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Foire aux questions

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Santé sexuelle FAQs


Incapacités

La stérilisation peut-elle être pratiquée sur une femme ayant une déficience mentale ?

Non. Selon la Cour suprême du Canada (Eve, 1986), seules les femmes en mesure de donner leur consentement éclairé peuvent opter pour la stérilisation. L’Association médicale canadienne n’appuie le procédé que s’il existe un avantage certain pour la femme, une fois établi que les méthodes anticonceptionnelles moins permanentes ont échoué ou ne lui conviennent pas.

Les personnes présentant un handicap peuvent-elles avoir des relations sexuelles?

C’est une très bonne question. Brièvement, la réponse est oui, absolument! Toutefois, le type de relations sexuelles variera souvent légèrement selon le type d’handicap. En fait, la situation médicale de chaque personne devrait être analysée individuellement par un fournisseur de soins de santé qui lui donnera des recommandations précises. L’essentiel est que CHAQUE personne, peu importe le handicap, est en mesure de participer jusqu’à un certain niveau à la relation sexuelle. Cela peut prendre un peu plus de patience et de créativité que pour une relation normale, mais peut être une partie enrichissante d’une relation saine.

Certains types de maladies mentales affectent-ils la vie sexuelle?

Le sexe et la sexualité relèvent de l’esprit aussi bien que du corps. S’il y a un problème avec l’un ou l’autre des deux, la vie sexuelle peut s’en ressentir. La dépression, l’une des maladies mentales les plus courantes, tend à ne pas affecter le désir sexuel, mais à affecter l’expérience du plaisir. Elle tend à réduire le sentiment de plaisir qui serait éprouvé autrement. On a constaté que la maladie affective bipolaire, aussi connue comme la psychose maniaco-dépressive, tend à être accompagnée d’une activité sexuelle accrue et d’un certain degré de promiscuité quand la personne atteinte est dans la phase maniaque. Il est clair que certains médicaments, utilisés pour traiter les troubles mentaux, peuvent réduire l’appétit sexuel. L’alcool et certaines drogues dites « récréatives » peuvent soit faire augmenter, soit faire diminuer, le désir sexuel et rendre le maintien de l’érection difficile. De son côté, la femme peut avoir de la difficulté à être excitée sexuellement. L’abus de ces substances peut donc être cause de problèmes sexuels. Il arrive aussi que certaines personnes remplacent l’une de ces dépendances par une dépendance sexuelle.

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Perte

Toutes les fois que j’ai des relations sexuelles, je libère une grande quantité de liquide. Ce n’est pas de l’urine. Je ne le sens pas venir, mais lorsqu’il coule, c’est en grande quantité. Cette situation se produit lorsque le pénis est à l’intérieur de mon vagin.

Ce fluide est une partie normale de la réaction sexuelle féminine. Il s’agit essentiellement d’eau et de protéines qui permettent de lubrifier le vagin et de faciliter la relation sexuelle. Vous ne pouvez pas y remédier et, en fait, la relation sexuelle serait plus pénible sans la présence du fluide.

Si la perte se manifeste à d’autres occasions et qu’elle est associée à une odeur désagréable, à une démangeaison ou à une irritation cutanée, elle pourrait être attribuable à une infection transmissible sexuellement (ITS). Dans ce cas, il serait judicieux de consulter un professionnel de la santé.

Y a-t-il des médicaments qui causent l’impuissance ou d’autres dysfonctions sexuelles, comme les médicaments pour le cour ou le cancer, par exemple?

Les effets des médicaments sur le sexe sont un sujet difficile à étudier. Il y a quand même plusieurs livres qui se penchent sur cette question. Au départ, on risque peu de se tromper si on dit que tout médicament peut faire augmenter, réduire ou ne pas changer la sexualité d’une personne donnée. Ceci dit, nous savons que certains médicaments très utilisés ont de fortes tendances à affecter négativement le désir et la performance sexuels. Plusieurs médicaments contre les maladies cardiaques semblent avoir cet effet. Le mieux, c’est de demander à votre médecin lesquels des médicaments que vous prenez risquent d’affecter votre appétit sexuel. Certains agents utilisés pour combattre le cancer peuvent aussi faire diminuer le désir, mais il faut aussi tenir compte de facteurs émotionnels et physiologiques. Il y a un lien entre les médicaments contre les maladies cardiaques et les troubles érectiles. Il se peut aussi que la maladie sous-jacente contribue elle-même à ces difficultés. Il est important de faire remarquer que, même s’il y a un lien, cela ne veut pas dire que chaque personne qui prend un médicament pour une maladie cardiaque aura des problèmes. Quand on dit qu’il y a un lien, dans ce contexte, on ne veut pas dire que le médicament est la cause du problème.

Est-il normal pour une femme d’éliminer un liquide clair au moment d’un orgasme intense?

Oui, les glandes qui lubrifient le vagin sécrètent souvent de petites quantités de liquide pendant l’excitation sexuelle ou l’orgasme. Mais, certaines femmes ne font pas l’expérience de l’éjaculation féminine.

J’ai des pertes blanches dans mes sous-vêtements en tout temps. Est-ce normal?

Il est très courant pour les femmes d’avoir des pertes blanches, mais ce peut être incommodant ou préoccupant pour certaines. Sous l’influence de l’ostrogène, le vagin et le col de l’utérus secrètent du mucus qui produit une perte blanche. C’est tout à fait normal et débute lorsqu’une fille atteint la puberté. Une perte normale est habituellement transparente, blanche ou jaune pâle, mais peut varier grandement selon la personne, tout autant qu’elle peut changer au cours de la vie d’une femme selon son cycle menstruel, au cours de la grossesse, après l’accouchement ou lorsqu’elle prend des médicaments hormonaux différents.

Lorsqu’une femme s’aperçoit qu’elle a une perte, elle est souvent préoccupée par le fait de savoir si elle a une infection. Si la perte devient plus abondante, est de couleur jaune ou verte, sent mauvais, ou si vous avez de la fièvre, des frissons ou une douleur abdominale, vous devriez consulter votre fournisseur de soins de santé, qui vous examinera et prélèvera un échantillon pour détecter toute infection. Si vous êtes sexuellement active, une infection transmissible sexuellement comme la gonorrhée, la chlamydiose ou le trichomonas est possible. Les femmes qui n’ont jamais eu de relations sexuelles peuvent tout de même avoir une infection à levures ou un déséquilibre de la bactérie vaginale normale (appelée aussi « vaginose bactérienne »). Si vous croyez être atteinte d’une infection à levures, mais n’en avez jamais eu auparavant, il serait préférable de voir un professionnel la première fois pour obtenir un diagnostic correct avant de vous procurer un traitement en vente libre à la pharmacie.

Même si la possibilité d’une infection est écartée, les pertes blanches peuvent être embarrassantes ou contrariantes pour certaines femmes. Si les pertes blanches sont abondantes, elles peuvent provoquer des odeurs, des démangeaisons et de l’irritation dans les parties génitales. Prendre un bain (plutôt qu’une douche) tous les jours dans de l’eau pure peut permettre de garder la vulve propre. Les autres moyens simples pouvant contribuer à votre bien-être sont d’éviter de porter des culottes brésiliennes et des protège-dessous ainsi que des sous-vêtements la nuit et de porter des sous-vêtements en coton le jour.

Une certaine quantité de pertes vaginales est normale, lesquelles sont le résultat d’hormones produites par votre corps. Les pertes vaginales normales n’ont pas d’odeur forte et sont habituellement blanches transparentes ou légèrement jaunâtres. Si vous trouvez que les pertes ont une mauvaise odeur, ont changé de couleur ou provoquent des démangeaisons ou des irritations cutanées, consultez votre fournisseur de soins de santé.

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Produits d’hygiène feminine

Une de mes amies a été victime du syndrome de choc toxique. De quoi s’agit-il?

Le syndrome de choc toxique est la réaction du corps à une toxine produite par une bactérie appelée Staphylococcus aureus (staphylocoque doré). Tout le monde a des bactéries; notre corps en a d’ailleurs besoin pour bien fonctionner. Jusqu’à 50 % des hommes et des femmes sont porteurs de cette souche de la bactérie à un moment ou à un autre. La plupart du temps, elle ne présente aucun danger, et bon nombre d’entre nous ont développé une résistance naturelle à la toxine qu’elle produit. Toutefois, si vous avez une plaie ouverte (une coupure pendant le rasage, une plaie opératoire ou une abrasion au vagin due à l’utilisation de tampons) et que votre système immunitaire ne réagit pas, il se peut que cette bactérie provoque une infection. Il s’agit d’un cas très rare, mais qui peut mettre la vie en danger.

Une fois que la bactérie a pénétré la plaie et qu’elle se met à se multiplier, elle commence à libérer la toxine. Cette toxine peut causer une forte fièvre, une éruption cutanée, des douleurs musculaires, des vomissements et la diarrhée, et faire en sorte que vous vous sentiez mal (comme si vous aviez une mauvaise grippe dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser). Avec le temps, il peut y avoir une importante chute de la tension artérielle et une insuffisance rénale. Certaines personnes peuvent mourir de cette infection.

Bien qu’une infection au staphylocoque doré puisse être attribuable à plusieurs facteurs, elle est devenue connue du public en raison du lien qui existe entre elle et l’utilisation du tampon. Dans les années 70 et 80, des rapports faisaient état d’un certain nombre de femmes atteintes du syndrome de choc toxique. Elles avaient toutes eu leurs règles au moment où l’infection s’est produite, et bon nombre d’entre elles utilisaient un tampon ultra-absorbant qui n’est plus produit aujourd’hui. Lorsque les tampons sont utilisés pendant une période prolongée, ils peuvent irriter la surface de la paroi vaginale et provoquer des lésions microscopiques permettant à la bactérie de pénétrer dans votre système. C’est alors qu’elle se met à produire la toxine qui vous rend malade. Nous savons maintenant que cette infection peut être causée par d’autres types de plaie et qu’elle peut aussi toucher les hommes.

La meilleure façon d’éviter l’infection est de garder vos mains propres. Cette bactérie vit sur la peau et peut se transmettre d’une personne à une autre par contact. Il est aussi suggéré d’utiliser des tampons dont l’absorption est tout juste suffisante pour accommoder votre flux menstruel, et de les changer souvent (au moins toutes les 4 à 6 heures). Assurez-vous de bien vous laver les mains avant d’insérer le tampon. Envisagez aussi d’alterner entre les tampons et les serviettes sanitaires afin de permettre à la paroi vaginale de guérir. Si vous développez des symptômes pendant vos règles qui vous portent à croire à la présence du syndrome de choc toxique, même si vous n’utilisez pas le tampon, consultez votre fournisseur de soins de santé dès que possible.

Si j’utilise un tampon, est-ce que ça va faire moins mal la première fois que je vais faire l’amour?

L’utilisation du tampon te permet d’en apprendre davantage sur ta propre anatomie; si tu peux insérer et retirer le tampon facilement, il est plus probable que tu aies assez d’espace et qu’il n’y ait aucun blocage partiel de l’entrée du vagin causé par des vestiges de l’hymen. L’utilisation du tampon n’étire pas la paroi vaginale et ne crée pas davantage d’espace; ce n’est donc pas le tampon lui-même, mais plutôt le fait que le tampon peut être inséré et retiré facilement qui laisse présager que tu ne devrais pas ressentir de douleur lors de ton premier rapport sexuel.

Quelle est la meilleure douche vaginale pour moi?

La douche vaginale est un liquide utilisé par certaines femmes pour nettoyer le vagin. En fait, le vagin se nettoie de lui-même, donc les douches ne sont pas vraiment nécessaires. Donc, la réponse à la question « Quelle est la meilleure douche vaginale pour moi? » est : aucune!

Le vagin renferme une variété de bactéries. Quoique cela puisse sembler étrange, l’équilibre des bactéries vaginales s’avère une composante importante à la santé du vagin. Si une bactérie ou la levure prend le dessus, vous pouvez développer une infection telle la vaginose bactérienne ou une infection aux levures. Les douches vaginales détruisent l’équilibre des bactéries vaginales, ce qui peut engendrer une infection. Les douches vaginales peuvent également irriter le vagin, augmentant le risque d’autres infections sexuellement transmissibles.

Si vous constatez une odeur ou un écoulement désagréables, consultez votre prestataire de soins de santé afin d’être examinée pour une infection, plutôt que de prendre une douche vaginale pour masquer les symptômes.

Ne prenez jamais une douche vaginale avant de voir votre médecin, même pour un examen systématique de la santé, et surtout pour un test de Pap. La douche vaginale perturbera les résultats du test.

Qu’est-ce que le syndrome du choc toxique? Est-il causé par les tampons? Quels sont les symptômes? Est-il traitable?

Le syndrome du choc toxique (SCT) est une infection rare mais sérieuse qui est causée par une toxine bactérienne. Quoiqu’il puisse être causé par différentes bactéries, streptococci et staphylococci en sont généralement responsables.

Le nombre de cas signalés de SCT a diminué de beaucoup au cours des dernières années. Environ la moitié des cas de SCT signalés de nos jours sont associés à l’emploi de tampons durant les menstruations, le plus souvent chez les jeunes femmes. Le SCT se manifeste également chez les enfants, les hommes et chez les femmes qui ne sont pas menstruées.

Les études ont révélé que l’emploi de tampons « super plus » et le fait de laisser les tampons dans le vagin pendant de longues périodes augmentent le risque de développer le SCT. Les tampons faits de rayonne ne semblent pas être associés à des risques plus élevés de SCT que les tampons à absorptivité comparable faits de coton.

Les symptômes du SCT se manifestent rapidement et sont souvent très graves. Tous les cas ne sont pas identiques, et il se peut que vous ne manifestiez pas tous les symptômes. Ceux-ci sont : poussée de fièvre soudaine, vomissements, diarrhée, évanouissement, douleurs musculaires, étourdissement et éruption cutanée qui ressemble à un coup de soleil. Plus tard, la peau de la paume des mains et de la plante des pieds peut peler ou se démasquer. Un premier épisode peut s’avérer tellement bénin que vous ne fassiez pas le lien avec le SCT, mais la prochaine fois, les symptômes peuvent être graves. Une fois que vous avez eu le SCT, il est plus probable que vous ne le contractiez qu’une personne qui ne l’a jamais eu.

Le SCT est habituellement traité aux antibiotiques, aux médicaments qui baissent la température et à l’abondance des liquides pour maintenir la tension artérielle. Les antibiotiques sont prescrits afin de prévenir la récurrence. Les patientes sont souvent hospitalisées et les cas très graves exigent les soins intensifs. Avec un traitement approprié, les patientes se rétablissent généralement dans les trois semaines.

Quoiqu’il soit rare, le SCT est une question de santé importante aux femmes menstruées. Il importe de savoir comment le prévenir et comment reconnaître ses symptômes. Cela permet de limiter ses dangers et son incidence. Le diagnostic précoce et le traitement rapide s’avèrent critiques pour éviter les effets les plus graves du SCT.

Qu’est-ce qu’une coupe menstruelle? Comment s’en sert-on?

Certaines femmes utilisent un dispositif appelé une coupe menstruelle durant leurs menstruations. Deux coupes menstruelles sont disponibles, le Keeper® et le DivaCup®. Le Keeper est une coupe de caoutchouc (qui ne peut donc servir aux femmes qui ont une allergie au latex), alors que le DivaCup est fait de silicone.

La coupe est insérée dans le vagin durant les menstruations. Elle peut contenir un once (30 ml) de liquide menstruel. Contrairement aux tampons, la coupe menstruelle n’est pas absorbante; elle retient simplement le flux menstruel. Selon la quantité du flux menstruel, la coupe devra être vidée au moins deux à trois fois par période de 24 heures, lavée et réinsérée. Elle peut être portée pendant jusqu’à 12 heures à la fois.

Certaines femmes préfèrent utiliser une coupe menstruelle puisqu’elles la considèrent plus favorable pour l’environnement que les serviettes ou les tampons. De plus, elle est réutilisable et peut servir pendant jusqu’à 10 ans avec un bon entretien.

La coupe menstruelle est une coupe de silicone qui est insérée dans le vagin pour recueillir le liquide menstruel. Elle remplace les tampons et les serviettes sanitaires.

La coupe peut être laissée en place pendant jusqu’à 12 heures et elle peut être remplacée au besoin. Pour l’insérer, il s’agit de plier la coupe et de l’insérer dans le vagin comme un tampon. Pour la retirer, vous tirez sur la tige jusqu’à ce que vous sentiez la base de la coupe. Vous videz ensuite le contenu dans la toilette, vous lavez la coupe avec de l’eau chaude et du savon, vous la rincez et la ré-insérez. La coupe peut également être stérilisée en la faisant bouillir dans de l’eau pendant deux à cinq minutes.

La coupe menstruelle, commercialisée sous le nom « DivaCup® », est fabriquée au Canada. Elle est disponible en deux formats : l’un pour les femmes de moins de 30 ans qui n’ont jamais eu d’enfants, l’autre (un peu plus gros) pour les femmes de plus de 30 ans, ou qui ont eu un enfant. Puisqu’elle est réutilisable, elle offre aux femmes une alternative écologique aux tampons et aux serviettes sanitaires. Elle est approuvée pour l’utilisation par Santé Canada depuis 2002. Elle est disponible dans certains magasins d’alimentation naturelle ou sur commande.

Le tampon peut-il dépasser le vagin et se perdre dans le corps? Peut-il rester pris à l’intérieur?

Non, le tampon ne peut se perdre à l’intérieur du corps. L’ouverture au bout du vagin (le col) est beaucoup trop petite pour que le tampon ne puisse y passer. Celui-ci est retenu en place par les murs du vagin jusqu’à ce que vous tirez la ficelle pour le retirer. Si vous sentez nettement une résistance lorsque vous tirez la ficelle de retrait, essayez de vous détendre. Vous pouvez décider de le laisser en place un peu plus longtemps puisqu’il n’a peut-être pas absorbé assez de liquide menstruel pour devenir mou et pliable. Il se peut qu’il soit trop tôt pour le retirer, s’il est en place depuis moins de 4 heures.

