sucre). Il faut souvent compter quelques jours avant que les règles ne reviennent à la normale après la prise de la dernière pilule. Un pourcentage minime de femmes présentera également une aménorrhée, ou absence de règles, comme résultat de l’amincissement de la paroi de l’utérus, de façon à ce qu’aucun tissu ne se détachera pendant l’interruption de la prise de la pilule (par conséquent aucun saignement menstruel). Il est judicieux de subir un test de grossesse la première fois où les règles ne se manifestent pas, dans le cas du recours à la contraception hormonale, puisqu’une grossesse accidentelle peut résulter de l’oubli de la prise de pilules.

Je prends la pilule depuis six mois. Le mois dernier, mes règles ont commencé malgré qu’il me restait cinq pilules hormonales. Est-ce que cela indique que mes pilules sont moins efficaces?

Le phénomène auquel vous référez s’appelle « les saignements irréguliers » et, quoique fâcheux, ils ne sont pas nocifs. Les saignements irréguliers sont très fréquents pendant les quelques premiers mois après avoir commencé à prendre une nouvelle pilule alors que votre corps s’adapte aux hormones.

Si les saignements irréguliers se sont manifestés après les quelques premiers mois, c’est peut-être que avez oublié de prendre un ou deux comprimés ou que vous les avez pris en retard, ou que vous avez été malade avec une diarrhée ou des vomissements (qui auraient entravé l’absorption du médicament dans la voie gastro-intestinale). Les médicaments telle la rifampicine (un antibiotique peu commun) et les anticonvulsivants peuvent interagir avec la pilule. Si vous prenez vos comprimés régulièrement et à la même heure et vous ne prenez pas de médicament qui réduit l’efficacité de la pilule, soyez rassurée qu’elle fonctionne à titre de contraceptif.

D’autres raisons peuvent expliquer les saignements irréguliers avec la pilule. Le tabagisme peut les causer puisqu’il perturbe le métabolisme de l’estrogène dans la pilule par le foie. Il y a toujours lieu d’enrayer la grossesse au moyen d’un test urinaire de grossesse. Les infections cervicales telle la gonorrhée ou la chlamydia peuvent également causer des saignements. Consulter votre médecin pour subir un examen à cet effet ainsi qu’un test de Pap. Il est possible qu’il ou elle décèle un « ectropion » (les cellules à l’intérieur de la cavité du col de l’utérus se transposent à l’extérieur du col sous l’influence des hormones dans la pilule) ou un polype (une croissance bénigne). Ces conditions inoffensives peuvent être traitées si elles sont soupçonnées d’être la cause des saignements.

Quoiqu’une marque de pilule ne vaut pas mieux qu’une autre en ce qui concerne les saignements irréguliers, il se peut qu’une autre pilule ait des effets secondaires différents selon la personne. Il peut donc s’avérer utile d’essayer une différente pilule. Malheureusement, il n’y a aucune formule « magique ».

Comme vous pouvez le constater, il y a plusieurs causes des saignements irréguliers. Si le problème ne persiste pas, il n’y a vraisemblablement pas de quoi s’en faire. S’il persiste, vous voudrez peut-être consulter votre médecin pour en discuter et possiblement, essayer une différente pilule.

Je prends des antibiotiques pour une infection de la gorge et je me suis fait dire que ma pilule contraceptive pourrait ne pas être aussi efficace pendant la prise des antibiotiques. Que devrais-je faire?

On dit souvent que la prise d’antibiotiques peut interagir sur l’efficacité de la pilule contraceptive, mais les seuls antibiotiques qui se sont révélés avoir un effet sur l’efficacité de la pilule contraceptive sont la rifampine et la griséofulvine, lesquels ne sont pas couramment prescrits. La pilule pourrait s’avérer moins efficace si vous prenez des antibiotiques pour le traitement d’une infection qui provoquent la nausée et des vomissements et que vous n’arrivez pas à ingérer vos pilules. Si l’oubli de la prise de vos pilules vous tracasse, il serait sage d’avoir recours à une méthode contraceptive d’appoint comme le condom pendant deux semaines jusqu’à ce que la maladie se soit résorbée.

J’aurai 35 ans cette année et je prends la pilule contraceptive depuis environ 10 ans maintenant et ça fonctionne bien pour moi. Puis-je continuer à prendre la pilule après l’âge de 35 ans?

Les femmes peuvent continuer à prendre la pilule après l’âge de 35 ans, puisque l’âge en soi n’est pas une contre-indication. Mais d’autres raisons pourraient vous empêcher de poursuivre son utilisation selon votre état de santé. Par exemple, les contraceptifs hormonaux combinés, notamment la pilule, le timbre transdermique ou l’anneau vaginal, ne sont pas indiqués chez les femmes de plus de 35 ans qui fument plus de 15 cigarettes par jour. Consultez votre médecin pour discuter de vos options.

J’ai oublié quelques pilules après avoir eu des relations sexuelles (je les ai oubliées à des journées d’intervalle, et non deux jours de suite). Je n’ai pas eu de relations sexuelles depuis. Est-ce que je cours un risque d’être enceinte?

À chaque fois que tu oublies des pilules à une période où tu as des relations sexuelles, il est possible de devenir enceinte. Même dans le cas d’une utilisation parfaite de la pilule, une à deux femmes sur 100 deviendront enceintes tous les ans. Si tu accuses un retard de tes règles, envisage de subir un test de grossesse. Si tu oublies souvent tes pilules, il serait judicieux de parler à ton médecin pour voir si une autre méthode de contraception te conviendrait mieux.

J’ai entendu dire que la pilule contraceptive peut empirer l’acné. Est-ce vrai?

Non. En fait, toutes les pilules contraceptives ont le potentiel de réduire l’acné en faisant diminuer le nombre d’hormones masculines circulant dans le sang. Certaines pilules pourraient être plus indiquées pour les femmes dont l’acné est grave ou pour celles qui réagissent mal à une certaine pilule contraceptive. Assurez-vous de consulter votre médecin si votre acné vous cause des préoccupations. En outre, les pilules contraceptives ne provoquent pas de gain pondéral.

J’ai commencé à avoir des relations sexuelles et à prendre la pilule à l’âge de 14 ans. Suis-je à risque pour le cancer du col ou ai-je contrecarré le développement de mes organes génitaux parce que j’étais trop jeune?

Les relations sexuelles à un jeune âge sont associées à un risque élevé du cancer du col (et à des changements précancéreux dans les cellules du col) parce que ces conditions sont associées au papillomavirus humain (PVH), virus transmissible sexuellement. Le col utérin d’une jeune femme peut également être plus susceptible de contracter le PVH.

Bien que nous observions un risque élevé de cancer du col chez les utilisatrices de la pilule contraceptive, cette association semble liée au recours réduit au condom au début de l’utilisation de la pilule, plutôt qu’à l’effet de la pilule en elle-même. Les partenaires sexuels multiples, le tabagisme ou un système immunitaire affaibli constituent d’autres facteurs de risque. Le recours au condom peut réduire (mais ne pas prévenir entièrement) la transmission du papillomavirus en minimisant le contact entre la peau des organes génitaux et les fluides corporels.

La bonne nouvelle est qu’on peut prévenir presque complètement le cancer du col grâce au dépistage par le frottis de Pap. Le frottis de Pap a pour but de déceler tout changement précancéreux minime dans les cellules du col, lesquelles peuvent être traitées avant qu’elles n’aient la possibilité de devenir cancéreuses (processus qui s’échelonne sur plusieurs années). Consultez le bulletin en ligne de février 2005 pour obtenir davantage de renseignements sur le virus du PVH, dont le nouveau vaccin élaboré pour prévenir l’infection par ce virus.

Quant à vos préoccupations, rien ne laisse croire que la pilule pourrait causer des dommages au développement de vos organes génitaux qui, soit dit en passant, ne se développent plus vraiment. Dès le moment où votre première menstruation fait son apparition, vos organes sexuels internes ont déjà atteint la maturité.

Les conséquences de l’activité sexuelle peuvent faire du tort aux organes pelviens, cependant. Les infections transmissibles sexuellement (ITS), surtout la chlamydiose et la gonorrhée, peuvent se propager dans votre utérus et vos trompes de Fallope, causant éventuellement des dommages, sans nécessairement donner lieu à des symptômes. C’est ce qu’on entend par infection pelvienne. La cicatrisation d’une infection pelvienne peut causer l’infertilité, la douleur pelvienne chronique et la grossesse tubaire (grossesse dangereuse où le foetus se développe à l’extérieur de l’utérus, habituellement dans une trompe de Fallope).

Quant à la grossesse, il s’agit d’un des risques les plus élevés dans la vie d’une jeune femme en santé, sans mentionner les conséquences sociales dévastatrices d’avoir un bébé à l’âge de quatorze ans. Ainsi, si vous étiez sexuellement active, le recours à la pilule contraceptive pour prévenir une grossesse est une sage décision. Rappelez-vous toutefois que puisque la pilule ne prévient pas les ITS, l’utilisation du condom est donc à privilégier.

J’ai 20 ans et je prends la pilule anticonceptionnelle. Je viens de recevoir un diagnostic de maladie intestinale inflammatoire et, par conséquent, j’ai souvent la diarrhée et je vais aux toilettes plus fréquemment. Ma pilule demeure-t-elle efficace dans ce cas?

