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Infections transmissibles sexuellement (ITS)


À titre de lesbienne, quelles infections sexuellement transmissibles (IST) me posent un risque si je pratique le sexe oral avec ma partenaire? Comment puis-je pratiquer la sexualité protégée?

Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont des infections bactériennes et virales le plus souvent transmises par les activités sexuelles et les pratiques génitales-génitales, génitales-anales, génitales-orales, orales-anales, digitales-vaginales et digitales-anales. Des exemples de telles infections sont : la gonorrhée, la chlamydia, l'herpès, le virus du papillome humain (verrues génitales) et le virus d'immunodéficience humaine (VIH). Le Candida (levure), le Trichomonas vaginalis et la vaginose bactérienne peuvent aussi être transmis par l'activité sexuelle.

Les femmes dans des relations exclusivement lesbiennes monogames ont de très faibles risques de contracter une IST. Lorsque les relations ne sont pas monogames mais toujours exclusivement lesbiennes, le risque d'infection dépend de facteurs tels le genre de pratique sexuelle, l'emploi de dispositifs de barrière de latex ou de plastique, par exemple la digue dentaire ou les condoms, l'emploi de jouets sexuels tels les vibrateurs, et le nombre de partenaires. Toute activité sexuelle avec une partenaire qui utilise des drogues intraveineuses augmente le risque de contracter le VIH et l'hépatite.

Le sexe oral protégé est réalisé en ayant recours à la digue dentaire, une mince couche de latex que l'on place par-dessus le vagin, le clitoris et l'anus avant les rapports sexuels oraux. Les condoms pour femme faits de polyuréthane sont disponibles et ils recouvrent les parois vaginales, le col et une partie des organes génitaux extérieurs. Quoiqu'ils soient utiles, ils ne recouvrent pas une aussi grande surface que les digues dentaires. Le niveau de protection contre l'infection conféré par ces dispositifs dépend de l'emploi correct et constant.

Auriez-vous de l'information sur les poux pubiens ou « morpions »?

Ce sont des parasites qui ont besoin d'un hôte animal pour survivre. Ils peuvent être transmis sexuellement ou par contact de personne à personne. Ils peuvent aussi se transmettre par du linge ou des draps infectés et très rarement par des sièges de toilettes infectés. Rappelez-vous que ce sont des parasites et qu'ils ont donc besoin d'un hôte vivant. La survie sur un siège de toilettes serait de courte durée. Les poux pubiens sont des insectes différents des poux de tête et du corps. La maladie peut se transmettre en autant que les poux ou les lentes (oufs) demeurent vivants sur la personne infestée. Elle peut causer des symptômes allant d'un léger malaise à des démangeaisons intenses. Il existe divers traitements médicaux, la perméthrine en après-shampooing étant le plus fréquemment utilisé. Les partenaires sexuels doivent être traités. Il n'y a pas d'effets à long terme et le traitement est habituellement efficace à 100 %. En cas de récidive, le traitement est le même.

Certaines ITS sont-elles plus fréquentes dans certains pays que dans d'autres?

Oui, certaines sont plus fréquentes que d'autres dépendant du pays où vous vivez. Le meilleur exemple de ceci est le VIH. De nombreux pays africains ont des taux très élevés de VIH comparativement à l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Australasie. Les raisons de cette différence sont trop nombreuses et trop longues pour qu'on y réponde ici. La plupart des ITS ont tendance à être mondiales et les taux diffèrent plus selon la classe socio-économique que quoique ce soit d'autre.

Combien de temps est-ce que ça prend pour qu'une IST (par exemple le VIH/SIDA) soit décelée par un test?

Si vous êtes exposé au virus de l'immunodéficience humaine (ou VIH), le virus responsable du SIDA, votre corps met du temps (quelques jours à quelques mois) à développer les anticorps contre le virus qui peuvent être décelés par l'analyse de sang. C'est la raison pour laquelle il est recommandé de procéder à une deuxième analyse de sang de trois à six mois plus tard afin de déceler de nouveaux anticorps. Entre-temps, utilisez des condoms pour vous protéger, de même que votre partenaire sexuel.

Les IST qui sont décelées au moyen d'une culture (telle la chlamydia ou la gonorrhée) peuvent généralement être décelées immédiatement, surtout en présence de symptômes. Si vous avez des ulcères sur vos organes génitaux, il y a lieu de procéder à l'écouvillonnage pour déceler l'herpes et la syphilis alors qu'ils sont encore visibles. Dans le cas d'une nouvelle infection par la syphilis, il se peut que l'analyse de sang ne soit pas encore positive. Parlez-en à votre médecin. En cas de doute, vous pouvez répéter ces analyses quelques mois plus tard.

Comment dépiste-t-on les IST chez les femmes? Et les hommes?

Chez la femme, l'écouvillonnage des sécrétions cervicales au moment d'un examen au spéculum peut dépister la chlamydia et la gonorrhée. Le trichomonas peut être diagnostiqué en prélevant un échantillon de l'écoulement vaginal auquel on ajoute un liquide salin pour vérifier la présence de l'organisme mobile au microscope. L'organisme (mort) peut parfois être décelé lors d'un test de Pap.

Chez l'homme, l'écouvillonnage des sécrétions urétrales peut déceler la chlamydia et la gonorrhée. L'urine de première miction peut être analysée pour la chlamydia.

Les verrues génitales sont généralement diagnostiquées à l'aide d'un examen visuel par votre prestataire des soins de la santé. Celui-ci peut procéder à une biopsie en cas d'incertitude vis-à-vis du diagnostic.

Les lésions de l'herpès sont, elles aussi, souvent diagnostiquées grâce à un examen visuel et aux antécédents. L'écouvillonnage de la lésion peut permettre de mettre le virus en culture afin de confirmer le diagnostic et de déterminer le type de virus (le type 1 cause généralement l'herpès oral alors que le type 2 est le plus souvent responsable des lésions génitales). Les analyses sanguines des anticorps de l'herpès ne sont pas considérées aussi précises.

L'hépatite B, C et le VIH sont diagnostiqués à l'aide d'analyses sanguines. Une deuxième analyse sanguine est recommandée de trois à six mois suite à l'exposition possible au VIH, afin de déceler la conversion à retard des anticorps possible.

Comment le condylome acuminé se propage-t-il?

Le condylome acuminé est causé par le papillomavirus humain. Ce virus peut se manifester par l'apparition de verrues, mais peut également être présent sans manifestation visible. Il peut s'attaquer aux organes génitaux externes, ainsi qu'au col utérin, au vagin, à l'urètre, à l'anus et à la bouche.

Le virus est généralement transmis par contact sexuel, y compris par contact génital, oral et anal. Le fait d'éviter tout contact avec les verrues et d'utiliser un condom peut aider à réduire la transmission. Cependant, à part l'abstinence, il n'existe aucune méthode parfaite pour prévenir la transmission. Il n'existe aucune preuve tangible que le traitement du condylome acuminé réduit l'infectivité.

Comment puis-je m'assurer d'une confidentialité totale lorsque je discute d'ITS avec mon médecin?