Le tampon ne peut « rester pris » dans votre corps. Le vagin est un espace potentiel qui peut s’élargir, et le tampon peut se loger vers l’arrière. Il restera là jusqu’à ce que vous ne le trouviez. Parfois, la ficelle peut s’enrouler derrière le tampon ou être repoussée au fond du vagin, ce qui la rend difficile à attraper. Lorsque cela se produit, ça peut prendre du temps pour que le vagin se détende et change de position afin que le tampon retourne à sa place habituelle ou, du moins, à une place où vous pouvez le rejoindre. Essayez de repérer le tampon ou la ficelle avec un doigt net. Si vous ne réussissez pas, demandez à votre partenaire d’essayer.

Si ni vous, ni votre partenaire ne pouvez trouver le tampon, voyez votre prestataire de soins de santé (ou à titre de mesure de dernier ressort, rendez-vous à l’urgence). Cela est important, non seulement pour la tranquillité d’esprit, mais parce que le tampon développera une mauvaise odeur et parce qu’il pourrait y avoir un faible risque d’infection (notamment le syndrome du choc toxique) si le tampon reste en place trop longtemps.

Je crois que j’ai oublié un tampon dans mon vagin il y a quelques mois, quoique j’aie utilisé des tampons depuis. Quels sont les symptômes du choc toxique?

Tout d’abord, si vous croyez avoir un tampon à l’intérieur de vous, « quelques mois » est une période d’attente beaucoup trop longue!

Le syndrome de choc toxique, un problème médical très rare qui peut être grave, est causé par les toxines libérées par la bactérie cutanée Staphylococcus aureus, commune et normalement amicale. Quoique les infections au staphylocoque doré se manifestent dans d’autres circonstances, lorsqu’un corps étranger tel un tampon est laissé dans le vagin pendant plusieurs jours, ces bactéries peuvent se multiplier, notamment en présence de sang riche en éléments nutritifs, et libérer leurs toxines, entraînant le syndrome.

Parmi les symptômes du syndrome de choc toxique, notons une poussée de fièvre, une éruption cutanée disséminée pouvant inclure, à son apogée, la desquamation de la peau, les malaises, nausées et vomissements, la diarhhée, les palpitations, les étourdissements ou l’évanouissement dû à la faible tension artérielle, et la confusion. Dans l’absence de soins d’un cas grave, cela peut entraîner le choc, les lésions d’organes et même à la mort.

Encore une fois, ce syndrome est très rare (environ 1 femme sur 100 000). Par contre, toutes les marques de tampons impriment un avertissement à ce sujet sur les boîtes. Afin de réduire le risque, évitez de laisser un tampon dans le vagin pendant plus de huit heures, utilisez la plus faible absorptivité qu’il vous faut selon votre flux menstruel et n’oubliez pas de retirer le dernier tampon à la fin de vos règles.

Dans le cas d’un tampon « perdu », tentez de rester calme. Le vagin étant un endroit clos, le tampon ne peut se déplacer ailleurs. Il est soit à l’intérieur du vagin à la portée de la main ou il en est déjà ressorti. Essayez de l’attraper vous-même en insérant vos doigts nets à l’intérieur du vagin et en tentant de le repérer. Si vous ne réussissez pas et vous le croyez encore à l’intérieur, consultez un professionnel des soins de santé au cours des deux prochains jours pour obtenir de l’aide.

Est-il vrai qu’on peut attrapper une maladie en mettant des tampons?

Il y a une dizaine d’année, des tampons à haute absorption ont été mis au point à l’intention des femmes ayant des règles abondantes afin de leur permettre de ne pas avoir à changer de tampon aussi fréquemment. Malheureusement, on a découvert que lorsqu’un tampon à haute absorption était laissé en place trop longtemps, une infection locale pouvait se déclarer en raison d’une bactérie qui s’appelle le staphylocoque. Cette bactérie ne provient pas du tampon; on la trouve habituellement sur la peau des gens. Le staphylocoque produirait une substance toxique qui pénètre dans le circuit sanguin, provoquant chez les utilisatrices de tampons une maladie qu’on appelle le syndrome du choc toxique. Les symptômes comprennent une forte fièvre, des rougeurs cutanées (ressemblant à un coup de soleil), des vomissements, de la diarrhée, des douleurs musculaires et une sensation de malaise généralisé. La conception des tampons a été modifiée et la maladie est très rare, tant que les utilisatrices changent de tampon toutes les 4 à 8 heures. S’il t’arrivait de manifester de tels symptômes, tu dois retirer ton tampon et consulter un médecin immédiatement. Il ne faut pas être trop gênée de dire au médecin que tu portes des tampons car si le médecin ne le sait pas, il/elle pourrait penser que tu as la grippe.

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Divers

Que faire si les besoins sexuels de mon (ma) partenaire ne correspondent pas aux miens?

On appelle cela « les libidos discordantes ». C’est là une source fréquente de problèmes de couples, surtout lorsque les capacités de communication ne sont pas très bonnes entre les partenaires. Cela peut devenir une situation de gagnant-perdant, ce qui, inévitablement devient perdant-perdant. Celui des deux qui a une libido plus forte se sent rejeté et blessé lorsque l’autre dit non, puis l’autre se sent sous pression et éprouve du ressentiment de devoir se prêter à des activités sexuelles sans en avoir envie. Par contre, cela peut offrir au couple l’occasion de faire un compromis. La personne qui a des besoins sexuels plus forts comprendra qu’il y a des différences d’un individu à l’autre et que le fait de ne pas « sauter »” sur l’occasion n’est pas un signe de rejet, mais plutôt une réponse à ce qui se passe dans le corps et l’esprit de l’autre. Il peut être utile de trouver des moyens non sexuels d’éveiller la libido chez l’autre. Ou encore, satisfaire ses besoins libidineux par la masturbation ou la sublimation peut fournir une solution de rechange. Pour sa part, la personne dont la libido est plus faible comprend que l’autre ne cherche pas à faire des pressions indues. Certaines initiatives de nature non sexuelle, prises par l’autre, peuvent éveiller l’intérêt sexuel. Être présent pendant que l’autre se masturbe ou l’aider à se masturber peut offrir une possibilité de rapprochement dans laquelle l’autre n’a pas besoin de connaître une excitation sexuelle. Si la discordance entre les deux est énorme, par exemple, si l’un des deux veut des rapports sexuels tous les jours de la semaine alors que l’autre se contenterait d’une fois par semaine, un compromis pourrait consister à avoir des rapports deux ou trois fois par semaine. Ainsi, chacun des partenaires ferait une partie du chemin. Souvent, cela exige un changement d’attitude plutôt que des modifications physiques.

Quand j’ai une relation de couple monogame depuis déjà plusieurs années, est-ce que je dois continuer d’utiliser une double protection, par exemple un condom et un spermicide? Pouvons-nous cesser d’utiliser des condoms?

Si vous vivez une relation monogame et êtes absolument sûr(e) que vous êtes tous deux des partenaires exclusifs l’un pour l’autre, la double protection (contre les IST et contre une grossesse non désirée) n’est pas vraiment nécessaire. Ce qu’il vous faut, c’est une méthode anticonceptionnelle fiable : une méthode hormonale (la pilule ou l’injection), un DIU, une méthode de barrière combinée à un spermicide ou la stérilisation.

Par contre, si vous n’êtes pas sûr(e) de la fidélité de votre partenaire, vous devez utiliser une double protection. Dans ce cas, le condom, combiné à un spermicide, N’EST PAS un bon choix, parce qu’il a été démontré que les spermicides augmentent le risque de transmission du VIH, le virus responsable du sida. Pensez plutôt à combiner le condom et une méthode hormonale, le condom et le DIU ou encore, le condom et la stérilisation.

Le test de dépistage du VIH peut être négatif pendant jusqu’à trois mois suite au moment de contact (transmission virale). Pour cette raison, il est recommandé de toujours utiliser un condom pendant les trois premiers mois d’une relation monogamme. Après les trois mois, si les résultats de tests d’IST et de VIH (les vôtres et ceux de votre partenaire) sont négatifs, vous pouvez songer à ne plus utiliser de condoms, à condition d’utiliser une méthode anticonceptionnelle appropriée et que votre relation demeure monogamme.
Un point à considérer : ce n’est pas tout le monde qui est honnête à 100 %. Si vous cessez d’utiliser les condoms et l’un de vous a une aventure en dehors de votre relation, vous pouvez être à risque de contracter une IST ou le VIH, et le besoin de condoms peut survenir à nouveau. Certains couples préfèrent continuer à utiliser les condoms pendant la durée de la relation - pour la protection continuelle contre les IST / le VIH et la prévention d’une grossesse; ils conservent ainsi la tranquilité d’esprit.

Parfois, je ressens de la douleur pendant les relations sexuelles avec mon conjoint. Comme je suis bien lubrifiée, je sais que ce n’est pas le problème. Qu’est-ce qui cause ces douleurs et qu’est-ce que je peux y faire?

Bon nombre de causes expliquent les douleurs subies pendant les relations sexuelles, dont le vaginisme, les spasmes musculaires involontaires dans le vagin, une infection, une lubrification insuffisante et l’endométriose. Des traitements efficaces existent contre ces problèmes et vous devriez en parler à votre médecin de famille. Le médecin pourrait être en mesure de déterminer quel est votre problème et de le traiter, ou il peut vous orienter vers un gynécologue qui pourrait vous aider.

Qu’est-ce qui arrive aux hommes pendant leur ménopause? On parle beaucoup de la perte ou de l’augmentation du désir sexuel chez les femmes pendant la ménopause.


C’est là un sujet controversé. Certains croient que les hommes ne connaissent pas un équivalent à la ménopause alors que d’autres sont convaincus du contraire. Ils ont même nommé ce phénomène « andropause ». Ceux qui croient que c’est une réalité disent que les hommes connaissent une baisse de leurs hormones sexuelles. Certains changements physiologiques visibles, comme l’affaissement de la poitrine, se produisent, disent-ils. Les besoins sexuels pourraient en être diminués de même que le besoin d’avoir des orgasmes et il pourrait falloir plus de temps pour connaître l’excitation sexuelle. L’activité sexuelle pourrait se transformer et la performance, céder le pas au besoin de tendresse et de proximité. Mais, il n’en reste pas moins qu’en vieillissant, les hommes, aussi bien que les femmes, continuent d’avoir des besoins sexuels.

Les rapports sexuels dans le bain ou dans une piscine sont-ils sans danger? Si nous utilisons un condom, risque-t-il d’être endommagé?

Le sexe sous l’eau, que ce soit dans une piscine, un bain tourbillon, l’océan, un lac, une rivière, la douche ou le bain, n’est pas considéré une pratique de sexualité protégée. Voici pourquoi :

1. Il est probable que le spermicide s’enlève dans l’eau.
2. L’eau qui contient des produits chimiques, du sel ou des bactéries peut pénétrer dans le vagin ou l’anus pendant les rapports sexuels, ce qui pourrait entraîner une irritation, une infection ou une sécheresse temporaire.
3. Puisqu’il est recommandé d’éviter d’exposer les condoms au soleil, il est possible que l’eau chaude ait un effet semblable sur le latex.
4. L’eau peut pénétrer entre le pénis et le condom, ce qui pourrait faire glisser le condom.
5. Les produits à base d’huile, tels l’écran solaire, la lotion de bronzage, le shampooing, le revitalisant et le savon, et peut-être même le chlore entraînent la détérioration des condoms.


Typiquement, les condoms ne sont pas testés dans les piscines et les bains tourbillon, ni en présence des produits chimiques présents dans ces endroits chauds et humides. Bien sûr, il est préférable d’utiliser un condom dans une piscine ou dans un bain tourbillon que de ne pas en utiliser du tout.

Pourquoi est-ce que les gars aiment le sexe tant que ça? 

Les gars aiment le sexe parce que c’est bon! C’est la même raison pour laquelle la plupart des gens aiment le sexe. Les gars et les filles ont autant de chances d’aimer le sexe. Pour avoir une relation sexuelle saine et satisfaisante, il faut que les deux partenaires se préoccupent des besoins de l’autre et qu’ils expérimentent afin de découvrir les touchers et les activités leur procurant la plus grande satisfaction sexuelle.

La société peint les hommes comme des êtres obsédés du sexe, et certains gars s’imaginent qu’ils doivent se conformer à cette image. Bien que certains jeunes hommes et certaines jeunes femmes aient un intérêt marqué pour les rapports sexuels et l’orgasme, d’autres vont insister davantage sur les éléments qui composent la relation affective comme la communication franche et ouverte, le toucher, les caresses et les moyens d’exprimer de l’affection autres que la pénétration.

La pratique du sexe anal peut-elle entraîner des infections ou une grossesse?

Bon nombre d’infections transmissibles sexuellement (ITS) peuvent se transmettre par le sexe anal. Ce qui comprend la chlamydiose, la gonorrhée, l’herpès, les verrues génitales, le VIH, l’hépatite, la syphilis et le trichomonas. L’utilisation de condoms peut réduire les risques liés aux relations anales femme-femme, homme-femme et homme-homme.

Le risque d’une grossesse par la pratique d’une relation sexuelle anale est incroyablement faible. Toutefois, une grossesse est toujours possible lorsque du sperme entre en contact avec les organes génitaux. Cette situation est moins probable si le partenaire éjacule dans le rectum. Cependant, si le sperme sort de l’anus, il est possible qu’il entre dans le vagin. Par ailleurs, si l’homme se retire et éjacule près du vagin, une partie du sperme peut s’infiltrer dans le vagin. L’utilisation de condoms lors de relations sexuelles anales diminuera les probabilités d’une grossesse, ainsi que les risques de contracter une ITS. Une deuxième forme de contraception plus fiable, comme la pilule, devrait également être utilisée pour accroître la protection.

Je trouve que mes inhibitions sexuelles sont grandement réduites quand je bois de l’alcool. Pourquoi?

Il y a eu quelques études médicales portant sur ce sujet, mais les résultats laissent perplexe. La plus grosse étude sur des femmes non alcooliques a conclu que « les femmes font le premier pas en matière d’activité sexuelle deux fois plus souvent sans alcool qu’avec alcool. » Ces résultats semblent être le contraire de ce à quoi on s’attendrait. Une autre étude a constaté que « plus le taux d’alcool dans le sang était élevé, plus il y avait un effet dépressif sur l’orgasme, plus le temps nécessaire pour atteindre l’orgasme était long et moins son intensité était forte. » La même étude a conclu que l’alcool faisait augmenter l’excitation et le plaisir liés à l’orgasme. De toute évidence, ces constations sont quelque peu contradictoires. Le bon sens indique que, si la plupart des inhibitions sont réduites par l’alcool, il n’y a pas de raisons pourquoi les inhibitions sexuelles ne connaîtraient pas le même sort.

Il arrive que lorsque mon partenaire me fait une fellation, il souffle de l’air dans mon vagin. Est-ce dangereux?

Souffler de l’air dans le vagin ou une insufflation à l’intérieur du vagin peut causer de graves problèmes chez les femmes enceintes, mais c’est rarement néfaste pour les femmes qui ne le sont pas. Un aéroembolisme se produit lorsque l’air se rend dans les vaisseaux sanguins par l’intermédiaire de la paroi de l’utérus. Cette complication peut être fatale; un partenaire sexuel ne devrait donc jamais souffler d’air dans le vagin d’une femme enceinte.

L’insufflation à l’intérieur du vagin peut également causer des problèmes lorsque l’air sous pression passe du vagin par l’intermédiaire du col utérin, de l’utérus et des trompes de Fallope à la cavité abdominale. L’air irrite la cavité abdominale et peut causer une douleur grave et un phénomène appelé « air libre ». Mais cela est couramment associé à un trou dans les voies gastro-intestinales, un problème qui nécessite généralement une prise en charge au moyen d’une chirurgie. L’air libre provenant d’une insufflation à l’intérieur du vagin n’exige qu’une observation plutôt qu’une chirurgie, mais on rapporte plusieurs cas de femmes qui ont subi une chirurgie non nécessaire parce qu’elles n’avaient pas fait mention de leurs antécédents sexuels.

 

Est-ce que toutes les filles saignent lorsqu’elles font l’amour pour la première fois?

Non. De fait, la majorité des femmes n’ont pas de saignement lors de leurs premiers rapports sexuels. Ça dépend de l’anatomie de chacune. Si tu peux insérer un tampon ou un doigt dans ton vagin, il est probable que tu n’auras aucun ennui si ta première relation sexuelle se fait en douceur.

Est-ce que le sexe anal est dangereux?

Le sexe anal, c’est l’insertion du pénis (ou d’un godemiché) dans l’anus de l’autre. Le sexe anal n’est pas dangereux, mais il comporte plus de risque puisqu’il peut être plus facile de contracter une maladie. Il est recommandé de toujours utiliser un condom, ainsi qu’une quantité généreuse de lubrifiant à base d’eau. Plusieurs couples préfèrent le sexe anal puisqu’il ne comporte aucun risque de grossesse. De plus, la sensation est très différente du sexe vaginal et ce, pour les deux participants.

Est-ce que je puis entamer un rapport sexuel (pénétration vaginale) sans un condom pour améliorer la sensation, puis mettre un condom plus tard sans risquer une grossesse? (Je suis mariée depuis 12 ans).

Vous référez à une combination de la « méthode du retrait » (ou « coït interrompu ») et le condom pour homme. À vrai dire, l’emploi correct du condom pour homme exige qu’il soit mis avant tout contact génital-génital. Lorsqu’il est utilisé parfaitement (ce qui veut dire utiliser un condom correctement à chaque rapport sexuel) le taux d’échec du condom pour homme peut s’avérer aussi bas que 2 % par année. L’emploi du condom tel que vous le décrivez peut constituer une des raisons du taux d’échec « typique » (ou du monde réel) plus élevé du condom, lequel peut atteindre 15 % par année. Donc, pour répondre à votre question, vous pouvez entamer un rapport sexuel sans condom tel que vous le proposez, mais cela augmenterait probablement votre risque de grossesse par un pourcentage faible mais imprévisible.

La raison qui explique ce fait est semblable aux raisons pour lesquelles la méthode du retrait est moins fiable que les condoms à titre de méthode contraceptive. Le retrait implique un rapport sexuel non protégé jusqu’à immédiatement avant l’éjaculation (orgasme masculin), lorsque l’homme retire son pénis et éjacule (ou « aboutit ») après s’être éloigné de sa partenaire. Cette méthode a un taux d’échec d’environ 20 %, principalement parce qu’il est difficile pour l’homme de prévoir le moment de l’éjaculation; ainsi, il y a souvent un écoulement de sperme à l’intérieur ou à proximité du vagin. Il est également possible que le liquide pré-éjaculatoire contienne des spermatozoïdes.