Il s’agit d’une très bonne question. Les médicaments pris par voie orale doivent être absorbés par la paroi intérieure de vos intestins pour passer dans le sang afin d’avoir un effet. Tout état qui accélère le passage des aliments ou médicaments dans vos intestins (comme la grippe, la maladie intestinale inflammatoire ou d’autres pathologies) peut réduire la dose de médicaments absorbés en raison de la vitesse d’absorption. Étant donné la faible dose de médicaments absorbée dans votre sang, les pilules seront probablement moins efficaces.

Si une femme a une pathologie temporaire comme une grippe intestinale ou un empoisonnement alimentaire, sa pilule pourrait ne pas être aussi efficace. Dans un cas de ce genre, elle devrait utiliser un condom, ou d’autres méthodes de contraception de rechange, jusqu’à ce que la diarrhée ait pris fin depuis au moins une semaine. Autrement, la recherche démontre que deux pilules anticonceptionnelles orales placées dans le vagin (lorsque vous n’êtes pas en mesure de prendre les médicaments par voie orale) seront absorbées en dose équivalant à environ une pilule prise par voie orale.

Dans votre cas, l’efficacité réduite du médicament oral pourrait s’avérer un problème courant. Vous pourriez utiliser un condom en plus de la pilule au moment des poussées actives de votre condition, ou vous pourriez changer de méthode. Le timbre contraceptif ou l’anneau vaginal seraient de bons moyens de contraception dans votre cas parce qu’ils ne dépendent pas de l’absorption intestinale. Consultez votre fournisseur de soins de santé.

J’ai des saignements irréguliers en raison de la pilule anticonceptionnelle?

Les saignements irréguliers sont très fréquents au cours des trois premiers mois de la prise d’une nouvelle pilule anticonceptionnelle, même si vous utilisiez une autre marque auparavant. En règle générale, si vous êtes patiente et que vous continuez de prendre la pilule, le problème se règle. Si vous utilisez la pilule anticonceptionnelle depuis plusieurs mois ou plusieurs années et que des saignements se produisent de façon inattendue, il faut prendre en compte les facteurs suivants :

La principale cause de métrorragie est l’oubli de prendre la pilule de façon régulière. Si vous oubliez de prendre plus d’une pilule, il se peut que vous ayez des saignements irréguliers. Si vous avez de la difficulté à vous rappeler de prendre le contraceptif oral à temps, discutez-en avec votre médecin. Le timbre contraceptif (appliqué une fois par semaine) pourrait mieux vous convenir. Vous pourriez aussi préférer l’anneau vaginal (inséré une fois par mois).

Les fumeuses qui prennent la pilule présentent davantage de saignements irréguliers.

Envisagez de consulter votre fournisseur de soins de santé, étant donné qu’une infection transmissible sexuellement comme la chlamydiose ou la gonorrhée peut causer des saignements.

Il se pourrait aussi qu’il y ait présence d’un polype, qui est une petite excroissance fixée à l’utérus ou au col utérin. Un examen pelvien ou une échographie peut en révéler la présence

J’ai 48 ans et ma ménopause approche, du moins je l’espère. Je prends encore la pilule. Peut-elle avoir un impact négatif quelquonque sur le processus de la ménopause?

Par le passé, les contraceptifs oraux (la pilule) n’étaient pas prescrits aux femmes à la fin de la trentaine et dans la quarantaine en raison de préoccupations d’une augmentation du risque de crise cardiaque, de caillots de sang et d’accident vasculaire cérébral. Toutefois, puisque la dose d’hormones dans la pilule a été réduite et qu’on a accumulé une certaine expérience vis-à-vis la prise de la pilule par les femmes plus âgées, il semblerait que plusieurs femmes plus âgées peuvent continuer à prendre des contraceptifs oraux (la pilule).

Il se peut que les femmes en santé qui ne fument pas, qui n’ont pas un taux de cholestérol élevé ni d’antécédents familiaux importants de maladie cardiovasculaire puissent continuer à prendre la pilule en toute sécurité jusqu’à la ménopause.

La pilule n’aura pas d’impact négatif sur le processus physiologique de la ménopause mais elle masquera les symptômes qui informent normalement la femme que ce processus est en cours. Une fois la ménopause établie, la contraception n’est plus nécessaire, mais la femme peut avoir de la difficulté à savoir quand arrêter de prendre la pilule parce que les hormones qu’elle contient préviennent les bouffées de chaleur et elles stimulent l’utérus, ce qui entraîne un flux menstruel mensuel.

L’âge moyen de la ménopause est de 51 ans, donc lorsqu’une femme sur la pilule approche cet âge, elle peut arrêter de prendre la pilule et constater si elle a des cycles menstruels spontannés. Par contre, puisque le processus de la ménopause est graduel, elle doit continuer à utiliser une autre méthode de contraception pour prévenir une grossesse imprévue durant cette période. Dès que la femme n’a plus de cycles spontannés pendant depuis an, elle n’a plus besoin de contraception.

Est-il sécuritaire de fumer si je prends la pilule anticonceptionnelle?

Le tabagisme augmente le risque de plusieurs maladies, notamment les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et le cancer des poumons. Le fait de ne fumer que quatre cigarettes par jour augmente de sept fois vos chances de développer une cardiopathie.

Toute pilule anticonceptionnelle qui contient de l’estrogène entraîne une légère augmentation du risque de caillots de sang (thromboembolie veineuse).

Puisque les jeunes femmes ont rarement des crises cardiaques, le risque de complications est très minime. Par contre, chez les femmes de plus de 35 ans qui fument, le risque d’un événement cardiovasculaire (accident vasculaire cérébral ou crise cardiaque) augmente de façon importante si elles prennent la pilule anticonceptionnelle. Ainsi, les médecins conseillent généralement aux fumeuses de plus de 35 ans de ne pas prendre la pilule anticonceptionnelle.

Si vous fumez, discutez de vos meilleures options contraceptives avec votre prestataire de soins de santé, et, surtout, des façons qui peuvent vous aider à cesser de fumer!

Est-il dangereux de prendre simultanément des antibiotiques et des pilules anticonceptionnelles? J’ai entendu dire que cela affectait l’efficacité de la pilule.

La réponse à votre question est oui et non. Jusqu’à présent, les données tirées de la recherche indiquent qu’il n’y a que deux antibiotiques qui parviennent à modifier les taux sanguins d’agents contraceptifs, ce qui a pour effet d’atténuer l’efficacité de votre moyen de contraception. Ces médicaments sont la rifampicine (utilisée dans le traitement de la tuberculose) et la griséofulvine (utilisée dans le traitement des infections de la peau).

Si vous prenez un antibiotique et qu’il vous donne la diarrhée, il est possible que cela nuise à l’efficacité de votre contraception puisque l’absorption de la pilule par votre appareil digestif est alors plus difficile. De plus, chez certaines personnes, la prise d’un antibiotique nuit en elle-même à l’absorption de la pilule. Le problème, c’est que les fournisseurs de soins de santé ne savent pas toujours si leurs patientes se trouvent dans cette situation. Ainsi, pour assurer l’efficacité de la contraception, il serait préférable que vous utilisiez un deuxième moyen de contraception (comme les condoms ) lorsque vous devez prendre des antibiotiques et que vous continuiez à l’utiliser and then jusqu’à ce que vous ayez vos règles suivantes. Une fois que vous avez terminé votre traitement aux antibiotiques et que vous avez commencé un nouvel emballage de pilules, il vous est possible de cesser d’utiliser la méthode de contraception d’appoint. Cependant, veuillez noter qu’il est TOUJOURS recommandé d’utiliser des condoms pour vous protéger des infections transmissibles sexuellement.

Dois-je avoir la permission de mes parents pour commencer à prendre la pilule anticonceptionnelle?

Commencer à prendre un contraceptif oral est une décision importante; c’est pourquoi il serait préférable d’en faire part à vos parents dans la mesure du possible. Toutefois, votre fournisseur de soins de santé n’a pas besoin de la permission de vos parents pour vous prescrire un contraceptif, pourvu que vous compreniez bien les risques et les avantages potentiels de votre décision.

Les soins qui vous sont prodigués le sont de manière confidentielle. À moins qu’il n’y ait eu une agression ou une offense touchant le code criminel, votre relation avec votre fournisseur de soins de santé reste confidentielle et aucun renseignement ne sera communiqué aux autres membres de votre famille.

Est-ce que je dois utiliser un condom si ma blonde prend la pilule?

Avec l’utilisation parfaite, c’est-à-dire que la femme n’oublie aucune pilule et suit les directives à la lettre, la pilule contraceptive orale (PCO) est efficace à 99,9 % pour prévenir la grossesse. Par contre, chez les utilisatrices typiques, environ 1 femme sur 20 (5 %) tombera enceinte au cours de la première année d’utilisation de la PCO.

Quoiqu’elle soit efficace pour prévenir la grossesse, la PCO ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Les condoms offrent une protection très élevée contre les IST bactériennes et virales, y compris le VIH.

L’emploi du condom de concert avec la PCO résulte en une réduction importante du risque de grossesse et du risque d’IST et du VIH.

Il est recommandé de toujours utiliser un condom pendant les 3 premiers mois d’une relation monogame. Après trois mois, si vous et votre partenaire avez des résultats négatifs aux tests de dépistage d’IST et du VIH, vous pouvez songer à ne pas utiliser de condoms à condition d’utiliser une méthode contraceptive sûre et de demeurer tous les deux monogames.

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Pilule à progestatif seul << mini-pilule >>

Y a-t-il des tests de laboratoire qui doivent avoir lieu avant de prescrire la pilule (PPS) ?