Les renseignements que vous confiez à votre médecin sont complètement confidentiels. Il y a de rares exceptions à cette règle. Il y a certaines ITS qui sont à déclaration obligatoire. Cela veut dire que le médecin est obligé de déclarer son diagnostic aux autorités sanitaires locales. Si vous dites à votre médecin que vous avez déjà fait une ITS, ce renseignement demeure entre vous deux. Le médecin ne doit déclarer certaines ITS que s'il a fait le test sur vous et qu'il a le résultat. On se sert de cette information pour s'assurer que des maladies infectieuses ne deviennent pas hors contrôle dans la population générale. On pourrait vous contacter pour vous demander d'informer vos partenaires sexuels antérieurs afin qu'ils puissent se faire traiter.

Comment puis-je me protéger contre l'herpès?

Le virus de l'herpès simplex de type 2 (HSV-2) provoque des infections génitales. Le virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1) est généralement associé aux lésions buccales; cependant, il peut se transmettre à la région génitale par l'entremise d'un contact oral-génital.

La transmission peut se produire en présence d'infections actives ou d'infections sans lésions visibles. L'utilisation du condom peut réduire le risque de transmission. L'abstinence en période de flambées actives est recommandée, étant donné que la propagation du virus est plus importante pendant cette période.

Une publication récente a démontré que, dans le cas de patients atteints d'herpès génital récidivant, une dose quotidienne (500 mg) de valacyclovir pouvait réduire les incidences de flambées récidivantes, la propagation du virus et la transmission à un partenaire non infecté.

Corey L, Wald A, Patel R et coll. « Once-daily valacyclovir to reduce the risk of transmission of genital herpes », N Engl J Med, vol. 350, 2004, p. 11-20.

Comment puis-je me protéger contre l'herpès?

Le virus de l'herpès simplex de type 2 (HSV-2) cause des infections génitales . Le virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1), quant à lui, est habituellement associé à des lésions orales; toutefois, il peut être transmis aux parties génitales par contact oro-génital.

Bien que la transmission soit possible en présence d'infections actives, elle peut également se produire en l'absence de lésions visibles. Les condoms peuvent entraîner une diminution du risque de transmission. En présence d'une flambée active, il est recommandé de pratiquer l'abstinence puisque, à ce moment, l'excrétion du virus est accrue.

Une publication récente a indiqué que, chez les patients présentant un herpès génital récurrent, une dose quotidienne (500 mg) de valacyclovir pouvait entraîner une diminution de la fréquence des flambées, de l'excrétion du virus et de la transmission à un partenaire non infecté.

Corey L, Wald A, Patel R et col l. « Once-daily valacyclovir to reduce the risk of transmission of genital herpes », N Engl J Med , vol. 350 , 200 4 , p. 11-20

Comment puis-je savoir si j'ai des verrues génitales? Quels sont les signes et symptômes des verrues génitales? Comment sont-elles traitées? Comment éviter la transmission des verrues génitales?

Les signes et symptômes des verrues génitales incluent :


  • De petites enflures roses ou rouges à la région génitale qui

  • grossissent vite

  • Plusieurs verrues rapprochées qui peuvent avoir la forme d'un

  • chou-fleur

  • Les démangeaisons et la sensation de brûlure à la région génitale



Souvent, les verrues génitales disparaissent même sans traitement. Selon la taille et l'emplacement des verrues, il y plusieurs façons de les traiter. Les prestataires de soins peuvent les traiter avec des médicaments ou par intervention chirurgicale. Par contre, si le virus sous-jacent n'est pas complètement éliminé, les verrues génitales peuvent réapparaître après le traitement.

Les médicaments sont appliqués directement à la région atteinte (la verrue elle-même). Ils incluent :

  • Imiquimod (Aldara)

  • Podofilox (Condylox)

  • Acide trichloracétique

  • Crème 5-fluorouracil (5 %)


La chirurgie peut s'avérer nécessaire pour enlever les grosses verrues ou encore celles qui sont réfractaires aux médicaments. Les options chirurgicales sont de :

  • Les geler avec de l'azote liquide (cryochirurgie)

  • Les brûler avec de l'électricité (électrocautérisation)

  • Recourir aux traitements au laser


Quoique les traitements puissent éliminer les verrues, il n'existe aucun traitement qui puisse éliminer le virus. Puisque le virus est toujours présent dans votre corps, les verrues réapparaissent souvent après le traitement.

Ne tentez pas de traiter les verrues génitales à l'aide de médicaments en vente libre. Ceux-ci ne sont pas conçus pour l'utilisation sur les tissus humides de la région génitale et s'ils y sont appliqués, ils peuvent empirer la douleur et l'irritation.

La seule façon d'éviter une infection au VPH est d'éviter le contact direct avec le virus, lequel est transmis par contact de peau à peau. La sexualité protégée peut réduire le risque des verrues génitales. Toutefois, l'utilisation de condoms n'élimine pas complètement le risque parce qu'ils peuvent ne pas recouvrir entièrement la peau infectée, permettant donc que le contact se fasse.

Si vous ou votre partenaire sexuel avez des verrues visibles à la région génitale, évitez le contact sexuel jusqu'à ce que les verrues soient traitées. Si vous constatez des verrues génitales pour la première fois, informez votre partenaire sexuel afin qu'il/elle puisse se faire traiter, et prenez les précautions nécessaires pour éviter de transmettre l'infection à d'autres.

Est-ce que des incidents fréquents d'infections aux levures ou d'épididymite augmentent les chances de contracter une ITS?

Les levures ou le Candida Albicans peuvent se retrouver dans le vagin. Il y a de nombreux micro-organismes dans le vagin qui vivent en équilibre. Les changements de l'équilibre acido-basique dans le vagin peuvent faire que certains vont croître plus qu'ils ne le feraient normalement. C'est probablement souvent la cause des infections à levures récurrentes. Plusieurs choses peuvent perturber cet équilibre, notamment le moment où vous vous trouvez dans votre cycle.

Dans la plupart des cas, les infections à levures récurrentes n'ont rien à voir avec les ITS. Certaines personnes qui font des infections récurrentes de toutes sortes ou qui ont des lésions qui ne guérissent pas découvrent plus tard qu'elles ont le VIH, mais ces symptômes ne sont pas la cause des ITS. L'épididymite est une inflammation d'une partie des organes génitaux de l'homme. Parfois, c'est en raison d'une infection comme la chlamydia ou une gonorrhée, mais cela peut aussi être causé par d'autres problèmes qui n'ont rien à voir avec des infections. L'épididymite récurrente doit être examinée par le médecin. Des occurrences fréquentes de ce problème n'augmentent pas votre risque de contracter une ITS.

Est-ce que j'ai toujours des risques de contracter une ITS si j'ai une relation monogame depuis plusieurs années?

