Ma Sexualite
mice

ITS-MTS

  • Taille du Texte

ITS virales

Les infections virales sont causées par des virus transmissibles d’une personne à une autre au cours de l’activité sexuelle. En général, les infections virales s’attaquent à de nombreuses parties du corps en même temps. Cette catégorie est composée de quatre types d’infection, soit l’herpès génital, le VIH, l’hépatite B et le VPH.

L'herpès génital

Herpes (Female) EnglishHerpes (Male) English

Description

L’herpès génital est provoqué par le virus herpès simplex (VHS) qui est de la même souche que le virus qui cause l'herpès labial (« feux sauvages »). Les feux sauvages sont généralement causés par une souche de virus de l’herpès simplex appelée VHS-1, et l’herpès génital est habituellement causé par la souche VHS-2. Toutefois, les deux types peuvent infecter les zones génitales, entraînant des vésicules douloureuses.

Aucun traitement n’existe pour traiter l’herpès génital et les gens infectés auront souvent des éruptions récurrentes. Durant ces éruptions, la personne infectée présentera des vésicules et des symptômes pendant un certain temps, puis le virus passera par une phase latente et la personne n’aura aucun symptôme jusqu’à la prochaine éruption. Le nombre d'éruptions et la fréquence entre les éruptions varient d’une personne à une autre. Certaines personnes peuvent en avoir fréquemment et d’autres, une seule ou deux. Il est tout de même possible de transmettre le virus au cours des phases latentes lorsqu’une personne ne présente aucun symptôme.

Comment se transmet l’herpès génital?

L’herpès génital se propage par contact cutané avec une région infectée, essentiellement durant les rapports sexuels oraux, anaux ou vaginaux. Dans de rares cas, l’herpès peut se propager de la mère au nourrisson au cours de l’accouchement. Les infections actives au VHS-1 peuvent également se transmettre par le baiser.

Pendant les contacts sexuels oraux, l’herpès peut se transmettre de la bouche à la zone génitale et vice-versa. Le virus de l’herpès ne se propage pas par les bancs des toilettes publiques, à la piscine, dans les cuves thermales ou les baignoires.

Comment prévenir l’herpès génital?
  • Les condoms peuvent aider à prévenir la transmission du virus herpès simplex. Toutefois, parce que le virus herpès simplex peut se transmettre par contact cutané, les condoms offrent probablement moins de protection contre ce virus que contre la plupart des autres infections transmissibles sexuellement.
  • Utilisez condoms et digues dentaires comme moyen de protection pendant les activités sexuelles orales.
  • Évitez les relations sexuelles avec une personne qui est visiblement infectée.
  • Évitez les activités sexuelles orales avec une personne qui a eu un feu sauvage récemment.
  • Il est à noter qu’une personne infectée peut transmettre le virus même lorsqu’elle n’a aucun symptôme visible, d’où la nécessité d’avoir recours à un moyen de protection comme le condom.
Quels sont les symptômes?

Bon nombre de personnes infectées par le virus herpès simplex pourraient ne présenter aucun symptôme ou seulement des symptômes légers. Pour ceux présentant des symptômes, une infection à l’herpès génital active pourrait être visible et très gênante.

Les symptômes de l’infection tant chez l’homme que chez la femme sont les suivants :

  • démangeaisons aux parties génitales
  • de petites vésicules dans le vagin ou sur la vulve ou le col de l’utérus; sur le pénis ou les testicules ou autour; sur l’anus ou autour; ou sur les cuisses ou les fesses
  • des bosses sensibles à l’aine (surtout au moment de la première apparition)
  • la première apparition peut être accompagnée de fièvre ou de maux de tête
  • les vésicules peuvent souvent éclater et laisser des plaies douloureuses; ces plaies peuvent sécher et laisser une gale qui peut se détacher
  • une douleur à la miction
  • un léger picotement ou une légère sensation de brûlure peut être le signe qu’une flambée active est sur le point de se manifester.

Les symptômes se manifestent essentiellement dans un intervalle de 2 à 20 jours à la suite de l’infection. Pour les gens présentant des symptômes, les flambées peuvent se produire fréquemment durant les premières années suivant l’infection. Au fil du temps, ces flambées deviendront probablement moins fréquentes.

L’infection découlant d’activités sexuelles orales peuvent causer des vésicules à l’intérieur de la bouche ou sur les lèvres de l’homme ainsi que de la femme. Bien que l’infection se présente couramment sur la bouche ou sur les parties génitales ou à proximité, le virus herpès simplex peut parfois causer des éruptions de vésicules sur la peau partout sur le corps.

Dépistage

Le dépistage de l'herpès se fait au moyen de prélèvement de tissus ou d'une culture d'une vésicule active ou d'une ampoule. Un test sanguin peut également détecter les infections à VHS-1 ou VHS-2.

Traitement

Il n’existe aucun traitement contre l’herpès, mais des traitements efficaces pour les éruptions existent. Pour être efficaces, ces traitements doivent être administrés immédiatement après l’apparition des symptômes. Les éruptions de vésicules peuvent se manifester à plusieurs reprises tout au long de la vie d’une personne. Si vous croyez avoir contracté l’herpès, consultez aussitôt un médecin. Des médicaments vous seront prescrits pour traiter les zones infectées et réduire la douleur provoquée par les vésicules. Ces médicaments peuvent être prescrits lorsque les éruptions se manifestent ou ils peuvent être pris régulièrement pour supprimer le virus et réduire les probabilités de flambées.