Vous devez analyser votre situation, et à quel point une grossesse imprévue serait dévastatrice. Si elle s’avérait problématique, vous auriez avantage à utiliser un condom dès le début, ou encore à avoir recours à une autre méthode. Si la prévention des IST s’avère une considération dans votre cas, le condom doit être mis avant qu’il n’y ait contact, puisque tout contact non protégé peut faire augmenter le risque d’infection.

Est-ce que ça fait mal la première fois qu’une fille fait l’amour avec un gars?

Ça dépend. Si elle se sent parfaitement à l’aise avec l’idée de faire l’amour et qu’elle est détendue et excitée, il est probable qu’elle n’éprouvera pas de douleur si son partenaire y va en douceur et reste à l’écoute de ses besoins. Une fille qui a peur de se retrouver enceinte ou qui éprouve de la crainte ou de l’appréhension face à son partenaire risque d’être tendue et pourrait alors éprouver de la douleur lors de la pénétration du pénis dans son vagin. Bien des couples se servent de lubrifiants à base d’eau lorsqu’ils ont des rapports sexuels, surtout pour la première fois.

Est-ce mal d’avoir des fantasmes sexuels sur quelqu’un d’autre pendant l’amour? Est-ce que je devrais en parler avec mon ou ma partenaire?

Non, ce n’est pas mal d’avoir des fantasmes sexuels pendant l’amour. En fait, s’ils augmentent votre plaisir, c’est très bien. C’est exactement ce que sont les fantasmes : quelque chose qui se passe dans l’esprit. Ce n’est pas la réalité. Vous seul(e) pouvez décider d’en faire une réalité ou de le garder dans votre tête. La plupart des gens ont des fantasmes sexuels et le contenu est entièrement votre affaire. La plupart des gens ne partagent pas ces fantasmes avec les autres.Mais, si ces fantasmes deviennent des obsessions qui vous dérangent, d’une façon ou d’une autre, alors là ce n’est pas sain. Cela ne devient une source de problèmes que chez très peu d’individus. Partager vos fantasmes avec votre partenaire est entièrement votre choix personnel. Si vous croyez que le fait de les partager améliorera votre vie sexuelle, et si votre partenaire est assez solide pour accepter ces fantasmes, alors, oui, partagez-les. Par contre, si vous croyez que ce partage pourrait être perçu comme une menace par l’autre et que cela pourrait nuire à votre rapport, alors gardez vos fantasmes pour vous. Vous pourriez avoir des surprises si vous connaissiez les fantasmes de votre partenaire.

 

Comment puis-je savoir lorsque mon partenaire et moi serons prêts à avoir des relations sexuelles?

Il s’agit d’une question très importante dont la réponse n’est pas si simple. Pour en obtenir la réponse, vous devrez vous poser plusieurs questions. D’abord, vous devez considérer la raison pour laquelle vous voulez avoir des relations sexuelles. Est-ce en raison de la pression de vos pairs? Est-ce pour impressionner vos amis? Pour faire comme tout le monde?

La sexualité ne devrait jamais avoir lieu « juste parce que… ». L’école ou le travail sont des endroits où la sexualité fait l’objet de bon nombre de potins. Qu’est-ce que votre partenaire pense de tout cela? Veut-il également avoir des relations sexuelles? Se sent-il prêt à cette étape? Est-ce que vous et votre partenaire parlez ouvertement de vos sentiments à propos de la sexualité? Sentez-vous de la pression de la part de votre partenaire? Vous ne devriez jamais vous sentir obligé d’avoir des relations sexuelles avec quiconque. Même si la sexualité est formidable avec la bonne personne au bon moment, le risque d’une grossesse est toujours présent. Avez-vous eu une discussion franche sur la contraception et la grossesse? Est-ce que votre partenaire et vous avez subi des tests de dépistage des infections transmissibles sexuellement? Dans la négative, êtes-vous prêt à réduire les risques de transmission d’ITS en utilisant un condom?

Comme vous pouvez le constater, vous devriez discuter et vous entendre sur bon nombre de points avec votre partenaire avant d’avoir des relations sexuelles. La sexualité peut être une expérience fantastique entre vous et votre partenaire, mais il s’agit d’une grande décision qui ne devrait pas être prise à la légère.

 

Comment peut-on empêcher que l’homme n’éjacule trop tôt?

Le manque de contrôle par rapport au moment de l’éjaculation s’avère un problème fréquent chez les hommes. Il touche 30 % des hommes de moins de 25 ans et 10 % de ceux de plus de 25 ans. Ces hommes éjaculent régulièrement plus vite qu’ils ou leur partenaire ne le souhaitent durant les rapports sexuels, d’où le terme éjaculation rapide ou précoce. L’éjaculation peut se produire immédiatement avant ou après l’insertion du pénis dans le vagin de la partenaire, sans aucun sentiment de contrôle volontaire.

Les causes de l’éjaculation précoce incluent la surstimulation, l’anxiété liée à la performance sexuelle et le stress. Elle peut aussi être causée par le manque de connaissance de l’homme des sensations préliminaires qui mènent à l’orgasme, le rendant incapable de contrôler le processus qui mène à l’éjaculation.

Il existe plusieurs solutions possibles pour faire face à l’éjaculation précoce :

1. La méthode arrêt-reprise aide à sensibiliser l’homme par rapport aux sensations qui accompagnent l’approche de l’orgasme. Sa partenaire stimule manuellement le pénis pendant qu’il se concentre sur les sensations. Lorsqu’il sent que l’orgasme approche, il demande à sa partenaire d’arrêter la stimulation. La tension sexuelle extrême sera diffusée, puis la partenaire peut reprendre la stimulation. Lorsque le couple acquiert une certaine compétence avec cette procédure, elle est appliquée aux rapports sexuels.

2. La technique du resserrement est fréquemment pratiquée alors que l’homme est couché. Sa partenaire stimule la région génitale jusqu’à ce que le pénis soit en érection puis elle resserre le pénis pendant 3 à 4 secondes en le tenant avec le pouce contre la crête entre le gland et la verge, et les deux premiers doigts situés de chaque côté de la crête en face du pouce. Ce resserrement élimine le désir d’éjaculation. Cette technique doit être répétée plusieurs fois durant la stimulation génitale, afin que les jeux sexuels puissent se prolonger sans qu’il n’y ait éjaculation. Une fois maîtrisée, cette méthode peut être appliquée aux rapports sexuels : la partenaire insère le pénis de l’homme et s’assoit sur lui sans bouger. Lorsqu’il se sent près de l’éjaculation, sa partenaire retire le pénis et pratique le resserrement, puis elle retourne à la position assise. Avec le temps, cette technique entraîne le contrôle éjaculatoire.

3. Les condoms confèrent une protection contre la grossesse et les infections sexuellement transmissibles. Par contre, ils peuvent également aider à retarder l’éjaculation chez les hommes qui ont des problèmes d’éjaculation précoce.


Si ces techniques ne sont pas utiles, un sexotherapeute peut être en mesure d’aider l’homme ou le couple à travailler à résoudre le problème de l’éjaculation précoce.

Comment dois-je m’y prendre pour utiliser un lubrifiant? J’ai de la difficulté à devenir suffisamment lubrifiée avant les rapports sexuels, ce qui les rend parfois douloureux. J’aimerais essayer un lubrifiant.

Il y a toute une gamme de lubrifiants de disponibles, par exemple Astroglide, Aqua Lube, ou la gelée KY (qui sont tous des lubrifiants à base d’eau). Si vous utilisez des condoms en latex, un diaphragme, ou une cape cervicale, vous ne devriez utiliser que des lubrifiants à base d’eau. Les lubrifiants à base d’huile telle la Vaseline ne sont PAS sécuritaires - ils peuvent affecter l’intégrité du latex dans les condoms et les diaphragmes.

L’un ou l’autre des partenaires peut appliquer le lubrifiant directement sur le penis, ou il peut être appliqué aux organes génitaux de la femme, soit à l’externe ou dans le vagin. Le lubrifiant peut y être aspergé directement ou il peut être versé dans la main ou sur les doigts pour être ensuite appliqué. Vous pouvez utiliser une quantité additionnelle de lubrifiant au besoin pendant les rapports sexuels.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’utiliser les lubrifiants. Expérimentez avec ce qui fonctionne le mieux pour vous. L’application du lubrifiant peut même faire partie des préludes aux rapports sexuels. Toutefois, n’oubliez pas que les lubrifiants ne sont pas des spermicides et qu’ils ne préviennent donc pas la grossesse.

Je prends des comprimés pour la prostate qui aident à diminuer le nombre de fois auxquelles je vais aux toilettes. Mais j’ai l’impression que ces comprimés affectent ma libido. Pourriez-vous me renseigner à ce sujet?

Les traitements médicaux contre l’hypertrophie bénigne de la prostate comprennent des médicaments alpha 1 bloquants adrénergiques, comme la prazosine et les inhibiteurs de la 5-alpha réductase, comme le finastéride.

Les effets indésirables les plus importants associés à la prazosine sont les étourdissements en se mettant soudainement en position verticale, mais les hommes peuvent observer à l’occasion une quantité de sperme réduite, parce que celui-ci est déversé dans la vessie (ce trouble s’appelle éjaculation rétrograde).

Le finastéride bloque la conversion de la testostérone en son métabolite actif, la dihydrotestostérone. Ce médicament réduit les niveaux d’hormones masculines qui stimulent une augmentation du volume de la prostate. Il comporte de très faibles risques d’effets indésirables et peu d’interactions avec d’autres médicaments, mais dans les essais cliniques, 2 % des patients ont cessé l’utilisation du finastéride en raison des effets indésirables néfastes, dont des problèmes d’ordre sexuel (diminution du volume de sperme, impuissance et perte de libido).

Quels genres d’analyses sont entrepris lors de l’examen annuel (pour la femme)? S’agit-il simplement de déceler le cancer et (ou) les ITS?

Bonne question! Plusieurs femmes se rendent fidèlement à leur exam annuel sans trop savoir pourquoi il est important!

L’une des raisons est de passer en revue le bilan de votre santé et les médicaments quevous prenez, au cas où il y aurait des changements. Il s’agit du moment tout indiqué pour analyser votre méthode contraceptive, afin de vous assurer qu’elle vous convient toujours. Votre médecin peut poser des questions sur vos règles, votre humeur et vos préoccupations d’ordre sexuel, et sur toute habitude qui peut faire impact sur votre santé, par exemple le tabac, l’alcool et les drogues. Il / elle peut vérifier votre tension artérielle ou procéder à un examen des seins pour déceler une masse. Il / elle peut demander des analyses sanguines telle l’analyse de la thyroïde, du glucose ou du cholestérol, selon votre âge et votre situation. Les femmes âgées de plus de 50 ans ont un examen mammographique (radiographie des seins) chaque deux ans dans le but de dépister le cancer du sein.

L’examen pelvien a pour objectifs d’effectuer un test de Pap, de dépister les infections sexuellement transmissibles au besoin, et de s’assurer que vos organes reproductifs sont normaux et en santé. Le test de Pap est conçu de façon à déceler les changements pré-cancéreux au niveau du col de l’utérus pour les traiter au besoin, afin de prévenir le développement du cancer du col de l’utérus. Le médecin se sert d’un spéculum pour séparer les murs du vagin de sorte à pouvoir voir le col de l’utérus (l’entrée de l’utérus ou matrice) au haut du vagin. Il / elle prélève un échantillon des cellules du col de l’utérus à l’aide d’une petite brosse et les étale sur une lame de verre, laquelle est envoyée à un laboratoire où des techniciens formés analysent avec soin les cellules au microscope pour déterminer la présence de cellules anormales ou pré-cancéreuses. L’efficacité du test de Pap pour prévenir le cancer du col de l’utérus a été prouvée, à condition que la femme le subisse à chaque année ou deux.

En même temps, les sécrétions cervicales peuvent être recueillies à l’aide d’un coton-tige afin de dépister la gonorrhée ou la chlamydia, deux IST fréquentes qui, souvent, ne présentent aucun symptôme chez les femmes. Bon nombre de professionnels de la santé vérifient systématiquement la présence de ces infections. Vous pouvez le demander pour en être certaine. Il n’existe aucun test pour dépister l’herpes ni les verrues génitales; par contre, la présence de lésions ou de verrues visibles permet l’écouvillonnage pour confirmer le diagnostique. D’autres infections tel le VIH, l’hépatite B et la syphilis sont diagnostiquées au moyen d’une analyse de sang; parlez-en à votre médecin si vous souhaitez vérifier.

La dernière partie de l’examen pelvien est l’examen « bimanuel ». Le médecin insère deux doigts à l’intérieur du vagin et place l’autre main sur le bas de l’abdomen afin de déterminer la position, la forme et la taille de l’utérus et des ovaires pour s’assurer qu’ils sont normaux.

Puis-je avoir des rapports sexuels la veille d’un test de Pap, ou cela pourrait-il entraver la procédure du test ou ses résultats?

Quoique vous puissiez avoir des rapports sexuels la veille d’un test de Pap, il est préférable de ne pas le faire. Les prestateurs de soins de santé demandent habituellement aux femmes de s’abstenir des rapports sexuels pendant un ou deux jours avant leur rendez-vous parce que les spermatozoïdes, les lubrifiants vaginaux et les crèmes et gelées contraceptives peuvent recouvrir ou masquer les cellules cervicales sur la lame au moment du test de Pap. Lorsque les cellules cervicales ne peuvent être observées clairement, il peut être difficile de déceler la présence de cellules anormales ou d’identifier les cellules normales. Le résultat du test de Pap peut donc se lire « inadéquat pour l’interprétation », ce qui veut dire que la personne qui étudie la lame ne peut déterminer si le frottis de Pap est normal ou non. Le test de Pap doit habituellement être répété, nécessitant un autre rendez-vous dans quelques mois pour un nouveau test de Pap.

Il est également préférable de fixer le rendez-vous de votre test de Pap au milieu de votre cycle menstruel afin de réduire les chances que vous ne soyez menstruée. Le sang menstruel, surtout pendant les journées d’écoulement copieux, peut entraver l’étude des cellules cervicales et l’interprétation des résultats du test.

 

Les lubrifiants à base de silicone sont-ils absorbés par le vagin? Peuvent-ils être nuisibles?

Les lubrifiants à base de silicone s’avèrent une alternative aux lubrifiants à base d’eau. Contrairement aux lubrifiants à base d’huile, ils peuvent être utilisés en toute sécurité avec les condoms en latex et en polyuréthane. Ils ne sont pas recommandés avec les jouets sexuels en silicone.

Certaines personnes préfèrent ce produit synthétique puisqu’il maintient ses propriétés lubrifiantes plus longtemps que les lubrifiants à base d’eau. Étant donné qu’il n’est pas hydrosoluble, il peut s’avérer plus difficile à enlever.

Les lubrifiants à base de silicone ne sont pas absorbés par la couche épithéliale de la peau du vagin. Outre la sensibilité possible de la peau, ils ne comportent pas de risques avérés à la santé.
Divers lubrifiants à base de silicone

J’ai entendu dire qu’il est important pour les femmes d’aller aux toilettes après une relation sexuelle. Pourquoi?

Certaines femmes sont susceptibles de développer des infections urinaires lorsqu’elles ont des relations sexuelles. Ces infections sont attribuables aux bactéries qui vivent normalement dans le vagin et qui sont introduites dans l’urètre (le tube par lequel se vide la vessie) au cours d’une relation sexuelle. Un des moyens de prévenir une infection est d’uriner quelques minutes suivant la relation sexuelle. Cette mesure permet d’évacuer toute bactérie qui peut s’y trouver.

Pour les femmes qui tentent de devenir enceinte, elles pourraient éviter d’aller aux toilettes pour ne pas laisser s’échapper le sperme du vagin. Pour ce faire, bon nombre de femmes s’efforceront de rester au lit ou de mettre un oreiller sous leurs hanches. L’écoulement d’une partie du sperme est normal et aucune donnée médicale n’indique que la prévention de l’écoulement du sperme fait une différence aux taux de grossesse. Une bonne partie de l’éjaculat est libérée à la partie supérieure du vagin et le sperme se loge souvent dans l’utérus pendant quelques minutes suivant l’éjaculation. Nul besoin de demeurer au lit pendant une période prolongée après une relation sexuelle et avant d’aller aux toilettes.

Comment puis-je trouver un gynécologue dans ma région? Aucune de mes amies en consultent et mon médecin de famille n’est pas à proximité, car j’habite en région éloignée.

Vous pouvez avoir accès aux pages Web du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada pertinentes à votre province de résidence. Sur cette page Web, vous pouvez faire une recherche pour trouver un médecin spécialiste dans toute ville. Habituellement, c’est le médecin de famille qui oriente ses patients vers un médecin spécialiste. Demandez à votre médecin de famille de vous orienter vers un gynécologue de votre région .Vous pouvez lui mentionner un nom que vous avez trouvé ou il peut trouver quelqu’un pour vous.

Comment puis-je m’assurer de demeurer fertile à un âge plus avancé?

Un des facteurs les plus importants pour conserver sa fertilité est d’éviter, grâce à l’utilisation du condom, de contracter des ITS. Une femme qui contracte la chlamydia ou la gonorrhée peut développer une infection au niveau des trompes qui provoquera des lésions permanentes. Ces lésions risquent d’empêcher la rencontre de l’ovule et des spermatozoïdes ou d’augmenter les risques d’une grossesse tubaire (l’ovule fertilisé reste bloqué dans les trompes plutôt que de se rendre dans l’utérus).

La capacité de conception chez la femme commence à diminuer à 35 ans et devient très faible à 42 ans. Les risques de fausse couche augmentent également avec l’âge.

L’utilisation antérieure d’un contraceptif oral et(ou) d’un timbre contraceptif n’affecte aucunement la fertilité future d’une femme.

Après l’utilisation de Depo Provera®, il peut falloir attendre jusqu’à un an avant que le cycle redevienne régulier (production mensuelle d’un ovule). Toutefois, la fertilité à long terme n’est aucunement affectée par ce contraceptif progestatif.