Si les deux partenaires sont 100 % monogames pendant plusieurs années et qu'aucun des deux n'est au courant d'ITS antérieure, il est peu probable que vous êtes à risque. Toutefois, si votre partenaire a une ITS qui a des périodes de dormance (latence), alors vous pourriez devenir infecté même quand vous vous croyez être épargné. Par exemple, le HSV (le virus de l'herpès simplex) ou herpès peut rester dormant chez votre partenaire pendant des années. Vous pourriez faire l'amour lorsqu'il devient infectieux mais sans qu'il y ait de lésions évidentes. Cela vous mettrait à risque de contracter l'herpès.

De plus, vous pourriez découvrir des années après le moment de l'infection que vous avez une ITS comme le VIH, qui pourrait être complètement asymptomatique pendant des années. Le papillomavirus, qui est la principale cause de tests de Pap anormaux, peut se manifester des années après l'infection initiale. En fait, avec ce virus particulier, il est pratiquement impossible de préciser le moment où l'infection est survenue.

Est-ce que le fait de donner du sang ou d'avoir des rapports sexuels avec un donneur ou une donneuse de sang comporte un risque?

Non, pas du tout. Le don de sang se fait sous conditions stériles, ce qui veut dire que c'est aussi près d'être exempt de germes que possible. Cela se fait en prélevant du sang d'une veine avec une aiguille IV. Les aiguilles IV ne sont utilisées qu'une seule fois et elles sont stérilisées et enveloppées dans des emballages stériles avant d'être utilisées. C'est très différent de ce que fait un drogué qui se pique avec une aiguille qui sert plus d'une fois et à plus d'une personne. C'est tout autre chose si vous ou votre partenaire avez reçu une transfusion sanguine. Aujourd'hui, les transfusions sanguines sont sans danger, bien que personne ne puisse garantir à 100 % que vous n'aurez pas une infection.

Est-il possible de contracter une infection pendant le sexe oral?

Oui, il est possible de contracter une infection sexuellement transmissible par le sexe oral. Les infections le plus fréquemment transmises par le sexe oral sont le herpès, le papillomavirus (VPH), la gonorrhée, la syphilis, la chlamydia, certaines formes d'hépatite et le VIH (virus de l'immunodéficience humaine).

Afin de vous protéger, vous pouvez utiliser un condom ou une digue dentaire pendant le sexe oral.

Est-il possible de contracter une IST par les baisers mouillés?

Les baisers profonds tels les baisers mouillés comportent un risque de transmission d'infections sexuellement transmissibles (IST).

CLARIFICATION : Quoique le VIH soit présent dans tout liquide biologique, notamment la salive, le risque de transmission par contact oral (baisers profonds), en l'absence de lésions ou de coupures dans ou près de la bouche, est extrêmement faible. L'on peut donc conclure qu'il s'agit d'une pratique de sexualité protégée.

Cohen, MS et al. The Lancet. 356.July22,2000. 272

Les lésions de l'herpès autour de la bouche peuvent être transmises à votre partenaire.

Embrasser les organes génitaux de son partenaire pose un risque d'autres IST.

Les baisers secs sur la bouche sont généralement plus sûrs.

Est-il possible de transmettre des feux sauvages au cours d'une relation sexuelle orale?

Les feux sauvages sont de petites ampoules rouges qui apparaissent habituellement sur les lèvres et le pourtour de la bouche . Ils sont extrêmement contagieux et habituellement causés par le virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1). Lorsqu'une personne présente un feu sauvage, elle devrait éviter le contact (particulièrement le fait de participer à des relations sexuelles orales ou d'embrasser) avec les personnes qui ne sont pas infectées . Lorsqu'une personne présentant un feu sauvage participe activement à une relation sexuelle orale , il est fort probable que le partenaire passif contracte l' herpès génital. Ainsi, en présence d'un feu sauvage, il est recommandé de s'abstenir de participer activement à une relation sexuelle orale, et ce, jusqu'à la guérison des lésions. Lorsque l'abstention est impossible, des précautions appropriées (telles que l'utilisation d'une digue dentaire ou d'un condom de latex) devraient être mises en ouvre.

J'ai de petits boutons sur mon pénis et mon scrotum depuis très longtemps. Est-ce normal?

La peau du prépuce et du scrotum peut comporter de petites bosses, tout comme n'importe quelle autre partie de notre corps. Lorsque le pénis est à l'état de flaccidité (non en érection), ces régions peuvent sembler plus évidentes. Si ces bosses sont petites, ne changent pas de grosseur ni de couleur et ne font pas mal, il est fort probable qu'elles sont normales, surtout si elles sont présentes depuis un certain temps.

Toutefois, si vous découvrez de nouvelles bosses, notamment après avoir rencontré un nouveau partenaire sexuel, ou s'il y a un écoulement à partir de cette région, vous devriez consulter un médecin pour exclure l'infection sexuellement transmissible (IST). Les condylomes (verrues) peuvent ressembler à des bosses. En général, ils sont peu nombreux et ils peuvent grossir. Votre médecin est en mesure de poser un diagnostic, et de les traiter.

J'ai des boutons de fièvre à plusieurs reprises. Est-ce que je représente un risque d'ITS pour mon ou ma partenaire si je pratique le sexe oral ou même si je l'embrasse?

Les boutons de fièvre proviennent du virus de l'herpès simplex (HSV). La grande majorité des boutons de fièvre sont des HSV-1. La grande majorité des cas d'herpès génital (i.e. pénis, testicules, vagin ou anus) sont des HSV-2. Ils ne sont en aucune façon absolument exclusifs. Les HSV-1 peuvent affecter la région génitale et les HSV-2 peuvent affecter la région buccale. Vous mettez donc votre partenaire à risque d'herpès génital ou oral. Le problème est de savoir quand vous êtes infectieux, et malheureusement, cela est impossible à prédire. Vous excrétez le virus avant même que le bouton de fièvre ne soit visible. Si vous êtes dans une relation à long terme et que votre partenaire est au courant du risque, vous pouvez décider ensemble d'utiliser des condoms ou non pour prévenir une infection herpétique. Rappelez-vous qu'un condom n'assure pas toujours une protection à 100 %.

J'ai entendu dire qu'on pouvait attraper une ITS par les sièges de toilettes, surtout dans les toilettes publiques. Est-ce vrai?

Comme on l'a dit plus tôt, il est possible d'attraper des poux pubiens sur un siège de toilettes. Il faudrait que vous utilisiez le siège juste après une personne fortement infectée. Ce sont des parasites et ils ont besoin d'un hôte animal pour survivre, donc ils ne peuvent vivre très longtemps sur un siège de toilettes. Il est difficile de déterminer si cela arrive souvent ou même si cela arrive jamais. On présume que les chances que cela arrive sont fort minces. Il n'y aucune autre ITS connue pouvant se transmettre de cette façon.

J'ai entendu parler de l'urétrite non spécifique. Est-elle courante et se transmet-elle sexuellement?

C'est le nom qu'on donne aux infections de l'urètre, habituellement chez l'homme, qui ne sont pas causées par le gonocoque. Elle est très courante et la plupart sont des infections transmissibles sexuellement. Plusieurs micro-organismes peuvent causer ces symptômes, notamment Chlamydia (jusqu'à 60 % des cas), Trichomonas et Ureaplasma. Elle peut être aussi causée par des irritants chimiques.