Pour atténuer les symptômes de l’herpès génital, il est recommandé :

  • de porter des vêtements amples durant les éruptions;
  • de boire de grandes quantités de liquides et d’uriner dans le bain pour réduire la douleur à la miction;
  • de se laver les mains avec de l’eau et du savon après avoir touché une région infectée et, en particulier, de ne pas se frotter les yeux ou se toucher la bouche après avoir touché une région infectée;
  • d’éviter la propagation de l’infection en gardant la zone infectée propre et sèche. Pour faire sécher les régions infectées, utiliser un séchoir ou tapoter légèrement la zone à l’aide d’une serviette;
  • d’utiliser du sel d’Epsom dans l’eau du bain afin d'aider à nettoyer et à assécher les zones infectées;
  • de laver fréquemment les serviettes et les sous-vêtements avant leur réutilisation;
  • d’avoir un style de vie sain, c’est-à-dire un régime alimentaire approprié, suffisamment de sommeil, et de faibles niveaux de stress pour renforcer votre système immunitaire et réduire les probabilités de flambées;
  • d'utiliser des médicaments permettant de réduire la fréquence de ces flambées et de traiter les vésicules en tant que telles.

Conséquences de l'herpès génital à long terme

Il n'existe aucun traitement contre l'herpès, mais la fréquence et la gravité des infections peuvent être partiellement prises en charge par des médicaments. En soi, le VHS-1 et le VHS-2 ne sont généralement pas considérés comme étant dangereux pour la santé. Toutefois, dans de très rares cas, le virus herpès simplex peut causer des maladies graves. Les femmes enceintes infectées peuvent transmettre le virus à leur nourrisson à l'accouchement, entraînant des lésions et possiblement des infections dangereuses pour le système nerveux central du bébé. Dans de rares cas, le virus herpès simplex peut causer une méningite ou une encéphalite (inflammation du cerveau) et l'infection à l'herpès oculaire peut provoquer des ulcérations à la cornée et même la cécité.

Quoi dire à votre partenaire?

Pour certaines raisons, il pourrait être plus difficile de discuter de l’herpès que de toute autre ITS, car il est incurable et peut être transmis par les activités sexuelle orales, et les condoms ne protègent pas entièrement contre la transmission.

Il est probable que le partenaire existant ait déjà contracté le virus et ne présente aucun symptôme ou que de légers symptômes. Si vous avez reçu un diagnostic de virus herpès simplex, il est crucial que votre partenaire subisse un test de dépistage même s’il ou elle ne présente aucun symptôme.

Quand pourrai-je avoir des relations sexuelles à nouveau?

Une infection à l’herpès génital ne signifie pas que vous devez mettre fin à votre vie sexuelle, mais il faut retenir qu’il s’agit d’une infection contagieuse et incurable. Elle peut être transmise par des activités sexuelles orales et sans que les symptômes ne soient apparents. Les condoms permettront de réduire le risque de transmission, mais pourraient ne pas couvrir la région infectée en entier. Ainsi, lorsque vous décidez d’avoir des relations sexuelles, vous et votre partenaire acceptez un certain degré de risque. Il est de votre devoir d’informer votre partenaire de ces risques.

Si vous avez contracté l’herpès, vous devriez pratiquer une sexualité protégée. Évitez toute relation sexuelle lorsque vous avez une infection active. Demandez à votre fournisseur de soins de santé de vous donner plus de renseignements sur les relations sexuelles pendant une infection au virus herpès simplex. Certains médicaments suppressifs contre l’herpès peuvent également atténuer le risque de transmission du virus.

Comme la transmission du virus peut être bilatérale (de la bouche aux organes génitaux ou vice-versa), pendant les relations sexuelles orales, il est très important que les deux partenaires se protègent. Les partenaires masculins devraient toujours porter des condoms au moment des relations sexuelles orales. Une digue dentaire ou un condom coupé dans le sens de la longueur devrait être placé sur les organes génitaux de la femme pour former une barrière entre la bouche et la peau.

 

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH)

 HIV Cycle (Female and Male) English

Qu’est-ce que le VIH?

Il s'agit du virus de l’immunodéficience humaine, lequel cause le sida.

Le VIH est un virus transmissible sexuellement incurable qui attaque et affaiblit le système immunitaire d’une personne. Le système immunitaire est un réseau complexe qui combat l’infection pour maintenir l’organisme en bonne santé. On dit d’une personne infectée par le VIH qu’elle est séropositive pour le VIH.

Qu’est-ce que le sida?

L’acronyme sida veut dire « syndrome de l’immunodéficience acquise ». Le sida est un syndrome, qui est le nom donné à une gamme de symptômes et de conséquences qui se produisent ensemble. Le sida est une gamme de symptômes, de signes et de caractéristiques qui se produisent dès que le système immunitaire d’une personne est considérablement affaibli par l’infection au VIH.

On peut établir un diagnostic de sida de deux façons. D’abord, une personne aux prises avec le VIH peut recevoir un diagnostic de sida si elle contracte une maladie définissant le sida. Les gens dont le système immunitaire est sain sont habituellement en mesure de combattre ces maladies définissant le sida, mais chez une personne dont le système immunitaire est affaibli en raison du VIH, ces maladies sont très graves et peuvent constituer un danger pour la vie.