Non. Des tests de laboratoire systématiques ne sont pas obligatoires. L’évaluation du bilan cholestérol-lipoprotéines et du métabolisme glucidique doit suivre les normes applicables à toutes les femmes. Le taux d’hémoglobine et de plaquettes pourrait être justifié en présence d’antécédents de ménorragie. Pour les adolescentes atteintes d’une ménorragie sérieuse, on peut faire le test du facteur de von Willebrand.

Quels types de pilule à base de progestatif seulement (PPS) y a-t-il ?

Le noréthindrone de 0,35 mg (Micronor 28) est la seule pilule à base de progestatif seulement distribuée à des fins anticonceptionnelles au Canada.

Quels sont les principaux avantages de la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

Les principaux avantages de la PPS sont :

1. Qu’il n’y a aucune contre-indication absolue : les femmes qui ont des contre-indications pour la pilule contraceptive orale combinée (COC), comme la maladie thromboembolique et du myocarde, peuvent utiliser la PPS.
2. Elle peut être prise par les fumeuses de plus de 35 ans, pendant la période d’allaitement au sein et lorsqu’une femme doit cesser de prendre la pilule combinée avant une intervention chirurgicale majeure.
3. Elle n’entraîne pas les effets secondaires liés à l’ostrogène.

Quels médicaments pourraient causer un échec contraceptif de la pilule à base de progestatif seulement (PPS)?

Les connaissances sur les interactions médicamenteuses avec la PPS sont moins évidentes que celles dont nous disposons pour la pilule contraceptive orale combinée. Comme les progestatifs utilisés dans les PPS sont métabolisés par le système des enzymes hépatiques du cytochrome P-450, tout médicament provoquant les enzymes pourrait, théoriquement, faire augmenter le métabolisme et réduire l’efficacité anticonceptionnelle de la PPS.

Parmi les médicaments qui pourraient réduire l’efficacité contraceptive de la PPS, on compte :
1. La griséofulvine
2. La rifampine
3. La carbamazépine
4. L’éthosuximide
5. Le phénobarbital
6. La phénytoïne
7. Le primidone

Il faut aussi éviter l’utilisation de la PPS chez les épileptiques parce que les médicaments antiépileptiques font baisser les taux de progestatif sérique en raison d’une augmentation de la liaison protéinique, ce qui réduit l’efficacité des PPS.

Quelles sont les contre-indications pour la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

Il n’y a pas de contre-indications absolues à la PPS, autres qu’une grossesse connue ou soupçonnée et la présence de saignements vaginaux non diagnostiqués. Si une grossesse risque d’avoir un effet dévastateur pour une femme qui a des problèmes médicaux sous-jacents ou de nature obstétricale, la PPS peut ne pas être un bon choix, à cause de la diligence qu’il faut exercer pour réussir une prévention fiable. Si la femme a connu des effets secondaires graves après la prise de la pilule contraceptive orale combinée, mais qui ne sont pas liés de manière concluante à l’ostrogène, tels que les adénomes hépatiques ou les stéroïdes liés à la jaunisse cholestatique, la PPS pourrait être contre-indiquée. Une maladie artérielle grave antérieure, une porphyrie aiguë, une maladie trophoblastique récente (jusqu’à ce que l’hCG soit indétectable), et de rares hypersensibilités aux composantes de la PPS sont aussi considérées comme étant des contre-indications à l’utilisation de la PPS.

Quelles femmes sont de bonnes candidates pour la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

Les femmes qui sont de bonnes candidates pour la pilule à base de progestatif seulement (PPS) sont celles qui :

1. éprouvent des effets indésirables avec les pilules contraceptives orales combinées (COC) ou l’ostrogène ou pour qui le COC est contre-indiqué.
2. ont plus de 35 ans et fument.
3. ont des migraines, notamment celles du type focal.
4. donnent le sein.
5. sont atteintes de dépranocytose.

Quelles évaluations faut-il faire avant de prescrire la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

Il est recommandé de faire l’examen physique habituel et de s’informer des antécédents. La première visite offre une bonne occasion de parler du dépistage des maladies transmissibles sexuellement (MTS) et de conseiller la patiente sur leur prévention et sur l’utilisation du condom. On peut aussi aborder la question du test annuel de Papanicolaou et les avantages de cesser de fumer. Il n’est pas nécessaire de faire des examens hématologiques systématiques.

Quel conseil faut-il donner à une femme qui a oublié de prendre une pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

Si même une seule pilule est oubliée ou vomie, elle doit utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint (condoms) pendant au moins 48 heures. Certains recommandent même de l’utiliser pendant une semaine pour permettre de restaurer l’effet de la muqueuse hostile. La femme doit continuer de prendre ses comprimés selon son ordonnance.

Quand la femme commence à prendre la pilule (PPS) le premier ou le deuxième jour de son cycle, doit-elle aussi utiliser une méthode anticonceptionnelle d’appoint ?

Non. Si la PPS est commencée le premier ou le deuxième jour du cycle menstruel, il n’est pas nécessaire de prendre des précautions supplémentaires. Mais, si une nouvelle utilisatrice risque de ne pas observer le traitement fidèlement, il peut être prudent d’utiliser une méthode d’appoint au départ. Cela est particulièrement important durant le premier mois d’utilisation parce que les nouvelles utilisatrices pourraient ne pas prendre la pilule correctement ou oublier de la prendre. Beaucoup de nouvelles utilisatrices devraient aussi avoir une double protection en raison des maladies transmissibles sexuellement (MTS). Chez les personnes « à risque », il faut encourager le port du condom en plus de la PPS, de manière à prévenir la transmission de MTS.

Quand doit-on commencer à prendre la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

La PPS doit être prise à partir du premier ou deuxième jour du cycle menstruel et, par la suite, tous les jours, sans interruption. Pour une efficacité contraceptive fiable, la pilule doit être prise chaque jour à la même heure. Il est important d’insister sur le fait que, contrairement à la pilule contraceptive orale combinée (COC), il n’y a pas d’intervalle sans pilule et que les 28 pilules contenues dans le distributeur contiennent un médicament actif.

Le chloasma (changements de pigmentation de la peau du visage) est-il l’un des effets secondaires de la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

Le chloasma peut se produire chez les utilisatrices de la PPS. Cependant, il apparaît plus souvent chez les femmes qui prennent la pilule contraceptive orale combinée (COC). Si cette situation se présente, il se peut qu’une méthode anticonceptionnelle non hormonale soit préférable.

La pilule (PPS) est-elle contre-indiquée pour les femmes qui ont des antécédents de thrombose ?

Non. Les progestatifs ne semblent pas faire augmenter le risque de thrombose ou de thrombophlébite. Toutes les femmes qui ont des antécédents d’incidents de nature thrombotique peuvent utiliser la contraception à base de progestatifs seuls alors que bon nombre d’entre elles ont intérêt à ne pas utiliser les contraceptifs oraux combinés (ostrogène/progestatif).

La pilule à base de progestatif seulement(PPS) est-elle contre-indiquée pour les femmes qui allaitent un nourrisson?

Non. La PPS peut être administrée immédiatement après l’accouchement puisqu’elle n’a pas d’effets indésirables sur la lactation ou la coagulation. Il n’y a pas non plus d’effets nuisibles auprès de l’enfant, attribuables aux petites quantités de progestatif pouvant passer dans le lait maternel.

L’irrégularité du cycle menstruel est-elle un effet secondaire fréquent de la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

Oui. Les perturbations du cycle menstruel sont, de loin, l’effet secondaire le plus fréquent lié à l’utilisation de la PPS. Ce fait doit donc être présenté clairement au moment de conseiller les patientes. Les saignements anormaux peuvent être la conséquence de l’utilisation de la PPS, mais ils peuvent aussi avoir des causes pathologiques, telles qu’une infection ou une pathologie cervicale. Si les saignements irréguliers persistent pendant plus de trois mois, il faut vérifier la possibilité d’autres causes. Certaines femmes continuent d’avoir des cycles menstruels réguliers pendant qu’elles prennent la PPS. Les femmes qui ont les cycles les plus acceptables et réguliers sont celles qui ont le plus de chances de concevoir parce qu’elles risquent davantage d’ovuler. Si des changements au cycle menstruel se produisent en rapport avec la PPS, le plus souvent, les saignements ne sont ni abondants ni douloureux.

L’examen du pelvis est-il obligatoire avant de prescrire la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

L’examen du pelvis n’est pas obligatoire avant de prescrire la première PPS et il peut être remis jusqu’à la visite de suivi. Il faut cependant parler de l’examen du pelvis et du test de Papanicolaou dès la première visite pour que la patiente sache qu’ils devront avoir lieu lors des visites de suivi à venir.

Comment la pilule à base de progestatif seulement (PPS) fonctionne-t-elle ?

La PPS cause une suppression endométriale et fait épaissir la muqueuse cervicale (la rendant impénétrable aux spermatozoïdes). L’ovulation est bloquée chez seulement 60 % des femmes qui prennent la PPS. Mais, à cause de ses multiples mécanismes d’action, la PPS offre une contraception fiable lorsqu’elle est prise correctement.

Comment dois-je prendre la pilule à base de progestatif seulement (PPS) ?

Vous devriez toujours prendre ces pilules à la même heure chaque jour (intervalle de trois heures) afin d’assurer une efficacité fiable. Il importe de souligner que contrairement à la pilule contraceptive orale combinée (PCOC), il n’y a pas d’intervalle sans pilule. De plus, toutes les vingt-huit pilules dans le sachet contiennent un médicament actif.

