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Les spécialistes de la santé des femmes approuvent la mise en œuvre du vaccin visant la prévention du cancer du col utérin

Ottawa, le 18 juillet 2006 – La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), la Société des gynécologues oncologues du Canada (GOC) et la Société canadienne des colposcopistes (SCC) approuvent la mise en œuvre de la toute dernière percée dans le combat visant la prévention des maladies et des cancers du col utérin, de la vulve, du vagin et d’autres parties anogénitales qui sont causés par le virus du papillome humain, communément appelé VPH. Ensemble, ces trois associations louent sans retenue la décision de Santé Canada visant à assurer rapidement la disponibilité de ce vaccin aux Canadiennes.

« Chaque année, le cancer du col utérin entraîne le décès de 400 Canadiennes et est diagnostiqué chez des milliers d’autres, lesquelles sont traitées avec succès. Jusqu’à présent, notre meilleur outil de défense contre ce type de cancer consistait à s’assurer que les femmes se soumettent régulièrement à des tests de Pap, de façon à ce que l’on puisse intervenir aux tout débuts de la maladie. Maintenant, grâce à ce vaccin, nous pouvons commencer à envisager la prévention des cancers et des autres maladies (telles que les lésions anogénitales) qui sont causés par le VPH, en plus de poursuivre les efforts de dépistage », a affirmé le Dr Donald Davis, président de la SOGC.

Le virus du papillome humain est un virus fortement contagieux qui est transmis par le contact de la peau dans le cadre de relations sexuelles. Pas moins de 80 % des Canadiennes en âge de procréer seront exposées au VPH au cours de leur vie. Ce virus peut affecter quiconque ayant déjà eu une relation sexuelle, même sans pénétration. Certaines souches de VPH causent le cancer, tandis que d’autres souches causent l’apparition de verrues génitales et anales. Puisque le VPH n’est souvent accompagné d’aucun symptôme, il est possible d’en être atteint sans le savoir.

« L’approbation d’un vaccin constitue une étape médicale importante dans le combat contre le cancer. On s’attend, à long terme, à ce que la mise en œuvre du vaccin entraîne une diminution marquée de l’incidence du cancer du col utérin et de ses précurseurs. D’ici là, il est important que nous rappelions aux femmes que le cancer du col utérin, lorsqu’il est dépisté de façon précoce, peut être guéri dans un grand nombre de cas. Nous nous réjouissons à la perspective tant de la mise en œuvre de ce vaccin que de l’approfondissement de nos connaissances à son sujet », a affirmé le Dr Barry Rosen, président de la GOC.

La SOGC, la GOC et la SCC se sont engagées envers le fait d’assurer l’utilisation la plus efficace possible du vaccin contre le VPH et travaillent déjà, en collaboration avec d’autres associations médicales*, à la rédaction d’une directive clinique qui indiquera aux professionnels canadiens des soins de santé la façon appropriée d’avoir recours à ce vaccin. Cette directive clinique exhaustive comprendra également des renseignements sur le dépistage, le diagnostic et la prise en charge du VPH; elle devrait être publiée au cours des premiers mois de 2007.

Bien que le lancement d’un vaccin présente le potentiel d’entraîner une diminution substantielle de l’incidence du cancer du col utérin au Canada, la SOGC, la GOC et la SCC s’entendent toutes pour souligner la très grande importance de la poursuite de l’offre de services de dépistage régulier du cancer du col utérin aux femmes.

« Bien que la vaste majorité des infections à VPH disparaissent d’elles-mêmes, nous devons toujours tenir compte du risque qu’une femme présente une souche cancérigène de l’infection sans même le savoir. Nous ne pourrons jamais trop insister sur l’importance du dépistage régulier du cancer du col utérin; le lancement de ce vaccin ne diminue aucunement l’importance de cette pratique. Cependant, les médecins pourront dorénavant, dans le cadre de leurs services de santé sexuelle et génésique, offrir à leurs patientes un vaccin permettant la prévention de l’infection à VPH. Voilà une nouvelle très réjouissante », a affirmé le Dr Peter Bryson, président de la SCC.

En vue de sensibiliser les gens à la menace que constitue le VPH pour la santé publique, la SOGC lancera sous peu une campagne d’éducation publique au sujet du VPH et de l’importance du dépistage (au moyen des examens pelviens et des frottis de Pap) du cancer du col utérin. Le site Web www.infovph.ca, dont le lancement est prévu en août, offrira des renseignements sur le VPH aux adolescents, aux adultes, aux parents, aux enseignants et aux professionnels de la santé. Cette campagne de sensibilisation comprendra également la distribution de documents ciblant tout particulièrement les jeunes femmes qui fréquentent les collèges et les universités du pays. Des renseignements sur le VPH sont actuellement disponibles sur le site Web primé de la SOGC consacré à la santé sexuelle et génésique, www.masexualite.ca.