Il peut prendre jusqu'à trois semaines après le moment de l'infection pour qu'apparaissent les symptômes et cela cause des problèmes aux gens qui ne se croient pas infectés et qui ont des rapports sexuels avec un nouveau partenaire. Les symptômes peuvent être légers ou il peut y avoir un écoulement abondant, surtout le matin. Il peut aussi y avoir une sensation de brûlure à la miction, des démangeaisons au bout du pénis, un besoin urgent d'uriner et une sensation de lourdeur dans le scrotum. Rarement, cela peut entraîner une infection plus grave chez l'homme et qui est difficile à traiter. Chez la femme, cela peut causer une infection du bassin qui peuvent affecter les chances de grossesses futures.

Une personne infectée devrait être re-testée 4 à 7 ajours après le traitement et ne devrait pas avoir de relations sexuelles tant que les deux partenaires ne sont pas guéris. On ne doit pas arrêter de prendre les médicaments dès que les symptômes disparaissent parce que cela augmente le risque de ré-infection. Prenez tous les médicaments prescrits.

J'ai une relation stable avec mon (ou ma) partenaire depuis le début des années 1980, lorsqu'on a commencé à parler du VIH et du SIDA. Nous avions eu, tous deux, d'autres rapports sexuels avant de commencer notre relation. Devrions-nous passer des tests de dépistage ou même nous inquiéter à propos des ITS?

Le VIH devrait être le principal sujet d'inquiétude et la grande majorité des gens qui en sont infectés deviennent sidéens en moins de 10 ans. Il y a des cas où il n'y a pas d'évidence de maladie avant 15 à 20 ans, mais c'est inhabituel. Grâce au traitement antiviral, cette période peut s'allonger. Toutefois, si vous avez été exposé il y a plus de 20 ans et que vous n'avez pas de symptômes de sida, il est improbable que vous souffriez du VIH.

J'ai eu une relation sexuelle non protégée dans la douche et j'ai découvert plus tard que ce partenaire est infecté par l'herpès et pourrait avoir eu une poussée à cette période. J'ai ensuite pratiqué le sexe oral sur un autre partenaire environ une semaine plus tard. Je me demande si mon deuxième partenaire peut contracter l'herpès si je n'ai pas pratiqué le sexe oral sur la personne infectée?

Si le premier partenaire infecté par l'herpès a eu une poussée au moment de votre relation sexuelle non protégée, vous pourriez avoir contracté le virus autour de vos organes génitaux. Si vous n'avez pas pratiqué le sexe oral sur le premier partenaire, la région autour de votre bouche n'aurait pas été affectée et vous pourriez ne pas transmettre le virus au deuxième partenaire par sexe oral seulement. La situation est un peu plus compliquée qu'elle ne semble. Bon nombre de personnes ne se rendent pas compte que les feux sauvages sont un type d'herpès. Si vous avez déjà eu un feu sauvage autour de la bouche, vous pourriez éventuellement transmettre le virus de l'herpès à un partenaire en l'embrassant ou en pratiquant le sexe oral sur lui. La présence d'un feu sauvage augmente davantage les possibilités de transmission de l'infection.

En bref, la réponse à votre question est non - il est fort peu probable que votre deuxième partenaire a contracté l'herpès selon la situation décrite. Cela étant dit, une relation sexuelle non protégée (avec un partenaire que vous ne connaissiez pas très bien apparemment), n'est jamais une bonne idée et vous fait courir le risque de contracter une multitude d'autres infections transmissibles sexuellement, y compris le VIH.

J'ai reçu un diagnostic de VPH, parce que mon test de Pap était anormal. Que dois-je faire?

Le virus du papillome humain, ou VPH, présente bon nombre de souches. Certaines causent des verrues génitales, d'autres des changements au niveau du col utérin qui entraînent un frottis de Pap anormal, et bon nombre ne provoquent aucun symptôme du tout. La plupart du temps, le système immunitaire fera disparaître le virus sur une période d'un an et demi à deux ans. Cependant, le virus est parfois difficile à enrayer et les tissus du col utérin affectés doivent être traités. Vous pouvez en discuter avec votre médecin. À long terme, le plus important est de continuer à subir les frottis de Pap réguliers. Les frottis de Pap peuvent permettre de déterminer si les tissus infectés guérissent ou non, et si un traitement est nécessaire.

J'ai une bosse sur mon pénis qui a l'air d'un bouton, mais qui ne l'est pas. Qu'en est-il? Devrais-je être préoccupé?

Les « bosses » peuvent être une condition de la peau inoffensive ou le signe d'une infection. Pour faire une réponse courte, nous vous conseillons de consulter votre médecin pour vous en assurer.

La peau recouvrant le pénis, ou plus couramment la peau pileuse autour du pénis, peut faire l'objet d'acrochordons ou de pores ou glandes engorgées. Les petites bosses minuscules et fines peuvent être parfaitement normales (également appelées « papules nacrées » ou papillomatose). Celles-ci apparaissent plus couramment sur la peau humide sous le prépuce chez les hommes non circoncis.

Le Molluscum contagiosum est une infection virale inoffensive qui cause de petites bosses roses et nacrées. Le virus peut se trouver sur toute région de la peau, et non seulement sur les organes génitaux. Il peut se propager par le rasage ou spontanément à une région de la peau plus vaste.

L'infection à l'herpès peut d'abord se présenter sous forme de vésicules (bosses remplies de fluide), qui progressent rapidement en feux sauvages hautement contagieux.
La cause infectieuse la plus courante d'une « bosse » est le papillomavirus humain (PVH), également appelé verrues génitales. Celles-ci sont habituellement des lésions en forme de chou-fleur, charnues et irrégulières, bien qu'elles peuvent parfois être plates. Consultez http://www.merck.com/mrkshared/mmanual/plates/164pla4.jsppour en voir une photo fidèle. Si elles ne sont pas traitées, les verrues génitales peuvent s'étendre sur une vaste région au fil du temps.
Au nombre des autres possibilités, on note un kyste ou autres lésions colorées qui peuvent se trouver partout sur le corps, ainsi que le cancer. Le cancer du pénis est extrêmement rare, surtout chez les jeunes hommes, et ressemble à un feu sauvage plutôt qu'à une « bosse » couverte de peau. Toutefois, si vous détectez une bosse dans un de vos testicules (plutôt que sur votre pénis), vous devriez consulter votre médecin, parce que le cancer du testicule n'est pas inhabituel chez les jeunes hommes.
Comme vous pouvez le constater, une variété d'options peuvent être le résultat d'une « bosse » sur votre pénis. En règle générale, une bosse présente depuis un bon moment sans afficher de changements sera fort probablement une variation normale. Si une « bosse » fait son apparition, plus particulièrement après une relation sexuelle non protégée, il y a de forts risques qu'il s'agisse d'une infection.
Pour voir des photos, consultez les diaporama du module d'auto-apprentissage de l'Agence de santé publique du Canada à: http://www.phac-aspc.gc.ca/slm-maa/slides/index_f.html

Je suis lesbienne et je me demandais si la transmission d'ITS est possible chez les femmes et, dans l'affirmative, que puis-je faire pour me protéger?