Comment la pilule à base de progestatif seulement (PPS) est-elle prescrite, normalement ?

Il faut prescrire cette pilule pour une période d’un an et prévoir un examen physique annuel et une visite de suivi au cours des premiers mois durant la première année de façon à motiver une fidélité au traitement et en assurer un usage correct. Ainsi, il sera possible de parler des questions et des soucis pouvant se présenter au début (surtout par rapport aux effets indésirables) et l’observance en sera améliorée. Cela est particulièrement important pour les nouvelles utilisatrices et les adolescentes. Il se peut que plus d’une visite de suivi soit nécessaire pour les adolescentes, durant la première année, pour améliorer l’observance.

À quel point la pilule à base de progestatif seulement (PPS) fonctionne-t-elle bien ?

La PPS a une efficacité contraceptive théorique de 90 à 99 %. Le taux d’échec est le plus bas chez les femmes motivées. Son efficacité baisse considérablement lorsqu’une pilule est omise ou prise en retard. L’index de Pearl indique que 0,3-4/100 femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant cette méthode pendant un an). L’index de Pearl est le plus élevé lorsque l’observance est mauvaise, surtout chez les très jeunes utilisatrices. Le taux plus bas s’applique surtout durant la lactation.

À quel point la « mini-pilule » est-elle efficace?

Micronor® est une pilule anticonceptionnelle à progestatif seulement (« mini-pilule »). Son principal mécanisme d’action est d’épaissir le mucus cervical, empêchant ainsi le passage des spermatozoïdes. Elle amincit également la paroi de l’utérus (de sorte à inhiber la nidation) et elle supprime l’ovulation (dans 50 % des cas seulement).

Les pilules qui contiennent des hormones doivent être prises à chaque jour (aucun intervalle sans pilule) à l’intérieur d’une fenêtre de trois heures. Les règles strictes liées à son emploi entraînent des taux d’échec de 0,3 % (utilisation parfaite) à 8 % (utilisation typique). L’emploi d’une méthode d’appoint tels les condoms réduit le risque de grossesse non désirée.

Cette pilule anticonceptionnelle est utilisée le plus fréquemment par les femmes qui présentent une contre-indication aux contraceptifs contenant de l’estrogène (telles les migraines avec complications, les fumeuses de plus de 35 ans ou les antécédents de caillots dans les jambes/les poumons) et par les femmes qui allaitent.

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Éponges et spermicides

Y a-t-il des contre-indications à l’utilisation des spermicides ?

La seule contre-indication absolue au spermicide est une allergie connue à ce spermicide ou à la substance qui le véhicule. Cela se produit chez deux à quatre pour cent des utilisateurs, hommes autant que femmes. Les spermicides ne devraient pas être utilisés dans toute situation qui empêche de le placer haut dans le vagin en contact avec le col de l’utérus. Des anomalies des voies génitales, comme une cloison vaginale ou un col double, rendent difficile l’application correcte du spermicide et peuvent être des contre-indications à son usage, selon la motivation de la femme.

Quels types de spermicides sont distribués et à quelle vitesse peuvent-ils être efficaces ?

Les spermicides en gels, crèmes ou mousses sont efficaces immédiatement après leur application.

Les suppositoires spermicides ne sont efficaces qu’après s’être dissous et dispersés dans le vagin en 10 à 15 minutes.

La pellicule anticonceptionnelle vaginale est une mince feuille de 5 cm par 5 cm ressemblant à du papier ciré. Elle contient 72 mg de nonoxonol?9 et prend cinq minutes pour se dissoudre et se disperser avant d’être efficace.

Advantage 24 est un gel contraceptif bio-adhésif qui adhère au col et au vagin et libère lentement le nonoxynol-9. Contrairement à la plupart des spermicides qui ne sont efficaces que pour une heure, il protège pendant un maximum de 24 heures avant les rapports sexuels. Mais, il faut ajouter du spermicide avant chaque rapports sexuels.

Quels sont les inconvénients des spermicides ?

1. Le spermicide peut produire une irritation temporaire de la vulve, du vagin ou du pénis.
2. Surtout sous forme de mousses, de gels ou de crèmes, les spermicides peuvent être malpropres, ce qui peut faire qu’on les emploie moins.
3. Il faut l’utiliser chaque fois qu’on a des rapports sexuels.
4. Certains spermicides ont une odeur ou un goût désagréable.

Quels sont les avantages des spermicides ?

On peut se procurer les spermicides facilement sans ordonnance. Bien qu’ils aient une certaine efficacité anticonceptionnelle par eux-mêmes, il vaut mieux les employer en combinaison avec une autre méthode de barrière. Ils n’ont pas d’effets systémiques bien qu’ils puissent parfois causer une irritation du pénis ou du vagin dans de rares cas.

Quels sont les inconvénients de l’éponge contraceptive ?

Les inconvénients de l’éponge contraceptive sont :

1. Elle doit être laissée en place pendant au moins six heures après les rapports sexuels
2. Pour ne pas entraîner un échec contraceptif, elle doit être employée correctement et régulièrement
3. L’utilisatrice doit se sentir à l’aise lors de l’insertion et du retrait et elle doit s’affirmer pour s’assurer que l’insertion et le retrait sont faits au bon moment
4. Elle est moins efficace chez les femmes qui ont déjà eu une grossesse
5. Le spermicide utilisé en combinaison avec elle peut parfois provoquer des irritations
6. Elle peut faire augmenter le nombre d’infections vaginales aux levures ou la vaginose bactérienne
7. Elle peut faire augmenter le risque de syndrome de choc toxique s’il est laissé trop longtemps en place
8. Il ne faut pas l’utiliser pendant les menstruations
9. Elle peut être oubliée dans le vagin

Quels sont les avantages de l’éponge contraceptive ?

Les avantages de l’éponge contraceptive sont :

1. Elle peut être insérée avant les rapports sexuels.
2. Elle n’exige aucune préparation.
3. Elle n’exige aucun spermicide additionnel.
4. Elle est discrète à transporter et on peut se la procurer facilement.
5. Elle n’exige aucun ajustement et aucune intervention du médecin.
6. Elle n’entraîne aucune réaction systémique.
7. Elle offre une protection continue pendant 24 heures.
8. Il se peut qu’elle offre une certaine protection contre les MTS.
9. Elle ne contient pas de latex (elle est fabriquée de polyuréthane).
10. Son usage n’interrompt pas les rapports sexuels.

Quels sont certains autres avantages des spermicides ?

Les spermicides peuvent s’utiliser

1. en combinaison avec une autre méthode anticonceptionnelle pour en améliorer l’efficacité
2. au milieu du cycle pour améliorer l’efficacité anticonceptionnelle des techniques naturelles de contraception
3. pour aider à prévenir une grossesse accidentelle à la suite d’une rupture ou d’un glissement de condom
4. comme méthode d’urgence si on a oublié une pilule anticonceptionnelle ou si son stérilet (DIU) a été expulsé, mais, de préférence, avant les rapports sexuels.

Quelle est l’efficacité anticonceptionnelle du spermicide ?

Les taux d’efficacité des spermicides utilisés seuls vont de 79 à 94 %. Les taux de grossesse les plus bas sont obtenus par les femmes bien motivées qui connaissent bien l’usage correct des spermicides. Ceux-ci sont aussi plus efficaces chez les femmes dont la fécondité est naturellement réduite, comme chez les femmes de 45 ans et plus, ou chez celles qui allaitent au sein ou qui n’ont pas des cycles menstruels réguliers. L’index de Pearl peut s’élever jusqu’à 18 à 28 / 100 femmes-année (taux d’échec pour 100 femmes utilisant la méthode pendant un an).

Le spermicide très connu renfermant du nonoxynol-9 ne confère aucune protection contre les infections transmissibles sexuellement (ITS), comme nous l’avons d’abord cru. La Food and Drug Administration (FDA), des États-Unis, exige maintenant que les produits contraceptifs qui contienne ce spermicide, comme les condoms et les gels, ovules et films vaginaux, portent une étiquette indiquant que le nonoxynol-9 ne confère aucune protection contre les ITS. Il pourrait en fait augmenter le risque de contracter le VIH d’une personne infectée, parce qu’il peut causer de l’irritation aux parois vaginales ou rectales. La SOGC recommande que le spermicide ne soit utilisé que par des femmes présentant un faible risque de contracter des ITS et le VIH, par exemple les femmes qui entretiennent une relation monogame où les probabilités d’ITS ont été éliminées. Il vaut mieux utiliser des condoms non enduits que des condoms enduits de nonoxynol-9.

Que faut-il faire si la présence de l’éponge entraîne des infections vaginales récurrentes ?

Certaines utilisatrices de l’éponge subissent des infections vaginales aux levures ou des vaginoses bactériennes récurrentes. D’autres peuvent avoir une infection présumée en raison d’irritations de nature allergique ou d’une réaction à l’éponge. En présence d’irritations persistantes, il faut demander au médecin d’évaluer la situation.

Quand faut-il installer l’éponge ?

L’éponge doit être placée aussi haut que possible dans le vagin avant les rapports sexuels ou tout contact génital pouvant entraîner une éjaculation de sperme.

Pendant combien de temps les spermicides sont-ils efficaces avant qu’il ne soit nécessaire de faire une nouvelle application ?

