Que faire si les besoins sexuels de mon (ma) partenaire ne correspondent pas aux miens?
On appelle cela « les libidos discordantes ». C’est là une source fréquente de problèmes de couples, surtout lorsque les capacités de communication ne sont pas très bonnes entre les partenaires. Cela peut devenir une situation de gagnant-perdant, ce qui, inévitablement devient perdant-perdant. Celui des deux qui a une libido plus forte se sent rejeté et blessé lorsque l’autre dit non, puis l’autre se sent sous pression et éprouve du ressentiment de devoir se prêter à des activités sexuelles sans en avoir envie. Par contre, cela peut offrir au couple l’occasion de faire un compromis. La personne qui a des besoins sexuels plus forts comprendra qu’il y a des différences d’un individu à l’autre et que le fait de ne pas « sauter »” sur l’occasion n’est pas un signe de rejet, mais plutôt une réponse à ce qui se passe dans le corps et l’esprit de l’autre. Il peut être utile de trouver des moyens non sexuels d’éveiller la libido chez l’autre. Ou encore, satisfaire ses besoins libidineux par la masturbation ou la sublimation peut fournir une solution de rechange. Pour sa part, la personne dont la libido est plus faible comprend que l’autre ne cherche pas à faire des pressions indues. Certaines initiatives de nature non sexuelle, prises par l’autre, peuvent éveiller l’intérêt sexuel. Être présent pendant que l’autre se masturbe ou l’aider à se masturber peut offrir une possibilité de rapprochement dans laquelle l’autre n’a pas besoin de connaître une excitation sexuelle. Si la discordance entre les deux est énorme, par exemple, si l’un des deux veut des rapports sexuels tous les jours de la semaine alors que l’autre se contenterait d’une fois par semaine, un compromis pourrait consister à avoir des rapports deux ou trois fois par semaine. Ainsi, chacun des partenaires ferait une partie du chemin. Souvent, cela exige un changement d’attitude plutôt que des modifications physiques.
Quand j’ai une relation de couple monogame depuis déjà plusieurs années, est-ce que je dois continuer d’utiliser une double protection, par exemple un condom et un spermicide? Pouvons-nous cesser d’utiliser des condoms?
Si vous vivez une relation monogame et êtes absolument sûr(e) que vous êtes tous deux des partenaires exclusifs l’un pour l’autre, la double protection (contre les IST et contre une grossesse non désirée) n’est pas vraiment nécessaire. Ce qu’il vous faut, c’est une méthode anticonceptionnelle fiable : une méthode hormonale (la pilule ou l’injection), un DIU, une méthode de barrière combinée à un spermicide ou la stérilisation.
Par contre, si vous n’êtes pas sûr(e) de la fidélité de votre partenaire, vous devez utiliser une double protection. Dans ce cas, le condom, combiné à un spermicide, N’EST PAS un bon choix, parce qu’il a été démontré que les spermicides augmentent le risque de transmission du VIH, le virus responsable du sida. Pensez plutôt à combiner le condom et une méthode hormonale, le condom et le DIU ou encore, le condom et la stérilisation.
Le test de dépistage du VIH peut être négatif pendant jusqu’à trois mois suite au moment de contact (transmission virale). Pour cette raison, il est recommandé de toujours utiliser un condom pendant les trois premiers mois d’une relation monogamme. Après les trois mois, si les résultats de tests d’IST et de VIH (les vôtres et ceux de votre partenaire) sont négatifs, vous pouvez songer à ne plus utiliser de condoms, à condition d’utiliser une méthode anticonceptionnelle appropriée et que votre relation demeure monogamme.
Un point à considérer : ce n’est pas tout le monde qui est honnête à 100 %. Si vous cessez d’utiliser les condoms et l’un de vous a une aventure en dehors de votre relation, vous pouvez être à risque de contracter une IST ou le VIH, et le besoin de condoms peut survenir à nouveau. Certains couples préfèrent continuer à utiliser les condoms pendant la durée de la relation - pour la protection continuelle contre les IST / le VIH et la prévention d’une grossesse; ils conservent ainsi la tranquilité d’esprit.
Parfois, je ressens de la douleur pendant les relations sexuelles avec mon conjoint. Comme je suis bien lubrifiée, je sais que ce n’est pas le problème. Qu’est-ce qui cause ces douleurs et qu’est-ce que je peux y faire?
Bon nombre de causes expliquent les douleurs subies pendant les relations sexuelles, dont le vaginisme, les spasmes musculaires involontaires dans le vagin, une infection, une lubrification insuffisante et l’endométriose. Des traitements efficaces existent contre ces problèmes et vous devriez en parler à votre médecin de famille. Le médecin pourrait être en mesure de déterminer quel est votre problème et de le traiter, ou il peut vous orienter vers un gynécologue qui pourrait vous aider.
Qu’est-ce qui arrive aux hommes pendant leur ménopause? On parle beaucoup de la perte ou de l’augmentation du désir sexuel chez les femmes pendant la ménopause.