Pouvez-vous me donner des renseignements sur la drogue « Roofies » utilisée pour les viols par des connaissances?

« Roofies » est un pseudonyme pour ROHYPNOL. On l’appelle aussi Rophies, Ropies, Ruffies, Roffies, La Rocha, Roofenol, Roche, Valium mexicain, Rib et Rope. C’est un tranquillisant très puissant qui n’est légal ni au Canada, ni aux É.-U. Il a un effet sédatif et produit une détente des muscles et l’amnésie (perte de mémoire). Il commence à agir 20 à 30 minutes après avoir été pris et son effet dure environ 8 heures. On l’emploie pour s’enivrer pour pas cher ou comme remède à la gueule de bois. Le plus souvent, on le combine à l’alcool ou à d’autres drogues. Utilisé comme « drogue de viol », il a pour effet de rendre la victime somnolente et, souvent, de lui faire oublier ce qui s’est passé. C’est une drogue dangereuse qui crée une dépendance. Les symptômes du sevrage sont les maux de tête, les douleurs musculaires, la confusion mentale, les hallucinations et les convulsions.

Pourquoi certaines gens sont-ils gais, lesbiennes ou bisexuels? Si je le suis, comment puis-je trouver le soutien et les services dont je pourrais avoir besoin?

Personne ne sait avec certitude pourquoi certaines gens sont attirés à des personnes du même sexe. L’orientation sexuelle est un sujet complexe. Différentes personnes peuvent être attirées au même sexe pour différentes raisons.

Certaines gens qui sont gais, lesbiennes ou bisexuelles disent qu’ils ont toujours été attirés aux membres du même sexe. D’autres précisent qu’ils sont devenus conscients de ces sentiments lorsqu’ils étaient adolescents ou jeunes adultes.

Certains scientifiques croient qu’il y a des facteurs biologiques ou physiques en jeu. On réfère aussi au fait d’être gai, lesbienne ou bisexuel par ” des sentiments envers ceux du même sexe ” ou une ” orientation envers le même sexe. “

Les gens ne sont pas attirés au même sexe parce qu’ils ont été élevés par leurs parents d’une certaine façon,
sont malades sur le plan mental ou sont anormaux d’une façon quelconque.


Les gens gais, lesbiennes et bisexuels peuvent entretenir des sentiments de confusion et de peur. Ils s’inquiètent de la possibilité que leur famille et leurs amis les rejettent ou se distancient d’eux. Il importe de se souvenir que les gens qui sont attirés envers le même sexe peuvent mener, et mènent, une vie heureuse et saine.

Si vous êtes lesbienne, gai ou bisexuel, vous pouvez constater qu’il est utile de rencontrer d’autres gens qui ont une orientation envers le même sexe. Par exemple, vous pouvez vous joindre à un groupe ou à un organisme gai ou lesbienne. Vous pouvez également vérifier auprès des services sociaux s’ils offrent des services de soutien axés aux gais, aux lesbiennes et aux bisexuels. En nourrissant ces relations, vous pourrez vous sentir moins seul. Vous pouvez aussi être une source de soutien pour une autre personne.

J’ai de la difficulté à dormir la nuit et à me concentrer le jour. La situation prend le dessus sur tous les aspects de ma vie. Au secours!

  J’ai 49 ans et je n’ai pas eu de menstruations depuis un an. Depuis mes 30 ans de mariage, je déteste les rapports sexuels, du moins jusqu’à maintenant. Il y a deux mois, je me suis réveillée dans un état d’excitation sexuelle intense qui perdure. Quoique mon époux adore cela, il ne réussit pas à me satisfaire. À peine trente minutes après un rapport sexuel, me voilà encore en état d’excitation. J’ai de la difficulté à dormir la nuit et à me concentrer le jour. La situation prend le dessus sur tous les aspects de ma vie. Au secours!

Décidément, la situation semble problématique. Il arrive fréquemment au sein des relations qu’un partenaire ait une pulsion sexuelle plus prononcée que l’autre, ce qui peut changer avec le temps. Cela se complique lorsque les pulsions sexuelles divergent de beaucoup.

Vous n’avez pas précisé si vous parvenez à l’orgasme avec votre époux. Sinon, c’est peut-être la raison de votre excitation sexuelle suivant les rapports sexuels. Ou bien, il vous faut plus d’un orgasme à ce point-ci. Après (ou pendant) les rapports sexuels, prenez le temps de montrer à votre époux comment vous aimez être touchée et ce qui vous allume. Bon nombre de femmes ne parviennent pas à l’orgasme grâce à la pénétration vaginale seule; elles y parviennent plutôt avec une stimulation digitale ou orale additionnelle. La communication s’avère primordiale. Quoique la situation lui procure sans doute du plaisir, souvenez-vous qu’il veut également vous satisfaire.

S’il ne peut vraiment pas vous suivre, et même s’il le peut, songez à la masturbation pour atténuer votre pulsion sexuelle nouvellement rehaussée. L’orgasme au coucher peut améliorer la qualité de votre sommeil, alors qu’au lever, il peut vous aider à vous concentrer sur vos tâches quotidiennes sans distraction. Songez à l’achat d’un vibromasseur; beaucoup plus populaires que jadis, ils sont disponibles en une variété de modèles. Il est possible de s’en procurer discrètement en ligne ou encore dans des boutiques de prestige.

Puis, il y a lieu de tenir compte des changements hormonaux qui se produisent. À la ménopause, les ovaires cessent de produire des ostrogènes. Les ovaires continuent de produire la testostérone après la ménopause et, quoique la quantité diffère d’une personne à l’autre, elle a tendance à diminuer avec l’âge. (Plusieurs femmes se plaignent d’une réduction de la pulsion sexuelle après la ménopause.) La testostérone, une hormone dite masculine, est considérée responsable de la libido. Les actions des ostrogènes et de la testostérone ont tendance à s’opposer. Ainsi, puisque vous ne produisez plus d’ostrogènes, votre testostérone exerce une plus grande influence, relativement parlant. Les signes d’un excès de testostérone sont la peau grasse et l’acné, la pilosité faciale excessive, la perte rapide des cheveux, l’abaissement de la voix et l’accroissement du volume des muscles. Si vous constatez l’un ou l’autre de ces symptômes, consultez votre médecin afin qu’il vérifie votre taux de testostérone pour s’assurer qu’il se situe dans la norme.

La ménopause peut également coïncider avec des changements qui peuvent favoriser la pulsion sexuelle. Vous n’avez plus à vous soucier des menstruations ni de grossesse, ce qui peut s’avérer un grand soulagement pour certaines femmes. Bon nombre de couples jouissent d’une situation financière plus solide. Et si vos enfants ont récemment quitté le bercail, vous ressentez probablement une liberté que vous n’avez pas ressentie depuis des années. Profitez-en!

Enfin, vous pouvez discuter de la situation avec votre médecin ou gynécologue - il ou elle se montrera probablement plus sympathique que vous ne le pensiez. Attention : si vous vous retrouvez avec un nouveau partenaire sexuel à l’avenir, utilisez un condom afin de vous protéger contre l’infection. Les infections sexuellement transmissibles sont beaucoup plus fréquentes de nos jours que lorsque vous vous êtes marié, et même les hommes «gentils » de votre âge peuvent en avoir une sans le savoir.                                                                                                                                                                                      

Est-il normal de se masturber?

La masturbation (aussi appelée auto-stimulation, « se branler » ou « se toucher ») est un choix personnel. Certaines personnes sont à l’aise de le faire et d’autres, non. Les deux pratiques sont normales. La masturbation est une activité normale que les gens peuvent pratiquer en solo ou avec un partenaire. Cette pratique consiste à se frotter ou se toucher le corps, ou celui du partenaire, de sorte à engendrer l’excitation sexuelle. Elle peut mener à l’orgasme. Les hommes et les femmes de tout âge peuvent se masturber.

La masturbation n’est pas nocive. La plupart des gens la perçoivent comme une composante normale de la sexualité. Elle peut procurer du plaisir, peut être relaxante, peut vous aider à dormir et elle s’avère une soupape de tension sexuelle. La masturbation peut vous aider à apprendre à mieux connaître votre corps et à vous faire connaître les zones où vous aimez être caressé(e). Vous pouvez choisir de partager cette information avec votre partenaire. Si une femme a de la difficulté à atteindre l’orgasme au cours d’une relation sexuelle, la masturbation peut l’aider à apprendre comment s’y prendre. Les femmes atteignent plus fréquemment l’orgasme par la masturbation que par les rapports sexuels.

Certaines personnes ne se masturbent pas parce qu’elles n’en obtiennent pas de plaisir, ou parce qu’elles ne se sentent pas à l’aise de toucher leur corps. Dans certaines religions, la masturbation n’est pas acceptable. Toutes ces options sont normales. La masturbation est in acceptable si elle est pratiquée devant une personne qui ne le veut pas ou qui n’y a pas consenti.

Voici quelques conseils à suivre pour vous assurer que la masturbation demeure sécuritaire. Il est recommandé de se laver les mains avant de se toucher les parties génitales pour éviter la transmission de germes. Évitez d’insérer un objet pointu ou sale dans le vagin ou l’anus parce qu’il peut causer une déchirure ou une infection. Tout jouet érotique utilisé au cours de la masturbation doit être nettoyé avant d’être partagé avec un partenaire.

Est-ce qu’on peut avaler du sperme sans danger / est-ce que ça peut me rendre malade?

Le sperme, ou l’éjaculat, est composé de liquides ainsi que de spermatozoïdes. Il a un goût salé ou amer mais ne peut pas te rendre malade en petites quantités.

Il faut cependant se rappeler que le sperme peut contenir des virus (y compris celui de l’hépatite B et du VIH); si ces virus entrent en contact avec une lésion active ou une coupure dans ta bouche, ils peuvent provoquer une infection. L’herpès (feux sauvages) buccal peut infecter le pénis ou le vagin durant le sexe oral. En raison de ces risques de maladies transmises sexuellement, utilise un condom ou une digue dentaire.

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Parents et les enfants

Qu’est-ce que les préadolescents veulent savoir?

Les enfants qui n’ont pas encore atteint la puberté ou qui viennent de l’atteindre seront très intéressés aux faits. Ils veulent savoir comment fonctionnent les choses. Voici quelques exemples de ce qu’ils pouraient demander :

1. « Comment le sperme pénètre-t-il dans l’ovule? »
2. « Qu’est-ce qu’un orgasme? »
3. « Quelle grosseur le pénis peut-il atteindre? »
4. « Que font les hommes et les femmes au lit? »
5. « Qu’est-ce que le sexe oral? »
6. « Qu’est-ce qu’un homosexuel? »
7. « Les relations sexuelles causent-elles le sida? »
8. « C’est quoi se branler? »

Parents: quelles sont vos opinions concernant la sexualité?

Avant de parler à vos enfants de contraception et de sexualité, c’est une bonne idée de penser à vos propres opinions sur les sujets liés à la sexualité. Cela est particulièrement important quand on discute de sexualité avec un fils ou une fille ado qui veut savoir ce que vous en pensez.

Soyez prêt à parler à vos enfants de ce que vous pensez de sujets comme ceux-ci :

1. Fréquentations (« sortir avec quelqu’un »)
2. Contraception / sexualité sans risque
3. Sexualité dans les amitiés
4. Relations sexuelles à l’adolescence
5. Comportements sexuels (masturbation, caresses, sexualité orale, rapport sexuel)
6. Orientation sexuelle (homosexualité, bisexualité)

Parents: comment se sentir plus à l’aise de parler de sexualité avec ses enfants?

À certains moments, un parent peut se sentir un peu (très) mal à l’aise ou gêné de parler de sexualité avec ses enfants. C’est normal. La contraception et la sexualité sont des sujets délicats et il est donc normal de se sentir nerveux d’en parler, surtout avec ses enfants. Vos enfants seront probablement nerveux, eux aussi, et un peu gênés d’en parler avec vous. C’est également normal.

Si vous lisez ceci, c’est probablement parce que vous trouvez important de parler de contraception et de sexualité à vos enfants, de leur offrir votre appui, et de vous assurer qu’ils ont l’information nécessaire pour être heureux, en santé et responsables. Si vous ou votre enfant êtes nerveux à ce sujet, reconnaissez vos sentiments. Plus tard, vous et votre enfant rirez peut-être de votre nervosité réciproque quand vous parliez de sexualité. Si vos enfants sont plus âgés, il se peut fort bien que vous ayez déjà abordé plusieurs aspects de la sexualité - des choses comme les fonctions corporelles, la nudité, la grossesse, etc.

Voici une bonne façon d’aborder le sujet : « Je suis bien content qu’on parle de sexualité, car c’est un sujet important. Je ne sais pas comment tu te sens, mais moi, je suis un peu nerveux. Il faut pourtant que l’on s’en parle. Je veux que tu saches ce que je pense, et j’aimerais aussi savoir comment tu te sens. Je veux aussi être certain que tu as toute l’information qu’il te faut. »

Parents: comment parler de la sexualité?

Parfois, nous pensons que si nous bourrons nos enfants de toute l’information nécessaire, ils pourront mettre cette information en application. Nous pensons peut-être aussi que si notre enfant a pris une décision ferme sur une ligne de conduite précise par rapport à son comportement sexuel, il sera capable de s’y conformer. Même si votre enfant a toute l’information sur la sexualité, et qu’il est très motivé à se conformer à une décision que vous l’avez aidé à prendre, il peut encore manquer quelque chose. Ce quelque chose est l’habilité comportementale nécessaire pour agir selon ses décisions.

Pouvoir parler de sexualité est réellement important - et cela peut être difficile à faire. Voyons un exemple pour l’illustrer. Disons que votre fils de 16 ans a décidé qu’il n’est pas prêt à avoir des rapports sexuels avec sa copine. Il peut fort bien comprendre pourquoi il n’est pas prêt mais sans trop savoir comment aborder le sujet avec son amie qui semble désireuse d’avoir des rapports sexuels. Et il peut craindre de perdre sa copine ou d’avoir l’air idiot. Il a besoin de savoir ce qu’il lui dira et comment il le dira.

C’est ça, l’habilité comportementale - apprendre à communiquer de façon efficace. Souvent, les jeunes finissent par faire des choses qu’ils n’avaient pas l’intention de faire parce qu’ils n’ont pas les habilités comportementales qui leur permettent de respecter leurs propres décisions. On peut en dire autant de diverses questions de santé sexuelle, notamment la contraception et le port du condom. Si votre jeune a l’intention de devenir sexuellement actif ou s’il l’est déjà, il a besoin d’habilités de communication pour discuter de contraception et de l’utilisation du condom avec son partenaire. C’est peut-être un domaine où vous pouvez l’aider en parlant de l’importance d’une communication efficace. Les écoles insistent de plus en plus pour aider les jeunes gens à faire face à ces questions.

Les parents peuvent-ils fixer des limites sexuelles?

En parlant de contraception et de sexualité à vos ados, il peut être utile de se rappeler que les êtres humains se livrent à un vaste éventail de comportements sexuels, comme se tenir les mains, s’embrasser, se serrer, se caresser, se masturber mutuellement, ou avoir des rapports sexuels oraux, anaux et vaginaux. Parfois, nous nous retrouvons à parler de sexualité avec des jeunes gens sans trop préciser ce que nous voulons dire.

Si nous disons à notre fils ou à notre fille : « Tu es trop jeune pour avoir des rapports sexuels, tu devrais attendre d’être plus vieux », nous pouvons envoyer un message très vague et qui porte à confusion.

Le fait de parler d’une gamme de comportements sexuels peut aider votre ado à décider des comportements qui lui conviennent en ce moment et de ceux pour lesquels il n’est pas prêt. Cela s’appelle parfois « fixer les limites sexuelles ». Cela n’a pas à être tout ou rien. Vous pourriez discuter avec votre ado des limites qu’il veut se fixer dans cette gamme de comportements. Un jeune qui sait clairement où se trouvent les limites de son comportement sexuel sera peut-être moins porté à poser un geste qu’il regrettera plus tard ou à faire des choses qu’il n’avait vraiment pas l’intention de faire.

Être un parent renseigné

Certes, il y a beaucoup d’information sur la contraception et la sexualité dont votre enfant aura besoin pendant sa croissance pour devenir un adulte pleinement responsable. Faut-il pour autant que vous vous transformiez en « sexologue amateur », prêt à fournir à votre enfant un vaste éventail d’information détaillée sur tous les aspects de la sexualité? Pas du tout. Personne ne s’attend à ce que vous deveniez une encyclopédie de la santé sexuelle. La chose la plus importante à faire est d’offrir votre appui et d’établir une ambiance de confiance et de soutien.

Votre principal objectif à ce point n’est pas de répondre à toutes les questions que votre enfant puisse avoir. Vous devriez plutôt établir un lien de communication avec votre enfant, faire en sorte qu’il ou elle se sente à l’aise de parler avec vous et qu’il vous perçoive comme un allié plutôt qu’un ennemi. Si vous ignorez la réponse à une question que pose votre enfant, n’hésitez pas à l’avouer. Dites que lorsque vous aurez trouvé la réponse, vous la lui donnerez. Il vous serait aussi probablement utile d’acquérir des connaissances de base sur des questions comme la contraception, la sexualité sans risque et les infections transmises sexuellement (ITS) et les réponses sexuelles de la femme et de l’homme, de sorte que vous et votre enfant puissiez avoir des discussions éclairées sur la sexualité.

 

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Règles

J’ai 17 ans. Les régimes alimentaires combinés à un excès d’exercices font en sorte que je n’ai pas eu de règles depuis six mois. Est-ce dangereux de ne pas être menstruée pendant si longtemps? Mon médecin m’a proposé la pilule anticonceptionnelle, mais j’hésite. Y a-t-il une méthode « naturelle » qui puisse rétablir mes règles?

Lorsqu’une femme ne consomme pas suffisamment de calories pour combler ses besoins énergétiques, le corps semble reconnaître qu’il ne disposerait pas d’une quantité suffisante d’énergie pour nourrir un bébé qui se développe et, par conséquent, l’ovulation cesse. En autres mots, en cas de déséquilibre entre les calories consommés et l’énergie nécessaire, ce « stress » agit au niveau de l’hypothatalamus dans le cerveau de sorte à interrompre temporairement les hormones de reproduction. Ainsi, il n’y a pas d’ovulation (libération d’un ouf), donc pas de règles.