Les crèmes, les gelées, les suppositoires et les pellicules ne sont efficaces que pendant une heure. Il faut utiliser de nouveau un spermicide avant chaque rapports sexuels. La technique bioadhésive (Advantage 24) protège pendant un maximum de 24 heures avant un seul incident de rapports sexuels. Il faut répéter l’application avant chaque nouveaux rapports sexuels, même lorsqu’on utilise Advantage 24.

Qu’est-ce que l’éponge contraceptive ?

L’éponge contraceptive (Protectaid) est une méthode de barrière : un dispositif de taille unique qu’on peut se procurer sans ordonnance et qui n’exige pas de visite chez le médecin ou à une clinique anticonceptionnelle. Petit et jetable, ce dispositif de mousse polyuréthane s’ajuste sur le col de l’utérus. L’éponge est imprégnée d’une combinaison de spermicide (nonoxynol-9, chlorure de benzalkonium et cholate de sodium). Elle est insérée dans le vagin où elle se dilate et crée une barrière entre le pénis et le col de l’utérus. Une petite perforation dans l’éponge permet de la retirer avec le doigt, six heures ou plus après les rapports sexuels.

L’éponge protège-t-elle contre la transmission du VIH ?

Des données préliminaires indiquent que l’éponge offre une certaine protection contre le VIH à cause du spermicide qui imprègne l’éponge, particulièrement l’acide cholique (cholate de sodium). Pour une protection maximale contre la transmission du VIH, il faut cependant l’utiliser en combinaison avec un condom de latex pour homme.

L’éponge cause-t-elle le syndrome de choc toxique ?

Cette complication très rare liée à l’utilisation de l’éponge est généralement une conséquence de l’oubli de son retrait en moins de 24 heures. Toutefois, si certains symptômes de ce syndrome se manifestent (forte fièvre soudaine, diarrhée, vomissements, étourdissements, faiblesse, douleurs musculaires ou irritation cutanée semblable à celle d’un coup de soleil), l’utilisatrice doit consulter un médecin.

L’éponge est-elle toujours disponible à titre de dispositif contraceptif?

L’Éponge Today® est a récemment été mise en vente au Canada. Son approbation par la FDA aux É.-U. est en cours. Originalement, elle était sur le marché aux É.-U. entre 1983 et 1995, et y fut retirée en raison des coûts de fabrication.

L’Éponge Today® ressemble à un cercle de 5 cm de diamètre et d’une épaisseur de 2 cm, muni d’un anneau. Elle est imbibée du spermicide nonoxynol-9.

Elle offre une protection contre la grossesse pendant jusqu’à 24 heures, peu importe le nombre de rapports sexuels et sans aucun besoin d’ajouter un spermicide additionnel. Elle doit être laisée en place pendant au moins six heures après le dernier rapport sexuel, et pas plus de 30 heures au total.

L’éponge s’avère moins efficace contre la grossesse que le diaphragme (environ 20 femmes qui utilisent l’éponge deviendraient enceintes par année, comparativement à 12 femmes utilisant le diaphragme).

Les réactions allergiques, telles les démangeaisons, les rougeurs et l’irritation vaginales, peuvent se manifester chez environ quatre femmes par année d’utilisation.

Étant donné que l’utilisation fréquente d’un spermicide vaginal peut entraîner l’irritation vaginale, elle peut faire augmenter la possibilité d’acquérir le VIH ainsi que d’autres IST. Ainsi, l’emploi du condom est suggéré.

Comment traite-t-on la femme qui se plaint d’une irritation génitale à la suite de l’utilisation de spermicides ?

Lorsque l’irritation génitale pose problème, il faut d’abord éliminer la possibilité de MTS, de monoliase vaginale et de vaginose bactérienne. S’il ne s’agit que d’une « décharge malpropre », on peut utiliser des suppositoires, de la pellicule ou de la gelée bioadhésive spermicides. Il faut pourtant s’assurer de faire la distinction entre la sensibilité au latex, la sensibilité au lubrifiant et la sensibilité aux spermicides. Il arrive souvent que le spermicide ne soit pas la cause de l’irritation vaginale.

Comment l’éponge contraceptive fonctionne-t-elle ?

L’action contraceptive de l’éponge provient principalement du spermicide qui y est imprégné, ce qui est rehaussé par la capacité de l’éponge à absorber et retenir le sperme.

Comment les spermicides fonctionnent-ils ?

Les spermicides sont composés d’un agent spermicide véhiculé par une substance qui en permet la dispersion et la rétention dans le vagin. Le nonoxynol-9 est l’agent spermicide le plus utilisé et il est le principe actif de la plupart des préparations de spermicide distribuées au Canada. Les spermicides détruisent la membrane cellulaire des spermatozoïdes en altérant la couche lipidique. Les spermatozoïdes deviennent alors perméables à l’humidité, ce qui les fait enfler et détruit les membranes cellulaires vitales du spermatozoïde.

Combien de temps avant les rapports sexuels l’éponge doit-elle être installée et quand doit-elle être retirée ?

L’éponge peut être insérée immédiatement et jusqu’à 24 heures avant les relations sexuelles. Elle devrait rester en place au moins six heures, mais pas plus de 24 heures après. Elle ne doit pas être dans le vagin plus de 30 heures. Une éponge oubliée pose un risque de syndrome de choc toxique et de vaginite.

Quelle est la différence entre la pellicule vaginale, la mousse vaginale et la gelée vaginale?

Les spermicides, produits chimiques qui détruisent les spermatozoïdes, sont disponibles sous forme de pellicule (PCV), mousse, crème et gelée contraceptives vaginales. Ils sont insérés au fond du vagin peu de temps avant les rapports sexuels. Les mousses contraceptives bloquent l’ouverture de l’utérus au moyen de bulles et elles contiennent un spermicide, empêchant la rencontre des spermatozoïdes et de l’ouf. Les crèmes, gelées et pellicules contraceptives (PCV) contiennent un spermicide et elles se transforment, dans le vagin, en liquide épais qui bloque l’ouverture de l’utérus. Le nonoxynol-9 est l’agent chimique actif dont on se sert dans la fabrication des spermicides disponibles au Canada et aux É.-U. On peut les acheter sans ordonnance dans les pharmacies et supermarchés. Employés seuls, ils sont efficaces à 72-94 % pour prévenir la grossesse; ainsi, ils sont souvent utilisés avec une autre méthode anticonceptionnelle, notamment le condom ou le diaphragme, pour en augmenter l’efficacité.

La pellicule contraceptive vaginale (PCV) consiste en une pellicule soluble de 5 cm sur 5 cm, mince comme une feuille de papier, imbibée de spermicide. La pellicule est insérée dans le vagin au moins 15 minutes (mais pas plus d’une heure) avant les rapports sexuels. Pour l’insérer, assurez-vous que vos doigts soient complètement secs. Placez une pellicule au bout du doigt et glissez-la le long de la paroi arrière du vagin aussi loin que possible, de sorte qu’elle repose sur ou près du col.

La technique pour appliquer les gelées, crèmes et mousses est essentiellement la même. Pour remplir l’applicateur de mousse, agitez d’abord le contenant vigoureusement puis remplissez l’applicateur en plastique à l’aide de la buse. Pour remplir l’applicateur de gelée ou de crème vaginale, il s’agit de presser sur le tube de spermicide. Puis, insérez l’applicateur le plus loin possible dans le vagin dans la mesure du confort et appuyez sur le piston pour relâcher la crème, gelée ou mousse (de manière semblable à l’insertion d’un tampon avec un applicateur à tampon!). Le spermicide doit être au fond du vagin près du col.

Il faudra appliquer du spermicide de nouveau :
- si plus d’une heure s’est écoulée depuis l’insertion initiale de spermicide (à l’exception de la gelée contraceptive Advantage)
- avant chaque nouveau rapport sexuel

L’emploi de spermicides peut fournir une protection moyenne contre les IST bactériennes (ils réduisent le risque de jusqu’à 25 %); par contre, ils semblent n’offrir aucune protection contre le VIH. L’emploi du condom est toujours recommandé pour se protéger des IST et du VIH.

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La ligature des trompes

Quelles sont les raisons le plus fréquemment invoquées par les personnes qui demandent un renversement de stérilisation ?

Les raisons le plus fréquemment invoquées pour une demande de renversement de stérilisation sont :


1. « Je n’avais pas été bien renseigné(e) »
2. « On m’a forcé(e) à avoir cette intervention »
3. Les effets secondaires
4. Des douleurs scrotales prolongées (après une vasectomie)
5. Le début d’une nouvelle relation de couple
6. L’amélioration de la situation financière ou du logement
7. Le décès d’un enfant

Quels sont les facteurs qui font augmenter la probabilité de regrets après la stérilisation ?

1. Le fait d’être âgé(e) de moins de 30 ans
2. Une stérilisation pratiquée durant le postpartum
3. Une relation de couple fragile
4. De jeunes enfants
5. Le décès d’un enfant par maladie ou accident

Quels effets secondaires opératoires fréquents entraîne la ligature des trompes ?

1. Des douleurs de l’épaule
2. Des douleurs du bas abdomen ou des crampes
3. Une ecchymose ou des saignements attribuables à l’incision
4. Des nausées postopératoires et des étourdissements

Quelles sont les contre-indications à la ligature des trompes ?