C’est là un sujet controversé. Certains croient que les hommes ne connaissent pas un équivalent à la ménopause alors que d’autres sont convaincus du contraire. Ils ont même nommé ce phénomène « andropause ». Ceux qui croient que c’est une réalité disent que les hommes connaissent une baisse de leurs hormones sexuelles. Certains changements physiologiques visibles, comme l’affaissement de la poitrine, se produisent, disent-ils. Les besoins sexuels pourraient en être diminués de même que le besoin d’avoir des orgasmes et il pourrait falloir plus de temps pour connaître l’excitation sexuelle. L’activité sexuelle pourrait se transformer et la performance, céder le pas au besoin de tendresse et de proximité. Mais, il n’en reste pas moins qu’en vieillissant, les hommes, aussi bien que les femmes, continuent d’avoir des besoins sexuels.
Les rapports sexuels dans le bain ou dans une piscine sont-ils sans danger? Si nous utilisons un condom, risque-t-il d’être endommagé?
Le sexe sous l’eau, que ce soit dans une piscine, un bain tourbillon, l’océan, un lac, une rivière, la douche ou le bain, n’est pas considéré une pratique de sexualité protégée. Voici pourquoi :
1. Il est probable que le spermicide s’enlève dans l’eau.
2. L’eau qui contient des produits chimiques, du sel ou des bactéries peut pénétrer dans le vagin ou l’anus pendant les rapports sexuels, ce qui pourrait entraîner une irritation, une infection ou une sécheresse temporaire.
3. Puisqu’il est recommandé d’éviter d’exposer les condoms au soleil, il est possible que l’eau chaude ait un effet semblable sur le latex.
4. L’eau peut pénétrer entre le pénis et le condom, ce qui pourrait faire glisser le condom.
5. Les produits à base d’huile, tels l’écran solaire, la lotion de bronzage, le shampooing, le revitalisant et le savon, et peut-être même le chlore entraînent la détérioration des condoms.
Typiquement, les condoms ne sont pas testés dans les piscines et les bains tourbillon, ni en présence des produits chimiques présents dans ces endroits chauds et humides. Bien sûr, il est préférable d’utiliser un condom dans une piscine ou dans un bain tourbillon que de ne pas en utiliser du tout.
Pourquoi est-ce que les gars aiment le sexe tant que ça?
Les gars aiment le sexe parce que c’est bon! C’est la même raison pour laquelle la plupart des gens aiment le sexe. Les gars et les filles ont autant de chances d’aimer le sexe. Pour avoir une relation sexuelle saine et satisfaisante, il faut que les deux partenaires se préoccupent des besoins de l’autre et qu’ils expérimentent afin de découvrir les touchers et les activités leur procurant la plus grande satisfaction sexuelle.
La société peint les hommes comme des êtres obsédés du sexe, et certains gars s’imaginent qu’ils doivent se conformer à cette image. Bien que certains jeunes hommes et certaines jeunes femmes aient un intérêt marqué pour les rapports sexuels et l’orgasme, d’autres vont insister davantage sur les éléments qui composent la relation affective comme la communication franche et ouverte, le toucher, les caresses et les moyens d’exprimer de l’affection autres que la pénétration.
La pratique du sexe anal peut-elle entraîner des infections ou une grossesse?
Bon nombre d’infections transmissibles sexuellement (ITS) peuvent se transmettre par le sexe anal. Ce qui comprend la chlamydiose, la gonorrhée, l’herpès, les verrues génitales, le VIH, l’hépatite, la syphilis et le trichomonas. L’utilisation de condoms peut réduire les risques liés aux relations anales femme-femme, homme-femme et homme-homme.
Le risque d’une grossesse par la pratique d’une relation sexuelle anale est incroyablement faible. Toutefois, une grossesse est toujours possible lorsque du sperme entre en contact avec les organes génitaux. Cette situation est moins probable si le partenaire éjacule dans le rectum. Cependant, si le sperme sort de l’anus, il est possible qu’il entre dans le vagin. Par ailleurs, si l’homme se retire et éjacule près du vagin, une partie du sperme peut s’infiltrer dans le vagin. L’utilisation de condoms lors de relations sexuelles anales diminuera les probabilités d’une grossesse, ainsi que les risques de contracter une ITS. Une deuxième forme de contraception plus fiable, comme la pilule, devrait également être utilisée pour accroître la protection.
Je trouve que mes inhibitions sexuelles sont grandement réduites quand je bois de l’alcool. Pourquoi?
Il y a eu quelques études médicales portant sur ce sujet, mais les résultats laissent perplexe. La plus grosse étude sur des femmes non alcooliques a conclu que « les femmes font le premier pas en matière d’activité sexuelle deux fois plus souvent sans alcool qu’avec alcool. » Ces résultats semblent être le contraire de ce à quoi on s’attendrait. Une autre étude a constaté que « plus le taux d’alcool dans le sang était élevé, plus il y avait un effet dépressif sur l’orgasme, plus le temps nécessaire pour atteindre l’orgasme était long et moins son intensité était forte. » La même étude a conclu que l’alcool faisait augmenter l’excitation et le plaisir liés à l’orgasme. De toute évidence, ces constations sont quelque peu contradictoires. Le bon sens indique que, si la plupart des inhibitions sont réduites par l’alcool, il n’y a pas de raisons pourquoi les inhibitions sexuelles ne connaîtraient pas le même sort.
Il arrive que lorsque mon partenaire me fait une fellation, il souffle de l’air dans mon vagin. Est-ce dangereux?
Souffler de l’air dans le vagin ou une insufflation à l’intérieur du vagin peut causer de graves problèmes chez les femmes enceintes, mais c’est rarement néfaste pour les femmes qui ne le sont pas. Un aéroembolisme se produit lorsque l’air se rend dans les vaisseaux sanguins par l’intermédiaire de la paroi de l’utérus. Cette complication peut être fatale; un partenaire sexuel ne devrait donc jamais souffler d’air dans le vagin d’une femme enceinte.