En général, la femme qui se retrouve dans cette situation a également de faibles taux d’estrogène. C’est souvent le cas de la femme qui ne mange pas suffisamment, qui fait trop d’exercices ou qui est trop mince. Cela peut se produire chez les athlètes qui suivent un régime d’entraînement rigoureux et se manifeste souvent chez les gymnastes, les patineuses artistiques et les danseuses. Cela se produit également chez les femmes aux prises avec un trouble de l’alimentation telle l’anorexie mentale.

L’anorexie mentale est un trouble par lequel la personne a une image corporelle déformée qui la porte a croire qu’elle doit perdre du poids, quoiqu’elle soit parfois déjà dangereusement mince. Il s’agit d’une condition grave qui comporte des effets de santé telle la dépression et le suicide, les déséquilibres électrolytiques et les problèmes de rythme cardiaque. Dans les cas extrêmes, elle peut entraîner la mort! On a recours au counselling et parfois aux médicaments pour la traiter.

Le principal effet à long terme d’un faible taux d’estrogène est la perte de masse osseuse, laquelle mène à l’ostéoporose. Cela est particulièrement problématique chez l’adolescente dont les os se renforcent.

L’absence de règles ne constitue pas le problème : c’est à la cause qu’il faut s’attaquer. Vous feriez bien de consulter votre médecin afin d’identifier les autres causes de l’absence de règles. S’il est question d’un excès d’exercices ou d’une quantité insuffisante de nourriture, le moyen « naturel » de rétablir vos règles serait soit de diminuer les exercices, soit d’augmenter la quantité de calories afin de combler les besoins de votre corps. La prise de poids peut aider puisque la femme a besoin d’un certain pourcentage de tissu adipeux afin d’assurer l’ovulation et les règles. Vous devez analyser sérieusement votre motivation en ce qui concerne les régimes alimentaires et l’excès d’exercices. Est-ce possible que vous ayez un trouble de l’alimentation? Parlez-en à votre médecin.

La pilule anticonceptionnelle est une option. Quoiqu’elle ne corrige pas le problème sous-jacent, elle assure des règles régulières, maintient une paroi utérine mince et procure un supplément en estrogène pour la santé osseuse. Elle constitue également une forme fiable de contraception (si vous en avez besoin), entre autres avantages non contraceptifs.

Si je n’ai pas eu mes règles depuis trois mois, est-ce grave?

La raison la plus courante pour les femmes actives sur le plan sexuel qui explique l’absence de règles pendant trois mois est une grossesse. Il est très important de subir un test de grossesse pour en déterminer la possibilité. Si le résultat du test est négatif, plusieurs raisons peuvent expliquer l’absence des règles. Cette situation peut être causée par un gain ou une perte de poids considérable récent, une quantité non négligeable de stress, ou une insuffisance alimentaire combinée à un excès d’exercices.

L’absence de règles peut également être attribuable à des conditions hormonales comme le syndrome des ovaires polykystiques. Si vous prenez la pilule contraceptive depuis longtemps, les règles peuvent devenir plus légères et s’atténuer jusqu’à ne plus se manifester. Il ne s’agit pas d’un problème (en fait, bon nombre de femmes apprécient cette pause). Cependant, il serait prudent de subir un test de grossesse dans cette situation. Si vos règles ne se manifestent plus depuis peu, vous devriez consulter un fournisseur de soins de santé pour vérifier votre état de santé.

Qu’est-ce qui cause la douleur qui accompagne mes menstruations et que puis-je faire pour la soulager?

Les crampes qui accompagnent les menstruations sont fréquentes. Elles sont causées par des substances chimiques appelées « prostaglandines » qui sont libérées lorsque la muqueuse utérine est éliminée.Les prostaglandines sont responsables du resserrement du muscle de l’utérus, ce qui entraîne de légères « contractions » lesquelles sont souvent perçues comme étant douloureuses. Bon nombre de femmes ont de légères crampes tolérables, qui peuvent être soulagées par un bain chaud, une bouillotte et l’exercice, ou en prenant un médicament en vente libre tel l’ibuprofène (Advil® ou Motrin®).

L’ibuprofène est un exemple de médicament anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Ce groupe de médicaments prévient la formation de prostaglandines, réduisant ainsi les crampes. Si un AINS en vente libre n’est pas assez puissant, demandez une ordonnance à votre médecin. Le naproxen, l’acide méfénamique, le célécoxibe, and le kétorolac sont quelques exemples d’AINS disponibles sur ordonnance seulement. Si vous ne constatez pas de soulagement lorsque vous prenez l’anti-inflammatoire au besoin, essayez de le prendre dès le premier signe de douleur ou encore tout juste avant le déclenchement des règles, et prenez-le régulièrement selon les directives pendant les deux ou trois premiers jours de vos règles. L’efficacité du médicament peut être rehaussée si vous commencez à le prendre avant la formation de prostaglandines, plutôt que d’attendre que la douleur soit aiguë.

La contraception hormonale tel le timbre ou la pilule estro-progestative, les injections de Depo-Provera et le système intra-utérin Mirena sont également utilisés pour traiter les règles douloureuses attribuables à des causes diverses. Ces méthodes fonctionnent en empêchant l’ovulation et (ou) en réduisant la quantité ou la fréquence des saignements.

Les règles très douloureuses peuvent s’avérer anormales et elles peuvent être traitées. Une consultation avec votre prestataire de soins de santé peut être utile pour déterminer la cause de la douleur et le genre de traitement qui vous conviendrait le mieux. La femme n’a pas à « endurer » la douleur qui perturbe sa vie. Parmi les autres causes des règles douloureuses, notons les fibromes (tumeurs utérins bénins), l’endométriose et l’adénomyose (des conditions bénignes caractérisées par la présence de petites parcelles de la muqueuse utérine à l’extérieur de l’utérus ou dans le muscle utérin, respectivement). La douleur qui se manifeste à d’autres moments du mois peut être attribuable à ces causes, aux kystes ovariens, ou encore à des conditions vésicales ou intestinales, entre autres.

Si vous avez des préoccupations ou si la douleur est aiguë, consultez votre médecin.

Puis-je tomber enceinte si j’ai des rapports sexuels pendant mes menstruations?

Malheureusement, les rapports sexuels sans protection peuvent produire une grossesse à n’importe quel moment du cycle de la femme.

Quoiqu’il ne s’agisse pas d’une méthode contraceptive très fiable, la méthode du calendrier peut servir à déterminer vos journées de fertilité. Votre première journée « de fertilité possible » peut être identifiée en prenant la durée de votre cycle menstruel le plus court, et en y soustrayant 20. La dernière journée « de fertilité possible » peut être identifiée en prenant la durée de votre cycle menstruel le plus long, et en y soustrayant 10. Ainsi, si le cycle de la femme varie de 22 à 29 jours, sa période de fertilité s’échelonne environ du jour 2 au jour 19 (le jour 1 étant le premier jour des menstruations). Si elle est menstruée pendant 7 jours, elle sera fertile cinq jours pendant ses menstruations!

Puis-je m’adonner aux rapports sexuels pendant mes menstruations? Est-ce plus sécuritaire? Est-ce plus sécuritaire?

Vous pouvez certainement vous adonner aux rapports sexuels pendant vos menstruations, si vous et votre partenaire le voulez. Certaines personnes n’aiment pas avoir des rapports sexuels pendant les saignements, mais il s’agit là d’une préférence personnelle ou, dans certains cas, d’une croyance religieuse. Par exemple, les rapports sexuels pendant les menstruations sont proscrits pour ceux de religion juive. Il n’y a aucune raison médicale de vous abstenir des rapports sexuels pendant les menstruations.

Théoriquement, s’il s’agit d’une menstruation normale et si vos cycles sont réguliers, le risque de grossesse peut être réduit. Par contre, il est possible et il arrive aux femmes de tomber enceinte lors des menstruations. Si vous saignez longtemps, ou si vos cycles sont courts, l’ovulation peut se produire en dépit du fait que vous saigniez encore. De plus, les femmes ont parfois des saignements utérins à d’autres moments de leur cycle alors qu’elles peuvent être fertiles. Il y a lieu de préciser, en outre, que les spermatozoïdes peuvent vivre dans les voies génitales de la femme pendant jusqu’à une semaine. Ainsi, l’approche la plus sûre est de toujours utiliser une méthode contraceptive fiable, à moins que vous ne soyez prête à envisager une grossesse.

Les rapports sexuels pendant les menstruations ne réduisent PAS le risque de transmission des infections sexuellement transmissibles. Utilisez toujours un condom afin de vous protéger à moins que vous et votre partenaire ayez obtenu un résultat négatif d’IST ET que votre relation soit monogame.

Mon plus grand souhait présentement serait que mes règles soient normales, mais je ne sais pas quoi faire pour que cela se réalise. J’ai 16 ans et mes règles sont apparues depuis plus d’un an. Je ne peux pas prévoir le moment de mes règles, malgré le fait que je maintienne un registre. Mes règles apparaissent habituellement aux 14 jours . Qu’est-ce qui ne va pas avec moi? Ça me faisait peur au début, mais maintenant ça m’incommode plus qu’autre chose.

Il est courant pour les jeunes filles d’avoir des règles irrégulières au cours de la première année d’apparition de leurs règles. Cependant, si ta situation ne s’améliore pas, il serait judicieux de consulter ton fournisseur de soins de santé. Certaines conditions de santé sont associées aux règles irrégulières et devraient être déterminées. Ton fournisseur de soins de santé te proposera certaines options pour régulariser ton cycle, si tu le désires.

Mes règles n’ont toujours pas commencé. À quoi devrais-je m’attendre?

Merci d’avoir posé cette question! C’est un sujet qui préoccupe bien des jeunes filles, mais dont elles discutent rarement.

Les premières règles peuvent varier un peu d’une personne à l’autre, mais dans tous les cas, il y a perte de sang par le vagin. Ce saignement peut se manifester par une petite quantité de liquide brun ou couleur sang contenant un mucus visqueux, ou par un liquide ressemblant plus à du sang frais. Parfois, lorsque le sang reste un certain temps dans le vagin, il s’écoule sous forme de caillots. C’est normal.

Pendant vos premières règles, il se peut que vous ressentiez des crampes à l’estomac ou au bas du dos. Il se peut également que vous ne ressentiez aucune crampe ni aucune douleur au cours de vos premiers cycles. La douleur pendant les règles est généralement associée à la libération d’un ovule quelques semaines avant les règles (reportez-vous à la question précédente), qui peut ne pas se produire pendant les premiers cycles suivant le début des règles.

Il se peut que vous remarquiez certains changements avant le début de vos règles. Vous (ou vos amis!) remarquerez peut-être que vous avez été de mauvaise humeur ou d’humeur changeante au cours de la semaine précédant vos règles. Pendant cette période, il se peut que vos seins soient sensibles ou que vous ayez l’impression que votre ventre est gonflé. Tous ces changements sont normaux et sont causés par des substances chimiques particulières présentes dans votre corps, appelées hormones. Ces symptômes disparaissent normalement une fois les règles commencées.

Les règles doivent accuser un retard de combien de temps pour qu’un test de grossesse soit positif?

Les tests de grossesse disponibles en pharmacie sont très sensibles. Si une femme n’a pas eu ses règles et qu’elle est enceinte, le test détectera la grossesse. Si ses règles accusent un retard pour une autre raison, le test affichera des résultats négatifs. Si la femme n’a pas ses règles pendant deux cycles consécutifs, elle devrait envisager de subir à nouveau le test de grossesse ou de consulter un médecin pour passer un test sanguin plus sensible pour éliminer la possibilité d’une grossesse.

Le stress peut-il influencer l’irrégularité d’un cycle menstruel?

Oui, le stress peut assurément affecter le cycle menstruel. Certaines femmes peuvent ne pas avoir leurs règles plusieurs mois de suite en raison d’un stress extrême (comme une rupture amoureuse, la perte d’un être cher, les examens scolaires, etc). Le stress physique peut également entraîner une absence de règles. Le stress physique peut comprendre un entraînement de plusieurs heures par jour, la perte ou le gain de plus de 10 lb en une courte période ou l’insuffisance calorique pour soutenir les besoins nutritionnels de la mère ainsi que d’un bébé potentiel.

Je ressens beaucoup de douleur pendant mes règles. Est-ce normal?

La douleur ressentie pendant les règles est appelée dysménorrhée; elle est extrêmement courante. Cette douleur est généralement présente durant les cycles où un ovule est libéré (cycles ovulatoires). Au cours des premières règles, il est possible que les jeunes femmes ne produisent pas un ovule chaque mois, ce qui rend les règles moins douloureuses.

Au début des règles, des substances chimiques appelées prostaglandines sont libérées, entraînant la contraction de l’utérus. Le revêtement endométrial (de l’utérus), qui s’est épaissi, est évacué par le col de l’utérus pendant ces contractions. En règle générale, ces contractions sont plus douloureuses pendant les deux premiers jours des règles, puis finissent par s’estomper. Cependant, certaines femmes ressentent de la douleur pendant toute la durée des règles. Cette douleur peut s’accompagner d’autres symptômes, comme la nausée, les vomissements, les étourdissements, la diarrhée et les maux de tête.

La douleur peut parfois être soulagée à l’aide d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, qui aident à réduire la quantité de prostaglandines libérée par le corps. Ces médicaments ont un meilleur rendement s’ils sont pris avant que la douleur ne devienne trop intense. Si votre cycle est régulier, vous pouvez commencer à prendre le médicament la journée avant le début de vos règles. La plupart du temps, vous n’aurez à prendre le médicament que pendant une journée ou deux pour soulager les symptômes les plus intenses. Chez certaines femmes, faire de l’exercice ou prendre un bain ou une douche chaude aide à soulager la douleur. Si cela ne suffit pas et que vous avez besoin d’aide supplémentaire pour contrôler la douleur, consultez votre fournisseur de soins de santé pour obtenir de plus amples renseignements.

Il existe d’autres causes moins courantes de douleur pendant les règles. Parmi ces causes, mentionnons l’endométriose (problème de développement de l’appareil génital féminin entraînant un blocage partiel ou complet des tissus menstruels) et les infections pelviennes non traitées. Encore une fois, si vous ressentez chaque mois des douleurs qui ne peuvent être soulagées à l’aide de médicaments en vente libre, consultez votre fournisseur de soins de santé.

Entre mes règles, mes « parties » me démangent beaucoup. S’agit-il d’une infection aux levures? Que devrais-je faire?

Il est possible que ce soit une infection aux levures. Les symptômes d’une infection aux levures typiques sont des écoulements épais et blanchâtres (ressemblant à du fromage cottage), de démangeaisons et une irritation cutanée et des rougeurs. Si vous ressentez des démangeaisons régulièrement, il serait judicieux de consulter votre médecin pour confirmer un diagnostic d’infection aux levures. Bon nombre d’autres facteurs peuvent provoquer des démangeaisons au niveau du vagin et de votre peau externe et les crèmes contre les infections aux levures pourraient ne pas enrayer les symptômes ou les empirer. Dès que le diagnostic d’une infection aux levures est confirmé, celle-ci est facilement prise en charge par un traitement en vente libre (essentiellement une crème ou un comprimé qui s’insère dans le vagin).  Les femmes qui présentent des récurrences de l’infection aux levures la semaine précédant leurs règles peuvent obtenir un soulagement grâce à un médicament en comprimé sous ordonnance tous les mois au moment de la récidive.

À quel moment de mon cycle suis-je le plus susceptible de tomber enceinte?

Une femme peut tomber enceinte à n’importe quel temps du mois. Il y a même des femmes qui sont tombées enceintes suite aux rapports sexuels pendant leurs règles! Par contre, il est plus facile de devenir enceinte lors de l’ovulation. Cela se produit une fois par mois lorsque votre corps libère un ouf d’un de vos ovaires. Toutefois, l’ovulation n’a pas lieu au même moment à chaque mois pour toutes les femmes. L’ovulation a lieu environ deux semaines avant les prochaines règles chez la plupart d’entre elles.

Les journées avant, durant et après l’ovulation représentent le moment le plus propice à la grossesse.

Les spermatozoïdes peuvent vivre dans votre corps pendant 5-7 jours. Si vous avez un rapport sexuel une semaine avant l’ovulation, les spermatozoïdes peuvent encore réussir à fertilizer l’ouf, ce qui entraînerait une grossesse.

L’ouf peut survivre pendant 1-2 jours après l’ovulation. Si vous avez un rapport sexuel pendant les quelques jours immédiatement après l’ovulation, vous pourriez tomber enceinte.

Il peut être difficile de savoir exactement quand l’ovulation a lieu et malheureusement, il n’exite aucun test parfait à cette fin. Pour une jeune femme dont les règles ne font que s’établir ou qui a un cycle irrégulier, il est très, très difficile de savoir quand l’ovulation a eu lieu. Pour cette raison, il est important de toujours avoir recours à une forme de contraception si vous ne souhaitez pas tomber enceinte, peu importe où vous êtes dans votre cycle.

Si vous avez un rapport sexuel sans protection (peu importe où vous êtes dans votre cycle) et vous ne souhaitez pas tomber enceinte, parlez à votre prestataire de soins au sujet de la contraception d’urgence.

À l’aide! Je perds du sang entre mes règles! Est-ce normal?

Merci pour votre question. Malheureusement, il n’est pas possible d’y donner une réponse courte.

Au cours des premières années de règles, bon nombre de jeunes filles ont un cycle irrégulier. Cela peut se traduire par des saignements toutes les 2 à 3 semaines ou tous les 2 à 3 mois. Cette situation, attribuable à l’anovulation (l’absence de libération d’un ovule), est très courante avant que le système hormonal qui régit les règles n’atteigne sa pleine maturité.

Si vous utilisez un contraceptif, comme la pilule anticonceptionnelle, le timbre, l’anneau, un DIU ou un contraceptif injectable, il est possible que vous ayez des saignements entre vos règles (métrorragie) au cours des premiers mois. En règle générale, ce problème se résorbe de lui-même après trois à six cycles. Les utilisatrices de longue date de la pilule peuvent elles aussi être atteintes de métrorragie si elles oublient de prendre la pilule ou si elles la prennent de façon irrégulière. Les femmes qui fument risquent davantage d’être atteintes de métrorragie.