L’autre moyen de détecter le sida est par le test de dépistage indiquant qu’une partie du système immunitaire d’une personne séropositive pour le VIH s’est affaiblie de façon extrême, rendant cette personne vulnérable à une vaste gamme d’infections, de maladies et de cancers. Les infections qui causent la maladie chez les gens dont le système immunitaire est affaibli sont souvent « opportunistes ».

Intervalle entre l’acquisition du VIH et le diagnostic de sida

Il est très difficile de calculer avec certitude l’intervalle entre l’acquisition du VIH et le diagnostic de sida. En moyenne (médiane), le VIH prend plus de 10 ans pour passer à l’état de sida. L’intervalle est différent pour chacun et est fonction de bon nombre de facteurs, y compris l’état de santé et le style de vie de la personne, la vigueur de son système immunitaire, son âge et les niveaux d’immunité à d’autres maladies. Un autre facteur touchant la durée de transformation du VIH en sida est l’efficacité de plus en plus améliorée des médicaments antiviraux qui ralentissent la propagation du VIH dans l’organisme. Au fur et à mesure de l’évolution de ces médicaments, les gens traités pour le VIH disposent de plus de temps avant que l’infection ne se développe en sida.

En raison de tous ces facteurs et de l’efficacité en évolution constante des médicaments, aucune estimation fiable n’est présentement disponible quant à la durée moyenne de l'évolution du VIH en sida.

Le VIH au Canada et dans le reste du monde

Les chiffres sont alarmants à l’échelle mondiale. Dans un rapport de 2004, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida a estimé qu’environ 38 millions de personnes sont actuellement aux prises avec le VIH à l’échelle mondiale et que, depuis le premier cas de sida en 1981, plus de 20 millions de personnes sont décédées des suites du virus.1 On estime que 3,1 millions de personnes sont décédées des causes du sida en 2004 seulement.

Au Canada, le nombre de personnes atteintes par l’infection au VIH est en hausse. La forme du VIH est également en évolution. À une certaine époque, bien des gens croyaient que le VIH n’était associé qu’aux hommes homosexuels. Il s’agit, bien entendu, d’un mythe. Les femmes et, en particulier, les adolescentes et les jeunes femmes dans la vingtaine, montrent une augmentation radicale dans l’incidence de la maladie. Au Canada, avant 1995, les femmes ne représentaient que 10 % des nouveaux cas de VIH; en 2004, elles en représentaient plus de 25 %.2

Pour plusieurs raisons, dont le fait que les symptômes de l’infection au VIH prennent habituellement bien des années avant de se manifester, il n’existe aucune statistique fiable sur le nombre de gens actuellement infectés au Canada. Toutefois, de 2000 à 2004, l’Agence de la santé publique du Canada a noté une hausse de 20 % du nombre de cas déclarés qui est passé de 2 111 en 2000 à 2 529 en 2004.3

Comment se transmet le VIH?

Le VIH se transmet par contact avec des liquides organiques infectés comme les sécrétions vaginales, le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, le lait maternel et le sang.

L’infection peut se transmettre par contact sexuel anal, vaginal ou oral. Toutefois, en ce qui concerne la propagation du VIH, on considère que les activités sexuelles orales présentent un très faible risque, et que le contact sexuel vaginal ou anal est beaucoup plus risqué.

Le VIH peut également se transmettre par le partage de seringues, d’une mère à son nourrisson à l’accouchement, ou au bébé par l’intermédiaire du lait maternel contaminé.

Vous pouvez aussi devenir séropositif pour le VIH par l'intermédiaire de sang contaminé si du sang infecté pénètre dans votre organisme. Au Canada, la transmission du VIH ne s’applique généralement qu’au partage de seringues pour la consommation illégale de drogues. L’utilisation d’aiguilles non stérilisées servant au tatouage, à l’acupuncture ou aux perçages corporels peut également constituer un risque potentiel, bien qu’il s’agisse d’activités à très faible risque. Dans certains pays, les risques de contracter le VIH par transfusions de sang non testé ou par transplantations d’organes sont également présents. 5,6

Certaines autres infections transmissibles sexuellement, comme l’herpès, la chlamydiose ou la gonorrhée, facilitent la transmission du VIH.

Comment prévenir le VIH?

Le meilleur moyen pour les personnes actives sur le plan sexuel de se protéger contre la transmission du VIH est d’avoir recours à des condoms à toutes les relations sexuelles. Si vous courez un risque élevé de contracter le VIH en raison de comportements sexuels risqués ou d’utilisation de drogues par intraveineuse, vous devriez envisager de subir un test de dépistage des ITS. D’autres ITS, comme la chlamydiose et la gonorrhée, sont guérissables et pourraient ne présenter aucun symptôme; toutefois, elles accroissent le risque de contracter le VIH. C’est pourquoi il est important de subir des tests de dépistage et de se faire traiter pour d’autres ITS, car ces mesures permettent de réduire le risque de contracter le VIH.

Bien que le risque de propagation du VIH pendant les activités sexuelles orales soit très faible, les condoms et les digues dentaires peuvent offrir une protection pendant les activités sexuelles orales. Ils protègent aussi contre les autres ITS.