L’insufflation à l’intérieur du vagin peut également causer des problèmes lorsque l’air sous pression passe du vagin par l’intermédiaire du col utérin, de l’utérus et des trompes de Fallope à la cavité abdominale. L’air irrite la cavité abdominale et peut causer une douleur grave et un phénomène appelé « air libre ». Mais cela est couramment associé à un trou dans les voies gastro-intestinales, un problème qui nécessite généralement une prise en charge au moyen d’une chirurgie. L’air libre provenant d’une insufflation à l’intérieur du vagin n’exige qu’une observation plutôt qu’une chirurgie, mais on rapporte plusieurs cas de femmes qui ont subi une chirurgie non nécessaire parce qu’elles n’avaient pas fait mention de leurs antécédents sexuels.
Est-ce que toutes les filles saignent lorsqu’elles font l’amour pour la première fois?
Non. De fait, la majorité des femmes n’ont pas de saignement lors de leurs premiers rapports sexuels. Ça dépend de l’anatomie de chacune. Si tu peux insérer un tampon ou un doigt dans ton vagin, il est probable que tu n’auras aucun ennui si ta première relation sexuelle se fait en douceur.
Est-ce que le sexe anal est dangereux?
Le sexe anal, c’est l’insertion du pénis (ou d’un godemiché) dans l’anus de l’autre. Le sexe anal n’est pas dangereux, mais il comporte plus de risque puisqu’il peut être plus facile de contracter une maladie. Il est recommandé de toujours utiliser un condom, ainsi qu’une quantité généreuse de lubrifiant à base d’eau. Plusieurs couples préfèrent le sexe anal puisqu’il ne comporte aucun risque de grossesse. De plus, la sensation est très différente du sexe vaginal et ce, pour les deux participants.
Est-ce que je puis entamer un rapport sexuel (pénétration vaginale) sans un condom pour améliorer la sensation, puis mettre un condom plus tard sans risquer une grossesse? (Je suis mariée depuis 12 ans).
Vous référez à une combination de la « méthode du retrait » (ou « coït interrompu ») et le condom pour homme. À vrai dire, l’emploi correct du condom pour homme exige qu’il soit mis avant tout contact génital-génital. Lorsqu’il est utilisé parfaitement (ce qui veut dire utiliser un condom correctement à chaque rapport sexuel) le taux d’échec du condom pour homme peut s’avérer aussi bas que 2 % par année. L’emploi du condom tel que vous le décrivez peut constituer une des raisons du taux d’échec « typique » (ou du monde réel) plus élevé du condom, lequel peut atteindre 15 % par année. Donc, pour répondre à votre question, vous pouvez entamer un rapport sexuel sans condom tel que vous le proposez, mais cela augmenterait probablement votre risque de grossesse par un pourcentage faible mais imprévisible.
La raison qui explique ce fait est semblable aux raisons pour lesquelles la méthode du retrait est moins fiable que les condoms à titre de méthode contraceptive. Le retrait implique un rapport sexuel non protégé jusqu’à immédiatement avant l’éjaculation (orgasme masculin), lorsque l’homme retire son pénis et éjacule (ou « aboutit ») après s’être éloigné de sa partenaire. Cette méthode a un taux d’échec d’environ 20 %, principalement parce qu’il est difficile pour l’homme de prévoir le moment de l’éjaculation; ainsi, il y a souvent un écoulement de sperme à l’intérieur ou à proximité du vagin. Il est également possible que le liquide pré-éjaculatoire contienne des spermatozoïdes.
Vous devez analyser votre situation, et à quel point une grossesse imprévue serait dévastatrice. Si elle s’avérait problématique, vous auriez avantage à utiliser un condom dès le début, ou encore à avoir recours à une autre méthode. Si la prévention des IST s’avère une considération dans votre cas, le condom doit être mis avant qu’il n’y ait contact, puisque tout contact non protégé peut faire augmenter le risque d’infection.
Est-ce que ça fait mal la première fois qu’une fille fait l’amour avec un gars?
Ça dépend. Si elle se sent parfaitement à l’aise avec l’idée de faire l’amour et qu’elle est détendue et excitée, il est probable qu’elle n’éprouvera pas de douleur si son partenaire y va en douceur et reste à l’écoute de ses besoins. Une fille qui a peur de se retrouver enceinte ou qui éprouve de la crainte ou de l’appréhension face à son partenaire risque d’être tendue et pourrait alors éprouver de la douleur lors de la pénétration du pénis dans son vagin. Bien des couples se servent de lubrifiants à base d’eau lorsqu’ils ont des rapports sexuels, surtout pour la première fois.
Est-ce mal d’avoir des fantasmes sexuels sur quelqu’un d’autre pendant l’amour? Est-ce que je devrais en parler avec mon ou ma partenaire?