Il arrive à l’occasion que les femmes actives sur le plan sexuel soient atteintes de métrorragie en raison d’une infection transmissible sexuellement comme la chlamydiose ou la gonorrhée. L’utilisation appropriée du condom lors de chaque relation sexuelle réduit grandement le risque de contracter ces infections.

Si vous êtes enceinte ou croyez l’être, il est très important que vous consultiez votre fournisseur de soins de santé afin de déterminer la cause du saignement. Plusieurs complications de la grossesse peuvent provoquer des saignements irréguliers, dont une fausse-couche ou une grossesse ectopique (un trouble grave dans le cadre duquel le bébé se développe à l’extérieur de l’utérus, généralement dans l’une des trompes de Fallope).

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Grossesse

Pourquoi m’a-t-on recommandé d’attendre 3 mois après avoir cessé de prendre un contraceptif oral pour tenter de devenir enceinte?

Il se peut qu’il faille quelques cycles après avoir cessé de prendre un contraceptif oral pour que les cycles reviennent à la normale (une ovulation par mois). Il est recommandé d’attendre que les cycles soient revenus à la normale avant de concevoir, afin de mieux pouvoir calculer à quelle période de la grossesse la femme se trouve.

La pilule anticonceptionnelle n’est pas tératogène; cela signifie qu’aucun effet néfaste n’a été constaté chez les foetus exposés par inadvertance à la pilule anticonceptionnelle, ni chez les bébés conçus peu de temps après qu’une femme ait cessé de prendre un contraceptif oral.

Quand peut-on reprendre les rapports sexuels après la naissance d’un bébé?

La réponse la plus simple est : vous pouvez reprendre les rapports sexuels lorsque vous en avez envie! Il n’est pas nuisible d’avoir des rapports sexuels trop tôt, quoique cela peut s’avérer inconfortable! En théorie, au cours de la première semaine après l’accouchement, alors que le col de l’utérus n’est pas refermé, les rapports sexuels sans condom peuvent accroître l’infection dans l’utérus par les bactéries vaginales normales. La plupart des femmes attendent entre quelques semaines et quelques mois. Tout dépend du genre d’accouchement, le fait d’avoir ou non des points de suture dans le vagin et, le cas échéant, l’étendue de la déchirure. L’allaitement peut réduire le taux d’estrogène de la femme, ce qui peut entraîner la sécheresse vaginale et la douleur lors des rapports sexuels. La première fois que vous vous adonnez aux rapports sexuels avec votre partenaire, il est important de prendre votre temps et de faire place aux jeux préliminaires afin d’assurer que vous êtes stimulée et lubrifiée. Ayez un lubrifiant à la portée de la main au cas où vous en auriez besoin. La pénétration doit se faire doucement, car il se peut que vous ressentiez un resserrement ou un étirement en raison de la cicatrisation autour du vagin (même si vos points de suture sont complètement guéris).

La contraception s’avère une considération importante - à moins que vous ne vouliez avoir un autre bébé tout de suite! Une femme peut tomber enceinte quelques semaines après l’accouchement, même si ses règles n’ont pas recommencé.

« L’aménorrhée due à la lactation » est une méthode de contraception naturelle pour la femme qui allaite, mais elle n’est efficace que dans des circonstances particulières. Si vous allaitez exclusivement (c.-à-d. aucuns suppléments), si votre bébé a moins de six mois et si vos règles n’ont pas recommencé, cette méthode a une efficacité d’au-delà de 98 %. Plusieurs femmes ont recours aux condoms, du moins temporairement, jusqu’à ce qu’une méthode plus permanente puisse être adoptée. Il y a lieu d’éviter d’utiliser l’éponge contraceptive en présence de saignements vaginaux en raison du risque rare de syndrome de choc toxique. D’autres méthodes de barrière vaginales tel le diaphragme ou la cape cervicale ne peuvent être bien ajustées avant six semaines post-partum, lorsque les structures pelviennes ont retrouvé leur état normal. Dans le même ordre d’idée, les dispositifs intra-utérins ne sont généralement pas insérés avant six semaines ou plus. Les méthodes à base de progestif seulement telle l’injection (Depo-ProveraMC) ou la « mini-pilule » sont considérées sécuritaires pour la femme qui allaite et pour son bébé, quoiqu’une petite quantité d’hormone soit sécrétée dans le lait. Les contraceptifs hormonaux combinés (pilule, timbre, anneau) peuvent être utilisés dès la troisième ou la quatrième semaine si la femme n’allaite pas; si elle allaite, il faut attendre après la sixième semaine parce que ces méthodes qui contiennent de l’estrogène peuvent diminuer la quantité de lait.

 

Pouvez-vous me recommander quelques positions qui seraient plus confortables dans les derniers mois de grossesse?

Pendant la grossesse avancée, le poids du bébé peut rendre la position couchée sur le dos inconfortable pour la femme. Elle pourrait aussi avoir de la difficulté à se pencher vers l’avant. De plus, elle peut ne pas être très mobile à cause du poids supplémentaire. Les positions sur le côté avec pénétration par l’avant ou par l’arrière peuvent être plus agréables. Un fauteuil incliné confortable, où la femme est assise et où l’homme est à genou par terre entre ses jambes, peut offrir une solution très agréable. Pour l’homme, c’est probablement une question d’attitude vis-à-vis ce qu’il considère acceptable plutôt qu’une question de position. Certains hommes ont peur que leur pénis soit trop près de la tête du bébé. On peut aussi avoir peur de causer des dommages au bébé ou de provoquer un accouchement prématuré. Aucune preuve ne confirme ces craintes. En fait, c’est peut-être plutôt le contraire.

Les rapports sexuels pendant la grossesse sont-ils sans danger?

À moins qu’il n’y ait des complications de grossesse, les rapports sexuels pendant la grossesse ne constituent aucun danger. Toutefois, les deux partenaires doivent être à l’aise dans cette décision.

La grossesse peut poser des défis aux relations sexuelles et au plaisir qu’en dérive le couple - les modifications hormonales, sautes d’humeur, nausées, malaises physiques, le gain de poids, et les changements de niveaux d’énergie peuvent avoir un impact et sur le désir, et sur le plaisir du sexe.

Certains couples expérimentent diverses positions sexuelles; si l’un des deux ne veut pas faire l’amour, le couple peut trouver d’autres façons de partager le plaisir.

Il importe que les deux membres du couple soient ouverts l’un envers l’autre tout au long de la grossesse et qu’ils se communiquent leurs sentiments. De plus, il est recommandé d’en parler avec votre prestataire de soins de santé afin de préciser ce qui vous convient le mieux.

Quels sont les signes et symptômes de la grossesse?

En général, les premiers signes de grossesse sont l’absence de menstruations ou une menstruation qui diffère de vos règles habituelles; la sensibilité, le gonflement ou le picotement des seins; l’urination fréquente; les nausées ou vomissements; la fatigue; les changements d’appétit (soit augmentation ou diminution); et les perturbations de l’humeur. L’absence de menstruations ne devient un signe fiable que lorsqu’elles retardent de plus de 10 jours (et que vos menstruations sont habituellement régulières). Certaines femmes ont un léger écoulement sanguin immédiatement après la conception, soit le « saignement d’implantation », lequel peut être confondu avec une menstruation.

D’autres signes de grossesse sont le gonflement de l’abdomen à mesure que la grossesse avance, le ramollissement du col de l’utérus, et une coloration bleuâtre de la muqueuse vaginale.

Si vous n’utilisiez pas une méthode contraceptive fiable, ou vous ne l’utilisiez pas correctement ou de façon continue et vos menstruations retardent de plus de 10 jours, vous devriez considérer faire un test de grossesse. La grossesse peut être confirmée par un test de sang ou d’urine. Alors que le test de sang doit être prescrit par votre médecin, les trousses de dépistage de grossesse par l’urine sont disponibles dans la plupart des pharmacies.

Peut-on avoir ses règles lorsqu’on est enceinte?

En bref, non. Vos règles sont (habituellement) le résultat de la desquamation mensuelle de la muqueuse utérine. Au début de votre cycle, la muqueuse s’épaissit en réaction à la croissance des hormones. À la suite de l’ovulation, la muqueuse devient mature et se prépare à l’implantation de l’ovule fécondé (blastocyste). Lorsque la conception n’a pas lieu, la baisse des hormones entraîne la desquamation de la muqueuse utérine (vos menstruations).

Au cours d’une grossesse, certaines femmes peuvent connaître de légères pertes au moment de l’implantation, environ 6 à 7 jours à la suite de la fécondation. Ainsi, si la fécondation survient à la moitié du cycle et que l’implantation a lieu une semaine plus tard, la femme pourrait avoir de légères pertes au moment où elle prévoit avoir ses règles. Le saignement lié à l’implantation est habituellement léger et de courte durée.

Toute autre perte subie au cours de la grossesse n’est pas normale et la femme devrait consulter son médecin.

La réponse courte est non. Vos menstruations équivalent à l’élimination (généralement) mensuelle de la paroi de l’utérus. En début de cycle, la paroi se développe en réponse à la multiplication des hormones. Après l’ovulation, la paroi mûrit et se prépare pour la nidation de l’ouf fertilisé (blastocycte). Lorsque la conception n’a pas lieu, la chute des hormones entraîne l’élimination de la paroi de l’utérus (vos menstruations).

Pendant la grossesse, certaines femmes constatent le spotting au moment de la nidation, soit environ six à sept jours après la fertilisation. Ainsi, si la fertilisation a lieu au milieu du cycle et la nidation se produit une semaine plus tard, le spotting peut se manifester au moment où la femme attend ses menstruations. Le saignement de nidation est généralement léger et de courte durée.

Tout autre saignement pendant la grossesse n’est pas considéré normal et devrait faire l’objet d’une consultation médicale.

Ma femme a 48 ans et n’a pas eu ses règles depuis quatre mois et n’a plus recours à une méthode contraceptive depuis six mois. Peut-elle tout de même tomber enceinte?

La possibilité d’une grossesse chez une femme avant sa ménopause est toujours présente, mais n’est pas élevée. L’ovulation et les menstruations pourraient être irrégulières durant les quelques années menant à la ménopause. Par définition, une femme est ménopausée dès qu’elle a passé 12 mois sans avoir ses règles. Il existe bon nombre d’excellentes méthodes de contraception pour les femmes à cette étape de leur vie pour éviter une grossesse accidentelle. Pour la plupart des femmes non fumeuses, les méthodes contraceptives hormonales, comme la pilule, le timbre transdermique et l’anneau vaginal, sont encore sécuritaires et efficaces. Les méthodes barrière, comme les condoms, le diaphragme et les dispositifs intra-utérins, sont d’excellents choix pour ce groupe d’âge. Peu avant la ménopause, les méthodes hormonales peuvent réduire les symptômes comme les bouffées de chaleur indésirables et régulariser et réduire le flux menstruel.

Est-ce que certaines interventions pratiquées pendant l’accouchement, comme l’épisiotomie ou l’épidurale, peuvent avoir des répercussions à long terme sur la vie sexuelle?

L’épisiotomie peut parfois laisser une cicatrice sensible, ce qui peut occasionner des malaises ou même des douleurs pendant les rapports sexuels. Il est impossible de prévoir quelles épisiotomies entraîneront des cicatrices douloureuses. La grandeur et le lieu ne semblent pas être importants. La plupart du temps, on peut traiter ce problème avec succès par une chirurgie mineure, mais il y a toujours le risque que cette nouvelle intervention crée une cicatrice douloureuse.

Puis-je tomber enceinte à partir du liquide pré-éjaculatoire?

Oui, il est possible de tomber enceinte même lorsque l’éjaculation n’a pas lieu dans le vagin puisque les spermatozoïdes peuvent être présents dans le liquide pré-éjaculatoire. Le retrait du pénis du vagin avant l’éjaculation (coït interrompu) est associé à un taux d’échec élevé. Le retrait ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST) ni le VIH. Ainsi, l’emploi du condom est fortement recommandé.

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Les organs sexuels

Qu’est-ce que le point G?

Il existe une théorie sur une zone très érogène dans la paroi antérieure du vagin qui, si elle est stimulée, peut donner lieu à de meilleurs orgasmes. Le point G a d’abord été identifié par le Dr Ernest Gräfenberg en 1950. Bien que bon nombre de femmes pensent que le point G existe, la science n’a jamais trouvé de preuves physiques pour soutenir cette croyance.

Une étude à ce sujet a été publiée par le Dr O’Connell dans le numéro d’octobre 2005 du Journal of Urology. Son groupe de recherche cherchait à mieux comprendre l’anatomie du clitoris. Ils ont étudié des femmes vivantes au moyen d’une imagerie par résonance magnétique et des cadavres au moyen de la dissection et de la microscopie. Dans le cadre de leur étude, ils ont également examiné le vagin et n’ont trouvé aucune zone correspondant au point G. Cependant, des parties du clitoris se prolongent vers cette zone, fait qui pourrait expliquer la sensation accrue que bon nombre de femmes ressentent.

Pour l’instant, rien ne prouve l’existence concrète d’un point G particulier, mais comme l’étude de l’anatomie reproductrice de la femme se poursuit, on pourrait prouver cette théorie un jour après tout.


Ladas AK, Whipple B, et Perry JD. The G spot and other discoveries about human sexuality, Holt, Rinehart and Winston, New York, 1982.

O’Connell HE, Sanjeevan KV et Hutson JM. Anatomy of the clitoris, Journal of Urology, vol. 174, n o 4 (partie 1), 2005, p. 1189-1194.

Hines TM. The G-spot: a modern gynecologic myth, Am J Obstet Gynecol, vol. 185, n o 2, 2001, p. 359-62.

 

J’ai un col basculé et certaines positions sont désagréables pendant les rapports sexuels. Pouvez-vous me recommander des positions qui puissent être plus confortables, tout en étant agréables pour mon partenaire et pour moi?

Les opinions sont partagées sur cette question. Souvent, un utérus basculé vers l’arrière, plutôt que vers l’avant (ce qui correspond à la majorité des cas), est identifié comme la source de plusieurs problèmes. Certains médecins croient que ce ” basculement ” n’est pas la cause de douleurs pendant les rapports sexuels. D’autres le croient. En fait, par le passé, on faisait souvent une opération pour essayer de corriger cette mauvaise position. Mais, de nos jours, cette intervention est très rare. Alors que certaines femmes aiment sentir le pénis frapper le col de leur utérus, d’autres trouvent cela désagréable ou même douloureux. Un examen approfondi permettra à votre médecin de vous dire dans quelle direction votre col est basculé, après quoi, il vous suffira de trouver des positions qui réduisent le contact du pénis et du col. La pénétration vaginale par derrière réduit généralement le contact du pénis avec le col. Lorsque la femme est très excitée, son vagin a tendance à se gonfler un peu comme un ballon et cela suffit souvent à assurer une distance suffisante entre le col et le pénis.

Il m’arrive parfois de mettre beaucoup de temps à atteindre l’orgasme ou je n’en ai pas du tout. Est-ce que ça veut dire que j’ai un problème physiologique ou psychologique?

Comme toute activité sexuelle, l’orgasme est une affaire de corps et d’esprit. Il peut arriver que votre corps soit présent, mais que votre esprit soit absent. En d’autres mots, il se peut que vous ne soyez pas toujours aussi excitable. Si certains événements de votre vie vous distraient ou si vous avez des problèmes dans vos rapports de couple, il se peut que vous ne puissiez pas atteindre l’orgasme aussi facilement qu’à d’autres moments. Il se peut même que vous n’y arriviez pas du tout. Ça peut arriver aux hommes tout comme aux femmes. Parfois, il y a un problème physiologique qui empêche d’atteindre l’orgasme, mais c’est plutôt rare. Dans ce cas, il y aurait probablement des problèmes au niveau de l’acte sexuel lui-même comme, par exemple, des douleurs ou des difficultés de pénétration. Certains médicaments peuvent affecter le désir sexuel et, par conséquent, rendre l’orgasme plus difficile à atteindre. Il y a des gens qui n’ont jamais eu d’orgasme. Cependant, avec un peu d’aide, la plupart d’entre eux peuvent y arriver.

Depuis les quelques dernières années, j’ai des difficultés dans mes relations sexuelles, parce que j’ai trop de peau autour de mon pénis, ce qui me cause fréquemment des problèmes. Devrais-je me faire circoncire? Quelles sont les étapes à suivre pour y parvenir?

Les raisons médicales pour lesquelles un homme adulte envisagerait la circoncision sont les infections ou lésions chroniques, un prépuce très étroit (phimosis) ou un prépuce bloqué en position repliée (il s’agit d’un paraphimosis, ce qui requiert des soins médicaux d’urgence). Des raisons d’ordre personnel, religieux ou sexuel pourraient également faire en sorte qu’un homme envisage une circoncision.

Un urologue pratique habituellement les circoncisions d’adultes, bien que certains médecins de famille puissent aussi la pratiquer. Il s’agit d’une chirurgie d’un jour qui est effectuée sous anesthésie locale. Le produit anesthésiant est injecté à la base du pénis afin que le pénis entier soit engourdi; la peau excédentaire est par la suite excisée. On utilise des points de suture fondants, le cas échéant. On recommande habituellement d’éviter toute érection ou stimulation génitale au cours des quatre à six semaines suivant la chirurgie.

Si aucune raison médicale ne justifie la circoncision, vous devriez vous demander si les « problèmes » que vous pose votre prépuce valent la douleur et les risques causés par une chirurgie. Assurez-vous de prendre la décision pour vous-même, et non pas pour votre partenaire, et consultez votre médecin.

 Quelle est la longueur moyenne du pénis? Comment puis-je allonger mon pénis? Les dispositifs et les exercices affichés sur Internet sont-ils utiles?

La taille du pénis à l’état de flaccidité (non excité) varie énormément d’un homme à l’autre. Toutefois, il y a moins de variation parmi les pénis en érection puisque les pénis les plus petits grossissent davantage lors de l’érection.

La longueur moyenne d’un pénis en érection est de 12,5 à 15 cm. Souvent, les hommes sous-estiment la taille de leur pénis puisqu’une portion en est recouverte de poils pubiens lorsqu’ils le regardent d’en haut.

Le pénis est composé de nerfs, de vaisseaux sanguins, de tissu fibreux, de muscle lisse et de trois corps cylindriques de tissu spongieux qui se remplissent de sang lorsque l’homme a une érection. Il contient des muscles squelettiques à sa base, mais pas d’os.