Bien que les probabilités de transmission de la plupart des infections transmissibles sexuellement (ITS) entre femmes soient minces, il est possible que cela se produise. Le VIH, l'hépatite B, la chlamydiose, la gonorrhée et le trichomonas peuvent tous être transmis par les sécrétions vaginales (y compris par le sang menstruel). La syphilis et les virus, comme l'herpès et le papillomavirus humain (PVH), sont propagés par contact direct. Ce qui signifie que des pratiques comme le sexe oral et les contacts directs entre organes génitaux peuvent transmettre ces organismes si une barrière n'est pas utilisée; il en est de même pour les couples hétérosexuels. Ces virus et maladies peuvent également se transmettre par les doigts ou les jouets sexuels au cours de rapports intimes.

Une digue dentaire est un morceau plat de latex utilisé comme obstacle entre la bouche d'une personne et la vulve ou l'anus d'une autre personne. Elle peut réduire les risques d'infection pouvant découler du sexe oral. Les digues dentaires peuvent être achetées ou fabriquées à partir d'un condom non lubrifié en le découpant en forme de rectangle. On peut également utiliser des pellicules de plastique domestiques.

Moyens de réduire les risques :


  • Limiter le nombre de partenaires sexuels et bien les connaître

  • Avoir une relation monogame mutuelle

  • Utiliser une barrière de protection jusqu'à ce que les deux partenaires obtiennent des résultat négatifs à la suit de tests de dépistage des ITS, y compris le VIH

  • Ne pas partager les jouets sexuels, les nettoyer entre les utilisations ou les couvrir avec un nouveau condom à chaque fois

  • Surveiller les plaies sur les organes génitaux de votre partenaire et éviter tout contact avec la peau éraflée

  • Le principe de base est d'éviter tout partage de liquides organiques.

  • Fabriquer une digue à partir d'un condom


Pour tout supplément d'information sur la santé sexuelle lesbienne, veuillez consulter le site Web suivant : http://www.plannedparenthood.org/pp2/portal/medicalinfo/sti/pub-sti-lesbian.xml (en anglais seulement)

Je viens d'apprendre que mon partenaire a déjà eu l'herpès et je ne sais pas quoi faire. Comment puis-je me protéger?

Lorsqu'un partenaire a l'herpès, il y a un risque que vous le contractiez aussi. Vous devez comprendre comment réduire le risque d'infection et comment en parler à votre partenaire. Si vous avez été actif sur le plan sexuel par le passé, vous vous êtes peut-être déjà exposé au risque de l'herpès. Puisque l'herpès peut se propager en l'absence de symptômes (élimination asymptomatique), il peut s'avérer difficile de savoir quand une personne est devenue infectée et qui l'a infectée.

Voici quelques façons de réduire votre risque :


  • Si quelqu'un a un symptôme près de la bouche (herpès oral), il/elle ne devrait pas s'adonner au sexe oral auprès de son/sa partenaire jusqu'à ce que tout symptôme soit guéri.

  • Si quelqu'un a un symptôme près de la région génitale (herpès génital), il/elle ne devrait pas participer aux activités sexuelles jusqu'à ce que tout symptôme soit guéri.

  • En l'absence de symptômes, l'emploi de condoms lors des contacts génital-génital réduit le risque de transmission.

  • Il a été démontré récemment qu'un médicament antiviral contre l'herpès, le valacyclovir, réduit le risque de transmission de l'herpès. Lorsqu'il est pris quotidiennement par une personne avec des antécédents d'herpès génital récurrent, le valacyclovir peut réduire de 50 % le risque de transmission à un partenaire qui n'a pas le virus. Il est probable que la combinaison de valacyclovir suppressif et de condoms offre une meilleure protection que l'une ou l'autre méthode seule.

  • La communication entre les partenaires : Il importe que les deux partenaires se renseignent sur l'herpès et qu'ils prennent ensemble des décisions sur les meilleures précautions à suivre.


Dans une relation intime et de nature sexuelle avec une personne atteinte d'herpès, le risque de contracter l'infection n'atteindra jamais zéro. Certains couples ont des relations de nature sexuelle pendant des années sans qu'il n'y ait transmission de l'herpès simplement en évitant les contacts sexuels pendant les éruptions, en utilisant fidèlement les condoms et en ayant recours à la thérapie antivirale suppressive pour réduire les éruptions. Les couples gèrent l'herpès avec succès à tous les jours. Pour la majorité d'entre eux, il s'agit d'un léger inconvénient. Puisque l'herpès ne pose pas un risque sérieux à la santé, certains couples choisissent de ne pas utiliser de condoms au sein d'une relation à long terme.

La chlamydia peut-elle être transmise autrement que par les rapports sexuels?

La chlamydia est une maladie transmise sexuellement qui touche les organes reproducteurs. Chez les adultes, elle est transmise uniquement par les rapports sexuels avec une personne infectée. Les bébés, par contre, peuvent être infectés à la naissance si leur mère est infectée. La chlamydia ne peut survivre sur des objects dans l'entourage, donc le fait d'utiliser les toilettes publiques ou de partager des serviettes ou des vêtements avec une personne infectée ne la répand pas.

Si vous venez de recevoir un résultat positif de chlamydia et vous êtes dans une relation monogame (un seul partenaire sexuel), il importe de noter que vous avez peut-être contracté l'infection au cours d'une relation antérieure. L'infection peut être présente pendant plusieurs mois ou même années sans qu'il n'y ait de symptômes. La maladie peut s'avérer difficile à diagnostiquer puisque plusieurs personnes ne présentent aucun symptôme, quoiqu'ils sont infectés et transmettent la maladie à d'autres. Parmi les gens qui ont des symptômes, ceux-ci apparaissent généralement environ une à trois semaines après avoir eu des rapports sexuels avec une personne infectée.

Chez la femme, la chlamydia peut causer une sensation de brûlure à la miction, un écoulement vaginal anormal, de légers saignements vaginux (surtout après les rapports sexuels), ou de la douleur dans le bassin ou le bas abdomen.

Chez l'homme, elle peut entraîner un écoulement du pénis ou de la douleur à la miction.

Le dépistage de l'herpès fait-il partie du dépistage systématique des infections sexuellement transmissibles (IST) ou y a-t-il un test distinct pour l'herpès?

Lorsque vous vous rendez chez votre prestataire de soins pour le dépistage d'une infection sexuellement transmissible, il/elle vous posera des questions par rapport à vos antécédents médicaux et sexuels, et à vos préoccupations. Si vous avez des symptômes, il/elle vous demandera de les décrire, depuis combien de temps ils sont présents et leur sévérité.

Il/elle procédera ensuite à un examen physique (examen génital pour les hommes, examen pelvien pour les femmes) afin de déceler les signes d'infection. Puis, il/elle prendra des échantillons pendant l'examen, lesquels seront envoyés au laboratoire pour l'analyse, ainsi que des tests de sang et d'urine.