Non, ce n’est pas mal d’avoir des fantasmes sexuels pendant l’amour. En fait, s’ils augmentent votre plaisir, c’est très bien. C’est exactement ce que sont les fantasmes : quelque chose qui se passe dans l’esprit. Ce n’est pas la réalité. Vous seul(e) pouvez décider d’en faire une réalité ou de le garder dans votre tête. La plupart des gens ont des fantasmes sexuels et le contenu est entièrement votre affaire. La plupart des gens ne partagent pas ces fantasmes avec les autres.Mais, si ces fantasmes deviennent des obsessions qui vous dérangent, d’une façon ou d’une autre, alors là ce n’est pas sain. Cela ne devient une source de problèmes que chez très peu d’individus. Partager vos fantasmes avec votre partenaire est entièrement votre choix personnel. Si vous croyez que le fait de les partager améliorera votre vie sexuelle, et si votre partenaire est assez solide pour accepter ces fantasmes, alors, oui, partagez-les. Par contre, si vous croyez que ce partage pourrait être perçu comme une menace par l’autre et que cela pourrait nuire à votre rapport, alors gardez vos fantasmes pour vous. Vous pourriez avoir des surprises si vous connaissiez les fantasmes de votre partenaire.
Comment puis-je savoir lorsque mon partenaire et moi serons prêts à avoir des relations sexuelles?
Il s’agit d’une question très importante dont la réponse n’est pas si simple. Pour en obtenir la réponse, vous devrez vous poser plusieurs questions. D’abord, vous devez considérer la raison pour laquelle vous voulez avoir des relations sexuelles. Est-ce en raison de la pression de vos pairs? Est-ce pour impressionner vos amis? Pour faire comme tout le monde?
La sexualité ne devrait jamais avoir lieu « juste parce que… ». L’école ou le travail sont des endroits où la sexualité fait l’objet de bon nombre de potins. Qu’est-ce que votre partenaire pense de tout cela? Veut-il également avoir des relations sexuelles? Se sent-il prêt à cette étape? Est-ce que vous et votre partenaire parlez ouvertement de vos sentiments à propos de la sexualité? Sentez-vous de la pression de la part de votre partenaire? Vous ne devriez jamais vous sentir obligé d’avoir des relations sexuelles avec quiconque. Même si la sexualité est formidable avec la bonne personne au bon moment, le risque d’une grossesse est toujours présent. Avez-vous eu une discussion franche sur la contraception et la grossesse? Est-ce que votre partenaire et vous avez subi des tests de dépistage des infections transmissibles sexuellement? Dans la négative, êtes-vous prêt à réduire les risques de transmission d’ITS en utilisant un condom?
Comme vous pouvez le constater, vous devriez discuter et vous entendre sur bon nombre de points avec votre partenaire avant d’avoir des relations sexuelles. La sexualité peut être une expérience fantastique entre vous et votre partenaire, mais il s’agit d’une grande décision qui ne devrait pas être prise à la légère.
Comment peut-on empêcher que l’homme n’éjacule trop tôt?
Le manque de contrôle par rapport au moment de l’éjaculation s’avère un problème fréquent chez les hommes. Il touche 30 % des hommes de moins de 25 ans et 10 % de ceux de plus de 25 ans. Ces hommes éjaculent régulièrement plus vite qu’ils ou leur partenaire ne le souhaitent durant les rapports sexuels, d’où le terme éjaculation rapide ou précoce. L’éjaculation peut se produire immédiatement avant ou après l’insertion du pénis dans le vagin de la partenaire, sans aucun sentiment de contrôle volontaire.
Les causes de l’éjaculation précoce incluent la surstimulation, l’anxiété liée à la performance sexuelle et le stress. Elle peut aussi être causée par le manque de connaissance de l’homme des sensations préliminaires qui mènent à l’orgasme, le rendant incapable de contrôler le processus qui mène à l’éjaculation.
Il existe plusieurs solutions possibles pour faire face à l’éjaculation précoce :
1. La méthode arrêt-reprise aide à sensibiliser l’homme par rapport aux sensations qui accompagnent l’approche de l’orgasme. Sa partenaire stimule manuellement le pénis pendant qu’il se concentre sur les sensations. Lorsqu’il sent que l’orgasme approche, il demande à sa partenaire d’arrêter la stimulation. La tension sexuelle extrême sera diffusée, puis la partenaire peut reprendre la stimulation. Lorsque le couple acquiert une certaine compétence avec cette procédure, elle est appliquée aux rapports sexuels.
2. La technique du resserrement est fréquemment pratiquée alors que l’homme est couché. Sa partenaire stimule la région génitale jusqu’à ce que le pénis soit en érection puis elle resserre le pénis pendant 3 à 4 secondes en le tenant avec le pouce contre la crête entre le gland et la verge, et les deux premiers doigts situés de chaque côté de la crête en face du pouce. Ce resserrement élimine le désir d’éjaculation. Cette technique doit être répétée plusieurs fois durant la stimulation génitale, afin que les jeux sexuels puissent se prolonger sans qu’il n’y ait éjaculation. Une fois maîtrisée, cette méthode peut être appliquée aux rapports sexuels : la partenaire insère le pénis de l’homme et s’assoit sur lui sans bouger. Lorsqu’il se sent près de l’éjaculation, sa partenaire retire le pénis et pratique le resserrement, puis elle retourne à la position assise. Avec le temps, cette technique entraîne le contrôle éjaculatoire.
3. Les condoms confèrent une protection contre la grossesse et les infections sexuellement transmissibles. Par contre, ils peuvent également aider à retarder l’éjaculation chez les hommes qui ont des problèmes d’éjaculation précoce.
Si ces techniques ne sont pas utiles, un sexotherapeute peut être en mesure d’aider l’homme ou le couple à travailler à résoudre le problème de l’éjaculation précoce.