Si vous voyagez à destination de pays étrangers, il est également important de se protéger pendant les relations sexuelles. L’infection au VIH est beaucoup plus courante dans d’autres parties du monde (dont les Caraïbes) qu’au Canada. Renseignez-vous avant de partir en voyage et protégez-vous en tout temps.

Consultez le Programme de médecine des voyages de l’Agence de la santé publique du Canada pour obtenir davantage de renseignements sur les ITS et les voyages internationaux.

Quels sont les symptômes?

Les symptômes peuvent souvent prendre des années à se manifester chez une personne infectée par le VIH. Pendant cette période, elle peut propager le virus à bien d’autres personnes. C’est pourquoi le VIH est une infection très difficile à maîtriser, car une personne pourrait ne pas savoir qu’elle est infectée jusqu’à ce que l’infection se soit propagée.

Certains des symptômes les plus courants de l’infection au VIH, comme la perte constante de poids, la fatigue, les sueurs nocturnes, la perte d’appétit, la diarrhée constante et les infections à levure récurrentes, ressemblent à s’y méprendre à ceux d’autres maladies. Donc, le seul moyen de confirmer vous êtes atteint d’une infection au VIH est de subir un test de dépistage approprié auprès d’un professionnel de la santé.

Parce que les symptômes du VIH sont souvent non spécifiques, on pourrait ne pas soupçonner la présence d'une infection, à moins que :

  • les symptômes ne disparaissent pas au fil du temps;
  • les autres causes possibles aient été écartées;
  • la personne ne présente des risques accrus d’infection au VIH en raison de son comportement sexuel ou de l’injection de drogues par le passé (remontant souvent à bien des années);
  • la personne ne reçoive un diagnostic de maladie opportuniste, qui est une maladie qui fait état d’un système immunitaire affaibli.

Les symptômes ne permettent pas de détecter une infection au VIH. Un test de dépistage pour le VIH est le seul moyen de confirmer si une personne est infectée.

Dépistage

Généralement, le VIH présente une « période fenêtre » de trois mois pour le dépistage, qui est l'intervalle approximatif entre le moment de l'infection au VIH et le moment où le test de dépistage pour le VIH détectera le virus dans l'organisme. Pour bon nombre de personnes, le test de dépistage peut être précis après plusieurs semaines suivant l'infection, mais dans de rares cas, il faut compter jusqu'à six mois avant que le virus ne se manifeste.

Si vous envisagez de subir un test de dépistage pour le VIH, il faut noter que le test pourrait ne pas détecter une infection contractée dans les trois mois précédents. Trois mois après le moment de l'infection, le test confirmera l'infection au VIH dans 97 % des cas.2 Après six mois, le test confirmera la présence du virus dans 99 % des cas.

Traitement

Bien qu'il n'existe aucun traitement contre le VIH, les recherches en matière de traitement progressent considérablement. Les gens aux prises avec le VIH ont une espérance de vie plus longue sans infection opportuniste ou autres maladies graves.

Conséquences à long terme

Le VIH est une maladie incurable et fatale. Cependant, les recherches en ce qui a trait au traitement du VIH/sida progressent rapidement et les gens soumis à un traitement vivent plus longtemps et en meilleure santé.

Le sida en soi ne provoque pas le décès, mais il affaiblit le système immunitaire de façon à ce que l’organisme d’une personne ne puisse se défendre contre les autres maladies. Les causes de décès des gens atteints du sida sont nombreuses, notamment les infections opportunistes, les cancers, la pneumonie, l’hépatite et les troubles pulmonaires, cardiovasculaires et rénaux.

Quoi dire à votre partenaire?

Il n’est pas facile d’avouer à votre partenaire que vous avez contracté le VIH. Si vous recevez un diagnostic de VIH pendant que vous entretenez une relation, vous devez l’annoncer à votre partenaire pour qu’il subisse un test de dépistage pour le VIH (sans oublier la période fenêtre de trois mois). Un diagnostic précoce peut faire une grande différence dans la prise en charge d’une infection au VIH et les traitements médicamenteux modernes peuvent ralentir la progression vers le stade du sida.

Consultez votre fournisseur de soins de santé pour obtenir des conseils ou d’autres services de soutien qui peuvent être à votre disposition et qui peuvent vous préparer à discuter de la situation avec votre partenaire.

Le VIH est une infection à déclaration obligatoire et vous devrez informer votre fournisseur de soins de santé de vos antécédents en matière de partenaires sexuels. Parce que les symptômes de l’infection au VIH prennent du temps à se manifester, vos partenaires sexuels d’il y a plusieurs années pourraient devoir subir un test de dépistage.

 

L'hépatite B

 Hepititis B (Female and Male) English

  

Description

Le terme hépatite signifie « inflammation du foie ». L’hépatite B est un virus transmissible sexuellement pouvant causer des ulcérations au foie, des insuffisances hépatiques, et des maladies hépatiques comme la cirrhose et le cancer du foie. À l’échelle mondiale, l’hépatite B est très fréquente.

L’hépatite B est incurable, mais un vaccin existe et la plupart des infections disparaîtront d’elles-mêmes. La plupart des gens n’auront aucun symptôme de l’infection. C’est pourquoi bon nombre de personnes infectées par l’hépatite B pourrait ne jamais le savoir et transmettre la maladie.

L’hépatite B se présente sous deux formes, aiguë (à court terme) ou chronique (à long terme).