Les contre-indications à la ligature des trompes sont :

1. Des problèmes de santé de nature systémique, surtout extrapulmonaire, pouvant être aggravés par une anesthésie générale. Il est recommandé de consulter un anesthésiste s’il existe une incertitude quelconque sur l’état chirurgical de la femme
2. La grossesse (sauf si la stérilisation est exécutée lors d’une interruption de grossesse)
3. La présence d’une infection ou d’adhésions pelviennes ou une entrave à l’accès aux trompes de Fallope lors de l’intervention
4. Des hésitations quant à une stérilité permanente

La méthode de ligature tubaire affecte-t-elle le taux d’échec ?

Oui, les taux d’échec des ligatures tubaires le plus fréquemment pratiquées, sur une période de dix ans, sont :

L’installation du clip de Filshie : 1,2 %

L’électrocoagulation bipolaire des trompes : 2,48 %

L’électrocoagulation unipolaire des trompes : 0,75 %

L’anneau de silicone : 1,77 %

Le clip à ressort (Hulka) : 3,65 %

La salpingectomie partielle à intervalle : 2,01 %

La salpingectomie partielle postpartum : 0,75 %. Le taux d’échec général, sur une période de dix ans, est de 1,85 %. Bon nombre d’échecs tardifs résultent en une grossesse ectopique.

Quelles sont les complications possibles à la suite d’une ligature des trompes ?

1. Une infection de la plaie
2. Une ecchymose
3. La formation d’un hématome
4. Des problèmes liés à l’anesthésie
5. Une déchirure mésosalpingienne pouvant exiger une laparotomie pour faire cesser les saignements
6. Des dommages aux vaisseaux sanguins de la paroi abdominale ou des parois du bas abdomen et du bassin
7. Des dommages au tractus urinaire ou aux intestins
8. Une perforation utérine
9. L’échec de l’intervention manifestée par une grossesse inattendue (risque plus élevé de grossesse ectopique)

Si une grossesse survient après une ligature des trompes, y a-t-il plus de chances qu’elle soit ectopique qu’intra-utérine ?

Oui. Malgré que les taux généraux de grossesse soient considérablement réduits après une ligature des trompes, si une grossesse survient, la distorsion tubaire résultant de l’intervention augmente la probabilité de grossesse tubaire. Le taux de grossesse ectopique, parmi les femmes stérilisées, varie entre quatre et 73 %, selon la méthode de stérilisation. L’incidence de grossesse ectopique est trois fois plus élevée après l’électrocoagulation qu’après l’utilisation des anneaux de Silastic. Les grossesses ectopiques peuvent parfois se produire six ans après la stérilisation ou même plus.

Quelles sont les différentes techniques utilisées pour la ligature des trompes ?

La ligature des trompes peut être pratiquée par laparoscopie (avec coagulation bipolaire, clips ou anneaux de Silastic), par une mini-incision de Pfannensteil (« bikini ») ou infraombilicale (postpartum) ou au moment d’une laparotomie pratiquée pour une indication non reliée. La ligature des trompes par voie vaginale consiste à enlever une partie des trompes de Fallope par la partie supérieure du vagin. Bien que cette méthode évite l’incision abdominale, elle est associée à des taux de complications postopératoires légèrement plus élevés. Le choix de la méthode d’occlusion dépend de la formation du chirurgien et de son expérience personnelle ainsi que des services et équipements techniques disponibles. Cela dépend également du moment où la stérilisation est pratiquée : sans rapport avec une grossesse (stérilisation à intervalle), après un avortement ou durant le postpartum.

Quelles sont les conditions préalables à la ligature des trompes ?

Il est essentiel de se renseigner à fond sur les antécédents médicaux et contraceptifs. Les antécédents médicaux doivent déterminer s’il y a eu des maladies pelviennes, des interventions chirurgicales abdominales ou pelviennes, des maladies cardiaques ou pulmonaires, des problèmes de saignements, des allergies ou des problèmes lors d’une anesthésie générale, pouvant constituer une contre-indication probable à une intervention chirurgicale, ainsi que les traitements médicamenteux suivis. Un examen physique complet, comprenant l’examen du bassin, est aussi recommandé avant l’opération. Il est important d’examiner de près la position et la mobilité utérines ainsi que les annexes cutanées. L’utilisation d’une méthode anticonceptionnelle efficace est indispensable avant la ligature des trompes. Étant donnée la fréquence des regrets après la stérilisation, des conseils explicites soulignant les risques, avant l’opération, sont essentiels. Les détails de l’opération, notamment les avantages et les risques, le choix d’autres méthodes de planification familiale, la possibilité d’échec et la question de réversibilité doivent être soigneusement examinés avec des statistiques à l’appui.

Quelles sont les avantages de la ligature des trompes ?

Bien qu’elle soit effractive, la chirurgie de ligature des trompes offre à la femme une méthode anticonceptionnelle discrète et peu coûteuse, sans effets secondaires importants à long terme et sans problèmes d’observance ni entraves aux rapports sexuels.

Quelles sont les chances de grossesse après un renversement de stérilisation ?

Les taux d’accouchements à terme, suivant un renversement de stérilisation, varient. La période entre la stérilisation et le renversement ne semble pas affecter les taux de réussite du renversement de stérilisation chez la femme (contrairement au cas des hommes). Un renversement de la stérilisation réussi dépend de la longueur des trompes, de la méthode de renversement, de l’habileté du chirurgien et de la fécondité de chacun des partenaires. Les résultats du renversement sont meilleurs lorsque la ligature a été faite par occlusion, une technique qui n’endommage qu’une petite section des trompes, comme c’est le cas avec le clip ou l’anneau tubaires (75?90 %), et moins bons après l’électrocoagulation (50 %). Le taux de grossesse ectopique après l’opération de renversement est d’environ 5 à 8 % et s’explique probablement par la cicatrisation au lieu d’anastomose affectant le transport tubaire de l’ovule fécondé.

Quand pratique-t-on une stérilisation postpartum ?

La stérilisation postpartum peut être pratiquée quelques heures ou quelques jours après l’accouchement, par une mini-incision infraombilicale. Elle peut aussi être reportée jusqu’à quatre à six semaines après l’accouchement et, ensuite, pratiquée par laparoscopie ou par une mini-incision de Pfannensteil (« bikini »). Une excision des trompes est préférable à l’occlusion, immédiatement après l’accouchement. La ligature des trompes peut aussi s’effectuer par la technique d’excision au moment de la césarienne.

Quelle est l’efficacité d’une ligature des trompes ?

L’indice de Pearl est de 0,6/100 femmes-année (le taux d’échec pour 100 femmes utilisant cette méthode pendant une année). L’échec de la ligature des trompes risque de se produire, soit très tôt après l’opération, lorsque l’occlusion tubaire n’est pas complète, soit plusieurs années plus tard, quand une fistule se forme entre les trompes et les parties occluses. La probabilité cumulative d’échec, sur une période de dix ans, est affectée par l’âge de la personne au moment de la stérilisation tubaire. La probabilité d’échec pour les femmes stérilisées avant l’âge de 30 ans est plus élevée que pour celles stérilisées plus tard parce que la fécondité naturelle diminue avec l’âge.

Quand la ligature des trompes prend-elle effet ?

Immédiatement après l’intervention. Lorsqu’une grossesse se produit aussitôt après la ligature des trompes, la conception avait généralement déjà eu lieu (sans être remarquée) avant l’intervention.

Pourquoi les grossesses ectopiques se produisent-elles plus fréquemment après une ligature des trompes ?

Les femmes qui conçoivent après une ligature des trompes ont un risque élevé de grossesse tubaire, à cause de la distorsion des trompes résultant de l’intervention. Les grossesses ectopiques sont le plus souvent attribuables à une fistule utéro-péritonéenne après une électrocoagulation unipolaire, une coagulation ou canalisation inadéquates après une intervention bipolaire et une canalisation ou formation de fistules après le procédé de Pomeroy, de l’anneau tubaire ou du clip.

Qu’est-ce que Essure®? Puis-je l’obtenir au Canada?

Essure® est une forme de contraception permanente, comme la ligature tubaire (ligature des trompes). Une ligature des trompes nécessite une intervention chirurgicale pour pénétrer dans l’abdomen et sectionner les trompes de Fallope, les cautériser ou y poser des pinces. Contrairement à une ligature des trompes, Essure® ne nécessite pas d’anesthésie générale ou d’incisions dans la paroi abdominale. De petits ressorts de métal sont insérés dans l’ouverture des trompes de Fallope à la rencontre de l’utérus. Cette procédure est effectuée au moyen d’une lunette munie d’une caméra (hystéroscope) insérée dans l’utérus. Cette procédure nécessite une anesthésie locale dans la région du col et la dilatation délicate du col de façon à ce que l’hystéroscope puisse y être inséré. Le chirurgien aura alors accès à l’intérieur de la cavité utérine, pourra voir les orifices des trompes et y placer les ressorts.

Parfois, il peut être difficile de trouver les orifices des trompes et de placer les ressorts. Lorsque la technique réussit bien, sa réversibilité est impossible. Si une femme changeait d’avis et voulait avoir des enfants à la suite de la procédure, même la fertilisation in vitro (FIV) pourrait ne pas être une option pour elle, puisque le dispositif Essure® s’implante dans la cavité de l’utérus.

Cette procédure est disponible au Canada. Les implants sont insérés par des gynécologues ou d’autres médecins ayant la formation nécessaire. Parlez-en à votre fournisseur de soins primaires.

Les changements menstruels sont-ils fréquents après une ligature des trompes ?

Non. Il n’existe pas de preuve convaincante de l’apparition de cycles menstruels anormaux après la stérilisation. Une grossesse antérieure à l’intervention ou l’usage de contraceptifs oraux combinés (COC) peuvent avoir masqué des cycles menstruels irréguliers.