Comment dois-je m’y prendre pour utiliser un lubrifiant? J’ai de la difficulté à devenir suffisamment lubrifiée avant les rapports sexuels, ce qui les rend parfois douloureux. J’aimerais essayer un lubrifiant.
Il y a toute une gamme de lubrifiants de disponibles, par exemple Astroglide, Aqua Lube, ou la gelée KY (qui sont tous des lubrifiants à base d’eau). Si vous utilisez des condoms en latex, un diaphragme, ou une cape cervicale, vous ne devriez utiliser que des lubrifiants à base d’eau. Les lubrifiants à base d’huile telle la Vaseline ne sont PAS sécuritaires - ils peuvent affecter l’intégrité du latex dans les condoms et les diaphragmes.
L’un ou l’autre des partenaires peut appliquer le lubrifiant directement sur le penis, ou il peut être appliqué aux organes génitaux de la femme, soit à l’externe ou dans le vagin. Le lubrifiant peut y être aspergé directement ou il peut être versé dans la main ou sur les doigts pour être ensuite appliqué. Vous pouvez utiliser une quantité additionnelle de lubrifiant au besoin pendant les rapports sexuels.
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’utiliser les lubrifiants. Expérimentez avec ce qui fonctionne le mieux pour vous. L’application du lubrifiant peut même faire partie des préludes aux rapports sexuels. Toutefois, n’oubliez pas que les lubrifiants ne sont pas des spermicides et qu’ils ne préviennent donc pas la grossesse.
Je prends des comprimés pour la prostate qui aident à diminuer le nombre de fois auxquelles je vais aux toilettes. Mais j’ai l’impression que ces comprimés affectent ma libido. Pourriez-vous me renseigner à ce sujet?
Les traitements médicaux contre l’hypertrophie bénigne de la prostate comprennent des médicaments alpha 1 bloquants adrénergiques, comme la prazosine et les inhibiteurs de la 5-alpha réductase, comme le finastéride.
Les effets indésirables les plus importants associés à la prazosine sont les étourdissements en se mettant soudainement en position verticale, mais les hommes peuvent observer à l’occasion une quantité de sperme réduite, parce que celui-ci est déversé dans la vessie (ce trouble s’appelle éjaculation rétrograde).
Le finastéride bloque la conversion de la testostérone en son métabolite actif, la dihydrotestostérone. Ce médicament réduit les niveaux d’hormones masculines qui stimulent une augmentation du volume de la prostate. Il comporte de très faibles risques d’effets indésirables et peu d’interactions avec d’autres médicaments, mais dans les essais cliniques, 2 % des patients ont cessé l’utilisation du finastéride en raison des effets indésirables néfastes, dont des problèmes d’ordre sexuel (diminution du volume de sperme, impuissance et perte de libido).
Quels genres d’analyses sont entrepris lors de l’examen annuel (pour la femme)? S’agit-il simplement de déceler le cancer et (ou) les ITS?
Bonne question! Plusieurs femmes se rendent fidèlement à leur exam annuel sans trop savoir pourquoi il est important!
L’une des raisons est de passer en revue le bilan de votre santé et les médicaments quevous prenez, au cas où il y aurait des changements. Il s’agit du moment tout indiqué pour analyser votre méthode contraceptive, afin de vous assurer qu’elle vous convient toujours. Votre médecin peut poser des questions sur vos règles, votre humeur et vos préoccupations d’ordre sexuel, et sur toute habitude qui peut faire impact sur votre santé, par exemple le tabac, l’alcool et les drogues. Il / elle peut vérifier votre tension artérielle ou procéder à un examen des seins pour déceler une masse. Il / elle peut demander des analyses sanguines telle l’analyse de la thyroïde, du glucose ou du cholestérol, selon votre âge et votre situation. Les femmes âgées de plus de 50 ans ont un examen mammographique (radiographie des seins) chaque deux ans dans le but de dépister le cancer du sein.
L’examen pelvien a pour objectifs d’effectuer un test de Pap, de dépister les infections sexuellement transmissibles au besoin, et de s’assurer que vos organes reproductifs sont normaux et en santé. Le test de Pap est conçu de façon à déceler les changements pré-cancéreux au niveau du col de l’utérus pour les traiter au besoin, afin de prévenir le développement du cancer du col de l’utérus. Le médecin se sert d’un spéculum pour séparer les murs du vagin de sorte à pouvoir voir le col de l’utérus (l’entrée de l’utérus ou matrice) au haut du vagin. Il / elle prélève un échantillon des cellules du col de l’utérus à l’aide d’une petite brosse et les étale sur une lame de verre, laquelle est envoyée à un laboratoire où des techniciens formés analysent avec soin les cellules au microscope pour déterminer la présence de cellules anormales ou pré-cancéreuses. L’efficacité du test de Pap pour prévenir le cancer du col de l’utérus a été prouvée, à condition que la femme le subisse à chaque année ou deux.
En même temps, les sécrétions cervicales peuvent être recueillies à l’aide d’un coton-tige afin de dépister la gonorrhée ou la chlamydia, deux IST fréquentes qui, souvent, ne présentent aucun symptôme chez les femmes. Bon nombre de professionnels de la santé vérifient systématiquement la présence de ces infections. Vous pouvez le demander pour en être certaine. Il n’existe aucun test pour dépister l’herpes ni les verrues génitales; par contre, la présence de lésions ou de verrues visibles permet l’écouvillonnage pour confirmer le diagnostique. D’autres infections tel le VIH, l’hépatite B et la syphilis sont diagnostiquées au moyen d’une analyse de sang; parlez-en à votre médecin si vous souhaitez vérifier.