Lorsqu’une personne est infectée pour la première fois par le virus de l’hépatite B, on dit qu’elle a une infection « aiguë ».


Durant cette période, la personne infectée peut présenter des symptômes ou non. Si elle en présente, elle pourrait ressentir quelques symptômes pseudogrippaux très légers. Dans de rares occasions, elle pourrait présenter des symptômes très graves nécessitant une attention médicale, comme la jaunisse (peau et yeux jaunes), une douleur abdominale, une éruption cutanée ou des douleurs articulaires.

Au cours d’une infection aiguë, qui peut durer jusqu’à six mois, une personne peut transmettre le virus. Environ 90 % des adultes se rétabliront du stade aigu dans les mois suivant l’infection, puisque leur corps développera l’immunité au virus qui permettra de combattre l’infection.1 Ces personnes ne développeront pas une hépatite « chronique ». Leurs symptômes disparaîtront (le cas échéant), ils ne seront plus en mesure de transmettre le virus et ils ne ressentiront essentiellement aucun effet à long terme de l’infection.

Quant aux personnes comprises dans l’autre tranche de 10 %, leur organisme ne sera pas en mesure de combattre le virus et développera une hépatite « chronique », soit une infection à long terme du foie. On surnomme ces personnes « porteurs chroniques », étant donné qu’elles peuvent transmettre l’infection pendant toute leur vie.

Une personne a une hépatite B chronique si l’infection persiste pendant plus de six mois. Environ 350 millions de personnes partout dans le monde sont infectées par l’hépatite B à long terme.2 L’hépatite B chronique peut durer toute la vie; toutefois une personne infectée peut ne présenter aucun symptôme. Qu’elle connaisse des symptômes ou non, cette personne peut activement transmettre la maladie.

Les nouveau-nés peuvent contracter le virus de l’hépatite B durant l’accouchement, et développeront presque toujours une hépatite chronique.

Les personnes ayant contracté l’hépatite chronique peuvent encourir des lésions graves au foie au fil du temps. Les gens infectés par l’hépatite B chronique sont susceptibles de connaître une insuffisance hépatique et des maladies hépatiques comme la cirrhose et le cancer du foie. Dans certains cas, les complications découlant des lésions au foie peuvent causer la mort.

Comment se transmet l’hépatite B?

L’hépatite B est une infection transmissible sexuellement et peut se propager par contact sexuel anal, vaginal ou oral avec un partenaire infecté.

Une mère infectée par l’hépatite B peut infecter son nouveau-né au cours de l’accouchement.

Cette infection peut également être véhiculée par le sang, soit par le partage de seringues aux fins de consommation de drogues ou par le partage d’articles personnels comme des rasoirs ou des brosses à dent qui sont entrés en contact avec du sang infecté.

Comment prévenir l’hépatite B?

Si vous présentez un risque accru de contracter le virus, demandez à votre professionnel de la santé de vous administrer le vaccin contre l’hépatite B.

  • Pratiquez l’abstinence ou une sexualité protégée au moyen de condoms.
  • Ne partagez jamais d’articles personnels comme des rasoirs ou des brosses à dent avec une personne infectée.
  • Évitez les activités qui vous exposent à du sang ou du sperme contaminé.
  • Ne partagez jamais de seringues aux fins de consommation de drogues.
Quels sont les symptômes?

Dans bon nombre d’infections aiguës et chroniques, la personne infectée ne présentera aucun symptôme. Ces cas peuvent passer complètement inaperçus, ou inaperçus pendant une longue période après que l’infection a été contractée.

Les symptômes de l’hépatite aiguë peuvent souvent être légers et ressembler à s’y méprendre à ceux de la grippe. Ceux-ci comprennent la fatigue, des douleurs articulaires, des douleurs dans la région de l’estomac, une perte d’appétit, la nausée et un sentiment général de maladie. Dans certains cas, l’hépatite B peut également causer la jaunisse, qui est un signe de troubles au foie.

Au début, bon nombre de personnes atteintes d’hépatite B chronique ne présenteront aucun symptôme; toutefois, une infection chronique peut causer des ulcérations graves au foie et parfois des maladies hépatiques fatales, y compris une cirrhose et le cancer du foie. Les gens infectés par le virus, mais qui ne montrent aucun symptôme, peuvent tout de même transmettre l’infection. La consommation d’alcool peut accélérer le processus de destruction du foie chez les gens atteints d’hépatite.

Pour ceux qui présentent des symptômes de l’infection, ceux-ci apparaîtront habituellement dans les 45 à 180 jours suivant le moment où l’infection a été contractée.

Dépistage

L’hépatite B peut être détectée au moyen d’un test sanguin.

Traitement

Certains traitements contre l’hépatite B chronique permettent de maîtriser la propagation du virus. Toutefois, ces médicaments ne sont pas recommandés pour tout le monde.

Conséquences de l’hépatite B sans traitement

L’hépatite B peut causer des lésions permanentes au foie, y compris la cirrhose, le cancer du foie ou une insuffisance hépatique.

Les femmes enceintes porteuses du virus peuvent le transmettre à leur nourrisson au cours de l’accouchement. Toutefois, un traitement peut prévenir la transmission de la mère infectée à son bébé. Au Canada, les femmes enceintes subissent systématiquement des tests de dépistage de l’hépatite B avant l’accouchement .