Même si vous n'avez pas de symptômes et si votre examen est normal, vous pouvez être infecté par une infection sexuellement transmissible (IST). Il est important de discuter de vos facteurs de risque avec votre prestataire de soins, puisqu'il/elle sera mieux en mesure de procéder aux tests appropriés.

Lorsque vous vous rendez chez votre prestataire de soins pour le dépistage des IST, on vérifiera probablement pour la chlamydia, la gonorrhée et le VIH (par une prise de sang), mais il vaut mieux de demander à votre prestataire de soins pour être certain. Si vous consultez pour un test de Pap systématique, votre médecin peut ne faire que le test de Pap et un examen pelvien, à moins que vous n'ayez de symptômes ou que vous de demandiez spécifiquement d'être testé. Ne présumez jamais que vous vous faites tester pour toutes les IST : demandez à votre prestataire de soins!

Le test de l'herpès ne fait pas partie du dépistage systématique des IST. Si des lésions génitales actives d'herpès sont présentes au moment du rendez-vous, votre prestataire de soins considérera le diagnostic de l'herpès selon vos symptômes et l'apparence de l'ulcère. Le diagnostic peut être confirmé en faisant analyser en laboratoire l'écouvillonnage de l'ulcère.

Par contre, si vous n'avez pas de lésions actives d'herpès au moment du rendez-vous, il est peu probable que votre médecin ne vous teste pour l'herpès (HSV-2) à moins que vous ne le demandiez spécifiquement. Si vous et votre médecin croyez que le dépistage du HSV-2 est nécessaire, on prélèvera du sang afin de déterminer si vous avez été infecté par le HSV-2 par le passé.

Les boutons de fièvre peuvent-ils être transmis lors des rapports sexuels oraux?

Les boutons de fièvre sont de petites bulles rouges qui apparaissent le plus souvent sur la lèvre et le bord de la bouche. Ils sont très contagieux et sont habituellement causés par le virus herpès simplex type 1 (HSV-1). En présence d'un bouton, il faut éviter les contacts avec les gens non infectés, notamment les baisers et les rapports sexuels oraux. Si une personne qui a un bouton de fièvre s'adonne à des rapports sexuels oraux avec son (sa) partenaire, il y a de fortes possibilités que ce partenaire développe l'herpès génital. Ainsi, il est recommandé qu'une personne qui a un bouton de fièvre évite de s'adonner à des rapports sexuels oraux avec son (sa) partenaire jusqu'à ce que le bouton soit guéri. S'il n'est pas possible de s'abstenir, les précautions nécessaires, soit l'emploi d'une digue dentaire ou d'un condom en latex, sont indiquées.

Les condoms de latex pour homme préviennent-ils toute transmission virale ?

Certains ont suggéré que les condoms de latex ont des pores microscopiques permettant des fuites pendant leur utilisation. Cependant, les études sur la perméabilité des condoms ont indiqué que la possibilité d'exposition au VIH attribuable à une fuite, pour les condoms approuvés, ne dépasse pas un seul virus pour chaque 100 condoms utilisés. Pour être infecté par le VIH, il faut être exposé à une quantité importante de virus. Le condom fournit donc une protection sérieuse. De façon encore plus importante, des études de cohortes sur la conversion sérologique, chez des couples sérodiscordants, ont conclu que les individus qui utilisaient des condoms de manière régulière avaient beaucoup moins de chances de connaître une séroconversion que ceux qui ne le faisaient pas (moins de 2,3 % chez les utilisateurs de condoms contre 7 à 14 % chez ceux qui ne les utilisaient pas).

Les condoms non faits de latex offrent-ils une protection contre les infections transmissibles sexuellement (ITS) ?

Les condoms en Silastic (non faits de latex) offrent une protection contre les ITS comparable à celle des condoms en latex.

Les condoms de peau d'agneau préviennent la conception de façon efficace, mais ils ne sont pas recommandés pour la protection contre les ITS. Les tests de laboratoire ont révélé que les virus, comme l'hépatite B, l'herpès et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) passent à travers les petits pores à la surface des condoms de peau d'agneau.

Les condoms pour homme protègent-ils contre l'herpès et le papillomavirus ?

La protection contre la transmission des maladies est beaucoup moins efficace contre des maladies transmises sexuellement, comme l'herpès et le papillomavirus, des virus qui peuvent se trouver à la surface de la peau non protégée ou couverte par un condom. Théoriquement, le condom pour femme pourrait être plus efficace dans une telle situation parce qu'il recouvre une plus grande surface.

Les condoms pour homme protègent-ils contre les infections transmissibles sexuellement (ITS) ?

Oui. Il a été démontré que les condoms protègent contre la gonorrhée, l'uréaplasme, l'herpès et le VIH. Les condoms peuvent donc réduire les chances de stérilité ou de néoplasie cervicale intraépithéliale en diminuant le risque d'infections transmises sexuellement qui sont responsables de ces problèmes. De plus, on estime que l'utilisation simultanée d'un condom et d'un spermicide séparé réduit de 99,9 % le risque de transmission des ITS pour chaque rapports sexuels.

Souvenez-vous : Les condoms pourraient ne pas offrir la protection nécessaire contre les MTS transmises par le contact direct de la peau à d'autres endroits (c.?à?d. l'herpès génital, les condylomes acuminés, etc.).

Les employeurs ont-ils le droit de demander si on a une ITS ou si on en a déjà eu?

Non, ils n'en ont pas le droit, mais malheureusement, ce n'est pas si simple. Certains professionnels, notamment les médecins et les dentistes, sont obligés d'être testés pour l'hépatite B et C. On n'a pas le droit de faire de la chirurgie si on a une de ces infections. Certains emplois exigent que vous ayez une certaine forme d'assurance personnelle et de nombreuses compagnies d'assurance ne vous assureront pas si n'avez pas subi de test pour le VIH.

Mon nouveau partenaire m'a dit qu'il a l'herpès et qu'aucun traitement n'existe pour l'enrayer. Qu'est-ce que cela veut dire pour moi si nous décidons d'avoir des relations sexuelles? Une réponse, s'il-vous-plaît!

L'herpès est une infection virale causée par le virus de l'herpès simplex (« VHS »), de types 1 et 2. Il peut affecter la région buccale (donnant lieu à ce qu'on appelle couramment feu sauvage) ou la zone génitale. Il se propage par contact direct entre ces régions. Il peut être transmis par relation sexuelle (vaginale ou anale), par le sexe oral ou par la bouche, selon la zone affectée.

Lorsque le virus fait d'abord son apparition dans le corps, il cause généralement une lésion douloureuse semblable à une vésicule dans la région infectée. La vésicule éclate alors, formant un ulcère ou des cloques, s'assèche et guérit sur une période s'étendant de plusieurs jours à des semaines. Parfois, cependant, le virus peut infecter une personne sans causer de lésions, de façon à ce qu'elle ne sait pas si elle en est infectée. Une fois le virus contracté, il vit dans un ganglion nerveux qui approvisionne la peau où il s'est infiltré, et reste à vie dans l'organisme de la personne. Il est inactif la plupart du temps, mais peut se réactiver occasionnellement et causer des lésions semblables à une vésicule dans la même région. C'est ce qu'on appelle une « poussée ».