La dernière partie de l’examen pelvien est l’examen « bimanuel ». Le médecin insère deux doigts à l’intérieur du vagin et place l’autre main sur le bas de l’abdomen afin de déterminer la position, la forme et la taille de l’utérus et des ovaires pour s’assurer qu’ils sont normaux.
Puis-je avoir des rapports sexuels la veille d’un test de Pap, ou cela pourrait-il entraver la procédure du test ou ses résultats?
Quoique vous puissiez avoir des rapports sexuels la veille d’un test de Pap, il est préférable de ne pas le faire. Les prestateurs de soins de santé demandent habituellement aux femmes de s’abstenir des rapports sexuels pendant un ou deux jours avant leur rendez-vous parce que les spermatozoïdes, les lubrifiants vaginaux et les crèmes et gelées contraceptives peuvent recouvrir ou masquer les cellules cervicales sur la lame au moment du test de Pap. Lorsque les cellules cervicales ne peuvent être observées clairement, il peut être difficile de déceler la présence de cellules anormales ou d’identifier les cellules normales. Le résultat du test de Pap peut donc se lire « inadéquat pour l’interprétation », ce qui veut dire que la personne qui étudie la lame ne peut déterminer si le frottis de Pap est normal ou non. Le test de Pap doit habituellement être répété, nécessitant un autre rendez-vous dans quelques mois pour un nouveau test de Pap.
Il est également préférable de fixer le rendez-vous de votre test de Pap au milieu de votre cycle menstruel afin de réduire les chances que vous ne soyez menstruée. Le sang menstruel, surtout pendant les journées d’écoulement copieux, peut entraver l’étude des cellules cervicales et l’interprétation des résultats du test.
Les lubrifiants à base de silicone sont-ils absorbés par le vagin? Peuvent-ils être nuisibles?
Les lubrifiants à base de silicone s’avèrent une alternative aux lubrifiants à base d’eau. Contrairement aux lubrifiants à base d’huile, ils peuvent être utilisés en toute sécurité avec les condoms en latex et en polyuréthane. Ils ne sont pas recommandés avec les jouets sexuels en silicone.
Certaines personnes préfèrent ce produit synthétique puisqu’il maintient ses propriétés lubrifiantes plus longtemps que les lubrifiants à base d’eau. Étant donné qu’il n’est pas hydrosoluble, il peut s’avérer plus difficile à enlever.
Les lubrifiants à base de silicone ne sont pas absorbés par la couche épithéliale de la peau du vagin. Outre la sensibilité possible de la peau, ils ne comportent pas de risques avérés à la santé.
Divers lubrifiants à base de silicone
J’ai entendu dire qu’il est important pour les femmes d’aller aux toilettes après une relation sexuelle. Pourquoi?
Certaines femmes sont susceptibles de développer des infections urinaires lorsqu’elles ont des relations sexuelles. Ces infections sont attribuables aux bactéries qui vivent normalement dans le vagin et qui sont introduites dans l’urètre (le tube par lequel se vide la vessie) au cours d’une relation sexuelle. Un des moyens de prévenir une infection est d’uriner quelques minutes suivant la relation sexuelle. Cette mesure permet d’évacuer toute bactérie qui peut s’y trouver.
Pour les femmes qui tentent de devenir enceinte, elles pourraient éviter d’aller aux toilettes pour ne pas laisser s’échapper le sperme du vagin. Pour ce faire, bon nombre de femmes s’efforceront de rester au lit ou de mettre un oreiller sous leurs hanches. L’écoulement d’une partie du sperme est normal et aucune donnée médicale n’indique que la prévention de l’écoulement du sperme fait une différence aux taux de grossesse. Une bonne partie de l’éjaculat est libérée à la partie supérieure du vagin et le sperme se loge souvent dans l’utérus pendant quelques minutes suivant l’éjaculation. Nul besoin de demeurer au lit pendant une période prolongée après une relation sexuelle et avant d’aller aux toilettes.
Comment puis-je trouver un gynécologue dans ma région? Aucune de mes amies en consultent et mon médecin de famille n’est pas à proximité, car j’habite en région éloignée.
Vous pouvez avoir accès aux pages Web du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada pertinentes à votre province de résidence. Sur cette page Web, vous pouvez faire une recherche pour trouver un médecin spécialiste dans toute ville. Habituellement, c’est le médecin de famille qui oriente ses patients vers un médecin spécialiste. Demandez à votre médecin de famille de vous orienter vers un gynécologue de votre région .Vous pouvez lui mentionner un nom que vous avez trouvé ou il peut trouver quelqu’un pour vous.
Comment puis-je m’assurer de demeurer fertile à un âge plus avancé?
Un des facteurs les plus importants pour conserver sa fertilité est d’éviter, grâce à l’utilisation du condom, de contracter des ITS. Une femme qui contracte la chlamydia ou la gonorrhée peut développer une infection au niveau des trompes qui provoquera des lésions permanentes. Ces lésions risquent d’empêcher la rencontre de l’ovule et des spermatozoïdes ou d’augmenter les risques d’une grossesse tubaire (l’ovule fertilisé reste bloqué dans les trompes plutôt que de se rendre dans l’utérus).
