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Santé sexuelle

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Agressions sexuelles facilitées par la drogue

Imaginez la situation. Vous souffrez d'une céphalée martelante, vos muscles sont endoloris et vous n'avez aucun souvenir de la soirée précédente. La dernière chose dont vous vous souvenez est d'être allé(e) à une fête avec des amis, puis vous vous réveillez nu(e), dans le lit de quelqu'un que vous ne connaissez pas, dans une chambre que vous n'avez jamais vue auparavant.

Vous cherchez à tâtons les vêtements que vous portiez le soir précédent un par un. Vous enfilez rapidement vos sous-vêtements et votre jeans, et êtes sur le point d'enfiler votre chandail lorsque vous notez que quelque chose ne va pas. Votre chandail est déchiré le long du collet. Vous vous tenez dans cette pièce confus(e) en vous demandant ce qui s'est passé le soir précédent.

Puis, un éclair vous traverse l'esprit. Vous vous rappelez quelque chose de la nuit précédente qui vous donne la chair de poule et, en un instant, votre vie est changée à tout jamais. Vous n'en êtes pas certain(e), mais vous croyez avoir été victime d'un viol.

C'est ce qu'on appelle une agression sexuelle facilitée par la drogue et personne ne sait vraiment à quelle fréquence cela survient. L'agression sexuelle peut aller d'un baiser ou d'un attouchement non désiré au viol. De toute évidence, un viol est pire qu'un baiser ou que des attouchements non désirés; cependant, tous les actes d'agressions sexuelles sont des crimes graves.

Souvent appelé viol avec drogue ou viol par une connaissance, l’agression sexuelle facilitée par la drogue se produit lorsqu’un assaillant administre une drogue à une victime de façon à ce qu’elle offre moins de résistance à une agression sexuelle ou qu’elle ne se rappelle de rien par la suite.

On estime qu’environ un quart des agressions sexuelles signalées à la police mettent en cause des drogues comme le Rohypnol ou le GBH. Parce qu’elles sont habituellement inodores et insipides, ces drogues peuvent être mélangées à la boisson d’une victime sans que celle-ci ne s’en doute. Parmi les conséquences de ces drogues, notons l’effet d’ivresse ressenti par la personne qui les a consommés même si elle n’a pas consommé d’alcool ou très peu. Les autres effets comprennent des sentiments de confusion, de désorientation, d’étourdissement, de somnolence, d’incoordination physique ou de paralysie. La victime a très peu de souvenir, sinon aucun, de ce qui s’est passé après avoir ingéré la drogue.