La stérilisation est-elle une méthode anticonceptionnelle réversible ?

La stérilisation est une méthode anticonceptionnelle considérée permanente. Le renversement de la stérilisation, bien que possible, est compliqué ; il exige une chirurgie plus risquée que la stérilisation elle-même, il est coûteux et, souvent, il ne réussit pas à rétablir la fécondité. Le renversement de la ligature tubaire a un taux de réussite d’environ 70 %, mais celui de la vasectomie réussit moins avec le temps (70 % c. 40 % après 8 ans). Les taux de grossesse après le renversement de la stérilisation de la femme dépendent non seulement de la longueur du tube restant, mais aussi de la fécondité du couple (qui baisse graduellement avec l’âge).

La ligature des trompes pratiquée par le vagin, comporte-t-elle un risque d’échec plus élevé ?

Oui. La ligature des trompes pratiquée par voie vaginale peut être techniquement plus difficile, et liée à de plus fortes chances d’échec (jusqu’à 4,8 % après dix ans). Le seul avantage qu’elle offre est l’absence de cicatrice abdominale.

La ligature des trompes est-elle réversible ?

Oui. Le renversement de la ligature des trompes exige une chirurgie spécialisée risquant d’être très coûteuse. Certaines femmes ne sont pas de bonnes candidates, à cause de la façon dont la stérilisation a été effectuée (si, par exemple, une trop grande partie du tube est endommagée ou si les franges ovariennes ont été excisées). Le renversement de la stérilisation comporte les risques opératoires et anesthésiques habituels liés à une chirurgie abdominale majeure, ainsi que les risques d’échec et de grossesse ectopique.

L’une de mes amies est tombée enceinte, et de jumeaux en plus, après une ligature des trompes. Comment est-ce possible?

Malheureusement, aucune méthode contraceptive n’est efficace à 100 %. Un an après une ligature des trompes, 0,5 femme sur 100 devient enceinte; dix ans après une ligature des trompes, environ deux femmes sur 100 deviennent enceintes. Lorsque cela se produit, les grossesses multiples sont toujours possibles parce qu’elles dépendent de la capacité des ovaires et des spermatozoïdes plutôt que de la perméabilité des trompes.

La ligature des trompes a-t-elle un impact au niveau des menstruations? De la survenue de la ménopause?

La ligature des trompes (aussi appelée stérilisation féminine) bloque les trompes de Fallope de sorte que l’ouf et les spermatozoïdes ne peuvent se rencontrer. La procédure peut se faire par laparoscopie (où les instruments de visualisation et de chirurgie sont insérés dans l’abdomen par voie de petites incisions) ou par minilaparotomie (où le chirurgien ouvre l’abdomen et bloque les trompes au moyen d’une petite incision).

Les trompes peuvent être bloquées par cautérisation (les trompes sont brûlées), par des clips ou anneaux conçus à cette fin, ou en coupant une portion des trompes.

Cette procédure n’a aucun effet sur les ovaires, lesquelles produisent les hormones qui contrôlent les menstruations et la ménopause. Ainsi, elle n’a aucun effet sur la survenue de la ménopause.

Pendant plusieurs années, l’on croyait que la ligature des trompes pouvait entraîner des perturbations menstruelles, notamment les saignements plus abondants, le saignement intermenstruel et les douleurs menstruelles (« syndrome post-ligature des trompes »). Par contre, il n’y a aucune preuve à l’appui de l’existence du « syndrome post-ligature des trompes ».

Une étude d’envergure publiée en 2000 stipulait qu’il n’y a aucune différence dans les taux d’hormones et très peu de différence à l’endroit des caractéristiques du cycle menstruel suite à la ligature des trompes. Les femmes qui ont subi une ligature des trompes n’ont pas plus de chances de connaître des perturbations menstruelles que les femmes qui ne l’ont pas subie.

L’hystérectomie est-elle une conséquence probable de la ligature des trompes ?

Non, elle ne l’est pas. Par contre, les femmes qui ont opté pour une méthode anticonceptionnelle chirurgicale sont plus portées que les autres femmes à choisir une approche chirurgicale lorsqu’elles ont des problèmes de saignements par la suite. Il n’existe pas de bonne explication biologique permettant de comprendre pourquoi la ligature des trompes ferait augmenter les taux d’hystérectomie.

Est-il possible de renverser la stérilisation?

La stérilisation masculine et féminine doivent être considérées des procédures permanentes. Toutefois, même avec un counseling approprié auparavant, il y a des hommes et des femmes qui demanderont une réversion si leurs circonstances de vie changent et ils souhaitent avoir d’autres enfants.

Une réversion de la stérilisation (masculine et féminine) peut s’avérer possible mais elle exige des compétences chirurgicales particulières, est coûteuse et généralement non remboursable par les régimes de santé, et ce ne sont pas tou(te)s les patient(e)s qui sont des candidat(e)s approprié(e)s.

Les taux de succès de la réversion de la stérilisation féminine varient et ils dépendent généralement de la méthode originale de stérilisation et de l’importance des lésions aux trompes.

Les taux de succès de la réversion de la vasectomie varient eux aussi et ils dépendent des compétences du chirurgien, du temps écoulé depuis l’intervention et de la présence d’anticorps antisperme.

J’ai 24 ans et j’ai deux enfants. Puis-je subir une ligature des trompes?

La stérilisation permanente est le plus souvent pratiquée par cautérisation (les trompes sont brûlées), en attachant et en coupant une portion des trompes, ou en y fixant un anneau ou un clip. Toutes ces méthodes ont pour objectif de bloquer l’ouverture de la trompe de Fallope de sorte que l’ouf et les spermatozoïdes ne peuvent se rencontrer.

La femme qui songe à cette méthode de contraception doit être certaine de sa décision de ne plus vouloir d’enfants, peu importe les changements qui peuvent survenir dans sa vie. Il s’agit d’une méthode permanente. Quoique réversible, la chirurgie nécessaire n’est pas couverte par les régimes de soins de santé provinciaux et elle ne réussit pas toujours.

La ligature des trompes peut échouer chez une femme sur 200, en moyenne. Elle comporte un risque accru de grossesse ectopique : plus de 10 ans suite à la stérilisation, environ 7 femmes par 1 000 auront eu une grossesse ectopique.

Un important sujet à considérer est que les femmes qui ont été stérilisées avant l’âge de 28 ans ont un taux d’échec supérieur avec le temps, comparativement aux femmes qui ont plus de 34 ans au moment de la procédure. De plus, si la procédure échoue, le risque de grossesse ectopique est plus élevé chez les jeunes femmes.

Quoique la majorité des femmes ne regrettent pas le choix de la stérilisation tubaire, la probabilité de regret est plus élevée chez les femmes de moins de 30 ans au moment de la stérilisation (20 % versus 6 % chez les femmes de plus de 30 ans), chez celles qui ne sont pas dans une relation stable et celles qui ont subi leur chirurgie moins d’un an après leur dernier accouchement.

Pour un complément d’information, discutez-en avec votre médecin et assurez-vous d’être parfaitement informée des autres méthodes contraceptives réversibles efficaces.

Comment la stérilisation à intervalle est-elle pratiquée le plus souvent ?

La stérilisation à intervalle en est une qui se pratique quelques semaines, voire quelques mois, après une grossesse. Elle est le plus souvent effectuée par laparoscopie. Elle peut aussi être effectuée par une petite (« mini ») incision de Pfannensteil (« bikini »). Lorsque la stérilisation est faite par laparotomie, on emploie l’un des dispositifs laparoscopiques d’occlusion : les clips, les anneaux de Silastic ou la coagulation bipolaire. Le plus souvent, on pratique une excision d’une section des trompes et on fait une ligature des extrémités (la technique de Pomeroy) lors de la laparotomie.

Est-il possible de me faire ligaturer les trompes sans passer par une anesthésie générale?

Oui, c’est possible, mais ce ne sont pas tous les gynécologues et anesthésistes qui sont à l’aise de ligaturer les trompes sans anesthésie générale. Au cours de la laparoscopie, on remplit la cavité abdominale de gaz carbonique. La sensation provoquée peut être désagréable et pénible pour certaines femmes qui n’ont eu qu’une anesthésie locale.

Au nombre des solutions de rechange à l’anesthésie générale, on compte l’anesthésie péridurale ou l’anesthésie locale avec sédatif. Pour l’anesthésie péridurale, l’anesthésiste injecte un agent anesthésiant dans l’espace adjacent à la moelle épinière, ce qui cause un engourdissement sous le niveau de l’injection (approximativement à partir des côtes en descendant). Toutefois, la distension abdominale peut toujours être incommodante. La technique de l’anesthésie locale comporte une injection d’un agent anesthésiant seulement à la partie où la peau a été incisée et aux trompes de Fallope. On utilise également un médicament causant de la somnolence, mais la femme pourrait tout de même ressentir des mouvements ou d’autres sensations non douloureuses, mais tout de même désagréables.

Une nouvelle technique consiste à utiliser une caméra appelée « hystéroscope » pour voir l’intérieur de l’utérus et insérer un ressort dans l’ouverture des trompes, qui, au fil du temps, se fixe aux tissus et cause une obstruction de la trompe. Ce dispositif s’appelle « Essure » et n’est pas encore offert à grande échelle au Canada.

Comment fonctionne la stérilisation ?