Le nombre et la fréquence de ces poussées varient d'une personne à l'autre. Le virus pourrait ne jamais réapparaître chez certaines personnes, et refaire surface fréquemment chez d'autres. Les poussées surviennent souvent peu de temps après l'infection initiale, mais tendent aussi à se produire lorsque la personne connaît un stress physique ou émotif, ou lorsque son système immunitaire est affaibli.

Les crises ultérieures de l'herpès sont habituellement moins douloureuses que la première et guérissent généralement plus rapidement. Aucun traitement n'est nécessaire, puisque les lésions disparaîtront d'elles-mêmes. On peut utiliser des comprimés (acyclovir, famciclovir et valacyclovir) pour réduire la durée d'une poussée, mais ceux-ci n'enrayent pas l'infection. On peut également appliquer une crème sur la peau affectée, mais le fait qu'elle aide ou non n'est pas clair.

Les gens dont les poussées sont très fréquentes peuvent prendre une faible dose de médicaments par voie orale quotidiennement. Il est prouvé que ce traitement réduit la fréquence de la réapparition du virus.

Le moyen le plus facile et le plus évident de réduire les risques de contaminer un partenaire non infecté est d'éviter tout contact sexuel avec les régions présentant des lésions visibles. L'herpès est plus contagieux lorsque les lésions sont apparentes, mais il se peut qu'une personne atteinte de l'herpès (entre 1 % et 5 % des cas) soit porteuse du virus même sans l'apparition de symptômes. Les condoms sont généralement un bon moyen de prévenir les infections, mais si la région affectée de l'herpès n'est pas couverte par le condom, la transmission pourrait tout de même se produire. Récemment, des études ont démontré que l'administration quotidienne d'une faible dose de médicaments à une personne atteinte de l'herpès pouvait réduire les possibilités d'infection chez son partenaire.

Les nourrissons peuvent contracter le virus par l'intermédiaire de leur mère au cours d'un accouchement vaginal. Les risques pour un nourrisson d'être contaminé sont très minces, surtout si la mère est porteuse de l'infection depuis quelques temps (par opposition à la contraction d'une infection au moment de la grossesse). Parfois, on donne aux femmes atteintes de l'herpès des médicaments à la fin de leur grossesse pour prévenir les poussées. Si des lésions sont présentes au moment de l'accouchement, on effectuera souvent une césarienne parce qu'elle permet de réduire la contamination du nourrisson.

Parce que l'herpès est une infection à vie, elle peut causer bon nombre de problèmes dans une relation. Le développement de l'herpès pour la première fois chez le partenaire dans le contexte d'une longue relation monogame peut donner lieu à une situation délicate. Le partenaire pourrait présumer que l'autre lui a été infidèle, et bien que ce puisse être le cas, celui-ci pourrait avoir été porteur du virus pendant des années, mais n'a jamais eu de poussée notable. La communication ouverte est la clé de toute situation. Votre partenaire a eu raison de vous le mentionner avant que vous n'ayez des relations intimes. La bonne nouvelle est que l'herpès n'est pas une infection fatale ou grave dans la plupart des cas, sauf chez les nourrissons, ou chez les gens dont le système immunitaire est affaibli.

Mon partenaire et moi avons été traités pour une chlamydiose. Si nous ne sommes pas entièrement guéris, pouvons-nous la transmettre à une autre personne par contact sexuel (sans pénétration, seulement par attouchement)?

Oui, c'est possible. Bon nombre d'infections transmissibles sexuellement peuvent se transmettre par attouchement des parties génitales d'un partenaire à l'autre. La transmission peut également se faire par des caresses orales-génitales, orales-anales et par des relations sexuelles normales avec pénétration. Ainsi, vous, votre partenaire et le(s) nouveau(x) partenaire(s) devrez à nouveau subir un test de dépistage. Si l'un de vous est séropositif pour une infection quelconque, il est très important de prendre tous les médicaments prescrits pour l'enrayer.

On m'a posé un diagnostic d'infection vaginale bactérienne. De quoi s'agit-il? Est-ce une ITS?

La vaginose bactérienne est la cause la plus répandue de pertes vaginales malodorantes. Cependant, jusqu'à 50 % des femmes atteintes d'une vaginose bactérienne ne présentent aucun symptôme. Ce type d'infection se produit lorsque les bactéries qui se retrouvent normalement dans le vagin (lactobacilles) sont remplacées par d'autres types de bactéries (gardnerella vaginalis, mycoplasmose ou prevotella, par exemple).

La vaginose bactérienne n'est pas considérée comme une infection transmissible sexuellement. Toutefois, les facteurs de risque comprennent, entre autres, des partenaires sexuels multiples, l'utilisation de la douche vaginale et l'absence de lactobacilles vaginaux.

Cette prolifération bactérienne peut être diagnostiquée grâce à un examen au spéculum, dans le cadre duquel votre prestataire de soins de santé effectuera un prélèvement de vos pertes vaginales.

Les femmes dont les pertes vaginales sont malodorantes et chez qui on diagnostique une vaginose bactérienne devraient être traitées à l'aide d'un antibiotique
(les schémas posologiques recommandés sont 500 mg de métronidazole par voie buccale deux fois par jours pendant 7 jours, un applicateur vaginal complet de métronidazole 0,75 % sous forme de gel, une fois par jour pendant 5 jours, ou un applicateur vaginal complet de clindamycine 2 % sous forme de crème, au coucher pendant 7 jours, MMWR STD Treatment Guidelines, 2002)

Les femmes qui ne présentent aucun symptôme peuvent ne pas nécessiter de traitement. Le traitement de routine du partenaire sexuel n'est pas recommandé.

Peut-on prévenir la transmission des maladies transmissibles sexuellement quand le couple pratique des activités sexuelles sans pénétration (abstinence) ?

L'utilisation d'un condom de latex sec durant la fellation (contact bouche à pénis) ou d'une digue dentaire pendant le cunnilingus (contact bouche à vulve) peut être efficace. On peut se procurer une digue dentaire dans un magasin de fournitures médicales. Les condoms avec spermicide ne sont pas recommandés puisqu'ils risquent peu d'offrir une meilleure protection et que le goût est souvent désagréable. Toutefois, la seule façon d'être absolument certain est de n'avoir aucun contact avec les liquides corporels.

Pourriez-vous me conseiller des façons de faire face au fait que moi-même ou une personne aimée avons une ITS?