*Les autres associations médicales travaillant à la rédaction de la directive clinique sur le VPH sont les suivantes :
Association canadienne de dermatologie (ACD)
Collège des médecins de famille du Canada (CMFC)
Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada (AMMI)
Comité canadien sur l’obstétrique-gynécologie pédiatrique et de l’adolescence (CANPAGO)

Pour plus de renseignements, communiquez avec :

Natalie Wright
Directrice en communications, SOGC
Tél. : 1 800 561-2416 ou (613) 730-4192, poste 366
Téléc. : (613) 730-4314
Courriel : nwright@sogc.com

Hélène Soublière
Coordonnatrice de la GOC et de la SCC
Tél. : 1 800 561-2416 ou (613) 730-4192, poste 250
Téléc. : (613) 730-4314
Courriel : hsoubliere@sogc.com


À propos du virus du papillome humain

Le virus du papillome humain est un virus transmissible sexuellement qui est fortement contagieux. Puisqu’il est transmis par le contact de la peau dans le cadre de relations sexuelles, ce virus peut affecter quiconque ayant déjà eu une relation sexuelle, même sans pénétration. Puisque le VPH n’est souvent accompagné d’aucun symptôme, il est possible d’en être atteint sans le savoir.

Le VPH est la principale cause de cancer du col utérin et de l’anus chez les femmes; il est facilement transmis par le contact de la peau dans le cadre de relations sexuelles. Bien que l’utilisation de condoms constitue une bonne stratégie de protection, elle n’assure pas une protection intégrale contre la transmission du VPH, puisqu’il est possible que la région infectée ne soit pas entièrement couverte par le condom.

Le VPH est très répandu : bien que plus de 80 types de VPH aient été identifiés de façon fiable, les chercheurs estiment qu’il est probable qu’il en existe plus de 200. La plupart du temps, le VPH disparaît de lui-même. Toutefois, certains types de VPH peuvent causer des verrues cutanées et plantaires (verrues apparaissant sur la plante des pieds) banales, tandis que plus de 30 autres types de VPH peuvent affecter le tractus anogénital (région située entre l’anus et les organes génitaux).

Les souches de VPH sont classées selon le risque de causer le cancer et des verrues qui leur est associé. Les souches de VPH associées à un risque élevé (telles que les types 16 et 18) peuvent causer des lésions précancéreuses, le cancer du col utérin, ainsi que des cancers affectant la vulve, le vagin et d’autres organes génitaux. Les souches de VPH associées à un faible risque (telles que les types 6 et 11) peuvent causer l’apparition de verrues anales et génitales, ainsi que contribuer à l’obtention de résultats anormaux dans le cadre du test de Pap et à la présence d’une papillomatose respiratoire récurrente.


À propos de la SOGC

La SOGC est l’une des plus anciennes organisations nationales de spécialité au Canada. Fondée en 1944, la Société a pour mandat de promouvoir l'excellence dans la pratique de l'obstétrique-gynécologie et la santé des femmes par le leadership, la défense des droits, la collaboration, la prise de contact et l'éducation. La SOGC représente des obstétriciens-gynécologues, des omnipraticiens, des infirmières, des sages-femmes et des professionnels paramédicaux œuvrant dans le domaine de la santé sexuelle et génésique. www.sogc.org


À propos de la GOC

La Société des gynécologues oncologues du Canada est un organisme sans but lucratif qui a été fondé en 1980 et qui a récemment célébré son 25e anniversaire. Elle est composée de médecins, d’autres professionnels de la santé et de chercheurs disposant d’une formation particulière en ce qui concerne la prise en charge de tous les aspects des cancers gynécologiques. Elle a pour objectif d’améliorer les soins offerts aux femmes qui présentent un cancer gynécologique, de rehausser les normes de pratique en oncologie gynécologique et de favoriser la poursuite de la recherche. La GOC cherche également à diffuser les connaissances et à fournir des renseignements aux praticiens, aux patientes et au public en général au sujet des cancers gynécologiques, ainsi qu’à collaborer avec d’autres organismes s’intéressant à la santé des femmes, à l’oncologie et aux domaines connexes. www.g-o-c.org


À propos de la SCC

La Société canadienne des colposcopistes (SCC) a pour mission de chercher à offrir des soins de la meilleure qualité possible dans le domaine du dépistage et de la prise en charge des affections bénignes et précancéreuses du tractus génital inférieur; de recommander et de renforcer les normes de base du programme de formation en ce qui concerne la colposcopie et les modalités de traitement connexes; d’élaborer et de recommander des directives cliniques en ce qui a trait à la colposcopie; de favoriser la recherche fondamentale, clinique et épidémiologique dans le domaine de la colposcopie et des maladies préinvasives du col utérin; et de fournir un forum interdisciplinaire pour la présentation, la discussion et la publication de recherches scientifiques portant sur la colposcopie et les maladies préinvasives du col utérin. www.colposcopycanada.org


Mise à jour : 11/01/10