Les gens dont le système immunitaire est affaibli en raison de l’infection au VIH courent beaucoup plus de risques de développer l’hépatite chronique.

Le vaccin

Le vaccin contre l’hépatite B fonctionne en faisant croire à l’organisme qu’il est atteint de l’hépatite B. Le vaccin n’est pas un virus et n’est pas néfaste pour la santé, mais l’organisme aura l’impression qu’il s’agit du virus de l’hépatite B. Parce que l’organisme croit qu’un virus l’envahit, il préparera ses défenses pour le contrer. Pour ce faire, il produira des cellules spéciales, ayant pour objectif précis de lutter contre l’hépatite B. L’organisme continuera de produire ces défenses longtemps après l’injection du vaccin. Ainsi, si jamais vous contractez le vrai virus de l’hépatite B, votre organisme sera déjà prêt à se défendre et sera en mesure de combattre le virus avant qu’il ne se loge dans votre corps.

Au Canada, tous les territoires et provinces ont mis en place un programme universel d’immunisation contre l’hépatite B à l’intention des enfants.

Le vaccin peut également être recommandé aux personnes :

  • courant de grands risques, comme celles qui ont plusieurs partenaires sexuels ou les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes,
  • partageant des seringues,
  • qui travaillent dans un environnement où elles peuvent entrer en contact avec du sang ou des liquides organiques contaminés, et à celles qui nécessitent certaines transfusions ou des interventions sanguines,
  • dont le partenaire est atteint de l’hépatite B,
  • atteintes de certaines maladies du foie.
Quoi dire à votre partenaire?

Pour le partenaire existant : Si vous avez un (des) partenaire(s) et recevez un diagnostic d’hépatite aiguë ou chronique, soyez honnête et demandez-lui (leur) de subir un test de dépistage. Rappelez-vous que la grande majorité des adultes infectés par l’hépatite B ne développeront pas d’infection chronique. Votre (vos) partenaire(s) pourrai(en)t déjà avoir eu une infection à l'hépatite B ne présentant aucun symptôme ou seulement des symptômes légers. Ou il(s) pourrai(en)t n’avoir jamais été infecté(s).

Toutefois, les probabilités de développer une infection aiguë ou chronique grave sont élevées. Soyez donc honnête, parlez-en à votre partenaire, expliquez les risques et offrez de l’accompagner pour le soutenir dans sa démarche.

Si le dépistage détermine que votre partenaire n’a jamais été infecté par l’hépatite B, il ou elle n’aura pas l’immunité contre le virus de l’hépatite B. Dans ce cas, vous pourriez demander à votre partenaire de se faire vacciner par un professionnel de la santé.

Pour les nouveaux partenaires : Le virus de l’hépatite B chronique peut se propager, est incurable et peut être très grave. Ainsi, si vous avez une infection et entreprenez une relation avec un nouveau partenaire, il vous incombe de l’informer. Expliquez les risques liés à l’infection et parlez-lui du vaccin qu’il ou elle devrait se faire administrer. Consultez votre fournisseur de soins de santé à propos du vaccin, des moyens de protection, y compris le condom, et des moyens de réduire le risque de transmission.

Quand pourrai-je avoir des relations sexuelles à nouveau?

Vous pouvez avoir des relations sexuelles après qu’une infection aiguë disparaisse et que vous ne soyez plus contagieux. N'oubliez pas que vous pouvez être encore contagieux même si vous ne présentez aucun symptôme. Subissez un test de dépistage auprès d’un fournisseur de soins de santé pour vous assurer que l’infection est disparue. Vous devriez toujours pratiquer une sexualité protégée pour réduire le risque de transmission de l’hépatite B ou d’autres ITS.

Si vous présentez une hépatite B chronique, consultez un professionnel de la santé avant d’avoir des relations sexuelles à nouveau. Si vous avez déjà un partenaire sexuel, celui-ci devrait subir un test de dépistage. Il pourrait être infecté par le virus ou être déjà immunisé en raison d’une infection précédente qui s’est guérie. S’il n’a pas contracté le virus, consultez un professionnel de la santé pour connaître les moyens de pratiquer une sexualité protégée ainsi que pour que votre partenaire reçoive le vaccin contre l’hépatite B. Vous devriez utiliser des condoms pour tenter de prévenir le risque de transmission.

 

Le virus du papillome humain (VPH)

  HPV (Female) EnglishHPV (Male) English

Qu’est-ce que le VPH?

Une infection qui attaque l’intérieur et l’extérieur de l’organisme

Le virus du papillome humain, ou VPH, est l’un des virus les plus répandus dans le monde contemporain. Il s’agit de l’infection transmissible sexuellement (ITS) la plus courante. Il se transmet pendant les relations sexuelles, mais aussi par contact de peau à peau. Il infecte la surface de la peau, la muqueuse de la bouche, la langue, la gorge, les amygdales, le vagin, le pénis, le col de l’utérus et l’anus.

La plupart des personnes infectées par le VPH ne présentent aucun signe ni symptôme et peuvent propager le virus sans même le savoir. Le VPH n’est pas apparenté au VIH, le virus de l’immunodéficience humaine, qui cause le sida. Mais, en raison de l’affaiblissement de leur système immunitaire, les personnes atteintes du VIH sont plus susceptibles d’être infectées par d’autres microbes, y compris un, ou plusieurs souches de VPH.