Être franc l'un envers l'autre est toujours la meilleure approche. Il est difficile de dire à quelqu'un que vous avez une ITS. C'est encore plus difficile de le lui dire après qu'il (elle) n'ait contracté l'infection. L'éducation est la meilleure protection contre d'autres problèmes. Documentez-vous le plus possible sur l'ITS en question. Cela vous apprendra combien de temps vous devez vous abstenir de tout contact sexuel. Cela vous aidera à reconnaître les signes et symptômes à rechercher et cela vous apprendra comment prévenir les infections à l'avenir. Les aspects affectifs sont un peu plus difficiles à gérer. Certaines personnes en sont plus affectées que d'autres. Il est toujours utile de rassurer la personne. Essayez de ne pas juger. Cela ne prend qu'un partenaire pour infecter quelqu'un. La plupart des ITS sont traitables avec très peu d'effets à long terme autres que d'avoir à être prudent. Certaines sont complètement curables. Le VIH et l'hépatite sont les exceptions et il existe de nombreux groupes d'entraide pour les gens qui en sont affectés.

Qu'est-ce qui cause la chlamydia?

La chlamydia est une infection sexuellement transmissible commune. Il s'agit d'une bactérie qui peut être transmise par les liquides corporels (sperme, sécrétions vaginales, salive).

Plusieurs personnes atteintes de chlamydia n'ont pas de symptômes ni de signes d'infection. Les symptômes peuvent se manifester, notamment un écoulement du vagin ou du pénis, les démangeaisons et le brûlement en urinant, et même un mal de gorge (si elle fut contractée durant les caresses orales-génitales auprès d'un partenaire infecté).

Les infections à la chlamydia non traitées peuvent entraîner la douleur et l'infertilité, donc il importe de consulter si vous êtes préoccupé d'avoir été exposé à la chlamydia lors de rapports sexuels non protégés.

Le traitement aux antibiotiques est simple et efficace. Les deux partenaires doivent suivre le traitement même si l'un d'eux ne présente aucun symptôme.

Que se passe-t-il si je reçois un diagnostic de chlamydiose? Mon partenaire doit-il également être traité?

Au Canada, certaines infections et maladies sont suivies par le gouvernement. Bon nombre d'infections transmissibles sexuellement (ITS) sont comprises dans cette catégorie et la chlamydiose est l'une d'elles. Dès qu'une personne reçoit un résultat positif pour la chlamydiose, une chaîne d'événements se déclenche. Le laboratoire qui effectue les tests communiquera avec le département de santé publique local et le fournisseur de soins de santé qui vous a fait subir le test. À ce moment, on communiquera avec vous et on vous demandera de venir vous faire traiter. L'administration par voie orale d'une dose d'antibiotique appelé azithromycine est le traitement courant contre la chlamydiose. À la suite de ce traitement, vous et votre partenaire ne devez pas avoir de relations sexuelles pendant sept jours de façon à ce que l'antibiotique ait le temps de réagir, autrement vous serez encore à risque de transmettre l'infection.

La deuxième partie du processus est de faire un suivi auprès de vos partenaires sexuels. Ce qui veut dire que le département médical responsable du suivi (habituellement il s'agit du responsable du département de santé publique) communiquera avec vous. On voudra savoir avec qui vous avez entretenu des relations sexuelles au cours des 60 derniers jours. Il est très important de faire preuve d'honnêteté pour que d'autres personnes infectées soient également traitées. Le département de santé publique communiquera alors avec ces personnes anonymement (on ne dévoilera pas à la personne ou aux personnes que vous avec mentionné leur nom) et les soumettra à des tests de dépistage et à un traitement.

Si on a eu une hystérectomie, court-on toujours le risque d'être infectée?

Oui, vous êtes toujours à risque d'être infectée. Plusieurs ITS vivent dans le vagin ou sur la vulve et sont donc indépendantes du col et de l'utérus. Cela comprend le papillomavirus, la chlamydia, le virus de l'herpès simplex, les poux pubiens et autres. Il y a des ITS qui préfèrent vivre sur ou dans le col de l'utérus. La gonorrhée et la chlamydia sont très prévalents en Amérique du Nord et ils peuvent tous deux infecter le col de l'utérus. Le danger, naturellement, est qu'ils peuvent remonter le col, entrer dans l'utérus, puis dans le bassin. Cela s'appelle une salpingite, une maladie qui peut être très grave.

Si vous avez subi une hystérectomie, ce passage n'étant plus ouvert, l'infection serait confinée au vagin. Certaines de ces infections, lorsqu'elles ne sont pas actives, vivent dans diverses parties de l'organisme et atteignent leur cible par la circulation sanguine. Des femmes qui ont subi une hystérectomie peuvent donc toujours contracter une salpingite. Nous ne savons pas si cela provient d'une ancienne infection qui était dormante et qui s'est réactivée ou s'il s'agit d'une nouvelle infection qui d'une manière ou d'une autre a trouvé son chemin vers le bassin. Vous pouvez toujours attraper le VIH et d'autres infections, parce que plusieurs d'entre elles entrent dans le corps par la circulation sanguine, de sorte que toute ouverture dans la peau peut leur permettre d'entrer, peu importe où.

Si tu reçois un résultat positif pour la chlamydiose, ton médecin doit-il le déclarer aux autorités de santé publique? Celles-ci informeront-t-elles les partenaires ou est-ce au patient de le faire?

La réponse à cette question dépend un peu de ton lieu de résidence. Dans la plupart des localités, le laboratoire qui découvre les résultats positifs envoie des copies des résultats au médecin qui a demandé le test et à l'organisme de santé publique local. Ton fournisseur de soins de santé pourrait se renseigner sur tes partenaires sexuels et t'inviter à communiquer avec eux toi-même. Si cette démarche te met mal à l'aise ou n'est pas possible, un représentant de l'organisme de santé publique local s'entretiendra également avec toi de tes partenaires sexuels. Il identifiera ces partenaires et communiquera avec eux de façon confidentielle et vous aidera, toi et ton (tes) partenaire(s), à obtenir un traitement.

Si tu reçois un résultat positif pour la chlamydiose, ton médecin doit-il le déclarer aux autorités de santé publique? Celles-ci informeront-t-elles les partenaires ou est-ce au patient de le faire?

La réponse à cette question dépend un peu de ton lieu de résidence. Dans la plupart des localités, le laboratoire qui découvre les résultats positifs envoie des copies des résultats au médecin qui a demandé le test et à l'organisme de santé publique local. Ton fournisseur de soins de santé pourrait se renseigner sur tes partenaires sexuels et t'inviter à communiquer avec eux toi-même. Si cette démarche te met mal à l'aise ou n'est pas possible, un représentant de l'organisme de santé publique local s'entretiendra également avec toi de tes partenaires sexuels. Il identifiera ces partenaires et communiquera avec eux de façon confidentielle et vous aidera, toi et ton (tes) partenaire(s), à obtenir un traitement.

Si un couple s'abstient de rapports sexuels avec pénétration, la femme est-elle protégée contre les maladies transmissibles sexuellement ?

Non. On a signalé de rares cas de transmission du VIH alors que la seule transmission de liquides avait été durant le sexe oral. De plus, le contact de la bouche et du pénis (fellation) peut transmettre la gonorrhée, la syphilis, l'hépatite B, le virus de l'herpès et la chlamydia. Le contact de la bouche à la vulve (cunnilingus) peut transmettre l'herpès et la syphilis.


Last Modified: October 9, 2008



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