Les pompes péniennes furent mises au point pour aider les hommes qui ont de la difficulté à atteindre et à maintenir une érection. Ces dispositifs d’érection sont des cylindres en plastique que l’on place sur le pénis; ils aident l’homme à atteindre l’érection en tirant le sang dans le pénis. Cet effet temporaire résulte du vide qui est créé en aspirant l’air du dispositif à l’aide de la pompe. Lorsqu’une érection satisfaisante est atteinte, le cylindre est retiré après avoir placé une bandelette en caoutchouc conçue à cette fin, ou un tourniquet, à la base du pénis. Ceci a pour effet de retenir le sang dans le pénis et de maintenir l’érection pendant les rapports sexuels. (La bandelette ne doit pas être maintenue en place pendant plus de 20 minutes.) Ces pompes n’augmentent pas la taille du pénis de façon permanente.

Les livres et les sites Web traitent d’ ” anciens exercices ” pour allonger le pénis. Essentiellement, il s’agit de techniques de masturbation de base auxquelles les garçons et les hommes partout au monde ont recours, et qui n’ont aucun impact sur la taille du pénis. Le ” jelq ” est présenté à titre de technique ” arabe ” qui implique encercler la base du pénis avec l’index et le pouce, puis tirer vers le haut, ou encore pincer le pénis avec l’index et le pouce et tirer vers le haut. Le ” jojido ” est une technique ” japonaise exotique ” semblable au jelq. Tous ces exercices sont fondés sur le principe que le pénis est un muscle qui peut être tonifié et poli tout comme les biceps. Par contre, le muscle lisse du pénis ne peut être tonifié. Faites tous les exercices voulus, mais ne vous attendez pas à quelque chose de plus grand en bout de ligne.

Le recours aux poids est présenté comme moyen d’allonger le pénis, notamment chez les hommes qui ont subi une chirurgie d’augmentation pénienne. L’idée est que les poids étirent la tunique albuginée, la membrane qui entoure les cavités érectiles du pénis. L’élasticité et la taille d’ensemble de la tunique albuginée déterminent la longueur et la largeur du pénis. Toutefois, l’efficacité de pendre des poids au pénis n’a pas été confirmée.

La chirurgie d’augmentation pénienne est une procédure très récente qui n’est pratiquée que par quelques spécialistes. Il s’agit d’une technique expérimentale/ d’investigation qui n’entraîne pas des résultats fiables.

Souvenez-vous que la taille n’est pas ce qui importe le plus… c’est plutôt ce que vous faites de que vous avez!

Pourquoi le pénis est-il aussi sensible?

Les gars cherchent à protéger leurs organes génitaux dans toute situation où ils pourraient être blessés parce que les testicules sont extrêmement sensibles à la douleur. C’est sans doute un moyen pour la nature de protéger les testicules producteurs de spermatozoïdes de blessures sérieuses qui pourraient compromettre la fécondité.

La peau sur le pénis est sensible au toucher de façon à provoquer les contractions musculaires nécessaires à l’érection (lorsque les muscles à la base du pénis se contractent, ils empêchent le sang de s’échapper des corps caverneux du pénis, les vaisseaux sanguins qui se gonflent pour produire une érection). La stimulation continue de la peau du pénis déclenche le réflexe nerveux qui mène à l’éjaculation. Le pénis n’est pas particulièrement sensible à la douleur.

Y a-t-il une méthode sans danger pour avoir de plus gros seins?

Les seins sont composés de gras et de tissu fibreux et de glandes qui grossissent pendant la grossesse afin de permettre l’allaitement du bébé. Lorsqu’une fille prend du poids, ses seins peuvent grossir. L’exercice peut aussi donner une impression de plus gros volume aux seins, non pas en ajoutant du tissu adipeux mais par le grossissement des muscles (pectoraux) qui se trouvent derrière les seins. Il n’y a aucune autre méthode non chirurgicale permettant d’augmenter la taille des seins. Quant à l’intervention chirurgicale, une augmentation mammaire consiste à insérer une prothèse (ou un implant contenant un liquide comme de l’eau salée ou du silicone) entre le tissu mammaire et les muscles sous-jacents par une incision pratiquée sous le mamelon ou à l’aisselle.

Si ma mère a une petite poitrine, est-ce que je vais aussi avoir de petits seins?

Non. Le facteur génétique (héréditaire) a une faible influence sur la taille des seins. Il n’y a aucune corrélation absolue. Il arrive souvent de voir des sours de la même famille ayant des seins de taille très différente.

Quelle est la taille typique du vagin?

La longueur du vagin est variable. Sa profondeur à partir de l’orifice vaginal jusqu’à l’extrémité du col peut varier de 7,5 cm à 17,5 cm lorsque la femme n’est pas en état d’excitation sexuelle. Le vagin a la capacité de s’étendre, ce qu’il fait lors de l’accouchement et de la stimulation sexuelle. Lorsque la femme est stimulée sexuellement, le sang envahit la région génitale ce qui entraîne l’ascension du col et de l’utérus; par conséquent, les deux-tiers supérieurs du vagin s’allongent. Parfois, le pénis peut entrer en contact avec le col lors des rapports sexuels vaginaux. Si cela incommode la femme, il y a lieu de changer de position ou de varier la profondeur des poussées.

Qu’est-ce qu’un examen pelvien? À quelle fréquence dois-je prendre rendez-vous pour le passer?

Pour bon nombre de femmes, l’examen pelvien (ou gynécologique) peut être assez stressant. Certaines femmes retarderont même leur visite chez le médecin pendant des années pour éviter cet examen. Ce peut être en raison de la peur de l’inconnu ou de mauvaises nouvelles, ou peut-être seulement en raison de craintes d’inconfort et d’embarras. Si vous appréhendez votre prochain examen pelvien, cette réponse se veut une aide pour démythifier certaines des mauvaises vibrations.

Un examen pelvien est composé de deux parties : l’examen du col de l’utérus (et prélèvements d’échantillons pour détecter toute infection et frottis de Pap) et le toucher de l’utérus et des ovaires. Parce que les parois du vagin sont normalement rapprochées (comme un tube en forme de chaussette), un instrument appelé spéculum est utilisé pour maintenir le vagin ouvert de façon délicate afin que la personne effectuant le test puisse examiner le col de l’utérus. Pour certaines femmes, cette partie de l’examen est inconfortable. Respirer profondément et détendre ses muscles sera d’une grande aide. Il est également utile de laisser savoir à l’examinateur comment se sont déroulés vos examens précédents.

Le col de l’utérus est l’ouverture de l’utérus. Si vous êtes active sur le plan sexuel, on pourrait prélever un échantillon du col pour détecter des infections comme la chlamydiose et la gonorrhée. Un frottis de Pap permet de vérifier si le col de l’utérus présente des signes de changements précancéreux. La plupart des cancers du col de l’utérus commencent par un type de virus appelé virus du papillome humain (VPH), qui provient de la même famille de virus qui cause les verrues génitales.

Aussitôt que vous êtes active sur le plan sexuel, vous devriez subir un frottis de Pap tous les ans pour surveiller les changements au niveau du col. Le frottis de Pap est effectué au moyen d’une spatule de bois ou de plastique (semblable à un bâtonnet « Popsicle ») qui est passé sur la surface du col pour en extraire des cellules. Les cellules sont placées sur une plaquette et examinées par des spécialistes. Cette partie de l’examen ne devrait prendre que de 2 à 3 minutes et ne provoque habituellement pas d’inconfort.

Le spéculum est alors retiré à ce moment. L’examinateur placera alors une main sur le bas de votre ventre et insérera un ou deux doigts protégés par un gant dans votre vagin. En pressant délicatement, l’examinateur peut sentir l’utérus et les ovaires. Si vos organes présentent des anomalies en ce qui concerne la taille ou la forme, elles seront ainsi détectées. Cela ne prend qu’environ 30 secondes. C’est tout!

Vous devriez subir cet examen tous les ans dès que vous devenez active sur le plan sexuel. Chez la femme qui n’a jamais eu de relations sexuelles, cet examen est habituellement effectué vers l’âge de 18 ans. Il revêt une grande importance. Non seulement il offre un dépistage précoce de la maladie, mais il vous donne également l’occasion de poser des questions et d’obtenir des réponses au sujet de vos organes reproducteurs et de votre sexualité.

Mes seins ne sont pas de la même taille. Quelles sont mes options, à part la chirurgie?

Il est normal pour les femmes d’avoir des seins de taille différente. À la puberté, un sein peut grossir plus rapidement que l’autre. Les inégalités s’aplanissent souvent à la suite des changements à la puberté.

Les traitements hormonaux ne sont pas efficaces pour corriger l’asymétrie de la poitrine. On peut atténuer les inégalités légères et modérées en portant un soutien-gorge contenant un soutien en gel ajouté au sein le plus petit. Si une femme le désire, elle peut avoir recours à une chirurgie corrective pour rectifier une asymétrie visible.

La taille des seins peut toutefois changer au cours de la vie d’une femme. La poitrine des adolescentes est principalement formée de tissus glandulaires. Ces tissus changent lentement et sont en grande partie remplacés par du gras à la ménopause.

Dans un cycle typique, les seins font de la rétention d’eau et peuvent sembler plus fermes au cours de la période peu avant les menstruations. La douleur aux seins et la rétention d’eau s’atténuent durant les règles.

Au début d’une grossesse, les tissus glandulaires connaîtront une modification pour commencer à secréter du lait au fil de la grossesse. Dans l’ensemble, la taille des seins augmentera.

Les changements de poids marquent également la fluctuation de la taille des seins, puisque ceux-ci sont partiellement formés de gras.

Si un sein commence à paraître différent de l’autre, que son contour se modifie ou qu’il semble soudainement plus gros, un examen des seins devrait être pratiqué pour détecter toute bosse ou masse.

La zone extérieure de mes lèvres génitales présente des granules blancs sous la surface de la peau.

Les granules blancs que vous décrivez sont probablement des conduits de peau bouchés. Ils sont très courants sur les lèvres et c’est normal. Si vous avez des pertes qui provoquent des démangeaisons ou une mauvaise odeur, envisagez de consulter votre fournisseur de soins de santé pour éliminer la possibilité d’une infection transmissible sexuellement.

J’ai des seins asymétriques. Quelles sont mes options, outre la chirurgie?

Les femmes ont souvent des seins de différentes tailles. À la puberté, un sein peut se développer plus rapidement que l’autre. L’inégalité se règle généralement à la suite des changements pubertaires.

Les traitements hormonaux ne sont pas efficaces pour corriger l’asymétrie des seins. Les inégalités minimes ou moyennes peuvent être modifiées par l’emploi de soutiens-gorge munis d’un soutien en gel qui est ajouté du côté du sein le plus petit. La chirurgie correctrice peut s’avérer une option pour les asymétries importantes, selon le choix de la femme.

Il est à noter que la taille des seins peut changer au cours de la vie de la femme. Les seins adolescents sont principalement formés de tissu glandulaire, qui change peu à peu, et qui est remplacé presque entièrement par le tissu adipeux à la ménopause.

Au cours d’un cycle typique, les seins retiennent de l’eau et peuvent être plus fermes juste avant les menstruations. La douleur mammaire et la rétention d’eau s’améliorent lors des menstruations.

En début de grossesse, le tissu glandulaire se développe et se différencie pour commencer à sécréter le lait au fur et à mesure que la grossesse progresse. Dans l’ensemble, la taille des seins augmente.

Les changements de poids sont également reflétés dans la taille changeante des seins, puisque ceux-ci sont formés, en partie, de tissu adipeux.

Si un sein commence à différer de l’autre au toucher, si son contour change ou s’il semble soudainement plus gros, un examen des seins devrait être entrepris afin de déceler toute bosse ou toute masse.

 

Il n’y a simplement pas assez de place pour le pénis de mon copain. Y a-t-il un problème?

Il s’agit d’abord de passer rapidement en revue l’anatomie féminine

Pendant le rapport sexuel, le pénis pénètre l’orifice vaginal. Parfois, cela peut s’avérer difficile en raison de l’absence d’excitation chez la femme, puisque l’orifice n’est ni détendu, ni bien lubrifié.

Si les rapports sexuels ont été douloureux par le passé, ou si la femme a peur, un spasme involontaire des muscles autour du vagin, appelé « vaginisme » peut se produire. Les femmes décrivent la sensation pendant le rapport sexuel comme un brûlement ou une déchirure. Elles peuvent se croire « trop petites » ou penser que leur partenaire est « trop gros ». Souvent, ces femmes ont la même sensation pendant l’insertion de tout autre objet, notamment les doigts ou les tampons. Quoique cela puisse être difficile ou embarrassant, parlez-en à votre médecin ou votre prestataire de soins de santé. Il ou elle pourra peut-être vous rassurer et vous donner des conseils. Il existe plusieurs stratégies simples pour éliminer le problème du vaginisme et rétablir une relation sexuelle saine.

Les étapes initiales visant à surmonter ce problème peuvent inclure :

1. Être bien à l’aise avec votre partenaire, et certaine de votre décision de vous adonner aux rapports sexuels
2. Attendre d’être en état d’excitation avant de tenter la pénétration
3. Communiquer avec votre partenaire. Jusqu’à ce que ce problème ne soit réglé, il y a d’autres façons de s’aimer sans la pénétration!
4. S’il est possible que le vaginisme soit le problème, essayez des exercices qui ont pour but de relaxer les muscles pelviens, appelés exercices de Kegel.

Est-il normal que mes lèvres génitales soient de taille différente?

Oui, il est normal pour une femme d’avoir des lèvres génitales de taille différente. Parfois, une d’entre elles peut être vraiment plus grosse que l’autre et peut même devenir irritée par le frottement contre les vêtements et les sous-vêtements. Un gynécologue est formé pour examiner cette partie de votre corps et peut vous recommander un traitement, le cas échéant.

 

Est-ce normal d’avoir des seins de taille différente?

Oui, c’est normal d’avoir des seins de taille différente. Il ne faut pas s’en faire. En fait, très peu de femmes ont des seins de taille identique. La différence entre les deux seins, ou même les deux mamelons, peut être légère ou plus évidente, surtout après la puberté. La taille et la forme des seins sont uniques à chaque femme.

Au fur et à mesure que vous vieillissez, vos seins peuvent prendre une taille plus uniforme. La taille et la forme des seins varient tout au long de la vie des femmes en raison des changements des niveaux d’hormones. Les seins grossissent et deviennent sensibles lors des menstruations. Lorsqu’une femme est enceinte ou qu’elle allaite, ses seins grossissent généralement beaucoup. Pendant la ménopause, les seins peuvent devenir grumeleux. La prise de contraceptifs hormonaux et le gain/la perte de poids modifient aussi la taille des seins. Le fait de savoir que vos seins subiront des changements normaux peut vous rassurer.

Étant donné les nombreuses différences individuelles relativement à la taille et la forme des seins, il importe que vous sachiez ce qui est ” normal ” pour vous. En vous familiarisant avec vos seins, vous serez en mesure de constater tout changement au niveau du tissu mammaire qui puisse s’avérer inquiétant. Si vous décelez quelque chose de différent, consultez votre prestataire de soins de santé.

J’ai une bosse sur mon pénis qui a l’air d’un bouton, mais qui ne l’est pas. Qu’en est-il? Devrais-je être préoccupé?

Les « bosses » peuvent être une condition de la peau inoffensive ou le signe d’une infection. Pour faire une réponse courte, nous vous conseillons de consulter votre médecin pour vous en assurer.

La peau recouvrant le pénis, ou plus couramment la peau pileuse autour du pénis, peut faire l’objet d’acrochordons ou de pores ou glandes engorgées. Les petites bosses minuscules et fines peuvent être parfaitement normales (également appelées « papules nacrées » ou papillomatose). Celles-ci apparaissent plus couramment sur la peau humide sous le prépuce chez les hommes non circoncis.

Le Molluscum contagiosum est une infection virale inoffensive qui cause de petites bosses roses et nacrées. Le virus peut se trouver sur toute région de la peau, et non seulement sur les organes génitaux. Il peut se propager par le rasage ou spontanément à une région de la peau plus vaste.

L’infection à l’herpès peut d’abord se présenter sous forme de vésicules (bosses remplies de fluide), qui progressent rapidement en feux sauvages hautement contagieux.
La cause infectieuse la plus courante d’une « bosse » est le papillomavirus humain (PVH), également appelé verrues génitales. Celles-ci sont habituellement des lésions en forme de chou-fleur, charnues et irrégulières, bien qu’elles peuvent parfois être plates. Consultez infovph.ca.Si elles ne sont pas traitées, les verrues génitales peuvent s’étendre sur une vaste région au fil du temps.

Au nombre des autres possibilités, on note un kyste ou autres lésions colorées qui peuvent se trouver partout sur le corps, ainsi que le cancer. Le cancer du pénis est extrêmement rare, surtout chez les jeunes hommes, et ressemble à un feu sauvage plutôt qu’à une « bosse » couverte de peau. Toutefois, si vous détectez une bosse dans un de vos testicules (plutôt que sur votre pénis), vous devriez consulter votre médecin, parce que le cancer du testicule n’est pas inhabituel chez les jeunes hommes.

Comme vous pouvez le constater, une variété d’options peuvent être le résultat d’une « bosse » sur votre pénis. En règle générale, une bosse présente depuis un bon moment sans afficher de changements sera fort probablement une variation normale. Si une « bosse » fait son apparition, plus particulièrement après une relation sexuelle non protégée, il y a de forts risques qu’il s’agisse d’une infection. Pour voir des photos, consultez les diaporama du module d’auto-apprentissage de l’Agence de santé publique du Canada.

J’ai reçu un diagnostic de VPH, parce que mon test de Pap était anormal. Que dois-je faire?

Le virus du papillome humain, ou VPH, présente bon nombre de souches. Certaines causent des verrues génitales, d’autres des changements au niveau du col utérin qui entraînent un frottis de Pap anormal, et bon nombre ne provoquent aucun symptôme du tout. La plupart du temps, le système immunitaire fera disparaître le virus sur une période d’un an et demi à deux ans. Cependant, le virus est parfois difficile à enrayer et les tissus du col utérin affectés doivent être traités. Vous pouvez en discuter avec votre médecin. À long terme, le plus important est de continuer à subir les frottis de Pap réguliers. Les frottis de Pap peuvent permettre de déterminer si les tissus infectés guérissent ou non, et si un traitement est nécessaire.