Les différentes souches causent différents problèmes
Il existe de nombreuses souches de VPH. On en a répertorié, de manière fiable, plus de 80, mais les chercheurs croient qu’il y en aurait plus de 200. Certaines souches causent des verrues vulgaires ou des verrues plantaires. Par contre, plus de 30 souches de VPH causent des infections du tractus anogénital.

Parmi les souches de VPH qui causent des infections génitales, il y a :

Les souches 16 et 18, qui peuvent provoquer des lésions précancéreuses, le cancer du col et d’autres cancers génitaux. On les appelle les souches carcinogènes ou les « VPH à risque élevé ». D’autres types, comme les souches 6 et 11, peuvent causer des verrues génitales. On les appelle les « VPH à faible risque », parce qu’ils causent rarement le cancer.

Verrues vulgaires

Les souches les plus visibles de VPH sont responsables des verrues de la peau (verrues vulgaires, verrues plantaires, verrues planes) qui affectent diverses régions de la peau comme les mains, les bras, les jambes et la plante des pieds. Les infections dues à ce type de VPH sont très courantes. Elles sont bénignes, non cancéreuses et se traitent très facilement.

Verrues génitales

Il ne faut pas confondre les verrues de la peau et les verrues génitales (aussi appelées condylomes acuminés), qui sont causées par les souches 6 et 11 du VPH. Chez les femmes, les verrues génitales peuvent apparaître sur la vulve, l’urètre, le col utérin, l’anus et les cuisses. Chez les hommes, elles se retrouvent sur le pénis, le scrotum, l’anus et les cuisses.

Lésions précancéreuses

Chez les femmes, le VPH peut infecter les cellules du vagin et du col de l’utérus, des endroits que l’on ne voit pas. Ces lésions (que l’on appelle cellules anormales ou dysplasie dans les milieux médicaux) sont considérées comme une affection précancéreuse. Le VPH est l’une des causes les plus fréquentes de la dysplasie cervicale. Il existe trois types de dysplasie cervicale : bénigne, modérée et grave. Si on ne la traite pas, la dysplasie peut dégénérer en cancer du col utérin.

Cancers

Les souches carcinogènes du VPH sont responsables de la plupart des cancers du col. Dans 70 % des cas, ils sont causés par les souches 16 et 18, qui provoqueraient en outre les cancers de la bouche ou du pénis. Les chercheurs ont établi un lien étroit entre le cancer de l’anus et le VPH 16.

La transmission et l’évolution naturelle du VPH

Le VPH ne se transmet pas par contact avec le sang. Le plus souvent, le virus se transmet par contact avec la peau du pénis, du scrotum, du vagin, de la vulve ou de l’anus d’une personne infectée. Il se transmet aussi par contact de la bouche avec les parties génitales. Le port du condom n’offre pas une protection totale, puisque le virus peut se trouver sur des régions de la peau non couvertes par le condom.

Le VPH frappe en général les jeunes au moment de leurs premières relations sexuelles. Les recherches révèlent que les jeunes Canadiens (garçons et filles) ont leurs premières relations dès l’âge de 15 ans, et que des filles âgées d’à peine 12 ou 13 ans de tous les milieux socioéconomiques pratiquent des activités sexuelles orales.

Les verrues génitales sont très contagieuses et se transmettent pendant les rapports oraux, vaginaux ou anaux avec un partenaire infecté.

La plupart (66 %) des personnes qui ont des rapports sexuels avec un partenaire infecté par une verrue génitale auront elles-mêmes une verrue dans les trois mois suivant le contact.

Les verrues génitales peuvent compliquer la grossesse :

  • La taille de la verrue peut augmenter, rendant la miction difficile.
  • Elles nuisent à l’élasticité du vagin et peuvent causer de l’obstruction à l’accouchement.
  • Dans de rares cas, les nourrissons issus d’une mère infectée auront des verrues dans la gorge, un problème potentiellement mortel.
  • Les verrues génitales persistent parfois pendant des années avant de disparaître. Toutefois, le VPH peut demeurer dans l’organisme à l’état latent et se manifester de nouveau. L’évolution naturelle d’une infection au VPH varie dans le temps et selon les personnes :

Les verrues génitales peuvent se développer rapidement à l’intérieur ou à l’extérieur du vagin, en général dans les trois mois qui suivent le contact.

Dans l’année qui suit la première infection au VPH, des dysplasies cervicales bénignes (CIN 1) peuvent se déclarer. (CIN signifie « cervical intraepithelial neoplasia » – néoplasies cervicales intraépithéliales. C’est un système de classification des lésions cervicales : CIN 1 = infection bénigne, CIN 2 = infection modérée, CIN 3 = infection grave).

Chez certaines femmes, l’infection persiste et peut évoluer vers les premiers stades du cancer (CIN 2 ou 3). Cette transformation est généralement lente; elle peut prendre de cinq ans à toute la vie.

Les symptômes physiques et psychologiques

Verrues génitales

Les verrues génitales sont habituellement indolores. Elles peuvent néanmoins provoquer les symptômes suivants :

Une sensation de brûlure ou d’irritation et des saignements légers occasionnels à la suite de rapports anaux ou après la défécation.

Les excroissances en forme de petits choux-fleurs ont un aspect disgracieux qui suscite la gêne et est associé à une fréquence élevée de dépression et de dysfonction sexuelle, ainsi qu’à des perturbations des relations de longue date.

