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Agressions sexuelles facilitées par la drogue

Qu'est-ce que la violence faite aux femmes?

Renseignements sur le dépistage

Certaines drogues utilisées pour faciliter l'agression sexuelle sont rapidement absorbées et évacuées par l'organisme, de façon à ce que les preuves de l'absorption de la drogue sont minimes.

Lorsque l'on suspecte qu'une victime a été droguée aux fins d'agression sexuelle, un échantillon d'urine de la patiente devrait être prélevé aussitôt que possible. Un échantillon de sang devrait également être prélevé si la patiente se présente dans les 72 heures suivant l'intoxication aux fins d'une agression sexuelle.

La participation des forces policières est nécessaire pour effectuer le dépistage, et on devrait communiquer avec les forces policières régionales ou municipales aussitôt que possible. Dès que les prélèvements de sang ou d'urine ont été réalisés, la police analysera les échantillons à un laboratoire de police autorisé.

Nota : Bien que le dépistage des drogues nécessite la participation des forces policières, cette mesure ne signifie pas pour autant qu'une victime doive intenter nécessairement des poursuites judiciaires ou fasse entreprendre une enquête complète.

Prélèvement d'échantillons

Les échantillons suivants devraient être prélevés si on suspecte que la victime a été droguée.

Symptômes et médicaments

Si on suspecte qu'une patiente vient d'être droguée aux fins d'une agression sexuelle, il est important de noter ses symptômes, ainsi que les médicaments qu'on lui a administrés, comme des sédatifs, avant le prélèvement de sang ou d'urine.

Urine

Un prélèvement d'urine devrait être effectué aussitôt que possible. Un récipient à échantillon normal à couvercle vissé est indiqué. Aux fins de dépistage, le prélèvement de quantités importantes est privilégié. On suggère de remplir un contenant de 50 ml.

L'échantillon d'urine devrait être réfrigéré et identifié clairement sur le récipient (et non sur le couvercle). Les renseignements d'identification devraient comprendre les prénom et nom de la patiente, le numéro d'identification personnel ou le numéro d'identification à l'hôpital, la date et l'heure du prélèvement de l'échantillon, le nom du médecin de la patiente et l'estimation du moment où la victime a été droguée. Les procédures de la chaîne de conservation doivent être suivies pour garantir l'intégrité de l'échantillon.

Sang

Un échantillon de sang devrait également être prélevé si la patiente se présente dans les 72 heures suivant l'intoxication aux fins d'une agression sexuelle. L'échantillon devrait être prélevé aussitôt que possible. Un échantillon de sang de 7 à 8 ml devrait être prélevé dans un tube à échantillon de sang contenant des préservatifs (bouchon gris). Les échantillons devraient être clairement identifiés (comme mentionné ci-dessus) et les procédures de la chaîne de conservation doivent être suivies pour garantir l'intégrité de l'échantillon.

Traitement des patientes

Que faire si une patiente est susceptible d'avoir été victime d'une agression sexuelle facilitée par la drogue?

  • La patiente devrait être traitée avec respect et ne pas être jugée
  • Offrez de faire intervenir les forces policières
  • Dans certains cas, comme lorsque la victime est âgée de moins de 16 ans ou qu'elle a été abusée par son partenaire courant ou un membre de sa famille et est encore en danger, vous pourriez avoir à déclarer l'agression aux autorités. Consultez la police locale ou la division des crimes sexuels pour obtenir davantage de renseignements
  • Si la patiente ne présente pas les critères mentionnés ci-dessus, la police pourrait permettre à la victime de déterminer si une enquête devrait être effectuée ou si elle déposera une accusation. Le dépistage de drogues ou les analyses judiciaires peuvent parfois être réalisés avant même que la victime n'ait pris ces décisions
  • Mentionnez à la victime de ne pas prendre de bain ou de douche, ni de changer ses vêtements. Ces mesures peuvent permettre de préserver les preuves si la victime déclare le crime à la police
  • Si la victime pense avoir été droguée, elle devrait éviter d'uriner avant le dépistage
  • Un dépistage normalisé de drogues peut être organisé. Selon la déclaration de la victime, un test de dépistage supplémentaire du flunitrazépam et du GHB devrait être considéré et les échantillons devraient être envoyés à un laboratoire autorisé
  • Proposez également à la victime une analyse judiciaire à un centre autorisé. Communiquez avec la police régionale pour obtenir des conseils et les adresses des centres
  • Offrez à la victime un test de dépistage des infections transmissibles sexuellement, y compris les tests de dépistage nécessaires à la trousse de prélèvement dans les cas de viol, ainsi qu'une sérologie pour le VIH, la syphilis, les hépatites B et C
  • Offrez la prophylaxie antibiotique (Tableau 2)
  • La patiente devrait subir des tests pour exclure les possibilités d'une grossesse préexistante, le cas échéant
  • On devrait offrir à la patiente la contraception d'urgence dans l'éventualité d'une grossesse
  • Orientez la patiente vers un travailleur social, un psychologue ou un psychiatre d'un centre d'aide aux victimes d'agression sexuelle
  • Offrez un dépistage de suivi pour les infections transmissibles sexuellement, ainsi que du soutien psychologique.

Collaboratrice : Nathalie Fleming, M.D.
Dernière révision : Septembre 2005

Mise à jour : September 5, 2006


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