J’ai entendu parler de l’urétrite non spécifique. Est-elle courante et se transmet-elle sexuellement?

C’est le nom qu’on donne aux infections de l’urètre, habituellement chez l’homme, qui ne sont pas causées par le gonocoque. Elle est très courante et la plupart sont des infections transmissibles sexuellement. Plusieurs micro-organismes peuvent causer ces symptômes, notamment Chlamydia (jusqu’à 60 % des cas), Trichomonas et Ureaplasma. Elle peut être aussi causée par des irritants chimiques.

Il peut prendre jusqu’à trois semaines après le moment de l’infection pour qu’apparaissent les symptômes et cela cause des problèmes aux gens qui ne se croient pas infectés et qui ont des rapports sexuels avec un nouveau partenaire. Les symptômes peuvent être légers ou il peut y avoir un écoulement abondant, surtout le matin. Il peut aussi y avoir une sensation de brûlure à la miction, des démangeaisons au bout du pénis, un besoin urgent d’uriner et une sensation de lourdeur dans le scrotum. Rarement, cela peut entraîner une infection plus grave chez l’homme et qui est difficile à traiter. Chez la femme, cela peut causer une infection du bassin qui peuvent affecter les chances de grossesses futures.

Une personne infectée devrait être re-testée 4 à 7 ajours après le traitement et ne devrait pas avoir de relations sexuelles tant que les deux partenaires ne sont pas guéris. On ne doit pas arrêter de prendre les médicaments dès que les symptômes disparaissent parce que cela augmente le risque de ré-infection. Prenez tous les médicaments prescrits.

J’ai de petits boutons sur mon pénis et mon scrotum depuis très longtemps. Est-ce normal?

La peau du prépuce et du scrotum peut comporter de petites bosses, tout comme n’importe quelle autre partie de notre corps. Lorsque le pénis est à l’état de flaccidité (non en érection), ces régions peuvent sembler plus évidentes. Si ces bosses sont petites, ne changent pas de grosseur ni de couleur et ne font pas mal, il est fort probable qu’elles sont normales, surtout si elles sont présentes depuis un certain temps.

Toutefois, si vous découvrez de nouvelles bosses, notamment après avoir rencontré un nouveau partenaire sexuel, ou s’il y a un écoulement à partir de cette région, vous devriez consulter un médecin pour exclure l’infection sexuellement transmissible (IST). Les condylomes (verrues) peuvent ressembler à des bosses. En général, ils sont peu nombreux et ils peuvent grossir. Votre médecin est en mesure de poser un diagnostic, et de les traiter.

Si je me rase le pubis, est-ce que les poils vont repousser plus longs qu’ils ne l’étaient avant?

Non. La croyance voulant que la coupe des poils ou des cheveux en accélère la croissance n’est qu’un mythe. Lorsque les garçons se rasent le visage, ils peuvent donner l’impression que les poils ont une croissance plus rapide en raison de l’allure de la repousse.

Quels sont les risques du perçage des organes génitaux?

Il n’existe pas encore beaucoup de données scientifiques à ce sujet, mais étant donné la prévalence du perçage corporel, il fera sans doute l’objet d’études. Parmi les risques les plus courants seraient les infections, puisque la région génitale abonde de bactéries, même chez les gens dont l’hygiène est impeccable. La plupart des infections résultant du perçage sont mineures et peuvent être traitées au moyen d’antibiotiques ou du drainage de toute accumulation de pus. Il est très rare de contracter une infection grave tuant les cellules de la peau ou nécessitant une chirurgie pour éliminer le tissu infecté.

Le perçage de la peau sensible peut causer des cicatrices ou des lésions aux nerfs, affectant possiblement la sensation dans cette région, même si les adeptes du perçage avancent qu’il peut accroître les sensations sexuelles.

Chez la femme, selon la partie du corps concernée, le perçage n’interfère généralement pas avec l’accouchement. Toutefois, il est possible d’égratigner le bébé avec le bijou, ou que celui-ci se détache au cours de l’accouchement. Le perçage des seins peut endommager les canaux mammaires, mais n’affectera probablement pas le débit du lait puisqu’il existe bon nombre d’autres canaux. Le bijou pourrait endommager la bouche du bébé et devrait être retiré avant l’allaitement.

Les lésions au cours de l’activité sexuelle ou le fait que le bijou s’empêtre quelque part ou se perde figurent au nombre des risques. Bien que ces scénarios puissent paraître tirés par les cheveux, des choses imprévisibles et étranges peuvent se produire à l’occasion!

Pendant combien de temps un ovule survit-il après avoir été libéré de l’ovaire?

Lorsqu’un ovule est libéré de l’ovaire (ovulation), c’est habituellement l’extrémité de la trompe de Fallope qui l’emmagasine. Cela se produit quelques minutes après l’ovulation. Plusieurs cils minuscules poussent l’ovule le long de la trompe de Fallope. Les fibres musculaires de la paroi de la trompe permettent également de déplacer l’ovule. L’ovule se loge dans la trompe pendant environ 80 heures (un peu plus de trois jours) avant d’entrer dans la cavité utérine. L’ovule peut être fécondé pendant qu’il est dans la trompe. Si l’ovule est fécondé dans la trompe, il peut s’implanter dans l’utérus une à trois journées après être passé par la cavité utérine.

La durée absolue de fécondation d’un ovule est inconnue, mais on croit que c’est entre 12 et 24 heures. Cela signifie que même si l’ovule demeure une cellule vivante pendant une période plus longue, il ne pourra créer un embryon que pendant une courte période après avoir été libéré de l’ovaire. Par comparaison, la survie du sperme peut aller jusqu’à sept jours, bien qu’il ne puisse féconder un ovule que pendant les deux à trois premiers jours après sa libération dans le vagin.

Pendant combien de temps les spermatozoïdes peuvent-ils vivre à l’extérieur du corps?

La survie des spermatozoïdes à l’extérieur du corps dépend de plusieurs facteurs, dont la température ambiante et ce avec quoi ils entrent en contact. Dans une étude où les spermatozoïdes ont été laissés dans une éprouvette à la température de la pièce, seulement 28 % des spermatozoïdes étaient encore motiles après 12 heures. Une autre étude a conclu que les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu’à 24-48 heures s’ils sont maintenus à 23 degrés C (température de la pièce).

Makler, A et al. Factors Affecting Sperm Motility. I. In Vitro Change in Motility with Time after Ejaculation. Fertility and Sterility, 31, Feb 1979,147-54


Makler, A et al. Factors Affecting Sperm Motility. VIII. Velocity and Survival of Human Spermatozoa as Related to Temperatures above Zero. Int J Androl, 4, Oct 1981, 559-69

Par contre, les spermatozoïdes peuvent survivre plus longtemps s’ils entrent en contact avec le tractus génital de la femme (lèvres, vagin, col de l’utérus…).

Le sperme est-il vivant? Quelle est sa durée de vie? Peut-il survivre à l’extérieur de l’organisme?

Oui, le sperme est sans conteste vivant. Il s’agit de cellules isolées comprenant une tête, un corps et une queue. Il contient la moitié de la quantité normale d’ADN trouvé dans les cellules humaines de façon à ce qu’il se combine à un ovule, le sperme et l’ovule fournissant tous deux à l’embryon des quantités équivalentes de matériel génétique. Le sperme peut vivre jusqu’à une semaine dans les voies reproductrices de la femme. À l’extérieur du corps, le sperme peut vivre pendant plusieurs heures s’il est maintenu à la température du corps. Il peut être conservé par congélation. Le sperme du donneur peut être congelé pendant des mois et des années pour qu’on puisse détecter des maladies pouvant se manifester lentement comme le VIH/sida. Dès que l’échantillon de sperme est réputé être sécuritaire à l’utilisation, il peut être inséminé chez une femme.

Est-ce que je peux raser sans danger les poils du pubis?

Oui. Raser les poils du pubis ne pose aucun risque particulier. Il peut t’arriver de t’infliger accidentellement des éraflures au point où le poil sort du bulbe, provoquant une inflammation locale ressemblant à un bouton.

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L’infection à levure

Une infection à levure peut-elle me rendre stérile?

Non, une infection à levure n’aura aucun impact sur votre fertilité et ne vous rendra pas stérile.

Une infection à levure n’est pas considérée une infection sexuellement transmissible. Elle résulte d’un changement de l’environnement normal du vagin, causé par certains facteurs internes et externes, favorisant la prolifération de champignons microscopiques appelés Candida albicans. Ce sont les champignons le plus souvent responsables des infections à levure et des infections à d’autres endroits humides du corps, telle la bouche (muguet), les plis de la peau et les lits des ongles.

Les facteurs qui font augmenter le risque d’infection à levure sont :

1. certains médicaments (antibiotiques, stéroïdes)
2. les menstruations
3. la grossesse
4. le diabète


Les maillots humides, les vêtements d’exercice imbibés de sueur, les sièges de toilettes, les tampons et les spermicides ne causent pas les infections à levure.

Certaines infections sexuellement transmissibles sont associées à l’infertilité. La chlamydia et la gonorrhée peuvent toutes deux mener à la salpingite aiguë (SA), qui peut endommager les trompes de Fallope, les ovaires et l’utérus, y compris le col. Ces infections peuvent causer une cicatrisation qui peut entraîner l’infertilité. Jusqu’à 40 % des femmes qui ont une chlamydia non traitée développent une SA et 20 % des femmes qui ont un épisode de SA deviennent infertiles. Il est donc très important de vous protéger contre les infections sexuellement transmissibles en utilisant un condom à chaque fois que vous avez des rapports sexuels.

Quels sont les symptômes d’une infection aux levures?

L’infection aux levures est une infection vaginale commune dont la cause principale est la croissance exagérée d’un champignon appelé Candida albicans. Le Candida albicans est souvent présent dans le vagin sans engendrer de symptômes.

Les cellules à levure sont normalement présentes dans le vagin, mais elles peuvent proliférer si l’environnement vaginal est perturbé. Lorsque l’équilibre normal du pH du vagin change, les cellules à levure peuvent se multiplier, ce qui entraîne une infection vaginale aux levures.

Certains facteurs peuvent faire augmenter le risque d’une infection aux levures, dont : la grossesse; certains médicaments (stéroïdes, antibiotiques); certaines conditions médicales (diabète, désordres immunitaires); les vêtements moulants faits de fibres synthétiques; l’activité sexuelle avec un partenaire qui a eu une infection aux levures.

Les signes les plus fréquents de l’infection aux levures sont les démangeaisons, la sensation de brûlure et l’irritation sévères du vagin. Les lèvres intérieures et extérieures du vagin peuvent être enflées ou enflammées, et il y a généralement un écoulement épais et inodore qui ressemble au fromage cottage. Les rapports sexuels et la miction peuvent être douloureux en raison de l’inflammation de l’urètre.

Si vous n’avez jamais eu d’infection aux levures, ne tentez pas de la diagnostiquer ni la traiter par vous-même. La seule façon d’être certaine est de consulter votre médecin. Si vous avez déjà eu une infection aux levures, vous reconnaîtrez probablement ses symptômes : démangeaisons, brûlure et écoulement vaginal blanc et épais semblable au fromage cottage.

Traitement : L’infection aux levures peut généralement être traitée avec des médicaments antifongiques en vente libre, disponibles en pharmacie (une ordonnance n’est pas requise). Ces crèmes ou suppositoires sont insérés dans le vagin. Ou encore, votre médecin peut prescrire un médicament que vous prendrez par voie orale.

Il est important d’obtenir un diagnostic professionnel. L’absence d’un diagnostic et d’un traitement approprié peut entraîner des effets néfastes pour la santé à long terme. L’écoulement vaginal qui n’est pas blanc et qui ne ressemble pas au fromage cottage peut indiquer que vous avez autre chose qu’une infection aux levures. Le cas échéant, consultez votre médecin.

Existe-t-il un nouveau traitement pour les infections à levure récurrentes?

La candidose vulvovaginale (infections à levure) récurrente touche de 5-8 % des femmes pré-ménopausées.

Le diagnostic se pose suite à quatre épisodes d’infection ou plus par année, confirmées par une culture.

Les facteurs de risques sont : l’utilisation d’antibiotiques, l’utilisation de contraceptifs oraux, le diabète, l’activité sexuelle, les douches vaginales, l’infection au VIH, le lupus, l’utilisation d’immunosuppresseurs (c.-à-d. les stéroïdes) et l’hormonothérapie substitutive.

Une étude récente a analysé l’utilisation de fluconazole par voie orale, en raison de150 mg par semaine pendant six mois versus le placebo, après le traitement initial des deux groupes au fluconazole à tous les trois jours pendant trois doses.

Le taux de guérison était statistiquement plus élevé dans le groupe fluconazole au terme du traitement et au suivi effectué à six mois.

Par contre, le taux de récidive était également plus élevé lors du suivi dans le groupe traitement.

Sobel, JD, Hillier, S, Smoleski, L, et al., 42nd Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy, San Diego, CA 2002; Abstract LB-8


Une petite étude a constaté moins de récurrence sur trois mois chez les femmes qui utilisaient Depo-Provera®.

Dennerstein, GJ, Depo-Provera in the treatment of

vulvovaginal candidiasis. J Reprod Med 1986; 31: 801-3

Autres traitements : prendre en charge/modifier les facteurs de risques, adopter un régime sans levure, manger du yogourt qui contient des lactobacilles actifs et appliquer du violet de gentiane.

Ça fait quatre mois que je fais une infection aux levures durant mes menstruations. Je me suis procurée un traitement en vente libre, mais l’infection y résiste. Y a-t-il quelque chose que je puisse faire? (Je prends la pilule contraceptive).

D’abord, il est important d’établir qu’il s’agisse bien d’une infection à levures. Certaines femmes ont une perte vaginale peu de temps avant leurs menstruations et si celle-ci cause des démangeaisons ou des irritations, ce peut être le signe d’une infection à levures. Vous devriez consulter votre médecin en présence de symptômes.

Les infections à levures à répétition peuvent faire leur apparition si le système immunitaire ne fonctionne pas adéquatement en raison de pathologies médicales comme le diabète, ou à la prise de certains médicaments comme les corticostéroïdes (utilisés pour traiter l’asthme et d’autres conditions). Les femmes obèses sont plus propices aux infections à levures, en raison semble-t-il de l’humidité accrue provenant de la sueur dans les plis de l’aine. L’infection peut également réapparaître (ou ne jamais disparaître) si l’espèce de levures résiste au traitement utilisé. Votre médecin peut observer la levure sous le microscope pour confirmer le diagnostic et peut prendre un échantillon de la levure avec un coton-tige pour voir si l’organisme résiste au traitement.

Certaines femmes ont des infections à levures cycliques selon les changements hormonaux du vagin. Dans ce cas, voici vos options :

Continuer de traiter l’infection à levures tous les mois.

Obtenir une ordonnance de votre médecin pour le médicament fluconazole et le prendre tous les mois au cours de la semaine précédant vos menstruations pour prévenir l’infection à levures.

Changer la marque de pilule contraceptive, arrêter de la prendre ou essayer une autre méthode de contraception pour changer l’environnement hormonal du vagin.

Le traitement de l’infection vaginale à l’acide borique ou au violet de gentiane peut parfois alléger les cas difficiles.

 

On m’a posé un diagnostic d’infection vaginale bactérienne. De quoi s’agit-il? Est-ce une ITS?

La vaginose bactérienne est la cause la plus répandue de pertes vaginales malodorantes. Cependant, jusqu’à 50 % des femmes atteintes d’une vaginose bactérienne ne présentent aucun symptôme. Ce type d’infection se produit lorsque les bactéries qui se retrouvent normalement dans le vagin (lactobacilles) sont remplacées par d’autres types de bactéries (gardnerella vaginalis, mycoplasmose ou prevotella, par exemple).

La vaginose bactérienne n’est pas considérée comme une infection transmissible sexuellement. Toutefois, les facteurs de risque comprennent, entre autres, des partenaires sexuels multiples, l’utilisation de la douche vaginale et l’absence de lactobacilles vaginaux.

Cette prolifération bactérienne peut être diagnostiquée grâce à un examen au spéculum, dans le cadre duquel votre prestataire de soins de santé effectuera un prélèvement de vos pertes vaginales.

Les femmes dont les pertes vaginales sont malodorantes et chez qui on diagnostique une vaginose bactérienne devraient être traitées à l’aide d’un antibiotique
(les schémas posologiques recommandés sont 500 mg de métronidazole par voie buccale deux fois par jours pendant 7 jours, un applicateur vaginal complet de métronidazole 0,75 % sous forme de gel, une fois par jour pendant 5 jours, ou un applicateur vaginal complet de clindamycine 2 % sous forme de crème, au coucher pendant 7 jours, MMWR STD Treatment Guidelines, 2002)

Les femmes qui ne présentent aucun symptôme peuvent ne pas nécessiter de traitement. Le traitement de routine du partenaire sexuel n’est pas recommandé.

 

Est-ce que des incidents fréquents d’infections aux levures ou d’épididymite augmentent les chances de contracter une ITS?

Les levures ou le Candida Albicans peuvent se retrouver dans le vagin. Il y a de nombreux micro-organismes dans le vagin qui vivent en équilibre. Les changements de l’équilibre acido-basique dans le vagin peuvent faire que certains vont croître plus qu’ils ne le feraient normalement. C’est probablement souvent la cause des infections à levures récurrentes. Plusieurs choses peuvent perturber cet équilibre, notamment le moment où vous vous trouvez dans votre cycle.

Dans la plupart des cas, les infections à levures récurrentes n’ont rien à voir avec les ITS. Certaines personnes qui font des infections récurrentes de toutes sortes ou qui ont des lésions qui ne guérissent pas découvrent plus tard qu’elles ont le VIH, mais ces symptômes ne sont pas la cause des ITS. L’épididymite est une inflammation d’une partie des organes génitaux de l’homme. Parfois, c’est en raison d’une infection comme la chlamydia ou une gonorrhée, mais cela peut aussi être causé par d’autres problèmes qui n’ont rien à voir avec des infections. L’épididymite récurrente doit être examinée par le médecin. Des occurrences fréquentes de ce problème n’augmentent pas votre risque de contracter une ITS.

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