La capacité de conception chez la femme commence à diminuer à 35 ans et devient très faible à 42 ans. Les risques de fausse couche augmentent également avec l’âge.
L’utilisation antérieure d’un contraceptif oral et(ou) d’un timbre contraceptif n’affecte aucunement la fertilité future d’une femme.
Après l’utilisation de Depo Provera®, il peut falloir attendre jusqu’à un an avant que le cycle redevienne régulier (production mensuelle d’un ovule). Toutefois, la fertilité à long terme n’est aucunement affectée par ce contraceptif progestatif.
Pouvez-vous me donner des renseignements sur la drogue « Roofies » utilisée pour les viols par des connaissances?
« Roofies » est un pseudonyme pour ROHYPNOL. On l’appelle aussi Rophies, Ropies, Ruffies, Roffies, La Rocha, Roofenol, Roche, Valium mexicain, Rib et Rope. C’est un tranquillisant très puissant qui n’est légal ni au Canada, ni aux É.-U. Il a un effet sédatif et produit une détente des muscles et l’amnésie (perte de mémoire). Il commence à agir 20 à 30 minutes après avoir été pris et son effet dure environ 8 heures. On l’emploie pour s’enivrer pour pas cher ou comme remède à la gueule de bois. Le plus souvent, on le combine à l’alcool ou à d’autres drogues. Utilisé comme « drogue de viol », il a pour effet de rendre la victime somnolente et, souvent, de lui faire oublier ce qui s’est passé. C’est une drogue dangereuse qui crée une dépendance. Les symptômes du sevrage sont les maux de tête, les douleurs musculaires, la confusion mentale, les hallucinations et les convulsions.
Pourquoi certaines gens sont-ils gais, lesbiennes ou bisexuels? Si je le suis, comment puis-je trouver le soutien et les services dont je pourrais avoir besoin?
Personne ne sait avec certitude pourquoi certaines gens sont attirés à des personnes du même sexe. L’orientation sexuelle est un sujet complexe. Différentes personnes peuvent être attirées au même sexe pour différentes raisons.
Certaines gens qui sont gais, lesbiennes ou bisexuelles disent qu’ils ont toujours été attirés aux membres du même sexe. D’autres précisent qu’ils sont devenus conscients de ces sentiments lorsqu’ils étaient adolescents ou jeunes adultes.
Certains scientifiques croient qu’il y a des facteurs biologiques ou physiques en jeu. On réfère aussi au fait d’être gai, lesbienne ou bisexuel par ” des sentiments envers ceux du même sexe ” ou une ” orientation envers le même sexe. “
Les gens ne sont pas attirés au même sexe parce qu’ils ont été élevés par leurs parents d’une certaine façon,
sont malades sur le plan mental ou sont anormaux d’une façon quelconque.
Les gens gais, lesbiennes et bisexuels peuvent entretenir des sentiments de confusion et de peur. Ils s’inquiètent de la possibilité que leur famille et leurs amis les rejettent ou se distancient d’eux. Il importe de se souvenir que les gens qui sont attirés envers le même sexe peuvent mener, et mènent, une vie heureuse et saine.
Si vous êtes lesbienne, gai ou bisexuel, vous pouvez constater qu’il est utile de rencontrer d’autres gens qui ont une orientation envers le même sexe. Par exemple, vous pouvez vous joindre à un groupe ou à un organisme gai ou lesbienne. Vous pouvez également vérifier auprès des services sociaux s’ils offrent des services de soutien axés aux gais, aux lesbiennes et aux bisexuels. En nourrissant ces relations, vous pourrez vous sentir moins seul. Vous pouvez aussi être une source de soutien pour une autre personne.
J’ai de la difficulté à dormir la nuit et à me concentrer le jour. La situation prend le dessus sur tous les aspects de ma vie. Au secours!
J’ai 49 ans et je n’ai pas eu de menstruations depuis un an. Depuis mes 30 ans de mariage, je déteste les rapports sexuels, du moins jusqu’à maintenant. Il y a deux mois, je me suis réveillée dans un état d’excitation sexuelle intense qui perdure. Quoique mon époux adore cela, il ne réussit pas à me satisfaire. À peine trente minutes après un rapport sexuel, me voilà encore en état d’excitation. J’ai de la difficulté à dormir la nuit et à me concentrer le jour. La situation prend le dessus sur tous les aspects de ma vie. Au secours!
Décidément, la situation semble problématique. Il arrive fréquemment au sein des relations qu’un partenaire ait une pulsion sexuelle plus prononcée que l’autre, ce qui peut changer avec le temps. Cela se complique lorsque les pulsions sexuelles divergent de beaucoup.
Vous n’avez pas précisé si vous parvenez à l’orgasme avec votre époux. Sinon, c’est peut-être la raison de votre excitation sexuelle suivant les rapports sexuels. Ou bien, il vous faut plus d’un orgasme à ce point-ci. Après (ou pendant) les rapports sexuels, prenez le temps de montrer à votre époux comment vous aimez être touchée et ce qui vous allume. Bon nombre de femmes ne parviennent pas à l’orgasme grâce à la pénétration vaginale seule; elles y parviennent plutôt avec une stimulation digitale ou orale additionnelle. La communication s’avère primordiale. Quoique la situation lui procure sans doute du plaisir, souvenez-vous qu’il veut également vous satisfaire.