La stérilisation (ligature des trompes ou vasectomie) consiste en une occlusion des canaux (trompes de Fallope ou canaux déférents) pour empêcher la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde.

La femme qui n’est pas une bonne candidate pour le renversement tubaire a-t-elle un autre choix ?

La fécondation in vitro pourrait être une solution de rechange valable pour la femme dont l’opération de renversement n’est pas indiquée. Pourtant, la FIV est fort dispendieuse et n’offre qu’un taux de réussite d’environ 25 % par cycle.

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Vasectomie

Comment la vasectomie est-elle pratiquée ?

La vasectomie est effectuée suivant deux techniques principales :

1. La vasectomie classique se fait par une ou deux incisions sur le scrotum, sous anesthésie locale. Le canal déférent est ensuite isolé et coupé et un segment de 1,5 cm de chaque canal est excisé. Les bouts des canaux sont ensuite obturés avec des fils de suture non absorbables, par cautérisation ou par clips, et l’incision scrotale est refermée.

2. La vasectomie sans scalpel est faite par une ponction minuscule au scrotum sous anesthésie locale. Le reste de la technique est identique au procédé classique. Aucune suture n’est nécessaire. La durée de l’intervention est réduite à environ la moitié de celle de la méthode classique.

3. D’autres méthodes moins communes de stérilisation masculine comprennent l’occlusion chimique percutanée du canal ou l’utilisation d’anneaux d’argent ou de clips de Silastic et d’argent (ces derniers étant compatibles avec le renversement de la vasectomie).

Quelles sont les complications possibles de la vasectomie ?

1. Une réaction vasovagale (évanouissement) (1 - 30 %)
2. Un hématome (ecchymose) (1 - 10 %)
3. Une infection (0,4 - 16 %)
4. La formation de granulomes (nodule) par les spermatozoïdes expulsés, soit dans le canal, soit dans l’épididyme (1 - 50 %)
5. Une épididymite et une déférentite (douleurs et inflammation dans l’épididyme ou le canal déférent) (0,1 - 8 %

Quelle est l’incidence de regrets après la stérilisation ?

L’incidence de regrets est d’environ 5 %, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Les facteurs de risques connus sont :

1. Avoir de jeunes enfants
2. Avoir des problèmes de couple
3. Avoir moins de 30 ans lors de la stérilisation
4. Le fait d’être stérilisée à l’occasion d’une césarienne ou immédiatement après l’accouchement ou après un avortement thérapeutique

Quels sont les effets secondaires fréquents de la vasectomie ?


1. Des douleurs transitoires
2. Une légère ecchymose ou enflure au scrotum

Quelles sont les contre-indications à la vasectomie ?

Les contre-indications à la vasectomie sont :

1. Des problèmes de santé systémique, p. ex. une allergie à l’anesthésie locale, l’immunodépression, les maladies infectieuses aiguës, les problèmes de coagulation ne pouvant être traités à l’acétate de desmopressine (DDAVP).
2. Des anomalies génitales locales entravant la localisation du canal déférent comme, par exemple, une hernie, une varicocèle, une hydrocèle ou une tumeur.
3. L’incertitude quant à une stérilité permanente.
4. Une dysfonction sexuelle.

La vasectomie fait-elle augmenter le risque de cancer des testicules ou de la prostate ?

Non. La plupart des études n’ont constaté aucune preuve d’un risque de cancer testiculaire à la suite d’une vasectomie. Les études sur le cancer de la prostate ont été plus contradictoires. Les National Institutes of Health, et l’American Urological Association recommandent le dépistage du cancer de la prostate pour tous les hommes, qu’ils aient eu une vasectomie ou non.

Comment peut-on confirmer la réussite d’une vasectomie ?

Normalement, des spermatozoïdes viables seront toujours présents dans le sperme quelques semaines après l’occlusion des canaux déférents. D’autres méthodes anticonceptionnelles doivent être utilisées jusqu’à ce qu’une analyse du sperme confirme qu’aucun spermatozoïde n’y est présent. Une analyse de sperme est effectuée de 6 semaines à trois mois après l’intervention.

Comment pratique-t-on le renversement de la vasectomie ?

Le renversement de la vasectomie peut se faire sous anesthésie locale, régionale ou générale. Différentes techniques sont utilisées et la réussite dépend de la perméabilité du site anastomotique et de la qualité des spermatozoïdes. La numération des spermatozoïdes s’élève graduellement après le renversement de la vasectomie et atteint le plus souvent un plateau au sixième mois suivant l’opération. Par la suite, les probabilités de fécondation décroissent avec le temps.

Après combien de temps suite à une vasectomie (stérilisation masculine) puis-je avoir des rapports sexuels sans utiliser une autre méthode anticonceptionnelle?

Vous pouvez reprendre les rapports sexuels 2 à 3 jours après une vasectomie si cela ne cause pas d’inconfort. Par contre, vous n’êtes pas stérile immédiatement. Chez beaucoup d’hommes, les canaux ne seront pas dépourvus de spermatozoïdes avant 20 éjaculations (ou trois mois). D’ici là, vous devez utiliser une autre méthode anticonceptionnelle pour éviter la grossesse. La majorité des médecins recommandent une analyse de sperme après 20 éjaculations pour confirmer qu’il n’y a plus de spermatozoïdes dans l’éjaculat.

N’oubliez pas que, quoique la vasectomie soit très efficace, elle peut parfois échouer (taux d’échec de 0,2 - 2 %). Elle n’offre aucune protection contre les infections sexuellement transmissibles (ITS).

Pourquoi la probabilité de réussite, après le renversement de la vasectomie, diminue-t-elle avec le temps ?

La probabilité de fécondation, après un renversement de vasectomie, diminue avec le temps, à cause de la formation d’anticorps circulants qui bloquent les spermatozoïdes. On estime les chances de grossesse, à la suite d’un renversement de vasectomie, à 75 % après trois ans alors qu’elles ne sont plus que de 30 % après 14 ans, ce qui est en corrélation avec le nombre décroissant de spermatozoïdes actifs dans le sperme, résultat direct du blocage des spermatozoïdes par les anticorps.

Quelle est l’efficacité de la vasectomie ?

L’indice de Pearl est de 0,2/100 femmes-année (le taux d’échec pour 100 femmes utilisant cette méthode pendant une année). Les taux de grossesse après la vasectomie varient entre 0 et 2,2 %, quelle que soit la méthode d’occlusion. Aucune étude contrôlée n’a comparé les différentes méthodes d’occlusion. Les spermatozoïdes survivent dans les vésicules séminales et donc, dans le sperme, pendant deux à trois mois ou de 10 à 30 éjaculations après une vasectomie. Celle-ci n’est donc pas officiellement considérée réussie avant qu’une analyse du sperme ne confirme l’absence totale de spermatozoïdes. Les grossesses survenant après une vasectomie s’expliquent principalement par le fait qu’aucune méthode anticonceptionnelle d’appoint n’a été utilisée pendant les trois mois suivant l’opération, et avant la confirmation d’une absence totale de spermatozoïdes actifs. La vasectomie peut échouer plusieurs années plus tard, en raison d’une formation de fistules reliant les canaux déférents sectionnés.

Quand la vasectomie est-elle réussie ?

Une vasectomie est considérée « réussie » seulement après la confirmation qu’aucun spermatozoïde n’est actif dans l’échantillon de sperme. Avant d’avoir des rapports sexuels sans protection, l’homme doit s’assurer qu’une analyse d’un échantillon de sperme, faite de 6 semaines à trois mois après l’intervention, confirme l’absence de spermatozoïdes mobiles.

Quels sont les avantages de la vasectomie ?

Bien qu’elle soit quelque peu effractive, la vasectomie offre à l’homme une méthode anticonceptionnelle discrète et peu coûteuse, sans effets secondaires importants à long terme et sans problèmes d’observance ni entraves aux rapports sexuels. De plus, c’est une méthode plus simple et moins risquée à pratiquer que celle de la ligature des trompes et elle comporte très peu de complications. Contrairement à la ligature des trompes, la vasectomie exige rarement une anesthésie générale.

Y a-t-il des consignes précises que l’homme devrait respecter après une vasectomie ?

1. Aucune activité sportive ou contrainte physique durant les sept jours suivant l’opération
2. Les rapports sexuels sont interdits pendant cinq jours (par la suite, des méthodes anticonceptionnelles doivent être utilisées jusqu’à ce que la réussite de la vasectomie soit confirmée par l’analyse du sperme)

Y a-t-il un risque accru quelconque de maladie cardiovasculaire lié à la vasectomie ?

Non. Les données confirment qu’il n’existe pas de rapport évident entre la maladie cardiovasculaire et la vasectomie.

Comment puis-je aider mon partenaire qui a peur de la vasectomie et se pose beaucoup de questions à ce sujet?

Si c’est la permanence de l’intervention qui suscite les craintes de votre partenaire à l’égard de la vasectomie, cela pourrait signifier qu’il n’est pas prêt à la subir. Dans ce cas, il pourrait avoir des regrets après l’opération et vouloir l’inverser. Lorsqu’un homme fait part de telles craintes à son médecin, ce dernier lui déconseille généralement de subir cette intervention.

Si ses craintes concernent le risque de diminution de sa performance sexuelle, il peut être rassuré en en parlant à son médecin. La vasectomie n’entraîne pas une diminution de la capacité sexuelle. Si de telles craintes sont fondées sur des problèmes sexuels réels, la consultation d’un sexologue ou d’un psychothérapeute pourrait s’avérer utile.

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