Les recherches menées auprès de personnes présentant une verrue génitale visible et chez qui on a diagnostiqué une infection au VPH révèlent que celles-ci :

  • se sentent déprimées, honteuses et coupables;
  • craignent d’être rejetées par leur partenaire, de ne plus vivre leur sexualité pleinement et de ne plus pouvoir éprouver de plaisir sexuel.

Lésions précancéreuses

Les symptômes de la dysplasie cervicale passent souvent inaperçus. Le dépistage se fait en général grâce à un test de Pap (frottis vaginal) ou à une colposcopie. Les infections au VPH ont des conséquences sociales et psychologiques. On a mené des études auprès de femmes à qui l’on venait d’annoncer que les résultats de leur test Pap étaient anormaux. On a observé chez elles des répercussions psychologiques fréquentes, notamment :

  • de l’anxiété et des craintes au sujet du cancer;
  • des problèmes d’ordre sexuel;
  • une modification de leur image corporelle;
  • des inquiétudes relatives à la perte de leurs fonctions génésiques.
Les traitements et les stratégies de prévention

La vaccination contre le VPH

La vaccination visant à prévenir les infections aux souches les plus courantes du VPH et le cancer du col est désormais disponible au Canada. Par ailleurs, le gouvernement canadien a approuvé la vaccination pour les filles et les femmes âgées entre 9 et 26 ans. Des études ont démontré que la vaccination permet d'enrayer à coup sûr les infections causées par quatre souches de VPH. Ces quatre souches sont les suivantes :

Les souches 16 et 18, qui sont à l'origine des lésions précancéreuses et des cancers du col, de la vulve et du vagin; et les souches 6 et 11, qui sont à l'origine des verrues génitales et anales.

Ces quatre souches de VPH sont responsables de 70 % de tous les cancers du col et de 90 % des verrues génitales, et sont associées à des maladies comme la cancer du vagin et de la vulve. Par contre, aussi efficace soit-il, le vaccin contre le VPH ne prévient pas les autres infections transmissibles sexuellement. Vous devriez donc toujours utiliser un condom lorsque vous avez des rapports sexuels, même si vous avez été vacciné(e).

En ce qui concerne le traitement, contrairement aux bactéries, les virus ne peuvent être détruits par des antibiotiques; de plus, il n’existe à l’heure actuelle aucun moyen médical d’éliminer une infection au VPH. Le traitement dépend du type d’infection au VPH et, dans le cas du cancer du col utérin, du stade atteint par la maladie.

Verrues génitales

On peut essayer d’éliminer les verrues visibles, mais cela n’élimine pas le VPH, de sorte que les verrues peuvent réapparaître. Les traitements chimiques sont embarrassants et parfois douloureux; de plus, ils peuvent laisser des cicatrices. On peut détruire les verrues génitales externes par application directe de deux puissantes substances chimiques (la podophylline et l’acide trichloroacétique), mais le traitement doit être répété plusieurs fois. Un nouveau produit, la crème imiquimod, est maintenant disponible; elle réussit assez efficacement à stimuler le système immunitaire pour qu’il combatte le virus.

Il existe d’autres méthodes de destruction des verrues génitales externes. On les choisit en fonction de la taille, du nombre et de l’emplacement de celles-ci :

  • La cryothérapie (on tue les cellules endommagées en appliquant de l’azote liquide, qui les gèle);
  • L’électrochirurgie (on fait passer un courant électrique dans les cellules anormales);
  • La thérapie au laser (on « surchauffe » et on vaporise les cellules anormales).

Cancer du col de l’utérus

En règle générale, on peut traiter efficacement le cancer du col quand il en est au premier stade. On peut choisir entre l’excision électrochirurgicale à l’anse diathermique (la technique LEEP, qui excise les tissus à l'aide d'une anse chaude), la thérapie au laser et la cryothérapie. Si le cancer a atteint les couches plus profondes du col de l’utérus et qu’il s’est propagé à l’utérus, on utilisera un traitement plus poussé, par exemple l’hystérectomie radicale avec ablation des ganglions lymphatiques. Cette intervention a toutefois des effets secondaires, notamment la perte de contrôle de la vessie, des problèmes d’ordre sexuel, un stress psychologique et l’enflure des jambes.

Au dernier stade, le cancer est mortel s’il envahit les tissus voisins; la chimiothérapie et la radiothérapie donnent certains résultats. Lorsque le cancer s’est propagé au-delà du bassin, on considère qu’il est incurable : en effet, le taux de survie n’est que de 20 %. On peut combattre le cancer du col grâce au dépistage et au traitement. La solution idéale, toutefois, serait d’en prévenir la cause : l’infection au VPH.

Le problème semble pour l’instant insoluble, puisqu’il est presque impossible de rompre la chaîne de la transmission en mettant fin aux rapports sexuels non protégés. L’utilisation d’un condom ne suffit pas, puisqu’il ne recouvre que le pénis (ou l’extérieur du vagin dans le cas du condom pour femmes); il peut donc y avoir contact entre la peau et les zones anogénitales. De plus, certaines personnes allergiques au latex utilisent des condoms faits d’intestins de mouton, dont les pores sont suffisamment larges pour laisser passer des bactéries et des virus de petite taille comme le VPH.