S’il ne peut vraiment pas vous suivre, et même s’il le peut, songez à la masturbation pour atténuer votre pulsion sexuelle nouvellement rehaussée. L’orgasme au coucher peut améliorer la qualité de votre sommeil, alors qu’au lever, il peut vous aider à vous concentrer sur vos tâches quotidiennes sans distraction. Songez à l’achat d’un vibromasseur; beaucoup plus populaires que jadis, ils sont disponibles en une variété de modèles. Il est possible de s’en procurer discrètement en ligne ou encore dans des boutiques de prestige.
Puis, il y a lieu de tenir compte des changements hormonaux qui se produisent. À la ménopause, les ovaires cessent de produire des ostrogènes. Les ovaires continuent de produire la testostérone après la ménopause et, quoique la quantité diffère d’une personne à l’autre, elle a tendance à diminuer avec l’âge. (Plusieurs femmes se plaignent d’une réduction de la pulsion sexuelle après la ménopause.) La testostérone, une hormone dite masculine, est considérée responsable de la libido. Les actions des ostrogènes et de la testostérone ont tendance à s’opposer. Ainsi, puisque vous ne produisez plus d’ostrogènes, votre testostérone exerce une plus grande influence, relativement parlant. Les signes d’un excès de testostérone sont la peau grasse et l’acné, la pilosité faciale excessive, la perte rapide des cheveux, l’abaissement de la voix et l’accroissement du volume des muscles. Si vous constatez l’un ou l’autre de ces symptômes, consultez votre médecin afin qu’il vérifie votre taux de testostérone pour s’assurer qu’il se situe dans la norme.
La ménopause peut également coïncider avec des changements qui peuvent favoriser la pulsion sexuelle. Vous n’avez plus à vous soucier des menstruations ni de grossesse, ce qui peut s’avérer un grand soulagement pour certaines femmes. Bon nombre de couples jouissent d’une situation financière plus solide. Et si vos enfants ont récemment quitté le bercail, vous ressentez probablement une liberté que vous n’avez pas ressentie depuis des années. Profitez-en!
Enfin, vous pouvez discuter de la situation avec votre médecin ou gynécologue - il ou elle se montrera probablement plus sympathique que vous ne le pensiez. Attention : si vous vous retrouvez avec un nouveau partenaire sexuel à l’avenir, utilisez un condom afin de vous protéger contre l’infection. Les infections sexuellement transmissibles sont beaucoup plus fréquentes de nos jours que lorsque vous vous êtes marié, et même les hommes «gentils » de votre âge peuvent en avoir une sans le savoir.
Est-il normal de se masturber?
La masturbation (aussi appelée auto-stimulation, « se branler » ou « se toucher ») est un choix personnel. Certaines personnes sont à l’aise de le faire et d’autres, non. Les deux pratiques sont normales. La masturbation est une activité normale que les gens peuvent pratiquer en solo ou avec un partenaire. Cette pratique consiste à se frotter ou se toucher le corps, ou celui du partenaire, de sorte à engendrer l’excitation sexuelle. Elle peut mener à l’orgasme. Les hommes et les femmes de tout âge peuvent se masturber.
La masturbation n’est pas nocive. La plupart des gens la perçoivent comme une composante normale de la sexualité. Elle peut procurer du plaisir, peut être relaxante, peut vous aider à dormir et elle s’avère une soupape de tension sexuelle. La masturbation peut vous aider à apprendre à mieux connaître votre corps et à vous faire connaître les zones où vous aimez être caressé(e). Vous pouvez choisir de partager cette information avec votre partenaire. Si une femme a de la difficulté à atteindre l’orgasme au cours d’une relation sexuelle, la masturbation peut l’aider à apprendre comment s’y prendre. Les femmes atteignent plus fréquemment l’orgasme par la masturbation que par les rapports sexuels.
Certaines personnes ne se masturbent pas parce qu’elles n’en obtiennent pas de plaisir, ou parce qu’elles ne se sentent pas à l’aise de toucher leur corps. Dans certaines religions, la masturbation n’est pas acceptable. Toutes ces options sont normales. La masturbation est in acceptable si elle est pratiquée devant une personne qui ne le veut pas ou qui n’y a pas consenti.
Voici quelques conseils à suivre pour vous assurer que la masturbation demeure sécuritaire. Il est recommandé de se laver les mains avant de se toucher les parties génitales pour éviter la transmission de germes. Évitez d’insérer un objet pointu ou sale dans le vagin ou l’anus parce qu’il peut causer une déchirure ou une infection. Tout jouet érotique utilisé au cours de la masturbation doit être nettoyé avant d’être partagé avec un partenaire.
Est-ce qu’on peut avaler du sperme sans danger / est-ce que ça peut me rendre malade?
Le sperme, ou l’éjaculat, est composé de liquides ainsi que de spermatozoïdes. Il a un goût salé ou amer mais ne peut pas te rendre malade en petites quantités.
Il faut cependant se rappeler que le sperme peut contenir des virus (y compris celui de l’hépatite B et du VIH); si ces virus entrent en contact avec une lésion active ou une coupure dans ta bouche, ils peuvent provoquer une infection. L’herpès (feux sauvages) buccal peut infecter le pénis ou le vagin durant le sexe oral. En raison de ces risques de maladies transmises sexuellement, utilise un condom ou une digue dentaire.